Draft 2017

[Draft 2017 ] Josh Jackson, le favori ?

Annoncé par beaucoup de mock draft comme le troisième meilleur prospect derrière les deux meneurs Markelle Fultz et Lonzo Ball, Josh Jackson semble être favori pour rejoindre les Philadelphia 76ers le 22 juin prochain.

#
11
Nom
Josh Jackson
Nationalité
usa États-Unis
Position
SF
Taille
2.03m
Poids
94kg
L'équipe actuelle
Draft 2017, Kansas Jayhawks
Compétitions
NCAA
Saisons
2016-2017
Date de naissance
10 février 1997
Age
20

NCAA

SaisonÉquipePTSASTSTLBLKFGMFGAFG%3PM3PA3P%FTMFTAFT%OFFDEFTOPFGGSRPGAPGSPGBPGPPGEFF
2016-2017Kansas Jayhawks572104593722042951.3349037.89817356.6861779710435357.431.71.116.30
Total-572104593722042951.3349037.89817356.6861779710435357.431.71.116.30

Au cours de sa seule saison à Kansas, Josh Jackson a souvent occupé le poste 4 mais il devrait retourner sur l’aile une fois en NBA. A 2m03 et 94kg et avec une envergure pas vraiment imposante, il a pu tenir ce poste à l’université grâce à son intensité et son énergie qui en fait une force physiques. Très compétitif, il est présent sur chaque possession s’impliquant dans les petits détails qui font la différence en fin de match, chose assez rare chez les prospects star, lui permettant de terminer avec une ligne de statistiques très complètes : 16.3 points, 7.4 rebonds, 3.0 assists, 1.7 interceptions et 1.1 contre. Le Freshman eu un rôle essentiel dans la bonne saison des Jayhawks, terminant avec un bilan de 31 victoires pour 5 défaites.

         Un jeu offensif varié…

Josh Jackson présente un potentiel très intéressant dans le jeu sans ballon : 81 de ses 127 tirs marqués près du cercle sont venus d’une assist ou d’un putback, ce qui atteste de l’excellence de son jeu de coupe au panier et son activité près du cercle, auquel il faut ajouter les nombreux paniers en transition qu’il se crée par sa capacité à vite se projeter vers l’avant pour jouer les contre-attaques grâce à ses qualités athlétiques, ou après une interception.

Avec 69% de réussite sur ses tirs près du cercle, il en fait une de ses forces offensives. Nul doute qu’avec l’attention que Ben Simmons et Joel Embiid vont attirer sur eux, Josh Jackson aura son quota de points faciles par match dans un rôle de slasheur dans le dos de la défense et en transition avec un passeur de la qualité de Simmons.

L’autre force de Jackson est son jeu de passes et son intelligence de jeu sur le terrain. A 3.0 passes décisives par match, il possède également le plus haut « assist-rate » parmi les joueurs hors poste 1 en NCAA: 18.2% des paniers inscrits par Kansas proviennent d’une assist de Josh Jackson lorsqu’il est sur le terrain. En comparaison, l’autre prospect sur le poste d’ailier Jayson Tatum est à 12.4%, et Malik Monk à 13.3%

C’est un atout qu’il devrait être capable de garder en NBA tant il est capable d’impliquer ses partenaires de différentes manières. Que ce soit aux big men après un pick and roll, sur les shooteurs pour des tirs longues distances ou après un drive qui attire l’aide pour trouver le partenaire démarqué, il est capable de créer du jeu pour son équipe et agir en second gestionnaire avec son meneur. Agressif aux rebonds, il peut mener la contre-attaque jusqu’à l’autre moitié de terrain, une des qualités de Ben Simmons, et avec deux joueurs ayant cette capacité, l’équipe peut tenir le tempo élevé comme le souhaite coach Brown.

Avec un dribble un peu plus varié, il pourrait créer d’avantage sur demi-terrain et baisser son nombre de turnovers : à 2.8 par match, c’est le plus élevé de son équipe. Une fois la défense resserrée, il perd plus facilement la balle avec un défenseur venant la lui enlever des mains ou après une prise de décision trop rapide entraînant la perte de balle.

A l’aise pour attaquer une défense lorsqu’il est en mouvement, il ne possède pas assez de contre-moves en 1 contre 1 ce qui le rend trop prévisible et limite son potentiel de go-to-guy. La base est quand même solide, on l’a vu utiliser une variété de crossovers, dribbles dans le dos ou stepback spour créer de la séparation avec son vis à vis et s’ouvrir des possibilités de passes/tirs mais il doit développer encore cet aspect de son jeu pour atteindre son potentiel.

       …mais un shoot défaillant

Si Josh Jackson ne fait que peu partie de la discussion pour le pick numéro 1 aux côtés de Markelle Fultz et Lonzo Ball, la raison principale est sans aucun doute sa réussite aux shoots.
Bien qu’il termine sa saison avec 37.8% derrière l’arc, ce pourcentage a grimpé en fin de saison où il inscrit 28 de ses 43 tentatives à 3 points au cours des 16 derniers matchs, ce qui semble plus être un coup de chaud que le signal de réels progrès.

