Joue la comme Tony DiLéo

JoueLaCommeDiLéo 2015 : Le projet de Bluejark

Tony DiLeo

Pour la troisième saison consécutive, le #JoueLaCommeDiLéo va animer le processus pré-draft. La publication des différentes contributions rédigées dans le cadre de cette vaste consultation va désormais rythmer cette bien trop longue attente. Seconde contribution pour cette édition, le projet de Bluejark. 

Il convient de préciser dès maintenant que mon plan, doit se lire comme une petite histoire sans prétention parmi vos autres projets plus élaborés, et ne repose pas sur une connaissance pointue des futurs joueurs à drafter; je n’en ai que peu vu, vu assez peu de vidéos et lu un peu plus d’articles, mais somme toute je vais dire des âneries plus grosses que moi (ce qui n’est guère complexe vu ma corpulence), je vous prierai donc d’être indulgents.

Présentation :
Tout d’abord, je jouerai plutôt au « JoueLaCommeSammy », car même si je n’ai pas une grande connaissance de l’histoire des Sixers, il me semble que Tony n’a pas laissé un souvenir impérissable en Pennsylvanie.  Si je devais momentanément enfiler le costume de DiLéo, nul doute que j’opterai pour un trade-up (pick 1 contre pick 3 + Embiid + Nerlens) pour sélectionner Kelly Oubre. Dieu m’en préserve.

Donc je me présente: Sam Hinkie, plus beaucoup de cheveux, légèrement maniaco-névrotique sur les bords. Ce que j’aime, c’est maximiser ce que j’ai en main, coûte que coûte.

Me voici fin juin, avec mon choix 3 en poche. Ma stratégie est simple: obtenir le plus de valeur possible de ce pick. Alors, j’évalue, je scrute, je connais jusqu’à les mensurations les plus intimes des 100 meilleurs prospects. Je connais leurs failles, leurs doutes, leurs points forts. Vous avais-je déjà parlé de mon côté névrotico-maniaque, qui ne sévit pas que sur les bords?

L’analyse :

Passons aux choses sérieuses: au jour d’aujourd’hui, 3 joueurs semblent aux yeux du grand public se dégager: D’Angelo, Okafor et, un cran au-dessus, KAT. Les choses sont simples: Si Towns descend, je n’hésite pas une seconde, BPA oblige. Mais, mes confrères, bien que piètres gestionnaires, ne font pas l’impasse, ne me poussant ainsi pas à trader un de mes 3 intérieurs lors de cette même nuit draftique, et me tombe dessus Jahlil ou Russell. Well.

L’heure est grave; l’heure est grave car, mine de rien, la situation est complexe. Je vais tenter de faire simple: là où KAT me rassure, n’ayant que peu de doutes sur le grand joueur qu’il va devenir, les 2 autres ne m’apportent pas autant de garanties. Je pense surtout à D’Angelo (ne souhaitant pas avoir Jahlil dans mon roster, car je ne vois pas de gain conséquent par rapport aux pièces déjà en place). Ce joueur peut sans problème devenir un joyau, mais dans une ligue où l’athlétique domine, je ne suis pas certain que mon grand combo guard d’ohio state devienne dominant. Son jeu paraît parfait pour le roster déjà en place, mais je ne suis pas aussi sécure dans mon choix que je l’aurai été pour KAT. Si, réellement, je suis convaincu que d’Angelo deviendra un joueur de même importance qu’un Stephen Curry, je fonce, cela va de soi; mais, au jour d’aujourd’hui, j’ai trop de doutes.

De plus, sous les radars, se trouve un chinois globe-trotter qui me plaît beaucoup. Son physique déjà: très athlétique, excellent point dans cette ligue. Va souvent sur la ligne des free throws; à l’heure où les matchs deviennent serrés et où chaque point compte, avec peu d’espace entre les lignes, gratter des points faciles est une grande qualité. Défensivement, il peut être un tueur, son potentiel est grand. Et je dois avouer que j’adore l’idée d’avoir dans mon roster des gars qui peuvent littéralement éteindre leur vis à vis et qui sont efficaces de chaque côté du terrain. Je pense que Mudiay a ce potentiel-là de ce côté du terrain. De plus, Emmanuel sait et aime trouver ses partenaires, Jojo ne sera pas laissé pour compte. Avec Brett Brown aux baguettes, je trouve que l’alchimie peut être grandiose. Le seul souci que je peux voir, c’est que pour percuter il faut de la place, et Embiid, Nerlens et lui devront bien communiquer pour brouiller les pistes, là où un Russell occupera d’avantage la périphérie. Le pick&roll peut être savoureux, entre Embiid et Mudiay. Je trouve qu’il y a la une variété de jeu très intéressante à exploiter pour Brett Brown, et dans les moments qui comptent, les POs, les LFs et la défense deviennent plus importants que jamais. De plus, son parcours personnel m’inspire une confiance accrue. Il n’est peut être pas plus aisé d’aller en NCAA (lumières américaines où chaque perf est scrutée), mais s’expatrier en Chine pour jouer avec des pros, afin de récupérer un salaire, me fait dire que ce jeune sait ce qu’il veut. Et qu’il a les épaules solides.

