Joue la comme Tony DiLéo

JoueLaCommeDiLéo 2015 : Le projet de Poupounet

Une semaine après son ouverture, la troisième édition de notre #JoueLaCommeDiLéo reçoit sa onzième contribution, le projet de Poupounet. 

NB: J’ai écrit ce texte avant l’annonce de la «  »rechute » » de Jojo, je pense que cette nouvelle si elle était intervenue plus tôt aurait sans doute modifiée pas mal de choses (notamment lors de la draft ou pour mes prévisions sur l’an 2016).

Si la forme est libre, question de lisibilité (et d’habitus scolaire) je préfère m’en tenir à celle évoquée par l’éminent Gajs.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais procéder à une brève introduction qui aura pour objet de faire un bilan de la saison passée, et d’introduire, en tout bien tout honneur, la saison qui vient.

Attention ce billet a été co-rédigé par Raymond Devos, et en pleine période de rédaction de mémoire d’où ma fébrilité et mon humour de merde.

Introduction :

« On fait le bilan, calmement, se remémorant chaque instant … » Instants qui n’ont pas apporté de grandes joies aux fans des Sixers. Il faut dire que la saison dernière avait mal commencé dès la draft lorsque l’espoir de voir Wiggins sous le jersey de Philly s’est envolé tel un Ange/Grégory Coupet. Résultat on se trouve avec un twitto/pivot camerounais fan de l’Olympique Lyonnais, et manifestement de Gourcuff vu son attitude et son addiction pour l’infirmerie.

Après cette brève et inutile déviation footballistique, retournons à nos moutons, et donc à Jakarr Sampson (ça rime qu’en français mais bon).

Si le bilan comptable n’est pas très parlant, il faut reconnaître que le travail de Brown paye, d’un point de vue défensif tout du moins. L’équipe s’est érigée, grâce notamment à l’apport de Noel (aka The Real DPOY), dans les meilleures défenses de la ligue. De ce point de vue le travail du coach est à saluer, et l’apport de Jojo l’an prochain ne devrait pas bouleverser négativement la donne.

Reste donc l’aspect offensif, qui sera le chantier de la franchise pour ce nouvel exercice. Ce travail ne pourra s’effectuer que par l’ajout de nouveaux joueurs, tant le roster actuel s’avère limité en talent offensif.

Après cette brève introduction qui n’apprendra rien à personne, et qui n’avait pas pour prétention de faire une revue complète d’effectif (je laisse ça à Gajs), rentrons dans le vif avec la draft, avant d’évoquer le cas de la free agency, puis celui du visage du roster en 2016, et enfin les perspectives d’avenir (ça fait très slogan de S. Royal j’en suis navré) pour la saison qui arrive.

I). La Draft :

Comme évoqué plus haut, je vais m’en tenir à  la structure développée par Gajs lors de son billet de présentation. Je vais donc d’abord évoquer le cas de notre pick 3, puis l’éventualité d’un trade. Je préfère laisser de côté aux vrais experts, les choix à faire avec nos picks du second tour.

A – Quel prospect drafter avec le troisième choix?

Ce A), évoque le scénario que j’estime comme idéal, tout d’abord car il évite de se triturer le cerveau car il a été anticipé par tous, et deuxièmement parce que c’est celui que je trouve le plus émoustillant.

Pour une seconde année consécutive la franchise n’a pas disposée du 1st pick tant convoité. Mais à la différence de l’intersaison précédente, il faut admettre que cette nouvelle déception n’est pas apparue comme un cataclysme. Certes le sentiment de voir certaines équipes, comme les Wolves ou les Cavs, qui sans le « mériter » vraiment, ont pris une avance certaine dans leur processus de reconstruction, peut amener de la frustration. Mais cette saison la nature de la draft et de notre pick semble mieux sied à la structure du roster. En effet nous sommes dans la situation exactement inverse à celle de l’an dernier puisque cette fois nous avons 2 intérieurs pour les places 1-2, et un extérieur en 3. Or si la franchise semble avoir un tant soit peu de compétitivité dans son roster c’est bien à l’intérieur, nul Besoin (et c’est bien le terme) donc de s’inquiéter avec ce pick, nous aurons notre extérieur.

