Interviews / Conférences de presse

Dario Saric – L’été prochain, je vais m’en aller

Dès sa conférence de presse post-draft, Dario Saric n’a cessé de déclarer sans ambages qu’il rejoindrait la Pennsylvanie après deux saisons passées à développer son répertoire dans une des meilleures écuries européennes, l’Anadolu Efes pour laquelle il s’était engagé avant l’ouverture de la cérémonie.

L’insistance du front office des Sixers afin de rapatrier le Croate à Philadelphie aussi rapidement que possible, les déclarations intempestives de son entourage autant que les perspectives d’une extraction du joug de l’échelle salariale des rookies s’il venait à reporter son arrivée dans la Grande Ligue au terme de son contrat de 3 ans avec son club turc ont complexifié la lecture d’un scenario que le joueur lui-même s’efforçait de rendre le plus limpide possible. S’il rêvait de rejoindre la NBA aussi promptement que possible, il était préférable qu’il continue de fourbir ses armes face aux âpres oppositions qu’offre l’Euroleague.

Mais au détour d’une interview accordée à un journal croate, le prodige croate a esquissé les premières altérations (faible temps de jeu, utilisé loin du registre de point-forward qu’il affectionne tant et dans lequel il excelle) de ce synopsis idéal. A contrario de son premier exercice en Turquie, cette seconde saison ne lui offre pas le cadre optimal pour asseoir son développement. Une situation qui renforce ses velléités de franchir l’Atlantique.

Afin de perdre le moins de sens possible et de proscrire l’utilisation de Google Traduction, nous sous sommes tournés, vers R. Dusan, farouche supporter du Red Star, dont un des innombrables talents (nous lui devons les logos qui ornent le site) se loge dans sa maîtrise de la langue natale de Dario Saric.

Traduction de l’entretien accordé à vecernji.hr.

Après la défaite inattendue de l’Efes (75-81) face à Cedevita, Dario Šarić a chaleureusement salué les joueurs et dirigeants de Cedevita. Le club, encore aujourd’hui, regrette de ne pas avoir su saisir l’opportunité de recruter Šarić lorsqu’il le pouvait. Lui aussi repense à ce qu’il serait devenu si c’était arrivé.

Peut-être qu’aujourd’hui je jouerais en Euroligue pour Cedevita et peut-être que je serais allé en NBA directement depuis la Croatie. Je ne suis pas resté à Cibona parce qu’ils m’ont dit qu’on ne jouerait l’Euroligue seulement si je restais, au lieu de se renforcer. A ce sujet, je ne peux pas dire que je suis mécontent, mais ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Peut-être que si j’étais parti en NBA j’aurais eu du temps de jeu, ou alors j’aurais pu échouer et j’aurais dû retourner en Europe. Je suis là où je suis et je ne m’en plains pas. Cela pourrait être mieux, mais aussi bien pire.

Les Sixers sont impatients et voulaient déjà faire venir Dario dès cette saison.

Je suis en contact permanent avec les Sixers. Ils me voulaient dès que possible, mais j’ai un contrat avec l’Efes. Couper ce contrat n’est pas la même chose que d’aller au marché et acheter un kilo de concombres. Mais l’été prochain, je vais quand même m’en aller puisque j’ai un bon de sortie dans mon contrat.

A-t-il peur que l’Efes bride la créativité qu’il a pu exprimer auparavant ?

Telle est la question. J’ai perdu ma confiance, mais l’Efes est un grand club et ça fonctionne comme le décide un grand coach comme Ivković. Je n’ai pas d’intérêt à pointer qui que ce soit du doigt. L’entraîneur a décidé que d’autres joueurs étaient prioritaires en ce qui concerne la création du jeu, en particulier les meneurs.

C’est pour cela que Dario espère qu’il va bientôt être le créateur principal en sélection nationale.

J’espère bien que je vais jouer les qualifications et que le sélectionneur, si des joueurs plus âgés ne jouent pas, optera pour cette option.

Le numéro 9 de l’Efes ne serait pas contre le fait de voir rester « Peras » comme sélectionneur.

Peu importe si notre campagne à l’Eurobasket fut un désastre, Perasović en est le moins responsable. Ce sont nous les responsables, du fait qu’on ne se soit pas donné à 100%.

Lors de la préparation avec la sélection Dario aurait voulu aussi voir les légendes du basket, membres du nouveau staff de la fédération Croate (Kukoč, Rađa, Vranković)

J’aurai aimé qu’ils me montrent quelques trucs, qu’ils m’apprennent quelque chose. J’aurai voulu suivre un entrainement avec Kukoč, j’aurai bu chacune de ses paroles. J’en aurai été très content.

Que-est-ce que vous lui auriez demandé en premier ?

Comment avec sa taille de 2m10 il pouvait jouer avec une telle facilité, alors que j’arrive à peine à courir. De toute évidence, il est construit différemment.

Dario reconnaît qu’il est encore frustré de l’été passé avec sa sélection nationale.

J’essaie d’oublier, parfois une news vient me rappeler ce moment traumatisant. Cette défaite face à la République Tchèque va me hanter encore longtemps. Je n’ai toujours pas d’explication sur la raison pour laquelle nous avons joué aussi mal. Je souhaite que tous les nouveaux joueurs sachent apprécier ce qu’on a traversé et qu’on fera en sorte que cela ne se reproduise plus jamais.

Pourquoi en sélection tu n’as pas eu le même leadership que tu pouvais avoir avec Cibona ?

En sélection il est difficile de s’imposer si vous n’êtes pas un cadre. Si j’y étais arrivé peut-être que cela aurait eu un effet plus important, puisque je joue avec Žorić et Simon depuis que je suis enfant.

 

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