J’imagine aisément Mudiay atteindre un rôle très impactant au cours de sa 3ème année, car la mécanique de shoot est à travailler, le rythme NBA à apprendre etc. Les red flags ne sont pas moins nombreux que pour D’Angelo. Ceci dit, s’il n’aura jamais la fluidité gestuelle ni l’efficacité au shoot de Russell, il peut devenir une menace correcte à l’extérieur j’en suis persuadé. Il ne plombera pas le spacing, quitte à ce que son année rookie soit sacrifiée sur l’autel de la mécanique de tir.

Si d’instinct, son jeu & sa force mentale me parle plus quand il s’agit de monter une team de vainqueurs, Russell est tout aussi alléchant. Et c’est là que mon côté maniaco-névrosé prend le dessus. Bordel, en 2,3,4, les picks se valent à mes yeux, les valeurs sont égales. Sauf que j’ai l’impression que mes petits copains voient Russell, ou Jahlil, un cran plus haut.

Heureusement, j’ai 51 infiltrés dans chaque franchise & Wojnarowski est mon cousin germain depuis 2 ans. Effectivement, les top teams de la prochaine draft ont un big board KAT/Okafor/Russell. Bon, je n’ai pas le choix, je vais être obligé d’escroquer un confrère, le trade down en approche.

L’agent 212 m’informe que derrière mon pick, les Knicks ne prendront pas Mudiay. Il ne servirait à rien dans le jeu en triangle, étant notamment basé sur un meneur aimant arsouiller à 3 points. Ils se projettent sur Stein, ou Justise. Ils aimeraient trader leur pick mais personne ne se manifeste. Tant mieux, sinon cela compromettrait mon plan (la team récupérant le pick pouvant choisir Emannuel). Derrière, en 5, Orlando n’a que faire de mon poulain. Avec Oladipo, Fournier et surtout Elfrid, que je leur ai prêté quelques années, font qu’ils se tournent vers Justise ou Kristasp..Kristapsp..Kir.. bref, Porzingins..Proginzis.. enfin vous m’avez compris, le letton.. ou lituanien.. Merde, DiLéo est en moi. Dans tous les cas, un 3 ou 4. On arrive au choix 6, les Kings. Puis au choix 7, les Nuggets. C’est là que ça devient intéressant.

Le plan diabolique :

« Allo Connelly? Bon on va faire simple. J’ai ouï dire que le petit Ty Lawson n’est plus en odeur de sainteté par chez toi. Vrai? Tu sais qui en voudrait? Les Kings. Je blague pas, leurs 9 décisionnaires – Oui oui Pete n’en fait pas partie aha, bon arrête de déconner j’ai un avion pour la Pologne qui m’attend – voudraient rajouter une star à leur roster, et tu connais coach Karl, Ty c’est son chouchou. D’Angelo Russell, ça te parle? »

Trade:
Les Sixers reçoivent: Pick 6, Pick 7.

Les Kings reçoivent: Ty Lawson.

Les Nuggets reçoivent: Pick 3, Pick protégé d’OKC.

La trame me semble équitable, il est toujours possible de rajouter un 2nd round pick ou un cadeau de la part des Kings pour Denver, bref on équilibre. Cela reste arbitraire, à négocier en direct live. Ceci dit j’ai confiance, Vivek adore les noms, et les Nuggets reconstruisent, et quoi de mieux qu’un top pick et un meneur sous les projecteurs pour remplacer le leur boudeur.