Vient donc l’heure du terrible choix : Mudiay ou Russell.

On le sait la politique de la franchise en matière de choix à la draft est celle du meilleur joueur disponible, l’avantage cette saison c’est que cette option recoupe les besoins de l’effectif, en se plaçant sur un joueur extérieur, un meneur (Mudiay), ou un arrière-passeur (Russell).

Je pense qu’il est inutile de présenter précisément le profil de chaque prospect, mais nous allons quand même faire un rapide détour sur leur jeu respectif.

Mudiay est un meneur, qui pénètre, qui a un bon jeu de passes, mais qui en contrepartie n’a pas de shoot extérieur, n’a pas un bon pourcentage aux LF, et a passé l’année dernière non pas en NCAA, mais au sein de la ligue professionnelle chinoise, où il n’a pas particulièrement brillé, en partie à cause d’une longue blessure.

Russell est un arrière passeur qu’on compare à Harden, et qui a donc un bon shoot extérieur, une qualité de pénétration indéniable, une bonne vision du jeu, mais qui n’est pas très athlétique (et ne dispose pas d’un physique hors norme), n’est donc pas un grand défenseur, n’obtient pas beaucoup de LF, mais surtout il a un prénom d’acteur de porno gay.

Au vu de cette présentation très objective, mon choix avec le third pick ne vous étonnera pas, je sélectionne Russell. Tout d’abord parce qu’il est un arrière et que c’est un poste en NBA où le vivier est moins important que le poste de meneur. Mais aussi parce qu’il n’est pas qu’un simple scoreur, il sait aussi remonter le ballon, et le faire circuler alors qu’il est 2, et quand on sait le rang des Sixers dans les PAD cette saison ça ne nous fera pas de mal. Si tu l’accompagnes d’un bon meneur 3&D (ce que n’est malheureusement pas Ish Smith), ça peut vraiment cartonner et surtout nous offrir ce qui permettra à nos intérieurs, et spécialement à Embiid, de briller, c’est à dire du spacing.

Ce spacing si précieux, et cette adresse extérieure qui l’accompagne sont devenus des données de plus importantes en NBA, le profil des 4 finalistes de conférence cette année n’en est que la manifestation la plus évidente.

Cet apport à l’extérieur, et qui aura une conséquence directe sur notre jeu offensif en ce qu’il soulagera (dans les deux sens) Embiid/Noel, et permettra d’éviter un jeu offensif unidimensionnel et basé que sur un Rookie, rookies intérieurs qui sont traditionnellement plus long à développer.

Vous allez me dire qu’ici j’ai uniquement raisonné en termes de besoin et c’est vrai. Mais comme je l’ai précisé en amont, pour Moi, cette année le Besoin recoupe la stratégie du BPA. Mudiay a de trop grosses failles pour à cet instant passer devant un des 3 mecs de devant, et même si son choix de rejoindre la Chine est hautement respectable, et compréhensible (afin d’apporter un revenu à sa mère qui semble être très pauvre), il faut reconnaitre que ce n’est pas du genre à me rassurer, et sa blessure là-bas vient en rajouter en ce que les prospects des Sixers sont déjà tous passés par de lourdes blessures et qu’il convient à ce stade du processus de minimiser les risques.

B – Quels trades lors de la draft (trade-up, trade-down, aucun échange…)?

Mais est ce que le choix de Russell est si satisfaisant pour la franchise, ne faut-il pas opérer un trade ? Un trade-up pour choper KAT/Okafor pourrait-il être une bonne option ? Un trade-down pour obtenir des assets plus nombreux pour aussi être une option.

