Contrats

Un contrat de 3 ans pour Chasson Randle

Les blessures de Jerryd Bayless (forfait pour la saison) et de Sergio Rodriguez avaient contraint les Philadelphia 76ers à débuter la nouvelle année civile avec T.J McConnell, titulaire à la mène et de composer avec Nik Stauskas comme back-up.

Face à cette situation ponctuelle, par ailleurs couronnée de succès sur le parquet, le front office s’était décidé à offrir davantage de profondeur dans le backcourt à Brett Brown. Pour ce faire, Hollis Thompson, dernier Sixer à avoir débuté les saisons 2013-2014 et 2016-2017, fut coupé et Chasson Randle avait alors obtenu les faveurs d’un premier contrat de 10 jours après avoir pris le dessus lors d’un large workout organisé par la franchise sur les vétérans Nate Robinson et Jordan Farmar et les jeunes talents au potentiel partiellement exploité que sont Cat Barber, Yohi Ferrell et Briante Weber.

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Dès son arrivée en Pennsylvanie, le joueur de 23 ans s’est attiré les faveurs et la confiance du coaching staff.

« Il est le meilleur marqueur de l’histoire de Stanford, et j’ai ressenti qu’il contribuait à accroître le QI basket de notre groupe. Nous apprécions son intelligence, son histoire, son pedigree et il contribue à rééquilibrer notre équipe ». 

Brett Brown

Dans ce contexte, la prolongation de l’ancien knick n’est qu’une relative surprise. La durée du contrat paraphé l’est davantage.

 

Elle advient alors que Sergio Rodriguez, déjà incapable de défendre qui que ce soit, rencontre les pires difficultés à fluidifier l’attaque comme il put le faire en début d’exercice et tout au long de sa carrière en Europe. En janvier, le meneur espagnol ne fut que l’ombre de lui-même. Relégué sur le banc au profit de T.J McConnell, Sergio Rodriguez a disputé 12 rencontres pour une seule titularisation et 17,6 minutes de temps de jeu par match. Ses statistiques sont loin des standards exigés d’un vétéran au CV aussi éloquent que celui de l’ancien madrilène : 5,6 points, 3,6 passes, 1,8 rebonds, une réussite en berne 36% aux tirs, 26,3% à trois points pour un TS% de 43,1%, un defensive rating (110) dans la lignée de celui affiché depuis le début de saison mais un offensive rating en chute libre (88).

Afin de maintenir leur bonne série, les Philadelphia 76ers avaient besoin de profondeur à l’arrière et Chasson Randle, bien qu’utilisé avec parcimonie par Brett Brown a su se montrer convaincant lors de ses deux contrats de 10 jours. En 4 matchs et un total de 30 minutes, l’ancien de Stanford a démontré sa confiance en son jump shot en dégainant à 4/7 à longue distance pour un total de 16 points, dont 10 lors de la seule rencontre face aux Milwaukee Bucks.

Utilisé comme une solution à la mène, Chasson Randle reste un combo guard susceptible d’opérer aux côtés de Ben Simmons dans le rôle du shooteur longue distance principalement sur catch and shoot, bien que le D du statut tant convoité soit pour l’heure un chantier dont on peine à déterminer la qualité des fondations.

« Avec Chasson Randle, nous avons la volonté de poursuivre l’aventure. Il pourrait y avoir une place pour lui ici. C’est un combo guard comme Jerryd Bayless ».

Brett Brown

Néanmoins, le timing de cette signature interpelle. Couper Hollis Thompson avant que son contrat ne devienne garanti était une manœuvre peu élégante. La bataille pour le contrat de Mo Williams dans laquelle s’était lancé Bryan Colangelo avec les Denver Nuggets fut absolument ridicule. Elle signalait toutefois les velléités du nouveau décisionnaire d’atteindre le plus rapidement le salary floor afin d’éviter les griefs formulés à l’endroit de son prédécesseur et de faire réaliser quelques économies aux propriétaires de la franchise.

Dès lors, l’empressement à éconduire Hollis Thompson, à offrir à Chasson Randle un premier contrat de 10 jours puis à lui soumettre un contrat de 3 ans risque de provoquer de nouveaux mouvements singuliers. En effet, si le numéro 5 des 76ers a obtenu un contrat à long terme, ses émoluments pour les deux prochaines saisons ne seront pas garantis avant des dates déterminées par la franchise mais jusqu’alors non révélées (selon toute vraisemblance avant le 1er juillet 2017), de telle sorte que le GM puisse le couper au gré des opportunités sans entraver sa flexibilité pour les années à venir.

Les 76ers évoluant à 7,6 millions de dollars du salary floor et ne disposant d’aucune place disponible dans le roster, Bryan Colangelo ne parviendra à satisfaire aux exigences du CBA qu’à la condition de se montrer actif lors de la trade deadline et/ou agressif sur les waivers.

Chasson Randle dispose de trois semaines pour éloigner le couperet et le faire peser sur la tête d’un de ses coéquipiers.

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