Infirmerie

Robert Covington rejoint l’infirmerie

MARK L. BAER-USA TODAY SPORTS

La pré-saison est trop longue, superflue. Dans une saison qui compte 82 matchs de saison régulière, l’intérêt des matchs de préparation est régulièrement remis en cause, d’autant plus aisément qu’il s’agit des évènements les moins rentables de la Grande Ligue. Dans leur volonté d’alléger le calendrier en introduisant davantage de jours de repos, les décisionnaires érigent peu à peu la réduction de la pré-saison en parangon de leurs bonnes intentions.

Néanmoins, s’il est une équipe dans la Ligue pour laquelle, la pré-saison conserve une fonction déterminante, il s’agit des Philadelphia 76ers. Eu égard au processus de reconstruction entrepris par les 76ers, l’intérêt de la pré-saison est triple.

La pré-saison offre un sas de transition idoine aux néo-professionnels dont regorge l’effectif et un cadre d’expérimentation au coaching staff qui doit composer avec l’effectif le moins stable de la Ligue. Par ailleurs, elle confère aux strates décisionnelles des supports concrets d’évaluation des jeunes joueurs, invités à démontrer leurs qualités, avant que ne vienne le verdict de l’officialisation du roster de 15 joueurs pour le season opener.

Charge au décisionnaire et au coaching staff de mettre à profit cette période pour extraire de ce vivier de prospects, les Hollis Thompson et Robert Covington de demain et à éconduire les Chris Johnson et autres Daniel Orton.

Or, cette année, le travail de Brett Brown et de Sam Hinkie a été entravé par une litanie de blessures qui sont venues perturber la quête de complémentarité entre Nerlens Noel et Jahlil Okafor, au surplus en les privant de certaines de leurs principaux complices dans la création de spacing, tout en restreignant les champs d’expérimentation et d’évaluation des jeunes joueurs.

Les pépins physiques de Jahlil Okafor (douleurs au genou) et de Nerlens Noel (douleurs au genou et au dos), tous deux absents, lors de plusieurs rencontres, ont sensiblement restreint le temps accordé au développement de leur association, guère évidente de prime abord.

Touché au tibia droit, Nik Stauskas, n’a tout simplement pas pu apporter son écot à cette quête de complémentarité, pas plus qu’il n’a pu être testé en situation de match par le coaching staff.

L’élucidation de l’énigme de la mène, subséquente aux absences de Tony Wroten (rupture des ligaments croisés) et de Kendall Marshall (rupture des ligaments croisés), a quant à elle, été largement entravée par les pépins passagers de T.J McConnell (pied gauche), Scottie Wilbekin (cheville), Isaiah Canaan (cheville) et de Pierre Jackson (aine). Ce dernier n’a d’ailleurs, jamais réussi à renouer avec ses pleines capacités physiques au cours de cette pré-saison, alors que la concurrence à son poste est assurément la plus criante.

Christian Wood (ischio-jambiers, genou) vient compléter cette séance de name dropping des jeunes joueurs qui n’ont pas bénéficié du temps d’exposition escompté en raison d’aléas physiques. Sur ses courts passages, l’ancien d’UNLV a, néanmoins su mettre en exergue, son répertoire. Furkan Aldemir, qui a disputé l’Euro avec la sélection turque, a également été tenu éloigné des parquets en raison d’une fasciite plantaire.

Enfin, l’effectif compte dans ses rangs, deux blessés longue durée, Joel Embiid étant accompagné par la recrue estivale, unique vétéran du roster, Carl Landry qui se remet (lentement) de son opération au poignet droit.

Face à la récurrence des absences, c’est l’essence même du travail de Brett Brown qui fut annihilée.

Cela me dérange énormément puisque nous n’avons pas pu voir Jahlil et Nerlens évoluer ensemble autant que nous l’aurions souhaité.

Nous n’avons pu compter sur Nik depuis le training camp. Pour tous les autres, notre approche fut décousue. Un jour, ils étaient disponibles, le lendemain, blessés.

Sur le seul champ de la disponibilité, en ce qui concerne les meneurs de jeu, nous n’avons pas été en situation de voir ce que j’attendais, je n’ai pas été en situation de tester des options, de les coacher.

Pis encore, lors de l’ultime rencontre de pré-saison face aux Boston Celtics, les Sixers ont accusé une nouvelle défection. Ainsi, lors du quatrième quart-temps d’une rencontre où l’adresse était absente, Robert Covington s’est mal réceptionné à la conclusion d’un drive. Ressentant une vive douleur au genou droit, il fut ramener aux vestiaires par ses coéquipiers. Aperçu en béquilles à sa sortie de l’enceinte, RoCo passera une IRM dans la journée de samedi afin de confirmer le diagnostic d’une entorse du genou. De la durée de son indisponibilité dépendra assurément l’identité des jeunes joueurs qui passeront le cut des 24 et 26 octobre.

Cette litanie de blessures a restreint les opportunités d’évaluation des joueurs en situation de concurrence à l’orée de l’officialisation de l’effectif à 15 joueurs et non plus 20. A cet égard, les 76ers utiliseront l’intégralité du temps disponible avant de communiquer leurs décisions.

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