J’écarte l’hypothèse d’un trade-up pour choper KAT qui, s’il sera sans doute très performant, me fait douter (même si on a 96min à donner à 3 joueurs) du bienfondé/faisabilité de la chose, dans la mesure où nous serions dans l’obligation de sacrifier du lourd (à savoir un de nos big men + des tours de draft) pour l’obtenir, pour au final se renforcer dans un domaine où théoriquement pour le moment nous sommes déjà bien fournis. Oui, certes c’est un pari sur Embiid et Noel, mais quand deux ans de suite nous n’avons pas pu avoir le top pick que nous étions en droit d’espérer et bien nous sommes obligés de fonctionner avec un tel pari. Après est-ce que celui-là est plus judicieux que les autres, malheureusement nous ne pouvons le savoir maintenant.

Pour ce qui est du trade down pour moi il n’est souhaitable que dans une seule configuration: Dans le cas où nous n’aurions pas pu sélectionner Russell et vu que nous avons écarté Mudiay dans la partie précédente, et que le BPA est la stratégie du Front Office, nous sommes en position de sélectionner Okafor.

Mais alors dans ce cas pas convaincu par son profil et par l’obligation de jouer par séquence avec Embiid en 4 (en défense), et plus généralement par l’association avec Okafor qui est avant tout, comme Embiid (même si ce dernier prétend à la manière d’un KAT à être décisif des deux côtés du parquet) reconnu pour ses talents offensifs. Avec Embiid et Okafor nous avons deux mammouths dans la raquette, mais nous manquons toujours de spacing à l’extérieur réduisant ainsi considérablement la facilité qu’auront nos intérieurs offensifs à marquer, et surtout nous n’avons que des mecs lents qui peuvent pas défendre sur un 4/5 qui s’écarte ou qui est rapide (sachant que c’est un profil de joueurs qu’on retrouve de plus en plus dans la ligue).

Dans ce cadre uniquement vient l’hypothèse d’un trade down. Dans la logique de ce que je viens de présenter, il s’agira de se positionner sur un extérieur, et surtout sur un extérieur qui offre du spacing. L’avantage du trade down c’est qu’il permet d’obtenir des assets supplémentaire en se basant sur la sous-estimation d’un prospect, à la manière de ce qu’on a vu l’an dernier avec la draft de Payton, échangé directement contre Saric. Cette sous-estimation d’un prospect est sans doute accentuée quand il s’agit d’un joueur européen, en effet « l’ethnocentrisme » (voire le mépris) des staffs/GM/coach envers les joueurs du Vieux Continent est un atout de choix pour une franchise qui elle n’a pas peur de sélectionner des profils « exotiques » (de Saric à Aldemir).

Cette rapide présentation vous conduit assez facilement à deviner quel sera le joueur que je souhaiterai acquérir via un trade down, il s’agit évidemment et principalement de Mario Hezonja, aka « le top pick si je jouais en NCAA ». Ce poste 2 excellent aux tirs extérieurs serait un atout de poids pour la franchise dans la mesure où nous n’aurions pas pu avoir Russell (même si les deux joueurs ne sont pas forcément non complémentaires). Il est aussi plutôt bon défenseur. Mais l’inconvénient c’est qu’il semble être un peu une tête de con, comme son compatriote Saric, ou en tout cas qu’il semble être sûr de son fait. Cette dimension aurait tendance à me refroidir, mais le fait qu’il soit croate comme Saric, dans le sens où ils se tireraient vers le haut, aurait tendance à apaiser mes inquiétudes.

L’autre européen du top 10, ce qui constitue mon extrême limite pour un trade down, c’est Porzingis (merci Google). C’est un 4, qui dispose d’un bon shoot extérieur, ce qui pourrait être un profil intéressant, mais je l’écarte où l’an prochain, voire cette année, Saric arrivera aux Sixers, et a des qualités en commun avec lui (là-dessus je m’en tiens à ce que j’ai lu d’eux et en aucun cas à un visionnage pointu de leur profil). Et puis 4 joueurs de standing  pour 2 postes alors qu’on a une vrai faiblesse aux trois autres postes ça peut s’avérer problématique à terme.

