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Que retenir du « cut day » 2015?

A l’issue d’un « cut day » au cours duquel les Sixers se sont pour l’essentiel contentés de se mettre en conformité avec les normes de la Ligue, l’effectif pour le season opener de la troisième saison de l’ère hinkienne est désormais connu.

Il se composera des éléments suivants :

Tony Wroten, Kendall Marshall, Isaiah Canaan, T.J McConnell

Nik Stauskas, Hollis Thompson, JaKarr Sampson, Robert Covington, Jerami Grant

Richaun Holmes, Christian Wood, Carl Landry, Nerlens Noel, Joel Embiid, Jahlil Okafor

Parmi les 15 joueurs retenus, 9 nouveaux venus : Kendall Marshall, T.J McConnell, Nik Stauskas, Richaun Holmes, Christian Wood, Carl Landry et Jahlil Okafor, dont 4 rookies. Seuls Tony Wroten, Hollis Thompson et Nerlens Noel sont présents depuis le training camp de septembre 2013.

Le dernier nommé peine, en dépit de son expérience en la matière, à s’acclimater aux soudains départs de partenaires qu’il a appris à connaître depuis le mois de juillet.

 

« C’est toujours un moment difficile. Vous passez tant de temps avec vos coéquipiers. Les voir partir est définitivement une des choses les plus difficiles auxquelles nous sommes confrontés. Nous leur souhaitons le meilleur pour la suite de la carrière, et en fin de compte, nous savons que la NBA est un business ».

Le pivot de formation, amené à évoluer essentiellement au poste 4 cette année, est pourtant roué à cette expérience. Alors qu’il s’entraînait avec l’équipe de 5th grade à l’école primaire, soit deux classes d’âge au-dessus de celle dont il suivait les enseignements, il avait été éconduit de l’équipe avant l’ouverture de la saison et finalement rétrogradé avec l’équipe de 4th grade.

Eu égard aux problèmes de blessures affectant les postes extérieurs, au potentiel de Christian Wood et au besoin d’une figure tutélaire au sein d’un effectif toujours aussi jeune et inexpérimenté, la déclinaison des patronymes des 5 victimes de la soirée n’aura guère surpris les observateurs.

Les deux joueurs sélectionnés avec les choix 58 des classes de draft 2014 et 2015, Jordan McRae et J.P Tokoto ont payé le prix de leur pari sur eux-mêmes d’autant plus qu’ils ne se sont pas mis en position d’éblouir les décideurs par leurs prestations sur le parquet. A commencer par Jordan McRae, qui n’a pas su transposer les qualités exposées en Australie et en D-League.

« Si j’avais rentré mes tirs, peut-être que les choses se seraient passées autrement ».

Et pour cause, après des Summer Leagues déjà peu reluisantes où il avait rencontré de grandes difficultés à créer pour ses partenaires, l’ancien de Tennessee n’est pas parvenu à régler la mire lors de la pré-saison shootant à 29,6% dont un piteux 2/24 derrière la ligne à trois points.

Passé par les Delaware 87ers après son séjour en Australie, Jordan McRae rejoindra la franchise affiliée des Sixers s’il décide de rejoindre la Ligue de développement afin de demeurer sous les radars des décisionnaires.

En revanche, J.P Tokoto est désormais totalement libre de donner l’impulsion qu’il souhaite à sa carrière, loin du giron des Philadelphia 76ers. En ratifiant la tender offer sans survivre au « cut day », les deux jeunes hommes se sont délestés du contrôle des 76ers sur leur carrière NBA.

Ils quittent la Pennsylvanie avec chacun 6 178 dollars.

La décision fut certainement plus délicate en ce qui concerne les trois autres joueurs. A commencer par Furkan Aldemir, pivot de fortune, qui plus est titulaire d’un contrat garanti pour près de trois millions de dollars.

Dès les premières semaines de son mandat Sam Hinkie avait acquis en provenance de Houston, les droits sur l’intérieur turc dans le cadre du salary dump trade de Royce White en juillet 2013. Arrivé en Pennsylvanie, un mois après le tip-off de la saison dernière, l’intérieur turc a pris part à 41 rencontres avec les Sixers pour des productions moyennes de 2,3 points et 4,3 rebonds.

