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JJ Redick rejoint les 76ers pour un contrat d’un an à 23 millions $

Avec un effectif dont les figures de proue se nomment : Joel Embiid, Ben Simmons, Markelle Fultz, Robert Covington, Dario Saric, Timothé Luwawu, Furkan Korkmaz, Richaun Holmes, Nik Stauskas et où seul Jerryd Bayless pouvait se targuer d’avoir disputé plus de 211 rencontres en NBA, la priorité des Philadelphia 76ers sur cette free agency était l’acquisition d’un vétéran capable de contribuer aux succès collectifs sur le parquet et d’agir comme un catalyseur de développement des prospects.

Moins de 24 heures après l’ouverture du marché et un premier rendez-vous avec l’arrière formé à Duke, Bryan Colangelo est parvenu à sécuriser le recrutement de sa cible prioritaire, le joueur idoine pour accompagner Markelle Fultz et Ben Simmons lors de leur saison rookie : JJ Redick.

Le joueur passé par Orlando, Milwaukee et Los Angeles, a paraphé un contrat d’un an pour des émoluments de 23 millions de dollars.

Zach Lowe avait révélé quelques heures avant l’ouverture du marché que les décisionnaires pennsylvaniens, soucieux de conserver leur flexibilité salariale pour les prochaines échéances, n’escomptaient pas soumettre des offres de contrat de plus d’une année. En procédant de la sorte, Bryan Colangelo manifestait sa volonté de ne pas sacrifier l’avenir sur l’autel d’une progression précipitée mais s’exposait à l’éventualité du refus de ces cibles prioritaires de parapher de tels contrats.

Avec 51 millions de dollars de cap space disponible, le désir de ne proposer des contrats que sur une année et un nombre de places disponibles dans l’effectif plus que limitée, Bryan Colangelo avait sans sa main un seul atout. L’atout maître : être en situation de proposer émoluments complètement hors du marché, couplé à la possibilité d’offrir, dans le cas de JJ Redick, un rôle particulièrement bien ajusté à ses qualités.

Avec JJ Redick, les Philadelphia 76ers ont mis la main sur le shooteur d’élite dont ils avaient besoin pour rendre leur attaque parfaitement fonctionnelle et faciliter l’intégration des deux derniers premiers choix de la draft qui s’avéreront être les deux premiers créateurs dès leur entrée en matière.

A 33 ans, Redick est déjà un des meilleurs shooteurs à longue distance de l’histoire de la NBA. Il émarge au 40ème rang au classement du plus grand nombre de paniers primés inscrits (1 271) et au 14ème rang en matière d’efficacité derrière la ligne à trois points (41,48%).

Loin d’être sur la phase descendante de sa carrière, JJ Redick dont le professionnalisme et la trajectoire en NBA inspirent le respect de ses pairs, n’a jamais été aussi efficace à trois points que lors des trois dernières saisons : 43.7% en 2014-2015, 47,5% en 2015-2016 et 42.9% l’année passée ; le tout couplé à un ahurissant taux de réussite sur la ligne des lancers-francs (88.8% en carrière) qui lui permet d’afficher un TS% au-delà des 60%.

Dans une ligue qui valorise toujours davantage le tir à longue distance, JJ Redick sort de sa saison avec le plus gros volume de 3 points tentés (6 tentatives par match). Moins qu’un Robert Covington qui, en dépit d’une adresse aléatoire cette saison, prenait sa chance derrière l’arc à 6.1 reprises par rencontre. A Philadelphie, il trouvera un environnement inédit et une opportunité singulière : la possibilité d’élever son nombre de tentatives au niveau de ceux affichés par Isaiah Thomas (8.5), Klay Thompson (8.3) ou Eric Gordon (8.8). Avec un tel volume de tirs à trois points et un pourcentage de réussite analogue à ceux affichés lors des trois derniers exercices, JJ Redick serait en situation de produire une vingtaine de points par rencontre.

Lors de ces quatre années avec les Clippers, JJ Redick a converti 44% de ses 1 532 tentatives à trois points. Les 76ers viennent de récupérer un shooteur d’élite sur catch and shoot, situations dans lesquelles JJ Redick affiche un taux de réussite de 44% pour un TS% flirtant avec les 60%. L’année passée, seuls Ryan Anderson (61,9 eFG%) et C.J Miles (60,4 eFG%) se sont avérés, parmi les joueurs qui ont tenté au moins 350 tirs sur catch and shoot, plus efficients que le néo-sixer, selon les données de Synergy Sports.

Plus probante encore est la faculté de JJ Redick de dégainer en sortie d’écran. Avec 339 possessions utilisées de la sorte, seuls  Klay Thompson et Bradley Beal ont été plus sollicité que JJ Redick en la matière lors du précédent exercice.

Piètre défenseur sur l’homme mais intelligent dans ses déplacements, l’arrière pourrait se focaliser sur son jeu sans ballon et ses mouvements permanents à travers les écrans en attaque, tout en laissant à Robert Covington et Joel Embiid le soin de couvrir ses lacunes de l’autre côté du parquet.

Au sein des Los Angeles Clippers qui l’alignaient dans le cinq avec le trident désormais disloqué : Chris Paul, Blake Griffin, DeAndre Jordan, JJ Redick fluidifiait l’attaque de manière remarquable. Les Clippers scoraient 114,6 points par 100 possessions quand il était sur le parquet et seulement 104,7 lors que l’ancien Dukie se reposait sur le banc.

La présence de Redick conférera aux 76ers l’espace nécessaire pour que Markelle Fultz, Ben Simmons et Joel Embiid puissent exprimer leur plein potentiel en attaque. S’il n’est pas de la trempe des joueurs capables de muer les 76ers en authentiques prétendants au titre, JJ Redick agira comme un catalyseur du développement des figures de proue de l’effectif pennsylvanien et contribuera, à cet égard, à l’accélération du processus de reconstruction de la franchise.

Brett Brown et son staff peuvent désormais envisager des schémas de jeu où les défenses adverses devront courir après JJ Redick à travers les écrans, pendant que Markelle Fultz et Ben Simmons initieront un pick and roll en tête de raquette avec Joel Embiid et Robert Covington sur le parquet.

Nik Stauskas et Furkan Korkmaz trouveront eux en JJ Redick un pédagogue particulièrement bien indiqué afin de les accompagner dans leur développement et de les aider à devenir les nouveaux…JJ Redick.

Avec la signature de JJ Redick, les Philadelphia 76ers disposent toujours de quelques 26,1 millions de dollars sous le salary cap. L’addition d’un vétéran supplémentaire dans le secteur intérieur pourrait être bénéfique (edit : Amir Johnson a été signé pour un contrat d’un an et des émoluments de 11 millions de dollars) mais la priorité absolue est désormais de conserver la flexibilité nécessaire afin de renégocier et de prolonger le contrat de Robert Covington. Ce qui ne sera possible qu’à compter du 15 novembre prochain.

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