Concernant les locaux, seul le choix de Winslow pourrait avoir un intérêt, même s’il serait en concurrence avec notre extérieur le plus installé, et abouti, Covington.

Voilà pour les trades lors de la draft. Je précise que pour les trade down, j’ai volontairement omis de sélectionner des contreparties (en plus de Hezonja/Winslow/Porzingis)  en échange de notre third pick, tout simplement parce que je ne suis pas assez aux faits des rosters/tours de draft des équipes susceptibles de les sélectionner, et je me voyais mal établir un plan d’échange pour chaque team susceptible de les sélectionner, d’autant que la draft nous réserve toujours des surprises.

II). La Free Agency:

Après avoir balayé le spectre de la draft 2015, vient celui de la free agency. Ici par manque de temps, de connaissances et d’espérance je vais partir de l’hypothèse que nous avons drafté un extérieur, idéalement Russell, mais pour les postes 2-3 évoqués ça peut aussi fonctionner avec Mudiay.

  • La sélection d’un poste 1:

Evoquons tout d’abord le profil, plutôt exotique, d’un meneur (6ème homme) mais qui a pour avantage d’être UFA. Je parle de CJ Watson, le meneur des Pacers. Ce n’est certes pas très excitant, mais il a avantage d’être aisément « signable », et surtout il a un profil qui pourrait plutôt bien compléter celui de Russell.

En effet comme dit précédemment pour jouer avec Russell, comme il faut jouer avec Harden, il nous faut un meneur 3&D. Or Watson correspond plutôt bien à ce profil, il est plutôt adroit à 3 points (40% cette saison, et 38,6% en carrière), et il est aussi un bon défenseur.

Voilà ce qu’en dit un journaliste spécialiste des Pacers sur l’apport de Watson à la franchise d’Indiana

Les Indiana Pacers ont mieux joué avec Watson sur le paquet depuis son retour qu’avec n’importe quel autre joueur. Selon NBA.com, les Pacers ont scoré 98,5 points par 100 possessions au cours des 165 minutes passées sur le parquet par CJ Watson. Ce n’est pas un résultat excellent mais c’est bien au dessus de la moyenne de l’équipe qui s’établit à 97,2 points par 100 possessions. C’est ainsi au dessus de ce qui prévaut quand Sloan est sur le paquet (96,1) ou Stuckey (95,1, quand bien même l’essentiel des minutes de ce derniers n’ont pas été utilisées au poste de meneur de jeu).

En résumé : les Pacers ont scoré avec plus de régularité, bien que dans des standards loin d’être excellents, avec Watson sur le parquet cette année. Les chiffres les plus éloquents interviennent lorsqu’on prête attention à la défense où les Pacers concédaient 93,8 points par 100 possessions avec CJ Watson sur le parquet contre 105/100 avec Sloan et 107,8 avec Stuckey. Il convient de préciser que l’essentiel du temps passé sur le parquet par CJ Watson le fut face à des joueurs du banc mais la différence est abyssale et significative y compris si on tient en compte du niveau de l’adversité.

Son salaire modéré, 2M$ en 2015, en fait aussi un bon choix.

Bref c’est un joueur accessible, qui ne volerait pas la vedette offensivement à nos rookies, et qui correspond au profil. Certes ce n’est pas un game changer ni un meneur avec qui tu vas conquérir le titre mais vu la qualité des 1 dans la franchise, et la piètre performance de Canaan, il ne ferait pas tache dans le roster.

