Rumeurathon 2016

Grâce aux Sixers, Manu Ginobili a signé un gros contrat avec…les Spurs

ManuGinobili-76ers

En dépit de la retraite de Tim Duncan, Manu Ginobili avait décidé de poursuivre sa carrière. Agent libre non restreint, il était libre de s’engager auprès d’une autre franchise NBA que les San Antonio Spurs pour lesquels il a réalisé toute sa carrière dans la Grande Ligue.

Hautement improbable, le scénario d’un changement de domiciliation de l’argentin a contribué à accroître sa marge de négociation.

A bientôt 39 ans, Manu Ginobili a paraphé un nouveau contrat d’une année pour des émoluments de 14 millions de dollars.

Une somme rondelette pour l’organisation texane qui devra passer sous les fourches caudines de la luxury tax. Tout au long de sa carrière, Manu Ginobili a consenti des efforts financiers en acceptant des émoluments inférieurs à ceux qu’il aurait pu percevoir ailleurs. Pour autant cette offre ne résulte pas seulement des velléités de l’organisation texane de compenser les efforts consentis par son vétéran lors de ses quatorze années passées dans le Texas.

Selon Adrian Wojnarowski, ce sont les Philadelphia 76ers qui ont contraint R.C Buford à quadrupler les émoluments qu’il escomptait offrir au double All-Star. Ainsi, selon les sources de l’insider de The Vertical !, Bryan Colangelo aurait fait la cour à Manu Ginobili en lui proposant un contrat de deux ans avec des émoluments de 16 à 17 millions de dollars pour la seule première année quand l’offre initiale des San Antonio Spurs ne dépassait pas les 3 millions de dollars.

L’attrait de l’argentin pour la Pennsylvanie était suffisamment crédible pour que les Spurs décident de s’aligner pour conserver le joueur qui fêtera ses 39 ans, le 28 juillet prochain, quitte à abandonner un autre chouchou des fans, Boban Marjanovic, courtisé par les Detroit Pistons.

Pour les Philadelphia 76ers, Manu Ginobili était une cible de choix. Quadruple champion NBA, médaillé d’or aux Jeux Olympiques d’Athènes, auteur du triplé championnat d’Italie, Coupe d’Italie, Euroleague avec le Kinder Bologne en 2001, année où il hérita du titre de MVP de la compétition la plus prestigieuse du vieux continent, l’arrière présente un palmarès inédit.

L’adjonction d’un cadre aussi expérimenté et d’un autre génial passeur aurait assurément été profitable aux jeunes Sixers et à un Brett Brown qui aurait trouvé en l’argentin qu’il a côtoyé durant une décennie à San Antonio, un relais de confiance.

Ben Simmons, Dario Saric, Sergio Rodriguez et Manu Ginobili auraient assuré des places de choix aux Sixers dans les Top 10 que livre quotidiennement la NBA.

La structuration du contrat était par ailleurs intéressante. Comme le précise, Marc Stein d’ESPN, l’offre des Sixers se structurait autour d’un contrat de deux années pour un montant total de près de 30 millions de dollars avec la seconde année partiellement garantie.

Contrat de deux années, largement surévalué au regard du marché, avec la seconde partiellement garantie, l’offre soumise par les 76ers à l’arrière argentin aurait pu leur permettre de jouir des services d’un vétéran au pedigree exceptionnel tout en créant un asset supplémentaire s’il venait à ne plus être en situation de contribuer sur le parquet la saison suivante.

C’est ce type de contrat que nous recommandions dans le dernier volume de notre chronique que faire du cap space ?, avec une cible moins clinquante, Jared Dudley, mais les mêmes objectifs : sécuriser le recrutement d’un vétéran au leadership établi par l’octroi d’un contrat largement surévalué mais partiellement garanti lors de la seconde année.

Avec la hausse du salary cap et la présence de dix joueurs sous l’égide d’un contrat rookie, les Philadelphia 76ers n’atteindront probablement pas le salary floor cette saison. Le montant des émoluments octroyés lors du prochain exercice est pour ainsi dire sans incidences. L’effort des Sixers était modéré. Ils offraient à l’argentin de l’argent qu’ils ne parvenaient pas à dépenser.

En dépit d’une offre plus lucrative et de sa supposée solide réputation auprès des agents libres, Bryan Colangelo n’est pas parvenu à exfiltrer l’argentin de San Antonio et a dû se retourner sur Jerryd Bayless, Gerald Henderson et Sergio Rodriguez. En revanche, à l’instar de Jamal Crawford, Manu Ginobili a pu s’appuyer sur l’offre de Bryan Colangelo pour percevoir des émoluments bien au-delà des standards de l’offre initiale soumise par sa franchise.

Ces deux-là, ont de bonnes raisons d’apprécier le nouveau décisionnaire des Philadelphia 76ers, sans avoir à évoluer pour lui.

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