Il suffit pour cela de se pencher sur son pourcentage aux lancers-francs : 56.6% sur la saison. Des pourcentages plutôt similaires à ceux des intérieurs que des ailiers, et qui pourraient entraîner à ses débuts un « hack-a-Jackson » sur les fins de matchs s’il ne progresse pas rapidement une fois dans la Ligue.

Ses difficultés au tir sont pour beaucoup liées à sa mécanique de tir défaillante et inconstante. Les pieds collés au sol sur lancers-francs, il n’utilise quasiment que la force du haut du corps pour tirer, résultant en une trajectoire assez plate :

 

Sur le tir extérieur, il est souvent meilleur après des appuis simultanés où il peut utiliser la force des jambes et être plus à l’aise dans sa mécanique de tir, contrairement aux shoots en sortie de dribble ou avec des appuis alternés.

 

Là encore, les jambes en arrière, il ne peut transférer la force du bas du corps vers le shoot, causant des pourcentages plus douteux en sortie de dribble (20% à mi-distance).

Au niveau des bras, il a également tendance à écarter son coude plutôt que de l’aligner sous le ballon pour avoir une trajectoire de balle plus droite, ce qui entraîne des shoots ratés sur les côtés du cercle :

 

A 20 ans, il sera difficile de retravailler complètement sa gestuelle de la base jusqu’au moment ou la balle quitte les mains. Mais quelques changements, notamment au des jambes, devrait l’aider à augmenter rapidement ses pourcentages aux shoots pour en faire un tireur plus proche de la moyenne. Dans ce sens, il est intéressant de noter les progrès notamment aux lancers-francs pour les récents top picks des Sixers montrant le travail effectué par Brett Brown et son staff, qui peut être rassurant pour Josh Jackson. A Kentucky, Nerlens Noel affichait 53% aux lancers-francs, Jahlil Okafor était lui à 51%. Ils ont vu leurs pourcentages grimper à 61% et 68% respectivement lors de leur saison rookie, des signes encourageants.

        Impact défensif

De l’autre côté du terrain, Josh Jackson était une des forces défensives de Kansas. Rapide et aérien, il termine la saison à plus d’une interception (1.7) par match, de même pour les contres (1.1). Sa présence physique, son intelligence de placement en font un défenseur de qualité qui ne devrait pas avoir de problème pour avoir un impact positif de ce côté du parquet une fois en NBA.

Dans le système de défense de Brett Brown favorisant les switchs sur chaque écrans, et de manière générale dans une Ligue plus que jamais axée sur le tir à 3 points, la capacité de Josh Jackson à pouvoir switcher sur plusieurs positions, quasiment de 1 à 4, en fait un défenseur polyvalent.

Ses qualités athlétiques ne sont pas la seule raison de son impact défensif, il s’engage pleinement défensivement et ne ménage pas ses efforts, jouant avec intensité et énergie tout au long du match. Jackson devra tout de même apprendre à gérer ses émotions, avec 3 fautes par match et quelques techniques au cours de la saison, il à tendance à se laisser emporter trop facilement.

Chez les Sixers accompagné de Robert Covington, stoppeur défensif de l’équipe sur les ailes, de Ben Simmons et Joel Embiid, les Sixers pourraient mettre un place un 5 avec le potentiel pour figurer dans les meilleures défenses de la Ligue et ce dès la saison prochaine, alliant capacité à stopper les pénétrations adverses avec Jackson et Covington, protection du cercle avec Embiid et quatre joueurs capable de switcher sur pick and roll, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Philadelphie une des meilleures défenses de la Ligue pour les années à venir.

          Projection

Josh Jackson fait partie de ces joueurs qui ont un fort potentiel ainsi que peu de risque de devenir un « bust ». Avec sa capacité en tant que slasher, à scorer près du cercle sans ballon, à impliquer ses coéquipiers pour être un joueur à 4-5 assists par match, et être un défenseur polyvalent, il sera au pire des cas un bon rôle player. S’il veut atteindre son plein potentiel et devenir un top player en NBA, c’est évidemment son shoot qui sera le facteur déterminant. S’il devient un shooteur proche de la moyenne, les défenseurs ne pourront trop reculer et lui laisser d’espace, optimisant ainsi ses qualités athlétiques pour attaquer le cercle, et lui ouvrir plus de possibilités pour son jeu de passe.

Atterrir dans une équipe comme les Sixers pourrait l’aider dans ses premières années car bien que la complémentarité avec Ben Simmons ne soit pas évidente, le fait de n’être que la troisième option au mieux derrière Embiid et Simmons ne lui mettra pas de pression à créer du jeu. Les meilleurs défenseurs adverses sur l’aile devront probablement se charger de Simmons qui jouera offensivement comme un meneur. Ne pas avoir à forcer son jeu et créer de mauvaises habitudes sera sans doute bénéfique à Josh Jackson qui pourra prendre son temps pour améliorer son shoot et son dribble afin de devenir avec le temps la troisième force de l’équipe.


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