Ses seuls défauts tiennent au fait que son profil soit trop proche de celui de Canaan, et que ce dernier est encore sous contrat avec les Sixers pour 2016 (même si rien ne nous oblige à la conserver nous y reviendrons), et que Watson ne soit pas le genre de joueur que nous devons prioritairement signer de par son apport qui restera mesuré. N’est-ce pas trop tôt pour s’attarder à signer ce qui sera à terme un joueur de 2nd unit ?

Des joueurs de 2nd unit, ces 2 RFA n’en seront assurément pas, c’est d’ailleurs ce qui fait que sans doute ils ne seront assurément pas des Sixers. Je parle ici de Patrick Beverley, et de Brandon Knight.

Je vais traiter ces deux joueurs conjointement parce que ces deux joueurs ont un profil plutôt similaire (et parce que j’ai déjà été beaucoup trop long) même si Knight est peut-être d’une dimension supérieure.

Les deux finalistes du skills challenge 2015, ont un profil qui pourrait parfaitement convenir aux Sixers.

Je suis conscient de la probabilité quasi nulle de voir signer un de ces deux joueurs à Philly mais soyons fous.

Ces deux joueurs disposent d’un bon shoot à 3pts (plus de 40% en carrière pour tous les deux), ce sont également deux défenseurs plutôt solides, et ils ont surtout pour Beverley (mais ça vaut aussi pour Knight depuis son arrivée chez les Suns de Bledsoe) l’habitude de côtoyer un arrière qui aime bien disposer de la gonfle l’intégration avec Russell serait alors idoine.

Leurs capacités défensives permettraient de soulager un Russell pas (encore?) très physique qui pourrait souffrir face à certains postes 2. De plus ce sont des joueurs qui ont eu l’habitude d’être plutôt dans l’ombre, en tout cas pas des premières options offensives, ce qui est justement essentiel dans une franchise qui veut avant tout développer son/ses FP comme Embiid voir Russell.

Après ce rapide détour par leur style de jeu, parlons de la faisabilité de la chose. Les deux cas ne sont pas exactement similaires, Knight vient d’arriver aux Suns, une franchise qui semble faire du sur place, qui a perdu plusieurs solides éléments et qui ne retrouvera pas les playoffs rapidement à moins d’un miracle.

Les Suns qui ont perdu deux de leurs trois meneurs cette année, devront aussi devoir faire face à la nécessité de resigner (ou non) les frères Morris l’an prochain, sachant que cette année ils devront s’occuper du cas G. Green. Certes ils disposeront d’une certaine marge, d’autant que l’explosion du salary cap approche, avec le départ de I. Thomas et Dragic, mais tout de même. Est ce qu’il n’est pas temps de laisser le poste de PG à Bledsoe, plutôt que de le faire cohabiter avec un énième meneur ?

Je n’y crois pas trop, d’autant qu’ils n’ont pas forcément été gagnants lors du trade à 4 équipes intervenus lors de la trade deadline, et que ne pas s’aligner sur les offres que les franchises pourraient faire à Knight serait assez stupide/surprenant.

Pour Beverley la situation est peut-être plus favorable. D’abord parce qu’on pourrait lui faire miroiter un rôle supérieur à celui qu’il occupe à Houston, d’autant que les rumeurs en provenance des Rockets font état d’une forte pression du FO pour ramener Sergio Llull au Texas. Sa position pourrait aussi être fragilisée par son absence en Playoffs, qui a été comblée de pas trop mauvaises manières  par les Rockets.

Il n’a pas un gros salaire, et je pense que peu de franchises seront susceptibles de lui faire une offre comme celles que les Sixers pourraient lui proposer. S’il y a un coup à tenter lors de la FA en ce qui concerne les 1, c’est bien celui-ci.

  • La sélection d’un poste 2:

Le recrutement d’un poste 2 alors que selon mes prédictions/volontés la franchise disposerait de Russell peut paraître étonnante, pourtant paramètre rentre en compte ici: la volonté exprimée par Russell de se muer en poste 1 dans la grande ligue, et le fait qu’un gros coup lors de la FA me parait plus réalisable sur un poste 2 que sur un poste 1 même si la densité dans la ligue à ce poste est moindre.

