Interviews / Conférences de presse

Scott O’Neil : « Perdre ça craint »

Invité du Breakfast on Broad mardi dernier, Scott O’Neil, le CEO de la franchise a, à la suite de l’actionnaire principal, livré son sentiment sur l’état d’avancement du processus de reconstruction entrepris depuis deux ans par les 76ers.

A l’instar de Josh Harris, Scott O’Neil se montre satisfait du travail accompli, confiant quant à la réalisation des objectifs à moyen et long termes et inflexible sur la méthodologie mobilisée pour y parvenir.

L’émission en intégralité.

A propos de Nerlens Noel.

Il a été incroyable cette saison. Après une vingtaine de matchs où il a eu du mal à prendre le rythme offensivement, il a livré une fin de saison exceptionnelle. Ses trente derniers matchs ont été sacrément agréables à regarder. Sa fin de saison fut en tous points exceptionnelle. Aucun rookie des Sixers n’avait produit ce qu’il a produit depuis the Kangarou Kid, Billy Cunningham. En défense, ses performances sont du standard de celles de David Robinson.

Sa simple présence sur le parquet fait la différence. L’année passée, parfois, notre défense était difficile à regarder, souvent mise en échec, les shooteurs étaient laissés libres. Et Brett Brown réclamait inlassablement, « j’ai besoin d’un protecteur de cercle », « nous avons besoin d’un protecteur de cercle ». Et c’est précisément ce que nous avons avec Nerlens.

Quels seront les enjeux pour lui pendant l’intersaison ? Maintenant il sait comment jouer dans cette Ligue, les fondamentaux défensifs sont là, il lui reste à travailler son jeu offensif. S’il parvient à scorer 12-14 points par match alors je serai comblé.

Il le fera. Il a un très gros moteur, énormément de confiance. Je pense qu’il peut le faire. La philosophie de notre programme est limpide. Vous travaillez, sinon vous n’êtes plus là. Nos joueurs seront de retour au gymnase le 15 mai. Comme vous le savez, la plupart des joueurs NBA reviennent généralement au cours du mois d’août. Mais pas dans cette équipe, pas ces joueurs, pas avec ce coach.

Je suppose que vous avez eu la chance de voir Joel Embiid travailler ses gammes avant les matchs, il est clairement impressionnant, il a un incroyable toucher, un footwork remarquable, il est capable de shooter à trois points, et en défense, sa présence ne passe pas inaperçue.

Je pense que nous ne serons pas agréables à jouer pour nos adversaires, avec Joel Embiid, un haut choix de draft et si nous parvenons à ramener Dario l’année prochaine que je tends à décrire comme un point forward à la Tony Kukoc.

Est-il possible de l’avoir dès l’année prochaine, puisque nous croyons savoir qu’il sera encore sous contrat l’année prochaine ?

Il y a une chance, une petite chance mais elle existe. Vous savez notre staff s’est rendu sur place pour passer une semaine auprès de lui. Si mon fils jouait au basketball, je souhaiterais qu’il le fasse sous les ordres de coach Brown.

A propos du coach Brown, a t-il répondu aux attentes que vous aviez placées en lui ?

Clairement. C’est un coach spécial. Brett a une approche différente. A la manière du coach d’un programme universitaire. Il n’est pas inquiet pour son travail, il est pleinement focalisé sur la meilleure manière de construire une nouvelle culture et de mettre en place le meilleur programme possible. Cette année, il s’set focalisé sur la défense, ce qui nous a permis de remporter quelques matchs. Il est le bon coach, au bon moment pour cette équipe. Il évolue bien au delà des attentes que nous pouvions avoir.

Quelles sont vos attentes pour la saison prochaine?

Vous avez Nerlens qui est le meilleur joueur de sa classe de draft, puis Joel Embiid qui est clairement le meilleur joueur de sa cuvée, un haut choix de draft pour la prochaine cérémonie, nous sommes très optimistes. En plus, nous avons Jerami qui fut prometteur cette saison, un excellent athlète qui progresse sans cesse. Je pense que nous serons compétitifs.

Revenons sur Brett Brown, ne craignez-vous pas que le coach se lasse d’avoir constamment à s’ajuster en fonction des transferts et des mouvements de joueurs qui affectent son groupe ?

Entre les propriétaires Josh Harris et David Blitzer, et Sam Hinkie, et moi, et Brett, nous formons réellement une équipe soudée. Nous nous soutenons les uns les autres et nous avons des moments où chacun d’entre nous a souhaité sauter dans le vide et faire le grand bon.

C’est réellement dur de perdre. Perdre ça craint. Il n’y a absolument rien d’agréable dans la défaite.

