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Les Sixers et moi

Au moment où j’écris ces quelques lignes, l’année 2015 touche à sa fin. Le bilan des Sixers est de une victoire pour trente défaites. La dernière en date, face aux Bucks de Milwaukee m’a laissé un goût amer. Pourquoi ? Car j’ai ressenti pour la première fois en trente et un matchs cette sensation d’inéluctabilité, comme si le match était joué avant même de commencer.

Depuis le début de la saison, j’ai regardé trente matchs sur les trente et un disputés. Certains en direct, malgré l’heure tardive et le travail le lendemain, certains en différé, en me gardant toujours de connaître le score à l’avance.

Alors oui, je ne compte plus les moments où j’ai eu envie de jeter mon ordinateur par terre. Je ne compte plus les moments où je suis passé de la joie à la déception en l’espace de deux possessions. Ces moments où un turnover, puis un oubli défensif, suivi d’un nouveau tir forcé, te font comprendre que le momentum a changé, et qu’avec ces Sixers-là, les dés sont jetés.

Je ne compte plus mes moments de frustration devant le jeu indigent régulièrement pratiqué.

Je ne compte plus les moments où je me suis demandé « Où allons nous avec ce processus ? »

Je ne compte plus non plus les moments où j’imagine à l’avance les articles assassins sur la franchise les lendemains de certaines rencontres.

Je ne compte plus les moments où, regardant un autre match, je me suis pris à rêver de voir les sixers au niveau de certaines autres franchises.

Mais malgré toutes ces choses, j’ai encore plus de mal à compter les bons moments que j’ai passés. Chaque match, c’est avec plaisir que je le regarde, et il n’est pas dans ma nature de me forcer.

J’ai vibré lors de chaque rencontre, que ce soit pendant quelques secondes, devant un contre de Jerami Grant ou un move de Jahlil Okafor, ou plus longtemps, comme lors des matchs face aux Nuggets, aux Rockets, aux Lakers, aux Celtics…et bien d’autres. J’ai cru à ces victoires, j’ai vu de belles séquences, j’ai vu des joueurs se battre pour revenir dans des matchs que je croyais pourtant terminés.

J’ai vu des joueurs soudés derrière un coach que je continue d’admirer, non pas pour ses systèmes ou pour le basket produit, mais pour l’image qu’il donne. Celle d’un battant, proche de ses joueurs, et capable de garder son groupe soudé malgré trois saisons galères.

Je continue de prendre du plaisir à retrouver Marc Zumoff et sa bande, qui tout comme moi, continuent avec enthousiasme à partager leur affection pour la franchise.

Je continue de défendre le projet de la franchise, maudissant régulièrement certaines personnes à la critique facile, et n’ayant pas tout compris.

Chaque rencontre que je regarde, je la regarde car au fond de moi, j’ai l’intime conviction que nous pouvons la gagner, que nous allons la gagner. Alors oui, peut-être est-ce de la naïveté de croire ça. Peut-être est-ce de la bêtise de penser que ces sixers-là peuvent gagner chacun de leurs matchs. Mais c’est juste ma façon de vivre ma relation avec la franchise. Je n’arrive pas à concevoir l’idée que je vais regarder un match perdu d’avance, et que nos joueurs vont disputer un match perdu d’avance.

Je crois, en toute modestie, connaître un minimum le basket. J’ai vu beaucoup de matchs, je m’intéresse aux systèmes, aux joueurs, à la Ligue en général, et je ne suis pas dupe quant au niveau de l’effectif que nous avons à disposition.

Je suis simplement un supporter, un vrai fan de la franchise, et c’est cette passion qui me fait me réveiller au milieu de la nuit, et me fait passer une partie de mon temps libre à lire, à écrire, à partager sur les Sixers.

Il reste cinquante et un match à disputer cette année. Nul doute que je les suivrai avec la même passion que les premiers, un œil sur le présent, un œil sur le futur, et en tentant d’oublier le passé, ce match précédent, cette dernière défaite, qu’elle qu’en fut le scénario.

Je crois en ce projet, je crois en la réussite prochaine des Sixers.

Et finalement, si tout ne marche pas comme prévu, je ne blamerai pas Sam Hinkie. Si ça ne fonctionne pas, il m’aura fait passer trois années durant lesquelles j’aurai pris du plaisir à suivre les matchs, non par pour leur beauté, mais en pensant au futur. Et si ce futur là n’est pas celui attendu, je prendrai mon mal en patience pour en attendre un autre, toujours avec le plaisir de me lever la nuit, simplement car j’aime cette franchise.

Merci à la communauté de Sixers France, et bonne année à tous les fans de basket.

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