J’écarte d’emblée, par manque de temps et par choix les joueurs qui dispose d’une Player Option. Ici seuls les restricted et les unrestricted auront leur mot à dire. De même que j’écarte ceux qui sont pour moi injouable, à savoir Butler, Middelton, JR Smith, Belinelli (qui semble avoir grillé Green).

Reste 2 unrestricted: Green, et surtout Matthews.

Je ne vais pas m’appesantir sur les profils de ces deux joueurs, ce sont comme les meneurs évoqués plus haut, des gros shooteurs à 3 points (encore et toujours le spacing), et de solides défenseurs.

Le choix de Green pourrait être surprenant où on imagine mal un joueur important des Spurs traverser le pays pour signer dans une franchise des bas-fonds de la ligue. Mais pourtant j’y crois parce que Belinelli semble lui être passé devant dans la rotation, en tout cas en Playoffs, j’y crois aussi parce qu’il est un peu rentré dans le rang. De même le probable bouleversement au sein de la franchise texane fera sans doute qu’il ne constitue pas la priorité à resigner, d’autant qu’au vu de son salaire plutôt modeste (4M$) il risque d’être un peu gourmand.

Pour autant il ne constitue pas ma cible favorite, je lui préfère assez largement le SG des Blazers, Wes Matthews. Je l’ai déjà évoqué longuement sur le site (cf. les commentaires de cet article: http://sixers.debats-sports.com/2015/05/02/que-faire-du-salary-cap-le-cas-gerald-wallace/), mais je vais quand même résumer ici le cas Matthews.

Pourquoi il est dans une fin de cycle à Portland: Sur Matthews, je pense que le challenge pourrait l’intéresser au sens où: il est gravement blessé, il n’aura donc pas facilement un gros contrat. Aldridge va sans doute quitter  Portland (et je ne vois pas quel gros FA ils peuvent attirer). Portland semble avoir atteint son plafond de verre, et à l’Ouest ils ne peuvent rien faire avec les seuls Lillard et Batum

Parce que les Sixers peuvent être un challenge intéressant : Noel a, je pense, marqué des points auprès des joueurs comme des dirigeants de NBA (mentionné au DPOY, et sur le podium du ROY), et Jojo Embiid dispose quand même d’une certaine aura de par ses prestations en NCAA, et sa (vraie) position à la draft.

Concernant le risque de voir Matthews se muer en première option, limitant ainsi la progression de Embiid-Russell, il faut rappeler qu’il est blessé et qu’il ne sera pas opérationnel tout de suite (même s’il semble revenir plus tôt que prévu) et que d’ici là on peut espérer que Embiid/Russell se soit déjà bien intégré offensivement (en tout cas les prémisses). Matthews arrivant en janvier (au plus tard), il ne pourra d’office prétendre au rang de leader offensif.

BONUS Track:

Et un restricted: Shumpert. Si Hinkie est vraiment bel homme il peut aussi proposer un contrat max à Shumpert, afin que les Sixers soit la franchise disposant du plus de flow capillaire (sans compter la tondeuse de Gajs) de toute la ligue. Remballez vos Splash Brothers place au Hairspray Brothers (Nerlens-Iman).

III). Le Roster 2015-2016 :

A – Le cas Dario Saric:

Le deal concernant l’arrivée du croate dans la franchise était qu’il arrive pour l’exercice 2016-2017. Or le profil du joueur, comme ses performances aussi bien en Turquie qu’en Euroleague suscite l’engouement et faire émerger chez certains la volonté de le voir venir dès cette année.

Or comme l’a rappelé Gajs récemment, ni Dario, ni les Sixers ne sont les maitres de ce dossier, seuls les dirigeants du club turc ont le pouvoir, et nul doute qu’ils ne voudront pour rien au monde se séparer un an plus tôt d’une de leurs pièces maitresses.

