un joueur un destin

Un joueur, un destin : Darryl Dawkins

Aujourd’hui plus que jamais, Sixers-France s’applique à employer les méthodes de la franchises qu’elle chérit et accueille en son sein de jeunes prometteurs amenés à exercer et développer leurs talents avant d’occuper les spotlights et d’assumer des responsabilités plus amples.

Ainsi, vous retrouverez désormais régulièrement les contributions de McLeod qui vous propose une nouvelle chronique, « Un joueur, un Destin ». Une thématique en lien avec les derniers enregistrements de l’Echo des Parquets.

Aujourd’hui, pour ce premier épisode d’ Un Joueur, un Destin, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir la carrière de l’un de nos plus grands pivots : Darryl Dawkins.

Le début d’une longue épopée

Darryl Dawkins ou « Chocolate Thunder » est né le 11 janvier 1957 à Orlando. Il étudia dans la Maynard Evans High School, dans la ville où il vit le jour. Très vite, Darryl impressionna son coach, Fred Pennington ; qui n’hésita pas à le qualifier de meilleur joueur de basket qu’ait connu le monde lycéen. Aidé par un physique hors norme, 2.11 mètres pour un peu plus de 140 kg, Darryl savait comment s’imposer sous les panneaux grâce à un large spectre de techniques, mouvements tout en mobilisant sa puissance plus qu’impressionnante.

Le commencement d’une grande carrière

25 années passées sur les parquets, dont 14 dans la Grande Ligue. Il a également passé plusieurs années dans des ligues mineures ou championnats Européens. Il aura porté plusieurs couleurs, dont celle des Sixers entre 1975 et 1982.

Philadelphie décide de le sélectionner à la 5e place durant la draft de 1975. Cette draft lança en NBA des noms célèbres comme David Thompson (HOF) ou encore Lionel Hollins (All-Star et coach en NBA). Les Philadelphia 76ers prirent un pari osé et risqué pour l’époque, puisque le jeune Darryl (âgé de seulement 18 ans) sauta l’étape de l’Université, à l’instar d’un certain Moses Malone qui fit de même l’année précédente, mais qui fourbira ses premières armes de basketteur professionnel en ABA. On peut donc dire que le jeune Darryl Dawkins fut le premier joueur à sauter la case NCAA pour rejoindre la NBA.

Son premier match se déroula le 27 octobre 1975 face aux Lakers, il présenta à la fin de la rencontre une feuille de statistiques plutôt vide (0 point). Sa première saison fut des plus discrètes, avec un temps de jeu avoisinant les 5 minutes. Lors des rares minutes imparties, il réussira tout de même à marquer 2.4 points et à rattraper 1.3 rebond.

Durant cette saison, les Sixers finiront avec un bilan de 46 victoires pour 36 défaites ainsi qu’une finale perdue face aux Trail Blazers (4-2).

Une Légende est née !

Darryl continua pendant la saison suivante (1976-77) à progresser et à partager le temps de jeu pour le poste 5 avec Harvey Catchings et Caldwell Jones. Darryl jouait en moyenne 11 minutes. C’était encore peu, mais il savait que son heure n’allait pas tarder, il resta donc patient sur le banc…

Bien lui en a pris car la saison suivante, le coach Shue décida de multiplier son temps de jeu par 2 ! C’était l’heure de montrer son potentiel ! Entourés de Erving et McGinnis, les Sixers finiront la saison avec plus de 50 victoires mais s’inclineront face à Washington et Elvin Hayes en demi-finale de conférence.

L’année suivante, en 1978-79, les dirigeants cherchent à se séparer de McGinnis pour laisser plus d’espace aux jeunes Dawkins et Caldwell Jones. McGinnis sera finalement envoyé dans le Colorado contre Bobby Jones et Ralph Simpson. Durant cette saison, Dawkins gagne en confiance avec 13.1 points marqués et 8.1 rebonds pris et les Sixers termineront avec un bilan de 47-35. Mais malheureusement, cette saison finira comme celle d’avant, avec une élimination en demi-finale de conférence face aux… Spurs.

