Concours de pronostics

Le jeu de la trade deadline : Du cap space contre l’Efes et Anderson (Gajs)

Anderson Varejao - 76ers - jeu de la trade deadline

A contrario des deux dernières trade deadline, les Philadelphia 76ers se contenteront d’un rôle marginal jeudi soir. Ils ne demeureront pas inactifs puisque lors des derniers instants précédant le gong de 21 heures, Sam Hinkie offrira une nouvelle fois sa flexibilité salariale à un homologue soucieux de se délester d’un contrat rendu indésirable par la menace de la luxury tax.

Lors de mon #JoueLaCommeDiLéo estival, Cedi Osman faisait figure de priorité pour l’utilisation de mes multiples choix du second tour. Contraints de se délester de leur choix du premier tour et de son contrat garanti afférent, les Cavaliers ont sélectionné le turc avec le choix 31 qu’ils venaient d’acquérir lors du trade down du choix 24 (Tyus Jones) contre les choix 31 et 36.

[pullquote align= »full » cite= »Gajs » link= »http://sixers.debats-sports.com/2015/06/25/jouelacommedileo-2015-le-projet-de-gajs/3/ » color= »#FE2E2E » class= » » size= »16″] Cedi Osman est tout sauf un inconnu pour les scouts puisqu’il s’est imposé sur les radars des détecteurs de talents du monde entier dès 2011 où il fut invité au Jordan Brand Classics aux côtés des Andrew Wiggins et autres Mario Hezonja.

Très précoce, le turc d’origine macédonienne, connaît une maturation lente mais constante au plus haut niveau. Passé par toutes les sélections jeunes de la Turquie, Cedi Osman a notamment remporté deux championnats d’Europe en U18 et U20, tout en raflant le titre de MVP en U20. Ses prestations lui valurent une sélection avec l’équipe nationale pour la Coupe du Monde espagnole.

Au sein de l’armada de l’Anadolou Efes, le jeune prospect s’est peu à peu forgé une place dans la rotation jusqu’à obtenir dès l’âge de 19 ans, une vingtaine de minutes par match en Euroleague et dans la Ligue turque.

Poste 3, de 2,03 mètres, Cedi Osman dispose d’appréciables qualités athlétiques et d’une vitesse de déplacement qui en font un excellent joueur sur transition, d’où proviennent un quart de ses points. Bon rebondeur pour son poste, il s’offre ainsi une pléiade de situation de coast-to-coast.

En attaque, son jeu sans ballon bénéficie de son intelligence de jeu et de son agressivité, il sait parfaitement se démarquer et profite des moindres espaces laissés par son vis-à-vis pour faire parler la poudre (combo premier pas rapide + qualités athlétiques + agressivité = de nombreux lancers francs).

A ce stade de son développement, Cedi Osman n’est pas (encore ?) un shooteur efficace : mécanique hasardeuse, prise d’appuis, pas de progrès notables d’une saison à l’autre…Par ailleurs, le prospect devra prendre du muscle en NBA afin de tirer profit de ses qualités athlétiques et de son agressivité pour conclure avec régularité au cercle.

Loin d’être un créateur pour lui même en raison d’une qualité de dribble suspecte (rebond très haut), le jeune turc est en revanche un solide playmaker pour les postes 2 et 3.

En défense, Cedi Osman présente les attributs (longueur, taille, vitesse) et l’intelligence de jeu (lecture des lignes de passes, attention) pour opérer tant en défense individuelle que collective. Cedi Osman s’apparente à un futur excellent role player, discriminant parfaitement ce qu’il doit et ce qu’il sait faire pour le bien de son équipe. [/pullquote]

Depuis, Cedi Osman n’a cessé de progresser au sein du club de Dario Saric, notamment sur son tir à longue distance (45% de réussite lors des 6 dernières rencontres d’Euroleague) sans atteindre toutefois le potentiel en la matière de son jeune coéquipier Furkan Korkmaz. Il sera donc ciblé lors des derniers instants précédant la trade deadline de 21h, quand les Cavaliers, incapables de sécuriser l’arrivée de renforts, assainiront leurs finances.

Dépourvus d’un choix du premier tour 2016 qu’ils ont cédé aux Celtics dans le cadre du salary dump trade de Tyler Zeller, passé dans les mains de Ryan McDonough en février dernier, les Cavaliers ne disposent que de rares atouts afin d’améliorer leur équipe lors de la trade deadline. En vertu de la Stepien rule, ils ne peuvent échanger de premier tour de draft avant le millésime 2018 et extraire de la valeur des droits de Cedi Osman relèvera de la gageure en raison des engagements contractuels du jeune turc. Sous contrat pour deux années avec l’Efes, Cedi Osman s’est montré à de multiples reprises catégorique quant à ses velléités de départ du vieux continent.

 

Rares seront les franchises prêtes à céder un joueur susceptible de contribuer immédiatement au sein de l’armada de Tyronne Lue pour acquérir les droits d’un Européen qui ne rejoindra la NBA qu’à l’orée de la saison 2017-2018.

A défaut de capter de la valeur via les droits du jeune turc, les Cavaliers pourraient les mobiliser afin de s’extraire du joug d’une colossale luxury tax, qu’ils parviennent ou non à utiliser la trade exception créée via la cession du contrat de Brendan Haywood.