B – Les joueurs à conserver:

Si mes recherches ont été rigoureuses (rien n’est moins sûr), la franchise doit faire face à 4 UFA durant cette intersaison: Robinson, Richardson, Smith, MAM. Rapide tour d’horizon

  • Richardson: Seul vétéran, devenu quasiment historique au vu du renouvellement permanent du roster. C’est pour moi un joueur à conserver de par son expérience, son adresse, et sa bonne mentalité.
  • Smith: Il a vraiment beaucoup apporté à l’équipe, au point de prendre la place de Canaan, son entente avec Noel a été remarquable en fin de saison, pour autant il doit faire face au retour de Wroten, au contrat partiellement garanti de Canaan (à noter que si la franchise le coupe, le trade, le brûle et qu’on prend un meneur à la FA/2nd tour alors la question de la place de Ish est à réenvisager) et à la draft probable d’un PG. A partir de là j’ai du mal à voir comment il pourrait être conservé, malheureusement.
  • Mbah A Moute: L’autre camerounais de l’effectif a lui aussi été précieux, et a permis/permettra sans doute une meilleure intégration à Embiid. Sa francophonie me le rend sympathique, mais il semble avoir des envies d’ailleurs, je vois donc mal la franchise pouvoir le conserver.
  • Robinson: Pour le bon Thomas, tout dépendra de la draft si l’équipe sélectionne un extérieur, il aura sans problème une place dans le roster au vu de son apport, en revanche en cas de surprise à la draft sa position semble être plus fragile. Je le vois mal se re-contenter d’un rôle subalterne alors qu’il est en partie partit des Blazers pour cela.

Demeure aussi le cas de Henry Sims, qui est RFA: IL a été précieux l’an passé, et en début de saison, mais l’arrivée de T. Robinson, et l’émergence d’Aldemir l’a un peu éclipsé. Il parait donc moins indispensable que l’an passé, à voir donc.

C – Le cinq majeur:

Je préfère laisser la question de l’optimisation du salary cap, je me suis déjà bien trop épanché, et je ne suis pas assez au fait pour en parler de manière un minimum pertinente.

De ce fait je vais direct évoquer Mon cinq majeur, et les principales rotations. Je ne me vois dessiner l’effectif complet dans la mesure où je suis incapable de deviner le visage du roster de la franchise avec le 2nd tour de la draft.

_ Le cinq:

Idéalement je voudrais voir une recrue de la FA, en 1 ou en 2. De cette recrue (ou non) découle pour moi le positionnement de Russell (oui je suis du genre buté comme garçon).

Recrue – Russell – Covington – Noel – Embiid

_ 6ème homme: Wroten

_ Joueurs importants de la rotation: Grant, Robinson, Richardson (si les deux sont conservés).

Selon le niveau des 2nd tour, Hollis, voire MAM joueront sans doute également un rôle.

IV). Conclusion:

Il est enfin temps d’en finir, et d’évoquer donc les perspectives pour la franchise lors du prochain exercice.

Étonnamment si je ne suis pas très optimiste concernant la FA, je suis plutôt optimiste, pas sûr cependant que ce soit le mot qui convienne, sur les résultats de la franchise. Si l’année 2015 nous a vu progresser qualitativement je pense que l’exercice 2016 nous verra progresser quantitativement. Il est toujours difficile de faire des pronostics dans la Conférence Est, d’autant que pas mal de bonnes équipes risquent d’être en recomposition. Partant de là je vois bien la franchise terminer entre la 10-12ème, en faisant un gros rush vers la fin pour tenter de subtiliser un spot en post season.

Sache que si tu as eu le courage/patience/folie de tout lire, tu as toute ma considération.

Demain vous retrouverez les projets de Loïc et de Larroca HD.

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