Draft

Corey Hawkins convié à un work out

A dix jours de la loterie, la valse des prospects a débuté en Pennsylvanie. Toujours prompt à mobiliser cette période pour consolider les connaissances acquises tout au long de l’exercice, Sam Hinkie a pris l’habitude de convier à Philadelphie une cohorte de jeunes talents parmi lesquels se mêlent quelques patronymes jusqu’alors inconnus du grand public. Le premier à révéler publiquement son passage au PCOM se situe à la croisée des chemins.

S’il s’est fait un prénom en NCAA au gré de ses performances au scoring et de son insolente réussite à longue distance, Corey, classé 97ème du classement des 100 meilleurs prospects de Draftexpress, doit jusqu’à présent l’essentiel de sa notoriété à sa filiation. Corey Hawkins n’est autre que le fils du troisième plus prolifique scoreur à trois points de l’histoire des Philadelphia 76ers, Hersey Hawkins. Lorsqu’il s’exprime sur les Sixers, Corey qui arbore régulièrement une équipement à l’effigie de la franchise utilise le « nous ». Né à l’aube de la saison All-Star de son paternel, le prospect de 23 ans pousse le mimétisme avec Hersey au-delà du morphotype (1,92 mètre pour 88 kilos).

Tout ce que vous me voyez faire sur un parquet n’est qu’une imitation de ce qu’était capable de faire mon père. Il m’a tout appris, qu’il s’agisse de ma façon de shooter, d’appréhender le jeu quand on est un arrière de petite taille, ma façon de pénétrer…

Mon floater? Il m’éloigne des blessures. Quand vous vous retrouvez en situation, face à des gars bien plus grands et physiques que vous, laisser le shoot partir avant que vous ne les percutiez n’est pas une mauvaise idée.

Lors de sa saison senior à avec les Aggies (UC Davis), l’arrière s’est illustré par un arsenal offensif complet qui lui a permis de scorer la bagatelle de 20,9 points en moyenne à 50,3% de réussite dont un « holliesque » 48,8% derrière l’arc. La progression du prospect à longue distance (32,2% en 2013-2014) est d’autant plus étincelante qu’elle est allée de paire avec un accroissement sensible de son volume de shoots (5,9 tentatives par match). Ses prestations lui valent les louanges de son coach chez les Aggies.

« Il est l’un des scoreurs les plus efficaces que je n’ai jamais vus. A deux points, il est au-dessus des 50% de réussite. Il a un don pour mettre le ballon dans le panier. Il maitrise le jeu à mi-distance. Il peut se rendre jusqu’au panier, prendre le contact, créer pour les autres. Et surtout, son floater est une merveille du genre ».

Vedette au Lycée Estrella Foothills où ses 3 164 points constituent la meilleure marque de l’histoire de l’institution, Corey Hawkins a connu une première expérience universitaire décevante avec Arizona State. Mécontent de son temps de jeu, le chérubin du désormais membre du staff des Portland Trailblazers a mobilisé le carnet d’adresse de son paternel pour trouver un programme où il pourrait mettre en exergue ses qualités.

Hersey Hawkins avec son fils Corey et Jim celui qui le coachera

Hersey Hawkins avec son fils Corey et Jim Les celui qui le coachera qui chez les Aggies.

C’est tout naturellement vers Jim Les, coéquipier du paternel à Bradley University et passé par le training camp des 76ers en 1987 que les Hawkins se sont tournés.

« Je connais Corey depuis qu’il a 4 ans. Je connais le caractère de cette famille et l’éducation qu’il a reçue. Ajoutez à cela, le fait qu’il est incroyablement talentueux et nous avions alors une des fondations sur laquelle construire notre programme. J’étais convaincu que s’il nous rejoignait, nous passerions la vitesse supérieure ». Jim Les.

La prophétie de Jim Les ne tarda pas à se réaliser. Solide programme de seconde division, UC Davis a rejoint la Big West Conference lors de la saison 2007-2008. Jusqu’alors, l’équipe n’était pas parvenue à présenter un bilan à l’équilibre au plus au niveau universitaire. Dans le sillage de la probante saison de Corey Hawkins, les Aggies ont remédié à cette anomalie en affichant un bilan de 25 victoires pour 7 défaites dont un appréciable 14-2 dans leur conférence.

Dans une franchise où Robert Covington et Hollis Thompson ont pu se forger un CV de joueur NBA, Corey Hawkins a une carte maîtresse à jouer, sa faculté à dégainer à longue distance. Elle lui a déjà permis de s’établir comme le second duo père-fils le plus prolifique au scoring en NCAA derrière les Curry. Pour autant, la voie est loin d’être toute tracée pour le fils du sixième choix de la draft 1988. Son histoire personnelle dans la Grande Ligue reste à écrire et le premier chapitre s’apparente dangereusement aux péripéties de Khalif Wyatt. Un mauvais goût de déjà-vu.

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