Loterie

Lakers, conservez votre choix.

L’an passé, c’est avec le slogan #OneSixEleven que les 76ers abordaient la loterie. Hautement improbable (0,25%), le scénario était incontestablement le plus favorable. Cette année, Sam Hinkie a de nouveau mis la franchise en situation de disposer de plusieurs sélections dans le premier tiers de l’ordre de sélection. Loin d’être marginale statistiquement, l’obtention des choix 1 et 4, ne jouit peut-être pas de la même limpidité que le #OneSixEleven au moment de l’ériger en scénario optimal.

Choix obtenusProbabilités d'occurence
421,7%
1 et 413,4%
113%
211,5%
4 et 510,7%
2 et 410,6%
39,6%
3 et 47,9%
3 et 50,6%
2 et 50,5%
1 et 50,5%

Nul besoin de préciser qu’il s’agit-là d’une discussion destinée à occuper le temps et à dissiper la nervosité afférente aux soirées de loterie. Personne ne viendra pester après le mauvais sort si les 76ers héritaient du choix des Los Angeles Lakers en sus du premier choix.

Cette loterie présente un enjeu de taille, à savoir l’acquisition d’un des deux premiers choix. Le reste ne sera qu’agréments. Dans ce contexte, les Sixers ont-ils intérêt à récupérer le choix des Los Angeles Lakers seize mois après l’avoir acquis en échange de Michael Carter-Williams ?

La protection du choix des Los Angeles Lakers est dégressive. Après avoir été protégé top 5 en 2015, il ne l’est plus que sur les trois premières positions en 2016 et en 2017 avant de ne plus l’être du tout en 2018. Quelque soit l’issue de la loterie de cette nuit, les 76ers hériteront d’ici 2018 d’un des choix du premier tour des Lakers. Reste à déterminer si celui de cette année sera le plus profitable ?

En dépit d’une protection de leur choix du premier tour qui ne leur en garantissait pas l’usufruit en juin prochain, les Los Angeles Lakers ont, pour la dernière saison de Kobe, réalisé le plus mauvais exercice de leur longue histoire. Second plus mauvais bilan de la Ligue, ils s’exposent au risque, non marginal (44,2% de chances) de céder, dès cette saison, leur pick aux Philadelphia 76ers.

Selon toute vraisemblance, les 76ers ne retrouveront pas de telles probabilités de récupérer un pick 4 (31,85%) ou un pick 5 (12,32%) via le choix obtenu dans le cadre du trade de ROY 2013-2014. Néanmoins, la valeur attendue des prospects qui devraient être appelés au pupitre aussitôt les patronymes de Simmons, Ingrams et Bender égrenés par Adam Silver semble historiquement faible. Qu’il s’agisse de Kris Dunn, Buddy Hield, Jamal Murray ou Jaylen Brown, tous présentent des lacunes qui seraient rédhibitoires dans une autre cuvée. A cet égard, avec toutes les réserves qu’imposent les projections à une telle échéance, le millésime 2017 semble en passe de s’établir comme un bien meilleur cru. De telle sorte qu’un choix entre la septième et la dixième place pourrait offrir des prospects au potentiel perçu et aux qualités analogues aux joueurs accessibles avec le choix des Lakers, le 23 juin prochain.

Le report de la livraison du choix des Lakers au millésime suivant n’est une option viable qu’à la condition que les Lakers ne progressent pas au point de s’établir comme de sérieux candidats à une qualification en post-season. En dépit du talent de Ben Simmons et du potentiel de Brandon Ingram, il s’agira pour les Lakers de mettre à profit la colossale marge de manœuvre sous le salary cap sur le marché des agents libres.

Dans une intersaison où la franchise aux 16 titres ne sera pas la seule à disposer d’une flexibilité salariale substantielle, il est permis de douter de la capacité des Lakers, face à une âpre concurrence, à attirer Kevin Durant, Mike Conley, ou Al-Horford, tous désireux de jouer le titre dès la saison prochaine. Hassan Whiteside et un DeMar DeRozan qui a la possibilité de se libérer de son contrat semblent être des cibles plus crédibles sans pour autant être de nature à entériner un changement de statut.

Mitch Kupchak pourrait alors se mettre en quête des nombreux restricted free agents (Bradley Beal, Harrison Barnes, Festus Ezeli, Allen Crabbe, Evan Fournier, etc…). En l’espèce, en raison de l’étendue de leur marge de manœuvre, le décisionnaire disposera d’un avantage comparatif. Néanmoins, cette quête pourrait s’avérer périlleuse. En effet, afin de se positionner sur des Restricted Free Agents (RFA), la franchise devra bloquer son cap space pendant que les agents libres non restreints signeront ailleurs.

Les équipes sont autorisées à entamer les négociations avec les agents libres à partir du 1er juillet et les signatures ne pourront être officialisées que le 6 juillet. Si la NBA a réduit la durée du moratoire suite à « l’affaire DeAndre Jordan », le délai accordé aux franchises pour égaler une offer sheet signée par un de leur RFA demeure de 48 heures. De fait, les RFA ne pourront signer avec leur nouvelle franchise que le 8 juillet. A cette date, les agents libres les plus courtisés auront apposé leur signature sur un nouveau contrat, et les franchises seront plus enclines à égaler les offres afin de conserver leur joueur ou à se reporter sur des agents libres de second plan.

De la même manière, peu nombreuses seront les franchises disposées à entamer, cet été, un processus de reconstruction en cédant un joueur expérimenté contre un haut choix de draft. La hausse du salary cap offrant à chaque équipe une marge de manœuvre supplémentaire, rares seront celles qui se penseront sans perspective autre que la médiocrité.

Avec 60 millions de dollars disponibles sous le cap, sans le poids de la tournée d’adieu de Kobe et un nouveau coach sur le banc, une progression substantielle et soudaine des Los Angeles Lakers ne relève pas de la pure utopie. Pour autant, elle ne semble pas inéluctable tant le chemin à parcourir est long. Dès lors, le report de la cession de leur choix de draft à Philadelphie n’aura pas nécessairement comme corollaire la dépréciation de la valeur du choix transféré en Pennsylvanie.

Dans le même temps, la livraison de ce choix supplémentaire, lors d’une intersaison où les 76ers bénéficieront, déjà, de trois sélections dans le premier tour et où les arrivées de Dario Saric et Joel Embiid sont au programme, ne répondrait pas au meilleur timing, indépendamment de la qualité supposée de la cuvée.

Les Philadelphia 76ers ne disposeront pas des ressources suffisantes pour assurer un développement optimal à six rookies simultanément. De l’aveu de Bryan Colangelo, face à un tel scénario, la franchise escompterait placer ce choix sur le marché. Contraints à agir, les Sixers perdraient la main à la table des négociations, dépréciant encore davantage la valeur attendue de ce choix.

Si le #OneFourTwentyFourTwentySix ancrerait définitivement l’entrée des 76ers dans une nouvelle phase, il n’est pas certain que l’avenir de la franchise ne bénéficie pas davantage d’un #OneThreeTwentyFourTwentySix.

Selon vous, quel serait le scénario idéal?

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