Armée de réserve

Dario à Philly : Dès maintenant ou en 2017?

La saison de Dario Saric n’est pas révolue. Eliminé en quarts de finale de l’Euroleague par le Real de Madrid à l’issue d’une série où le jeune croate a produit quelques 10,5 points, 9,3 rebonds et 2,8 passes de moyenne sur 25,5 minutes de temps de jeu, l’Anadolu Efes dispute la finale du championnat turc face à la surprenante équipe de Karsiyaka. Après avoir remporté la coupe de Turquie, Dario Saric est en bonne voie pour consolider son palmarès sur le vieux continent en attendant d’ajouter une ligne…avec un titre en Summer League.

Les Highlights de Dario Saric en Euroleague

Selon David Pick, toujours bien informé en ce qui concerne les situations contractuelles des joueurs européens, les Sixers n’auraient pas abandonné l’idée de convaincre leurs homologues turcs de laisser le croate franchir l’Atlantique dès cet été, au contraire, ils auraient repris les négociations.

Alors que le joueur se prépare à disputer la seconde manche de la finale du championnat turc, l’annonce de David Pick n’apporte in fine que peu de nouvelles eaux au moulin des rumeurs. La volonté des Sixers de ramener le plus tôt possible le croate au PCOM afin de superviser son développement plutôt que le déléguer à une tierce franchise, est connue de tous. Les multiples voyages des membres de l’organisation et la présence de Brett Brown à Istanbul, dès la cloture de la saison NBA ont largement étayé la position de la franchise vis-à-vis du 12ème choix de la précédente draft.

L’issue de la loterie où les Sixers pouvaient escompter sur une collection de 3 choix dans le top 11, ainsi que la hausse substantielle du niveau de jeu du croate ont certainement conféré davantage de prégnance aux velléités de l’organisation d’intégrer le jeune homme au roster des 76ers dès cet exercice.

Au lendemain de son titre de MVP du mois en Euroleague, nous avions dressé le panorama des obstacles qui se dressaient entre le prodige des balkans et les 76ers. La situation n’a pas évolué si ce n’est la confirmation de l’explosion du salary cap à venir, élément qui n’est malheureusement pas à classer au rang des arguments en faveur d’une intégration précoce en Pennsylvanie.

  1. Dario Saric est sous contrat avec l’Anadolou Efes jusqu’à l’issue de la saison 2016-2017. Une clause de buy-out a été intégrée à son contrat qu’il peut activer à l’échéance de la saison 2015-2016. Autrement dit, l’arrivée dès cet été de Dario Saric au PCOM est conditionnée à la volonté des dirigeants turcs de le laisser quitter leur équipe. Au vu des prestations du croate qui est monté en régime tout au long de l’exercice et qui s’est imposé comme le meilleur joueur de l’effectif, ce scenario semble toujours aussi peu probable, d’autant plus que les divergences de vue entre le joueur et le coaching staff sont désormais dissipées.
  2. Si tant est que les dirigeants turcs se laissent convaincre, un problème d’ordre financier s’érigera. Les Sixers ne peuvent, aux termes du CBA, dépenser que 650 000 dollars dans une opération de rachat de contrat d’un joueur évoluant sous les couleurs d’une équipe étrangère. Or, l’Anadolu Efes n’est en proie à aucun problème de trésorerie et le montant du contrat de cession serait, selon différentes sources convergentes, estimé à quelques deux millions de dollars. Dès lors, Dario Saric devra puiser dans ses ressources personnelles pour se désengager de ses obligations contractuelles à l’égard de l’équipe turque. Une avance sur la première année de son contrat rookie permettrait de dégager la somme requise mais grèverait largement les émoluments du prospect.
  3. En l’espèce, rien ne garantit que la manoeuvre soit profitable sur le plan pécuniaire pour le joueur croate. Lire : Dario Saric, MVP de l’Euroleague en novembre, quand à Philadelphie?

En dépit de la volonté des Sixers d’implémenter le point forward à leur roster aussi promptement que possible, l’éventualité d’un report du débarquement croate sur les quais de la Delaware River en 2017 n’est pas à exclure. En effet, s’il devait demeurer une saison supplémentaire en Turquie, la pertinence de prolonger son séjour jusqu’à l’échéance de son contrat avec l’Efes revêtira une acuité nouvelle.

A l’issue de ce dernier, Dario Saric aura passé trois ans en Europe, soit les délais requis pour s’extirper des contraintes afférentes à l’échelle salariale des contrats rookies, et pour bénéficier de toute latitude pour négocier son contrat en NBA. A l’instar d’un Nikola Mirotic, qui en prolongeant son expérience madrilène, s’est offert l’opportunité de négocier un contrat de 5,3 millions de dollars quand son statut de 23ème choix de la draft 2011 était corrélé à des émoluments de 1,2 million de dollars s’il avait intégré la Grande Ligue avant juin 2014. Or, avec l’explosion annoncée du salary cap en 2017, le croate pourrait toucher le pactole en reportant son arrivée en NBA.

Depuis sa sélection le 26 juin 2014, l’avenir de Dario Saric a été nappé de mystère, la lisibilité de son avenir perturbée par une communication parfois hasardeuse et des déclarations impromptues de son paternel. La situation n’en demeure pas moins limpide. Les Sixers font et feront tout ce qui est possible pour écourter le séjour du croate en Turquie mais, une fois n’est pas coutume, ils sont dépourvus de carte maîtresse à déployer à la table des négociations.

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