Alternatives:
1/Les Knicks veulent reconstruire vite, Carmelo ayant une arthrose naissante. Lawson (ou Faried mais j’y crois moins) + pick de Miami pour les Knicks; Pick 3 + pick OKC pour les Nuggets, pick 4 et 7 pour les Sixers.

2/ Les Nuggets ne sont pas chauds. Phil Jackson l’est sur D’Angelo, qui colle parfaitement au jeu en triangle (même si le timing de construction, avec un Melo plus tout jeune, n’est pas idéal). Swap entre pick 3 et pick 4, on leur prend en bonus leur first pick 2018 unprotected. Si ça passe pas, tant pis on drafte Russell juste pour les emmerder, non mais.

3/ Si c’est OKAFOR qui descend, avec d’Angelo déjà sélectionné, on procède de la même façon avec Denver et Knicks, les 2 seules équipes à mêmes de vouloir Jahlil.

4/ Si rien ne marche, on drafte simplement en 3. De D’Angelo ou de Mudiay mon coeur balance, et je ne saurai prendre de décision. Le jeu du pile ou face tombe sur Emmanuel, décidément.

Me voici donc attaquant la draft en double pickant, partant du principe que Kings et Nuggets sont enclins à accéder ma requête. Comme prévu par mon esprit malsain (hello, my name is Sam), je prends Mudiay. Clairement, j’ai maximisé la valeur de mon pick en m’offrant en cadeau un pick 7. Ceci dit, si D’angelo devient Curry pendant que Mudiay devient Jennings, bon… j’aurai les boules, mais pas de regret. Au moment du choix, je n’avais pas de plus grande certitude pour D’angelo que pour Emmanuel.

Pick 7: Justise? Stanley? Mario? Je n’ai que l’embarras du choix. Evidemment j’ai une tonne de fiches sur chacun d’entre eux, mais chacun a ses red flags, rien ne se dégage. Je ferai donc confiance au vrai Sam Hinkie (allez…je l’avoue, je ne suis qu’un imposteur) pour picker le bon. Notez que tous jouent à des postes sympas vu l’état actuel de notre roster.

Derrière, les picks du 2nd tour me servent à tenter des steals, à faire du draft & stash, etc. J’avoue mes lacunes et je ne sortirai pas des noms pour en sortir, plusieurs personnes de ce site sauront dénicher les bons mieux que moi.

Mon roster post-draft :

Le 5: Mudiay – (Hezonja? Johnson? Winslow?) – Wroten ou RoCo selon le poste choisi – Noel – Embiid + les joyeux trublions que l’on a déjà en stock (qui garder qui jeter, c’est de la divination et je ne me sens pas assez compétent pour jouer à ce jeu), un steal du 2nd tour, Saric.

Eté 2015 :

Voici donc les gars qui comptent. Je table, clairement, sur 2 ans de développement pour avoir un Mudiay et un Embiid foutrement impactants et capables de grandes choses. Cela m’amène à viser le titre lors de la saison 2017/2018. Dès lors, je passe tout au crible de cette échéance. J’ai ma date. Il faut que les autres pièces de mon roster soient déjà en place depuis la saison d’avant.

Nerlens : son premier gros contrat démarrera en 2017/2018. Jojo ce sera l’année d’après, et mes deux récents draftés en 2019/20.

Saric arrivera lors de la saison 2016/17. Parfait, un an pour s’adapter au rythme NBA et se familiariser avec le jeu de Brett.

Pour l’été 2015, l’important est de ne pas claquer grand chose. Je tenterai à la FA un grand coup l’année d’après, mais cette année c’est inutile, surtout que je ne suis pas encore sexy. Mes jeunes sont jeunes, cette année va me servir à montrer qu’on a une team pleine d’avenir aux autres joueurs de la ligue. Il me faut, lors de cette free agency, un renfort intéressant dans le jeu, et qui amène un esprit de gros bosseur. Montrer par l’exemple, c’est ce dont j’ai besoin. J-Rich and co c’est top, mais il me faudrait le même genre de joueurs qui soit d’avantage valide et impactant sur le terrain. Que mes joueurs aient un mentor à qui se référer sur le terrain. Qu’ils soient guidés. Et que le jeu proposé, et que les résultats, soient assez sexys pour titiller les grands joueurs de la NBA.

