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Bryan Colangelo ne prête plus attention aux accusations de népotisme

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[pullquote align= »full » cite= »Le Petit Larousse illustré. » link= » » color= » » class= » » size= »16″] Népotisme : n.m. (ital. nepotismo, du lat. nepos, neveu).

  1. Attitude de certains papes qui accordaient des faveurs particulières à leurs parents.
  2. Abus qu’une personne qui détient une autorité fait de celle-ci pour procurer des avantages à sa famille, ses proches.

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Depuis trois ans, la loterie s’est établie comme un des évènements majeurs de la saison des Philadelphia 76ers. La retransmission télévisuelle de l’annonce des résultats d’un tirage au sort de balle de ping-pong numérotées est, au gré d’un processus de reconstruction radical, devenue le climax du spectacle offert aux fans de la franchise aux trois bannières.

Cette saison, le scénario a tenu toutes ses promesses en offrant aux 76ers, le premier choix de la draft 2016, vingt ans après celui obtenu dans la cuvée d’un certain Allen Iverson.

Pour autant, l’intrigue ne se déroulait pas devant les caméras. Le tirage au sort, où les Philadelphia n’en finissaient plus de gagner, s’était tenu une heure plus tôt dans la lottery room. Une fois, l’antenne laissée aux commentateurs du premier acte de la finale de conférence entre les Cleveland Cavaliers et les Toronto Raptors, les journalistes purent recueillir les réactions et sonder les intentions des décisionnaires présents.

A cet égard, Bryan Colangelo s’est de nouveau montré prolixe. Avant même que le tirage ne soit effectué, il confiait à ESPN qu’il contacterait Sam Hinkie si les 76ers venaient à remporter le premier choix.

[pullquote align= »full » cite= »Bryan Colangelo » link= » » color= » » class= » » size= »16″]« Il est regrettable que Sam Hinkie ne soit pas là. Mais c’était son choix »

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« C’était son choix ». Un choix que le nouveau homme fort de la franchise prétend regretter mais qu’il peut d’autant mieux comprendre puisqu’il avait vécu une situation analogue. Après l’avoir destitué de son poste de General Manager, les Raptors lui avaient proposé de rester dans l’organigramme de la franchise comme conseiller de son successeur, Masai Ujiri.

[pullquote align= »full » cite= »Bryan Colangelo » link= » » color= » » class= » » size= »16″]« Je suis alors parti, précisément dans la même situation que lui mais je l’ai peut-être fait avec moins d’éclat, moins de roulements de tambours».

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Deux heures plus tard, les Sixers venaient de remporter la loterie. Pour la seconde fois après 2006, Bryan Colangelo voyait l’équipe dont il venait de prendre les commandes hériter du premier choix de la draft. Euphorique, il apostropha Zach Lowe pour lui confirmer ses déclarations pré-tirage « je vais définitivement devoir envoyer un message à Sam Hinkie ».

Mais c’est sur une autre petite phrase, lapidaire « c’était son choix », que Zach Lowe a relancé la discussion. Ainsi, le journaliste d’ESPN saisit l’occasion pour évoquer les critiques qui pèsent sur le processus de recrutement, pour le moins expéditif, du nouveau décisionnaire.

Bien au fait des accusations de népotisme, le nouveau président des opérations basketball des Philadelphia 76ers les rejette catégoriquement. Arguant qu’il avait prouvé que sa carrière ne devait rien d’autre que le coup de pouce initial à Jerry Colangelo.

[pullquote align= »full » cite= »Bryan Colangelo » link= » » color= » » class= » » size= »16″]« Je n’y prête plus attention. J’ai 50 ans. Cela m’a aidé à débuter ma carrière de dirigeant, mais je pense avoir invalider de longue date l’idée selon laquelle je serais encore dans le business en raison d’un quelconque népotisme ».

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D’ailleurs, Bryan Colangelo a confié à Zach Lowe, qu’il avait initialement rejeté la proposition des 76ers, puisqu’il n’était pas intéressé « par la nature du projet de la franchise ». Ce n’est que six semaines plus tard, quand les propriétaires lui ont présenté un projet différent tant à court qu’à long terme qu’il a accepté de prendre le poste de président des opérations basketball d’une franchise conseillée par son père depuis quatre mois.

Il serait naturellement saugrenu de penser qu’un General Manager resté pendant trois ans au chômage à l’issue d’un mandat catastrophique à la tête des Toronto Raptors, non retenu pour le poste de décisionnaire des Brooklyn Nets, puisse avoir bénéficié ne serait-ce que marginalement de la présence de son paternel dans l’organigramme d’une franchise qui a soudainement décidé de changer ses plans et éconduit un General Manager qui avait méthodiquement appliqué le plan pour lequel il avait été engagé.

Bryan était le meilleur candidat. De l’aveu de Josh Harris, il fut un des rares candidats courtisés, et probablement le seul. La présence de Jerry Colangelo comme conseiller spécial de Josh Harris n’était probablement qu’une coïncidence. Peut-être n’était-ce même pas son choix ?

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