Lien : Furkan Aldemir devra rebondir ailleurs.

Tony Wroten et Kendall Marshall sur le flanc, le poste de meneur de jeu était privé de ses principales têtes d’affiches. Les perspectives étaient réelles pour les candidats aux derniers spots disponibles.

C’est finalement T.J McConnell qui a eu les faveurs du coaching staff au détriment de Scottie Wilbekin et de Pierre Jackson.

Courtisé à l’international, Scottie Wilbekin quitte la Pennsylvanie avec un chèque de 200 000 dollars et des ambitions intactes pour la suite de sa carrière de basketteur professionnel.

« Je me sens bien. Je suis béni. Je vais continuer à jouer au basketball. Alors tout va bien ».

A lire : Scottie Wilbekin, coupé à son tour

L’éviction de Pierre Jackson suscite plus de remous et marque une nouvelle étape dans son histoire commune avec les 76ers où un avenir NBA se dérobe continuellement sous ses pieds.

Sélectionné avec le 42ème choix de la draft, propriété des Philadelphia 76ers, il était aussitôt envoyé en Louisiane dans le cadre du trade de Jrue Holiday aux Pelicans. L’année suivante, les Sixers se portaient de nouveau acquéreurs de ses droits en échange du choix 47 de la draft 2014. Mais dès sa première apparition lors de la Summer League d’Orlando, il se rompait le tendon d’achille. De retour sur les parquets sous les couleurs des Sixers qui ont pris en charge sa rééducation, il n’a jamais pu retrouver la pleine possession de ses aptitudes physico-athlétiques. De quoi laisser des regrets à l’ancien de Baylor et à Brett Brown.

« Blessé. Il n’était qu’à 70%. Je pense que lorsqu’il est à 100% de ses capacités physiques, il est si inhabituel. Je pense qu’il peut s’établir comme un « fan favorite », je pense qu’il peut scorer en NBA. Il dispose de nombreuses qualités labellisées NBA. En particulier, sa combinaison de facultés aux scoring et la manière dont il lit le jeu. Il était un de nos meilleurs passeurs en sortie de pick and roll, servant dans le timing idoine les rollers, renversant le jeu pour les joueurs libres dans le périmètre, réalisant des passes lobées pour Nerlens.

Mais malheureusement, il n’était qu’à 70% et s’il est un facteur qui a influencé nos décisions, c’est bien l’état de santé de notre groupe ».

Sélectionné en 4ème position de la draft 2013 de la Ligue de développement par l’Idaho Stampede désormais équipe affiliée du Jazz, Pierre Jackson rejoindra l’Idaho s’il se décide à poursuivre sa carrière en D-League. Eu égard aux déclarations de Brett Brown, voir les Sevens se porter acquéreurs de ses droits dans les prochains jours n’aurait rien de surprenant.

A lire : Pierre Jackson, première victime du « cut day »

Au cours de la soirée, seule la manœuvre concernant Jordan Railey, signé, coupé puis affecté aux Delaware 87ers sous le statut de designated player est venue perturber la séance de name dropping des joueurs éconduits in extremis du roster. Les Sixers ne se sont pas positionnés sur le marché du salary dump trade mineur afin d’accroître leur collection de choix du second tour comme ils le firent lors des deux années précédentes.

Pour autant, les mouvements du soir ne sont pas sans incidence sur le salary cap de la franchise.

750 000 dollars pour Pierre Jackson, 200 000 dollars pour Scottie Wilbekin, 2,84 millions de dollars pour Furkan Aldemir et 6,178 dollars pour J.P Tokoto et Jordan McRae ; en coupant ces 5 joueurs, les Philadelphia 76ers ont encore alourdi la charge de la « dead money » dans leur salary cap qui se porte désormais à près de 26 millions de dollars.

A l’entame de la troisième saison de l’ère hinkienne, les 76ers disposent de quelques 12 millions de dollars disponibles sous le salary cap et ne sont qu’à 5 millions du salary floor.

Une marge de manœuvre suffisante pour saisir les opportunités qui ne manqueront pas de se présenter d’ici à la trade deadline et de remodeler un effectif qui le sera irrémédiablement en juin 2016.

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