Je signe Wesley Mattews, ou Demarre Carroll, sur 3 ou 4 ans. Evidemment, je me dois de les surpayer afin de les faire venir. En leur montrant ce qu’il y a comme projet en cours. Si l’un ou l’autre signe, banco, je ne touche plus à rien à part ajouter des vétérans pour encadrer toujours plus et inspirer ces jeunes.

Si jamais les deux refusent, malgré le salaire plus conséquent proposé (avec la hausse du cap je peux me permettre de surpayer, l’argent ne sera pas perdu car cette étape est vitale dans mon projet, et je dois mettre la main à la poche; je dois attirer du lourd, pas nécessairement une mégastar ceci dit, à la FA 2016 voire 2017), je suis un peu dans la mouise. Dans ce cas, je cherche toujours ce type de profils mais moins efficaces sur le terrain. L’image de ma team sera peut être moins valorisée par de bons résultats, et ça compromettra probablement ma quête du gros poisson pour la FA 2016. Mais ne nous trompons pas: la quête du titre passera surtout par les pièces déjà en place, et leur évolution, Embiid en tête.

Eté 2016
Je me fous de la draft, l’heure n’étant plus à drafter du talent. Je me retrouve avec le pick 9 des lakers, le mien 13, le 20 du heat.

Options:

* Sign & trade (je peux lâcher tous les picks et d’autres petits assets) contre un gros nom en sign and trade qui compte partir de sa team en tant que FA (coucou KD), simple trade (all picks) contre un joueur sous contrat et potentiellement impactant, qui vient de décevoir dans sa team (là faut flairer le bon plan), ou je peux drafter utile, des mecs ready pour la NBA qui auront un an pour s’aguerrir et m’aider à jouer le titre en 2017/18.

* Lors de cet été, Dario Saric vient renforcer un secteur intérieur d’une richesse et jeunesse intéressante. Cela lui laisse une année pour s’acclimater au rythme et au jeu NBA, avant de m’aider à jouer le titre dès l’année d’après.

* Lors de la free agency, je propose le max aux joueurs les plus valuables. Une mégastar, ou un joueur de bonne facture signé pour 15M version new CBA, 11 version actuelle. Donner des noms est compliqué, vu la jungle qui se profile lors de cette free agency.

THE END
Les Sixers champions en 2018/19 (échec l’année 17/18, qui aura servi à prendre l’expérience nécessaire), avec :

  • Un voire deux contrats max (Embiid et/ou la megastar chopée à la FA 2016 ou 2017)
  • un gros contrat (15M version nouveau salary cap/4ans) pour Nerlens
  • 9M par an pour Saric sur 4 ans,
  • Deux FA signés en 2015 (Carroll ou Wesley) et 2017 (seulement si j’ai pas eu la megastar) pour 10/15M la saison.

En clair, si j’attrape une megastar en 2016 ou 2017, je trade le FA signé en 2015 et je ne signe personne d’autre. Si la chasse au gros a échoué, j’ajoute mon second FA…
A la fin de la saison je dois prolonger Mudiay & et son acolyte, où je dépasserai le cap.
Les salaires annoncés ici correspondent au nouveau salary cap.

Exemple au début de la saison 2018 (1 an avant la prolongation de Mudiay/Winslow, roster complet):
Mudiay / x / x
bon joueur / x / x
Carroll / Winslow / x
Noel / Saric / x
Embiid / x / x

En version actuelle du CBA, ça ferait: Embiid à 14M (contrat max), Noel à 13M, Saric à 6M, Carroll à 11M, le deuxième FA signé en 2017 à 11M (version CBA actuel toujours), Mudiay et Winslow à 4M chacun. Cela fait 63M dépensés.

Tu signes tout le reste (joueurs d’expérience) via exceptions et salaire mini. Le roster est sain et joue le titre, en partant du principe que Embiid est le go-to-guy attendu, Mudiay un excellent lieutenant chef d’orchestre, Noel le joueur qu’on l’imagine capable d’atteindre, les valeurs sures Carroll et son pote du poste 2, et Winslow et Saric en invités surprise sortant du banc.

Autre exemple: tu remplaces Carroll et son pote par un joueur du top 10 NBA. Les deux salaires à 11M sont remplacés par les 22M du gars, ça revient au même.

Mudiay/ x / x
x / Hezonja / x
Durant / x / x
Noel / Saric / x
Embiid / x / x
Hezonja et Saric venant du banc.

 

La publication des différents projets se poursuivra dans la journée avec le projet de Rapha.

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