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Nik Stauskas : « Je suis plus qu’un shooteur à 3 points »

Débarqué de Sacramento dans le cadre d’un salary dump trade d’envergure, Nik Stauskas est avant tout perçu comme le shooteur devenu indispensable aux Sixers depuis la draft de Jahlil Okafor. Pour autant, tout au long des entretiens qu’il a accordés lors du « media day » des Philadelphia 76ers, le canadien a cherché à rappeler qu’il était davantage qu’une menace à longue distance.

Je suis passé du statut de modeste joueur universitaire à Michigan à celui de prospect NBA de premier plan précisément parce que j’ai eu la gonfle entre les mains, et que l’opportunité m’a été donnée de jouer le pick-and-roll et de créer en sortie de dribble.

Si je me considère comme un bon shooteur, je sens que je suis encore meilleur en tant que playmaker. J’apprécie le fait de créer pour mes partenaires, ou me rendre au cercle. Je pense que je suis plutôt efficace dans ce registre.

« Je pense que nombreux sont les observateurs à savoir que je peux faire davantage que simplement shooter. Les gens l’ont certainement compris à l’Université. Maintenant, il s’agit simplement de transposer cela à l’échelon supérieur et prouver que j’en suis capable en NBA. »

« Je suis confiant quant à ma capacité à le faire ».

Sélectionné avec le 8ème choix par les Sacramento Kings qui avaient jeté leur dévolu lors de la cérémonie précédente sur Ben McLemore, Nik Stauskas a éprouvé de réelles difficultés à transposer son répertoire face à une opposition qui prenait de la consistance et dans un environnement délétère.

Sorti d’une saison universitaire à 17,5 points, 3,3 passes et 2,9 rebonds, qui plus est auréloé du statut de meilleur joueur de la Big Ten, le jeune canadien a mal appréhendé la transition.

A lire : Le profil de Nik Stauskas

« Après une saison rookie délicate, c’est plus ou moins un nouveau départ pour moi. Je suis très impatient.

En arrivant en NBA l’année dernière, je n’avais aucune idée de ce à quoi je devais m’attendre. J’étais nerveux, peut-être même légèrement effrayé. En débarquant dans la Grande Ligue, j’ai découvert un autre jeu.

Quand je regarde en arrière, ce fut probablement une des plus grosses erreurs que j’ai commises. A un niveau différent, dans un environnement différent, cela reste du basketball. Avec d’autres joueurs, dans une autre Ligue ».

En Pennsylvanie, il pourra compter sur le soutien d’un ancien coéquipier chez les Kings, Carl Landry qui se montre laudatif à propos des qualités techniques du numéri 11 des Sixers, tout en corrélant ses difficultés au désordre interne à l’organisation des Kings.

« Nik est très bon joueur. Etre élu meilleur joueur de la Big Ten n’est pas chose aisée. J’ai évolué dans la Big Ten. Je pense que c’est sans contestation possible la meilleure conférence en NCAA. Malheureusement, il n’a pas été en mesure de montrer son talent de la façon dont il aurait dû, essentiellement en raison de la situation spécifique en vigueur à Sacramento.

Nik travaille dur et dispose d’un arsenal très varié. Je pense qu’il sera un complément idéal à cette équipe »

En dépit d’une cruelle désillusion en demi-finale qui a privé la sélection canadienne d’un accessit pour les Jeux Olympiques de Rio, Nik Stauskas a retrouvé confiance en son jeu lors du championnat des Amériques en produisant 12,3 points de moyenne chaque soir tout en convertissant la moitié de ses tentatives derrière l’arc.

Statistiques-FIBA-Americas

Surpasser ses propres lacunes et difficultés, faire fi des doutes des observateurs, est le pain quotidien du jeune canadien depuis qu’il s’est adonné au basketball après avoir expérimenté le football.

« Après le football, le basketball fut le second sport que j’ai testé et j’ai tout de suite accroché. Je pense même que j’étais plutôt bon dès le départ.

A cette époque, personne n’aurait pu penser que j’arriverai là où je suis actuellement. Quelque soit la façon dont je jouais, tout le monde me rappelait que je n’étais pas suffisamment bon. J’ai toujours joué avec une énorme pression sur mes épaules.

A un moment, j’ai arrêté de prendre du plaisir en jouant, je n’évoluais plus avec cette incroyable confiance en mon jeu qui frise avec l’arrogance. C’est ce qui m’a rendu si efficace à l’Université. Je dois retrouver ça ».

Au sein d’une équipe qui expérimente la cohabitation entre Nerlens Noel et Jahlil Okafor, les habiletés au tir et à la passe de Nik Stauskas huileront les rouages d’une mécanique qui nécessitera bon nombre de réglages.

La pression qui pèse sur les épaules du jeune homme depuis sa découverte du basketball ne sera pas dissipée en Pennsylvanie tant de son efficacité dépend le bon fonctionnement de l’ensemble de l’édifice construit par Sam Hinkie et Brett Brown. Elle n’effraie plus le canadien, sûr de sa force de travail.

« Je suis confiant quant à ma capacité à prouver que mon jeu peut se transposer en NBA. J’ai une excellente éthique de travail, je suis convaincu que j’y parviendrai tôt au tard ».

Sources des citations : Keith Pompey et Tom Moore

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