Rumeurathon 2017

Qu’ont à offrir les Pelicans pour Jahlil Okafor?

Présentés comme les favoris pour accueillir Jahlil Okafor, les Pelicans devront probablement consentir à proposer davantage que le package soumis au bureau exécutif pennsylvanien en début de semaine : Alexis Ajinça + choix du premier tour 2018 protégé sur les 14 premières positions s’ils veulent remporter les enchères pour le troisième choix de la draft 2015. Qu’ont-ils à offrir à Bryan Colangelo ?

 

Les choix de draft 

La force de la candidature de NOLA repose sur leur collection de choix de draft. Les Pelicans disposent de l’intégralité de leurs sélections pour les prochains millésimes. Par ailleurs, en vertu du trade d’Ish Smith conclu peu après l’arrivée de Jerry Colangelo comme conseiller spécial des propriétaires, le choix du second tour 2017 des Sixers échoira à Dell Demps.

Si les Pelicans semblent réfractaires à l’idée de céder leur sélection dans le prochain millésime, les 76ers auront toute latitude pour tenter de sécuriser l’acquisition d’un nouvel atout pour l’avenir. A ce stade du processus de reconstruction, les 76ers n’ont pas d’impérieuse nécessité à accumuler des choix de draft en vue d’ajouter des rookies à leur effectif, les sélections des Sixers/Kings(2017), des Lakers (2017 ou 2018) et celle des Kings (2019) devraient suffire à attirer de nouveaux talents. En revanche, l’acquisition d’un énième extra pick contribuerait à asseoir la position préférentielle des 76ers pour peu qu’une star devienne subitement disponible sur le marché.

De manière plus triviale, l’indétermination du pick obtenu produit en elle-même davantage de valeur d’usage que la certitude de disposer d’un pivot qu’on ne peut faire évoluer de manière optimale à Philadelphie et qui entrave le développement d’autres jeunes talents.

Eu égard aux futures dispositions du CBA, acquérir un choix de draft peu protégé relèvera de la gageure. Dès lors, les 76ers pourraient mettre à profit l’immense flexibilité salariale léguée par Sam Hinkie et légèrement étiolée par les acquisitions estivales de Bryan Colangelo en ajoutant à la cession de Jahlil Okafor la prise en charge des émoluments d’un joueur devenu indésirable à la Nouvelle-Orléans.

Les contrats sujets à « salary dump »

Deux autres joueurs, sous contrat avec les Pelicans pourraient être l’objet d’un salary dump trade de nature à permettre aux 76ers d’accroître la valeur de la contrepartie exigée pour leur pivot. Une telle opération présenterait l’avantage de fournier à Bryan Colangelo la possibilité de développer un story telling autour de sa capacité à bien vendre le sophomore quand un des principaux vecteurs de cette transaction résiderait dans la prise en charge d’un contrat inhibant la flexibilité de son homologue.

Le contrat du français, Alexis Ajinça (10,2 millions de dollars restants sur les deux prochaines années) serait pour ainsi dire « indolore » pour les finances des Philadelphia 76ers. En revanche, celui d’Omer Asik (33,9 millions de dollars restants sur les trois prochaines années) est bien trop conséquent pour que les 76ers n’acceptent d’en assumer la charge. Seul un échange de la nature de celui conclu le 1er juillet 2015 entre les Kings et les 76ers pourrait rendre intelligible l’étude de cette éventualité. Les 76ers devront prolonger Nerlens Noel, Joel Embiid et Robert Covington avant que le contrat du pivot turc n’arrive à échéance.

Si on se fie aux informations de Sam Amico, Bryan Colangelo aurait cherché à inclure Jrue Holiday dans la transaction.

L’ancien meneur de jeu des 76ers retrouverait à Philadelphie, la place de titulaire à la mène qu’il occupait avant que Sam Hinkie ne l’échange le soir de la draft 2013. Meilleur joueur de l’équipe en 2013, All-Star par effraction, il dirigeait une escouade qui n’avait comme horizon qu’une place dans le ventre mou de la Ligue. Trois ans plus tard, la situation a radicalement changé. S’il revenait poser ses sneakers sur les rives du Delaware, Jrue Holiday opérerait en tant que lieutenant des deux figures de proue du projet pennsylvanien. La pertinence du recrutement d’un joueur du standing de Jrue Holiday (solide meneur de jeu sans être un joueur dominant) doit s’appréhender au regard de sa complémentarité avec Joel Embiid et Ben Simmons. En l’occurrence, le joueur de 26 ans remplit bon nombre de conditions.

Habile scoreur en sortie de P&R, Jrue Holiday a peu à peu modifié sa sélection de tirs en privilégiant les tentatives à trois points aux longs deux qu’il affectionnait tant lors de son passage sous les ordres de Doug Collins. De fait, son efficacité s’est sensiblement améliorée, bien qu’il ne se rende pas suffisamment sur la ligne des lancers-francs étant données ses habiletés balle en main.