Est-ce que la saison prochaine sera le point de départ de la construction au sens positif du terme ?

Je pense que la saison passée a été fructueuse en terme de fondations. Le processus suit son cours. Les gens ne cessent de nous demander : qu’allez-vous faire pendant la free agency ?

Cela ressemble à la chasse à l’éléphant. Si nous apercevons un éléphant que nous désirons, si nous tirons et que nous manquons notre cible. Nous n’irons pas chercher un autre éléphant, nous ne courrons pas après le troisième, le quatrième ou le cinquième éléphant. Cela a été la marque de frabrique de la franchise lors des vingt dernières années. Nous ne voulons pas le second ou le troisième lot. Nous ne pensons pas que c’est de cette façon que l’on construit une équipe championne. Nous ciblerons certains joueurs cette année et si nous ne sommes pas en mesure de les récupérer alors nous ciblerons d’autres joueurs l’année prochaine.

D’ici à combien d’années les Sixers seront-ils redevenus compétitifs à l’Est ?

Nous sommes à plusieurs années d’être compétitifs. Nous avons une équipe extrêmement jeune vous savez.

Quand serez-vous en mesure d’attirer des noms clinquants lors de la free agency ?

La beauté du basketball tient quant au fait qu’un seul joueur peut tout changer. Vous savez je ne peux vous donner des noms sous peine de prendre une amende. Le basketball est un sport où si vous êtes un ailier vous souhaitez jouer avec un bigman et nous pensons que nous disposons de deux ancres défensives exceptionnelles.

Vous ne pouvez pas donner de noms spécifiques mais je le peux. Disons, Jimmy Butler. Est-il un éléphant ? Est-il le type de joueurs que vous êtes susceptibles de cibler ?

Je ne peux pas évoquer de joueur en particulier mais un ailier athlétique capable de shooter et de scorer est assurément un asset dont nous avons besoin dans cette équipe à l’heure actuelle.

Lors du dernier match de la saison, nous avons vu Brett Brown laisser les joueurs dessiner les schémas de jeu. Est-ce que cela contribue à la formation d’un esprit d’équipe ?

Vous savez ce dernier match de la saison a été un des mes meilleurs moments à Philadelphie. Et je suis là depuis 14 ans (Villanova, Eagles, Sixers). Cela a été un moment très spécial. 15 000 personnes étaient présentes dans la salle, se tenaient debout à crier « defense, defense ».

Le coach est brillant. Avec 19 victoires l’an passé, 18 cette année, il est normalement impossible de maintenir un vestiaire aussi uni que ne parvient à le faire Brett Brown.

Je n’ai en effet jamais vu la ville de Philadelphie soutenir avec tant d’ardeur une équipe qui perd.

Je pense qu’un part déterminante dans le soutien et la confiance qu’on nous accorde réside dans le fait que nous avons été transparents. Nous avons expliqué ce que nous escomptions faire et nous pensons que nous sommes en train de faire ce qu’il convient. Je parierais ma carrière sur notre réussite. Je suis très sérieux.

Regardons cela du point de vu du fan. Nous avons Michael Carter-Williams qui fut le rookie de l’année, nous avons Nerlens Noel qui commence à montrer l’étendue de son talent et puis MCW est transféré. On commençait à peine à percevoir la progression et Michael Carter-Williams est transféré ce qui nous ramène deux pas en arrière. Comment pensez-vous que les fans appréhendent cela ?

Il convient de ne pas appréhender notre progression de manière aussi linéaire. C’est certes la façon la plus simple de lire un processus. Vous avez un joueur. Il progresse. Vous avez donc un autre joueur qui progresse également. C’est le chemin le plus court vers le milieu. Mais malheureusement il n’y a pas de raccourci vers le sommet. En transférant Michael Carter-Williams nous nous sommes donnés la chance d’obtenir quelque chose de meilleur encore. Michael était bon. Il aura une longue carrière couronnée de succès dans cette Ligue. Mais vous devez aussi considérer qu’il a désormais 23 ans, peut-être aurait-ce été différent s’il n’avait eu que 19 ou 20 ans. C’était la même chose avec Jrue. La position de meneur de jeu est si spécifique dans cette Ligue que nous ne pouvons nous contenter du bon nous devons viser l’excellence.

Quel est le plan pour Joel Embiid ? Jouera-t-il en Summer League ?

Oui, il jouera. Honnêtement, je suis comme un enfant. Je suis tellement impatient de le voir évoluer avec l’équipe.

Nous terminerons cet entretien avec une question rapide. Besoin ou meilleur joueur disponible ?

Meilleur joueur disponible, meilleur joueur, meilleur joueur. A chaque fois.

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