Rumeurs

Les Sixers laissent filer John Jenkins à Phoenix

JohnJenkins

Suite à l’annulation de l’échange initialement conclu avec les Houston Rockets et les Detroit Pistons, les Philadelphia 76ers ne sont pas parvenus à atteindre le salary floor avant la clôture du marché des transferts.

Les 76ers évoluent toujours 2,6 millions de dollars en deçà du seuil des 63 millions de dollars et s’exposent donc à la sanction singulière infligée aux franchises transgressant l’obligation d’atteindre le salary floor. En fin d’exercice, les Sixers devront reverser aux joueurs de l’effectif la différence entre leur masse salariale (team salary) et le seuil des 63 millions de dollars.

En prenant en considération, non pas la somme des salaires effectivement versés aux joueurs par la franchise mais le total de leurs émoluments sur l’année, le CBA offre, depuis 2011, une fenêtre d’opportunité aux bureaux exécutifs pour réaliser des économies.

En récupérant le contrat de Joel Anthony (2,5 millions de dollars en 2015-2016), les Sixers se positionnaient à la lisière du salary floor, qu’ils auraient finalement atteint en offrant un nouveau JaKarr Sampson ou en recrutant son remplaçant. Pour autant, les Sixers n’auraient pas versé 2,5 millions de dollars à Joel Anthony mais seulement le prorata de ce qui lui est dû pour la fin de saison, soit moins de 900 000 dollars. Josh Harris aurait ainsi économisé 1,6 million de dollars.

Passée la trade deadline, les franchises disposent d’une dernière salve d’opportunités de profiter de cette subtilité du CBA afin d’épargner quelques deniers : récupérer sur les waivers des joueurs coupés aux lendemains de la trade deadline. En procédant de la sorte, les franchises acquièrent le joueur sous l’égide du contrat qu’il détenait dans sa précédente équipe.

Ainsi, le Magic s’est porté acquéreur de Chris Copeland, limogé par les Bucks afin de faire de la place à Steve Novak. Pour autant, Rob Hennigan n’escompte pas le conserver plus de 24 heures. Son salaire de 1,1 million de dollars permettra au Magic d’atteindre le salary floor.

Libéré par les Mavericks qui venaient d’acquérir David Lee, lui-même limogé par les Celtics, John Jenkins présentait tous les apparats susceptibles de le conduire en Pennsylvanie pour la fin de saison.

Titulaire d’un contrat de près d’un million de dollars pour le présent exercice et de deux années supplémentaires non garanties, John Jenkins est un arrière de 24 ans, légèrement sous-dimensionné, sélectionné avec le 23ème choix lors de la draft 2012 par les Hawks, dont la principale qualité est le tir. Peu utilisé chez les Mavs, l’ancien de Vanderbilt dispose de l’arsenal idoine pour évoluer dans une équipe déployant une attaque faite de mouvement de balle et dictée sur un haut tempo.

Titulaires du plus mauvais bilan de la Ligue, les Sixers sont prioritaires sur les waivers. Ils avaient donc la possibilité de récupérer John Jenkins s’ils le désiraient. Tel ne fut pas le cas.

L’effectif reste bloqué à 14 membres. Irrémédiablement une nouvelle recrue viendra densifier les rotations de Brett Brown mais les perspectives d’économies pour Josh Harris se dissipent.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top
%d blogueurs aiment cette page :