Jrue Holiday est également un passeur compétent sur P&R et fera le bonheur des rollmen qu’ils se nomment Embiid, Noel ou Holmes. Sans être étincelant, Jrue Holiday est un catch and shooteur capable et l’efficience de sa défense extérieure n’est plus à démontrer.

L’ancien sixer formé à UCLA présente le profil d’un complément presque parfait au duo Joel Embiid et Ben Simmons. Ses qualités lui valent aussi d’être particulièrement apprécié par les Pelicans qui n’escomptent pas se délester de leur meneur de jeu alors qu’ils n’ont pas tiré un trait sur leurs ambitions cette saison.

L’ancien sixer sera agent libre non restreint en fin d’exercice et serait une cible des plus intéressantes pour le nouveau bureau exécutif de Philadelphie. Lorsqu’ouvrira la free agency, les 76ers auront réalisé leur(s) sélections lors de la draft 2017, riche en meneurs de jeu, et sauront si l’addition de Jrue Holiday à leur noyau de jeunes talents serait tout aussi pertinente.

Si l’acquisition immédiate de Jrue Holiday permettrait aux 76ers d’être en mesure de lui proposer un meilleur contrat que quiconque et surtout de valider ou non la complémentarité du meneur de jeu avec Ben Simmons et Joel Embiid, les coûts d’une telle opération semblent bien supérieurs aux bénéfices escomptés.

 

Outre Jrue Holiday, rares seront les joueurs susceptibles de faire chavirer le cœur de Bryan Colangelo.

 

Les Pelicans comptent un autre meneur de jeu passé par les Philadelphia 76ers. S’il a tardé à s’établir de manière durable en NBA, Tim Frazier est désormais bien en place à la Nouvelle-Orléans où il est un back-up plus que correct. En la matière, les 76ers ne sont pas dépourvus avec Jerryd Bayless et T.J McConnell.

S’ils ne sont pas dépourvus de qualité, Dante Cunningham et Donatas Motiejunas évoluent sur des postes où les 76ers disposent de talents supérieurs.

Natif de Philadelphie, Tyreke Evans ne présente pas les atours du partenaire de jeu idoine. Piètre shooteur à longue distance, accablé par les blessures tout au long de sa carrière, l’ancien King sera par ailleurs agent libre non restreint cet été.

E’Twaun Moore apparaît comme un complément bien plus naturel aux pièces en place en Pennsylvanie. Légèrement sous-dimensionné pour le poste 2, Moore est un solide défenseur, apte à tenir les deux postes du backcourt, qui shoote à plus de 40% cette saison après avoir affiché un étincelant 45,2% derrière l’arc l’an dernier. A 27 ans, il a signé cet été un contrat de 34 millions de dollars sur 4 ans.

 

En raison notamment de l’échange conclu avec Sam Hinkie, lors de la draft 2013, l’effectif des Pelicans ne recèle pas pléthore de jeunes talents susceptibles de s’inscrire à moyen ou long terme dans les plans des Philadelphia 76ers.

Seuls, Buddy Hield et Cheick Diallo, tous deux issus de la draft 2016, ont été sélectionnés par les Pelicans. Si le premier, en raison de sa faculté à dégainer à longue distance (en dépit de ses lacunes défensives) pourrait séduire le GM des 76ers, il ne semble pas faire partie des joueurs susceptibles d’être mis sur le marché par les Pelicans.

Terence Jones évoluant au poste 4 et réalisant une piètre saison en matière d’adresse à longue distance (27%) ne correspond pas précisément aux besoins des Philadelphia 76ers. L’ancien rocket sera par ailleurs agent libre non restreint à la fin de l’exercice après avoir accepté de parapher un contrat d’une année au minimum afin de mettre en exergue ses aptitudes.

Il en va de même pour Solomon Hill. Sa polyvalence défensive est appréciable mais son inconstance sur son shoot extérieur l’érige en un poste 3-4 qui serait superflue à Philadelphie qui plus est au regard de ses émoluments.

Il faut examiner le profil du combo-guard, Langston Galloway pour trouver un autre joueur qui correspondrait aux besoins des 76ers. Sous-dimensionné, l’ancien Knick est capable défendre la plupart des meneurs de jeu et de shooter à trois points avec une appréciable fiabilité sur de gros volumes (37% sur 8,7 tentatives par 36 minutes). A 25 ans, il a signé un contrat de deux ans cet été avec les Pelicans et percevra des émoluments de 5,4 millions de dollars la saison prochaine.

Si on fait le compte, les 76ers pourraient être intéressés par les services de Jrue Holiday, E’Tauwn Moore et Langston Galloway, et les choix de draft des Pelicans. Retour à la case départ ?

 

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