Chroniques

Marco Belinelli brille pour ses débuts à Philly

Signé par les Philadelphia 76ers quelques heures après la clôture du marché des transferts, Marco Belinelli, en vieux routier de la NBA, n’a pas tardé à s’adapter à son nouvel environnement entre Camden et South Philadelphia. Interrogé sur les raisons qui l’ont conduit à rejoindre les 76ers après avoir accepté un buyout de son contrat avec les Hawks, le vétéran de 31 ans n’a pas tergiversé.

« I trust the process ».

Avant le match de lundi face aux New York Knicks, Brett Brown plaisanté sur le fait qu’il n’était plus dans la situation de titulariser un nouvel arrivant quelques instants après lui avoir serré la main pour lui souhaiter la bienvenue. Dès lors, Marco Belinelli a assisté à la victoire des ses nouveaux coéquipiers face à une vaillante mais in fine inoffensive équipe de New York, privée de Kristaps Porzingis. Marco Belinelli n’aura donc disputé qu’une seule rencontre avec les 76ers avant la trêve du All-Star weekend durant laquelle, il retournera en Italie auprès de ses proches.

Ce fut néanmoins suffisant pour faire forte impression. Issu du banc, Marco Belinelli, auteur de 17 points en 28 minutes, a joué un rôle majeur dans le comeback et la victoire des 76ers. L’italien a tenu le rôle pour lequel les 76ers l’ont recruté mais sa capacité à scorer et à booster la second unit de Brett Brown dès son premier match a surpris le principal intéressé.

« Je ne pensais pas vraiment être capable de scorer autant dès mon premier match. J’étais nerveux avant le coup d’envoi. Je voulais tant faire partie de cette équipe, jouer avec des gars qui veulent progresser à chaque fois qu’ils entrent sur un parquet, et qui veulent absolument s’imposer. C’est quelque chose qui m’a manqué ces dernières années. Je suis vraiment content d’être ici ».

Marco Belinelli

Lors de l’entraînement de mercredi, Belinelli réviser ses gammes sur le terrain le plus éloigné, exécutant avec quatre assistants les schémas offensifs de Brett Brown. C’est à un « cours intensif », selon l’expression du coach pennsylvanien, que s’est livré le vétéran italien lors des 48 dernières heures.

« Heureusement pour lui, deux de ses anciens coaches sont mes amis. Dès lors, nous n’avons pas eu à travailler sur le vocabulaire (Red to White to Payton, V Back, Base Go, Spider Y 2 Banana) de nos schémas de jeu qu’il connaissait déjà de Pop ou de Mike Budenholzer ».

Brett Brown

L’intégration de Belinelli a largement été facilitée par le fait qu’il a travaillé exactement les mêmes schémas que ceux d’ordinaire dévolus à J.J Redick. Au point que Brett Brown a admis avoir amendé son carnet de jeu et remplacé le « Redick » placé face à certains schémas par un « Redick/Marco ».

Durant la rencontre, les 76ers ont rencontré un succès probant en jouant des systèmes pour Belinelli avec Redick naviguant de l’autre côté du terrain.

« Ce n’est pas simple mais je suis dans cette ligue depuis un long moment et, vous savez, ma mémoire n’est pas si mauvaise », indiquait Belinelli à l’issue de la rencontre.

S’il a dû apprendre à se fondre dans l’attaque des 76ers en un temps record, il ne s’agissait pas pour l’arrière passé par les Spurs d’intégrer l’intégralité des schémas de jeu offensif comme doivent le faire les quaterbacks rookies. Marco Belinelli a une solide connaissance et compréhension des principes de jeu implémentés par Brett Brown et il a mis à profit son expérience et son QI basket afin de scorer après avoir correctement lu la situation de jeu et réagi en conséquence. Quand JJ Redick a été stoppé sur un drive, il s’est habillement décalé derrière lui pour lui offrir une solution et dégainer à trois points. Quand Dragic a surjoué le main-à-main, il a coupé ligne de fond pour un lay-up.

Belinelli a suffisamment bien joué pour que Brett Brown arbitre en faveur d’une composition plus offensive en laissant sur le banc un Robert Covington en manque de réussite. Avec le forfait de Justin Anderson, Belinelli fait désormais office de principale solution sur l’aile.

« Quelle première pour lui ici. C’est pour de telles prestations que nous l’avons recruté ».

Brett Brown

La vérité c’est que les 76ers ont longtemps été le type d’équipe que les vétérans de l’acabit de Belinelli fuyaient.

« Les dernières années, avec Sacramento, Charlotte ou Atlanta, ce n’était pas simple d’aller sur le parquet et de gagner des matchs avec de jeunes joueurs » concédait Belinelli. Rejoindre cette équipe c’est ce dont j’avais besoin. Je crois réellement à ce processus de reconstruction. C’est la vérité ».  

A 31 ans, Belinelli a évolué des deux côtés de la barrière. Il a été sacré champion avec les Spurs en 2013-2014 puis a joué pour des équipes de loterie à Sacramento, Charlotte et Atlanta. Puis, après avoir rompu son contrat avec les Hawks, il a signé avec les 76ers plutôt qu’avec le Thunder, les Raptors, les Bucks et les Blazers.

Pour être honnête, Belinelli vivra des nuits où les tirs ne rentreront pas. Il vivra probablement des soirées où ses lacunes défensives annihileront ses productions offensives.

Le véritable test pour le noyau emmené par Simmons et Embiid se présentera lors des prochains été mais recruter Marco Belinelli, sans avoir à cédé un asset, alors qu’il était sollicité par des équipes de l’acabit du Thunder est déjà une victoire pour une organisation qui perdaient systématiquement ce type de bataille il n’y a pas si longtemps.

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