Depuis la signature du nouveau contrat de Tristan Thompson, Dan Gilbert s’expose à payer la seconde facture la plus lourde de l’histoire de la luxury tax avec quelques 61,875 millions de dollars. Evoluant 24,5 millions de dollars au-dessus du seuil de la luxury tax, chaque dollar que la franchise ajoute à sa masse salariale est facturé 3,75 dollars au propriétaire.

tax luxury

Réduit à un rôle marginal (2,6 points, 2,9 rebonds en 10 minutes lors de ses 31 apparitions cette saison) Anderson Varejao « coûtera » 33,375 millions de dollars à Dan Gilbert en fin d’exercice. En se délestant du contrat du brésilien, les Cavs n’évolueraient que « 14,87 » millions de dollars au-deçà de la luxury tax et ne s’exposeraient qu’à « 28,5 millions » de dollars de taxe.

Le contrat de l’intérieur brésilien de 9,6 millions de dollars pour cette saison peut être absorbé par les finances des 76ers, sans que ces derniers n’aient à envoyer des contrats conséquents dans l’Ohio.

Courant jusqu’en 2018, le contrat du brésilien pourrait s’avérer plus létal encore pour les finances de l’actionnariat de la franchise en contribuant à faire accéder les Cavs au rang de « repeat offender » dès la saison prochaine.

Repeat offender

En 2016-2017, Anderson Varejao percevra des émoluments de 10,3 millions de dollars dont 9,3 garantis et sera éligible à un salaire non garanti de 10 millions de dollars en 2017-2018.

Un choix du second tour (Cedi Osman) semble être une contrepartie bien en deçà des standards pratiqués par Sam Hinkie.

DateEquipeJoueurSalaire pris en chargeContrepartieLien
6/07/13RocketsRoyce White1,7 millions $ (2013-2014)Droits sur Furkan AldemirL'analyse de l'échange
20/02/14Wizards / NuggetsEric Maynor2,1 millions $ (2013-2014) puis une player option en 2014-2015Choix du second tour 2015 des Pelicans
Choix du second tour 2016 des Nuggets
L'analyse de l'échange
20/02/14ClippersByron Mullens950 000 $ en 2013-2014 et une PO en 2014-2015 qu'il a déclinéeChoix du second tour 2018 des ClippersL'analyse de l'échange
27/09/14CavaliersKeith Bogans5,3 millions $ (2014-2015), non garantisChoix du second tour 2018 des CavaliersL'analyse de l'échange
25/10/14NetsMarquis Teague1,12 millions $ (2014-2015)Choix du second tour 2018 le plus favorable entre celui des Kings et celui des BucksL'analyse de l'échange
28/10/14KnicksTravis Outlaw3 millions $ (2014-2015) - le contrat de Moultrie (1,13 millions$)Choix du second tour 2019 des Knicks
Droit d'échanger le choix du second tour 2018 des Clippers contre celui des Knicks
L'analyse de l'échange
11/12/14NetsJorge Gutierrez
Andrei Kirilenko
916 000$
3,4 millions $ (2014-2015)
Choix du second tour 2020 des Nets
Droit d'échanger le choix du second tour 2018 des Cavaliers contre celui des Nets
- Brandon Davies
L'analyse de l'échange
20/12/14Wolves / RocketsRonny Turiaf1,5 millions $ (2014-2015)Choix du second tour 2015 des Rockets
Les droits de Sergeï Lishouk
- Alexey Shved
L'analyse de l'échange
19/02/14NuggetsJaVale McGee11,25 millions $ (2014-2015)
12 millions $ (2015-2016)
Choix du premier tour 2015 du Thunder, protégé top 18 puis top 15 en 2016
Les droits sur Chu Chu Maduabum
- les droits sur Cent Akyol
L'analyse de l'échange
01/07/15KingsCarl Landry
Jason Thompson
6,5 millions $ en (2015-2016 et 2016-2017)
6,65 millions $ en 2015-2016 puis 2,65 millions $ garantis en 2016-2017
Nik Stauskas
Droits de swap 2016 et 2017
Choix du premier tour des Sacramento Kings 2018, protégé top 10, non protégé en 2019
L'analyse de l'échange

Ce dernier exigera alors l’inclusion du choix du premier tour 2018, protégé top 10 des Cavaliers. La protection top 10 se prolongera en 2019. S’il n’a pas été livré à cette échéance, alors les Cavaliers cèderont à Philadelphie leurs choix du second tour en 2019 et en 2020.

Les Cleveland Cavaliers pourront récupérer, au choix, JaKarr Sampson, natif d’Akron et seul joueur NBA à avoir évoluer au sein du même lycée que Lebron James (Vincent-St Mary High School) ou les droits sur Chu Chu Maduabum. En l’espèce, nous considérons que David Griffin acceptera d’accueillir Sampson en attendant de trouver mieux parmi les joueurs ayant bénéficié du rachat de leur contrat sitôt la date limite des transfert expirée.

Mouvement purement financier pour les Cavaliers, à l’instar du trade down réalisé en juin dernier à l’issue duquel ils avaient hérité de Cedi Osman, l’échange offrira aux 76ers un nouveau choix du premier tour à un horizon où ils auront renoué avec la compétitivité et où Jerry Colangelo aura 79 ans et du renfort pour leur armée de réserve. Un mouvement purement hinkien.

Récapitulatif de l’échange : Les Philadelphia 76ers envoient à Cleveland JaKarr Sampson, et reçoivent le contrat de Varejao, les droits sur Cedi Osman et le choix du premier tour 2018 des Cavaliers, protégé top 10 en 2018.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top
%d blogueurs aiment cette page :