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T.J McConnell, signé par les Sixers

Meneur de jeu, senior, issu du programme des Arizon Wildcats qu’il a conduit à deux reprises à des saisons à plus de 30 victoires, T.J McConnell n’a pas eu l’honneur de voir son patronyme être mentionné par Mark Tatum, le suppléant d’Adam Silver au pupitre pour l’annonce des choix du second tour.

Pour autant, le voilà dès à présent titulaire d’un contrat partiellement garanti à 6 chiffres qui lui vaudra de disputer les deux Summer Leagues avec les 76ers et d’être convié au training camp de la franchise.

Agé de 23 ans, T.J McConnell est un joueur abouti et sa marge de progression est à ce titre des plus marginales. Avec le meneur de jeu des Wilcats, l’adage « you see what you get » est parfaitement opérant. Loin d’être amené à occuper les spotlights de la Ligue, l’ancien coéquipier de Stanley Johnson et de Rondae Hollis-Jefferson propose le profil caractéristique du meneur de jeu en fin de rotation, capable d’apporter sa science du jeu et sa défense sur de courts passages sur le parquet.

Sans attributs physiques et athlétiques d’élite, T.J McConnell est sous-dimensionné pour jouer le haut du panier dans la Grande Ligue. Il n’est toutefois pas dépourvu d’arguments au moment d’influer sur le fil d’une rencontre.

Pass-firt point guard, T.J McConnell veille à chaque instant à impliquer ses partenaires. Sa science du jeu lui permet de systématiquement d’opérer les bons choix comme en attestent ses productions à la passe (8 passes décisives par 40 minutes) et son pure point rating de 6,83 (le second de la Ligue).

En délicatesse à l’échelon universitaire lorsqu’il s’agissait de créer son propre tir, notamment en fin de possession, T.J McConnell souffrira d’un premier pas loin d’être létal pour son vis-à-vis et de ses prédispositions physiques et athlétiques en deçà des standards en NBA.

Sa capacité à s’inscrire dans la durée au sein d’un roster NBA semble tributaire de sa faculté à s’établir comme une menace crédible à trois points. Or tout au long de sa formation universitaire le prospect s’est montré inconstant dans l’exercice. Pour sa saison senior, il a converti 32% de ses tentatives, moins que lors de sa saison junior (36%). Au sein d’un programme moins coté et face à une opposition moins solide, il affichait pour Duquesne des pourcentages plus reluisants (43,5% pour sa saison sophomore, 38,7% lors de son année freshman).

Petit et manquant de longueur, T.J McConnell pâtit par ailleurs d’une exécution relativement lente.

En revanche, il se montre suffisamment à l’aise en sortie de dribble pour exceller sur pick and roll. En sortie de pick and roll, sa vision du jeu et sa qualité passe font des ravages dans la défense adverse. En revanche, s’il parvenait à conclure régulièrement au cercle au niveau universitaire, sa volonté d’éviter le contact, perceptible dans le faible nombre de lancers-fancs qu’il obtient, risque d’inhiber sa productivité dans la Grande Ligue.

En défense, T.J McConnell ne compte pas ses efforts. Exerçant une constante pression sur le porteur de balle, le prospect profite de sa vitesse de mains et de son sens de l’anticipation pour forcer des pertes de balle. Il compense son manque d’envergure par une excellente vitesse de déplacement latérale et un QI basket particulièrement développé. D’Angelo Russell se souvient certainement du nouveau meneur de jeu des 76ers qui, avec les relais de Stanley Johnson et de Rondae Hollis-Jefferson, l’avait mis sous l’éteignoir lors de la confrontation des deux programmes lors de la March Madness.

Dans un roster qui manque cruellement d’un tel profil de meneur organisateur, la science du jeu et la qualité de passe de T.J McConnell, couplées à ses efforts en défense, devraient lui valoir une authentique opportunité de demeurer dans l’effectif au soir du season opener.

Selon son agent, Chris Emens, le contrat partiellement garanti signé par son client lui vaudra des émoluments à 6 chiffres quand bien même ce dernier ne serait finalement pas inclus dans le roster des 76ers pour le prochain exercice.

Titulaire du 60ème choix, Sam Hinkie ne l’a pas mobilisé afin de sécuriser l’acquisition du numéro 4 des Wildcats. Aussitôt, le pick 60 mis sous enveloppe, le décisionnaire a pris son combiné pour s’entretenir avec Chris Emens quand dans le même temps Brett Brown conversait avec le prospect.

Passé par 16 franchises pour des workouts après avoir été invité au Draft Combine de Chicago, T.J McConnell aurait, selon son agent, reçu l’assurance de chacune des franchises visitées d’être invité pour les Summer Leagues, mais les 76ers offraient bien davantage. De telle sorte qu’un « accord fut trouvé en moins de 5 minutes« .

Reste désormais au prospect à s’inscrire dans la durée au sein des Philadelphia 76ers. This starts now !

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