Rumeurathon 2017

Mission terminée pour Sergio Rodriguez ?

En recrutant Sergio Rodriguez, quelques jours après avoir mis la main sur Jerryd Bayless, Bryan Colangelo avait surpris les observateurs et s’était montré, si ce n’est fidèle à sa réputation d’homme d’action, créatif. En quête de vétérans, de joueurs expérimentés au plus haut niveau et de créateurs dans le backcourt, le président des opérations basket des 76ers s’était offert le luxe d’attirer un des joueurs les plus spectaculaires et les plus titrés du vieux continent pour une saison de transition.

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Signé pour un contrat d’une année moyennant d’appréciables émoluments pour un agent libre européen, Sergio Rodriguez se donnait quant à lui une seconde opportunité dans la Grande Ligue après un premier passage de 2006 à 2010 (Portland, Sacramento, New York) bien loin des standards qui furent les siens par la suite en Europe et avec la sélection espagnole.

Pour lui, comme pour la franchise, cette année s’annonçait comme celle d’une transition entre deux ères. Le processus de reconstruction des Philadelphia 76ers, orphelin de son concepteur, connaissait son premier exercice sous l’égide d’un autre stratège, déterminé à redorer la réputation de la franchise auprès des agents de joueurs et des hauts dirigeants de la Ligue. Une transition finalement moins radicale dans les faits que dans les intentions affichées. Les blessures de Ben Simmons et de Joel Embiid ont laissé les ouailles de Brett Brown au stade de franchise en développement, aux rotations mouvantes.

Pour Sergio Rodriguez aussi cette année se présentait sous le spectre d’une transition singulière. Non seulement, le meneur de jeu de 30 ans quittait son confort madrilène pour s’exposer aux joutes plus physiques de la NBA mais il abandonnait ses repères au sein d’une équipe au palmarès éloquent pour rejoindre la plus jeune et inexpérimentée équipe de la Grande Ligue.

« Opérer la transition entre la situation qui était la mienne à Madrid où je connaissais tous mes coéquipiers, tous mes coachs, tout ce qu’on doit savoir quand on évolue dans une organisation, à celle proposée ici où on pratique un style de jeu différent, avec des coéquipiers différents que j’ai dû apprendre à connaître à l’instar des coachs, ce ne fut pas une mince affaire. Je pense que cela m’aidera à devenir meilleur dans le futur ».

Sergio Rodriguez

Dans une certaine mesure, Sergio Rodriguez, en dépit de lacunes bien établies, a rempli son contrat d’objectifs. Il est parvenu à se maintenir dans les rotations tout au long de l’exercice, participant à 68 rencontres tout en affichant ses meilleures moyennes aux points, passes, rebonds et minutes en carrière en NBA.

« Je pense que mes coéquipiers se sentaient à l’aise quand ils évoluaient avec moi et c’est la chose la plus importante pour un meneur de jeu ».

Sergio Rodriguez

Et pour cause, Sergio Rodriguez n’est pas démuni d’arguments pour mettre en confiance ses partenaires tant il opère avec maestria sur pick and roll d’où il peut délivrer grâce à sa vision du jeu exceptionnelle et à une qualité de passes tout aussi remarquable quelques offrandes qui auraient pu faire les beaux jours de Vine.

 

 

 

 

Le problème pour l’espagnol dont la réussite à trois points fut fluctuante (36,5%) tout au long de l’exercice est que sa contribution se réduit à sa faculté à dicter le tempo et à organiser le jeu sur pick and roll. Manquant des ressources physico-athlétiques requises pour conclure ses drives au cercle avec constance (41,5%), le meneur espagnol est une telle faille défensive en NBA qu’il a fini par céder sa place à T.J McConnell dans le cinq.

Agent libre non restreint après une saison à 8 millions de dollars (dont une partie a été mobilisée pour financer sa clause de buyout après du Real Madrid), Sergio Rodriguez a déclaré sans ambages qu’il ne serait pas hostile à l’idée de prolonger l’aventure dans la cité de l’amour fraternel en dépit d’un temps de jeu amené à s’amenuiser.

« Cette équipe de Philadelphie va devenir réellement spéciale dans les prochaines années. Vous avez toujours envie d’être partie prenante d’une telle aventure ».

Sergio Rodriguez

Quoi qu’il en soit, Sergio Rodriguez va retourner en Espagne cet été pour évoluer sous les couleurs de sa sélection nationale lors de l’Eurobasket 2017, à l’instar de Dario Saric. Après une saison à 28 victoires pour 54 défaites, El Chacho y défendra le titre acquis en 2015.

Lorsque la compétition débutera (31 août – 17 septembre), l’avenir de Sergio Rodriguez sera entériné et rares sont les indicateurs qui plaident en faveur de son maintien dans l’édifice pennsylvanien.

T.J McConnell est toujours sous l’égide d’un contrat hinkien. Ben Simmons effectuera ses débuts avec la gonfle entre les mains. Jerryd Bayless, première recrue de Bryan Colangelo, signé pour 3 ans, devrait être en situation de disputer davantage que les trois rencontres auxquelles il a pris part l’année écoulée. Sans compter que cette classe de draft comme celle des agents libres regorge de meneurs de jeu dont bon nombre présentent des profils plus complémentaires du prodige australien.

Au terme d’une année de transition, les Philadelphia 76ers sont, en dépit des blessures de Joel Embiid et Ben Simmons, du trade de Nerlens Noel, toujours aussi bien armés pour récolter les fruits du labeur de Sam Hinkie. Sergio Rdodriguez, lui, l’est tout aussi bien pour affronter les joutes…du basket FIBA.

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