Infirmerie

Tony Wroten de retour. Bientôt titulaire à la mène ?

Au sein d’une équipe en manque de talents et de confiance dans le backcourt, en proie à une pression médiatique afférente à la réalisation de nouveaux records de nullité et aux incartades de leur figure de proue en dehors des parquets, l’annonce du retour à la compétition de Tony Wroten agit comme un remède salvateur pour le moral des troupes, des observateurs et du coach.

Rapatrié du Delaware où il réalisa ses dernières gammes avec l’effectif des Sevens pendant le road trip des Sixers, Tony Wroten sera apte à assumer le temps de jeu jusqu’alors dévolu à Phil Pressey lors de la réception des Denver Nuggets, ce samedi.

Pour son retour à la compétition, près d’un an après son dernier match (le 13 janvier face aux Hawks), le combo guard devrait être mobilisé entre 12 et 14 minutes par Brett Brown en sortie de banc. Pas de quoi intimider un joueur dont la confiance en ses aptitudes n’a jamais faibli.

« Je ne me sens pas nerveux. A proprement parler, je me sens plus anxieux et excité que nerveux, confiait le joueur à l’issue de l’entraînement de vendredi au PCOM. N’ayant pas joué depuis plus de 10 mois et à quelques heures de pouvoir réaliser mon retour, je souhaite seulement me projeter sur le match à venir, je désire juste être là, aider mon équipe, jouer devant les fans et voir où cela nous conduit ».

Synonyme d’expiration de la hardship exception qui permettait aux Sixers d’afficher un effectif de 16 joueurs, le retour de Tony Wroten marque une nouvelle phase dans la saison des Philadelphia 76ers, celle où Brett Brown pourra composer avec l’effectif bâti cet été, celle où la conduite de la gonfle ne sera pas prioritairement confiée à Isaiah Canaan ou à un meneur de jeu non drafté à l’issue de son cursus universitaire.

Contraint de construire ses rotations avec le personnel valide, Brett Brown a tantôt aligné un backcourt Isaiah Canaan et JaKarr Sampson, tantôt composé avec T.J McConnell et Nik Stauskas quand les pépins physiques passagers et les méformes ponctuelles des uns et des autres ne l’ont pas poussé à innover avec d’autres combinaisons.

A contrario de Canaan, McConnell ou Stauskas, Tony Wroten apportera ses facultés sur pénétration. Brett Brown compte d’ailleurs sur ses drives et sa capacité à attaquer le cercle pour créer des opportunités pour les intérieurs.

« Ne pouvant pas laisser Tony dunker ou conclure sur un lay-up, es grands adverses devront prendre une décision afin de protéger le cercle, de telle sorte qu’une ligne de passe se dégagera ».

« Des problèmes se poseront irrémédiablement. Parce qu’il n’a pas joué depuis si longtemps, nous nous attendons à de nombreuses pertes de balle. Mais je passerai sur tous ces problèmes pour l’avoir avec nous,  pour compter avec son expérience. Dans notre monde, il est notre version du vétéran. Je suis ravi pour lui, et pour nous, que nous puissions compter sur son retour ».

Si la prise de décision du jeune homme est à parfaire, que la fiabilité de son jumpshot est à construire, Tony Wroten n’en demeurerait pas moins le meilleur scoreur de la franchise avant le quatrième quart temps du match face aux Hawks du 13 janvier 2014.

Habitué des blocs opératoires depuis sa première rupture des ligaments croisés du genou, contractée alors qu’il jouait au football américain lors de son année junior au Garfield High School à Seattle, Tony Wroten se sent plus « explosif » aujourd’hui qu’il ne l’était avant son opération. Ses sensations dans le genou étant radicalement différentes, il se sent plus à l’aise, prompt à démonter aux observateurs qu’il est un nouveau joueur avec le même état d’esprit, celui d’un jeune homme confiant en sa capacité à donner du liant entre les shooteurs et les intérieurs.

« Je désire juste faire ce que je dois réaliser pour gagner, aider l’équipe à gagner, aider mes coéquipiers parce que nous avons de nombreuses pièces à notre disposition. Nous avons des shooteurs. Nous n’en avions pas autant l’année passée. Nous avons des intérieurs, qui chaque jour deviennent meilleurs. Je sens que mon talent peut aider. »

Brett Brown abonde en son sens.

« Depuis ses débuts, Tony Wroten a construit son CV sur la vitesse et sa capacité à attaquer le cercle. La façon dont la Ligue défend le pick and roll aujourd’hui, où les 5 joueurs se replient, et tentent de protéger le cercle, où il s’agit de comprendre qui du « roller » ou du « passeur » il convient de marquer, Tony contraint les intérieurs adverses à réaliser un choix, libérant une nouvelle option ».

Dans une équipe où T.J McConnell est devenu le premier joueur à disputer plus de 500 minutes sans tenter plus d’un lancer-franc, et où rares sont ceux capables de se créer leur propre tir avec régularité, Brett Brown escompte créer du jeu à partir des drives de son combo-guard.

Et pour cause, Tony Wroten étant l’an dernier un des joueurs les plus productifs de la ligue en la matière.

Il est aussi, le joueur qui a disputé le plus de rencontres sous les couleurs des 76ers derrière…Hollis Thompson, ce qui le conduit à se considérer comme le meneur de l’équipe sur et en dehors du parquet.

« Je me sens comme le meneur de jeu de cette équipe. C’est la façon dont je perçois les choses. Je veux être un leader et aider cette équipe. Nous sommes jeunes et je pense que je suis le gars idoine pour assurer le job aujourd’hui comme à l’avenir. Mais je vais commencer par appréhender les matchs les uns après les autres. Je ne vais pas tenter de revenir dès le premier match au niveau qui était le mien la saison passée. »

Plus jeune que T.J McConnell, plus complet que Canaan, Tony Wroten devra composer avec la concurrence de Kendall Marshall, recruté cet été pour abreuver au poste bas un Jahlil Okafor insatiable.

A l’instar du natif de Seattle, l’ancien de North Carolina se remet d’une rupture partielle des ligaments du genou, contractée deux jours après la blessure de son nouveau coéquipier.

Issus de la même classe de draft, Kendall Marshall, en fin de loterie, Tony Wroten en fin de premier tour, les deux joueurs ont appris à se connaître lors de leur rééducation. Comme le confie, Kendall Marshall, l’entente entre les deux hommes était à construire et sera soumise à l’épreuve de la concurrence.

Dans la mesure où nous avons tous les deux été draftés, quatre ans auparavant, il y a toujours eu des tensions entre nous. Naturellement, quand deux joueurs évoluent à la même position, vous vous affrontez lors des workouts, vous ne pouvez pas apprécier l’autre gars. Je ne le connaissais pas mais c’est la façon dont vont les choses. Je n’aime personne qui évolue à la même position que moi.

Mais quand vous devenez coéquipier avec quelqu’un, que vous suivez ensemble le même programme de rééducation, que vous commencez à parler basketball et que vous apprenez à connaître l’autre, naturellement vous devenez plus proches, et je pense que cela nous aidera sur le parquet.

Après s’être remis en forme avec les Sevens, l’ancien d’UNLV, a participé à ses premières oppositions à 5 contre 5 lors de l’entraînement de vendredi et devrait être prêt pour chausser ses sneakers et disputer à Tony Wroten le statut de meneur de jeu titulaire, dès la fin de la prochaine semaine ou au début de la prochaine. D’ici-là, la lutte fera rage entre…T.J McConnell et Isaiah Canaan.

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