La saison 1979-80 sera témoin d’un événement rare, la destruction pure et simple d’un panier par la seule force de Dawkins ! Cela est effectivement rare, puisque c’est la deuxième fois que cela se produit après Gus Johnson des Baltimore Bullets. Cette saison se termine sur un appréciable bilan de 59 victoires 23 défaites. Les Sixers poursuivent leur progression qui se matérialise par l’accession en finale NBA face aux Lakers de Kareem Abdul-Jabbar et Magic Johnson. L’opposition débouche sur un game 6 d’un suspens haletant, avec une performance de choix de la part du jeune Magic. Défaite 4-2.

1980-81 sera l’année de confirmation en terme de statistiques, Darryl Dawkins se maintient (14 points et 7.2 rebonds captés). Les Sixers, eux, confirmeront leur statut de dominateurs (62-20) dans la conférence Est en compagnie des Celtics du jeune Larry Bird (62-20). Et pour le plaisir des fans, ils se retrouveront en finale de conférence pour proposer un duel d’anthologie entre les deux franchises. 4-3 pour les Celtics.

La saison suivante sera l’année à oublier pour Darryl, malgré une extension signée au début d’année, sa saison sera écourtée de moitié. Seulement 48 matchs disputés à cause d’une blessure, et pour enfoncer le clou, une nouvelle défaite en finale NBA face, une nouvelle fois aux Lakers 4-2.

La séparation et l’après Sixers

Harold Katz, nouveau propriétaire de la franchise initie les grandes manoeuvres et face à la désillusion d’une nouvelle défaite en finale NBA, il est décidé durant l’intersaison de procéder à une large revue du personnel au poste 5. Résultats : Dawkins, trop souvent blessé, est transféré contre un choix du premier dans le New Jersey. Caldwell Jones, avec qui Darryl partageait le poste 5, finira lui à Houston dans le cadre d’un transfert qui amènera en Pennsylvanie contre un certain Moses Malone…

Ces deux premières saisons chez les Nets se suivent sans blessures majeures (162 matchs disputés sur 164). La saison 1983-84 est même témoin d’une pointe à 16.8 points !

Mais malheureusement Darryl recroise le chemin des blessures et manquent 74 matchs durant les deux saisons suivantes (1984-85 et 1985-86).

Dawkins essaiera tout de même un « come back ». Lors des deux dernières années de sa carrière, il arborera deux maillots, celui du Jazz et celui des Pistons. Il disputera un total de 20 matchs. Dawkins se retire définitivement des parquets après la saison 1988-89, après plus de 14 saisons.

Après avoir pris sa retraite sportive, Dawkins rédigera une poignante autobiographie, « Chocolate Thunder : The Uncensored Life and Time of Darryl Dawkins ». Il intégra également les Harlem Globetrotters pour jouer quelques matchs. Il se risqua au coaching auprès d’équipes de championnats mineurs. Darryl Dawkins s’est éteint, chez lui en Pennsylvanie, d’une crise cardiaque, le 27 août dernier.

On retiendra certainement de lui ses dunks monstrueux, sa détermination, ses destructions de panneaux, sa bonne humeur et son franc-parler… tout ceci contribuera à créer et façonner cette incroyable légende de Chocolade Thunder.

Le top 20 de ses dunks


Le Top 20 des dunks de Darryl Dawkins par sixersfrance

Ses statistiques en carrière :

  • 8 733 points
  • 4 432 rebonds
  • 917 passes
  • 726 matchs
  • Aucune sélection pour le All-Star Game

Darryl Dawkins détient le record de fautes commises sur une seule saison : 386 coups de sifflets lors de l’exercice 1983-84.

Souhaitez-vous que les Sixers retirent le n°53 de Darryl Dawkins?

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