Draft

Le Big Board 2015 de Sixers-France (V.1)

La deadline se précisant, le temps est venu de se pencher sur la prochaine draft où les Sixers diposent, pour l’heure, de 6 choix. Afin de se familiariser avec les prospects, nous avons sondé les membres de la communauté des fans des Sixers afin qu’ils nous livrent leurs préférences pour la prochaine cérémonie. A ce stade précoce d’évaluation des espoirs, nous leur avons demandé de nous transmettre un big board de 15 joueurs : Adrien, Amaru, Anthony, Gajs et Loïc ont répondu à cette première consultation.

Méthodologie

Chaque contributeur a soumis son big board individuel que vous retrouverez en fin d’article. Une mention en première position rapporte 15 points au jeune talent concerné, une mention en seconde position, 14 points et ainsi de suite. L’ensemble des classements individuels a été compilé afin de livrer un big board collectif.

19ème : Chris McCullough, 20 ans, Syracuse (15ème chez Anthony)

Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit, Chris McCullough a déjà mis un terme à sa saison. La passion pour les big men blessés nous conduit à l’intégrer à ce Big Board.

19ème : Frank Kaminsky, 21 ans, Wisconsin (15ème chez Loïc)

Les nostalgiques de la KKK Chronicle de Spencer Hawes ont parlé. Le 7 footer de Wisconsin intègre le big board en raison de sa faculté à évoluer au large (40% derrière l’arc) et de ses progrès sous le cercle. En revanche, les mêmes doutes quant à sa capacité à contenir les intérieurs dans la grande ligue restent entiers.

17ème : Zhou Qi, 19 ans, Xinjiang (Chine) (14ème chez Anthony)

Révélé lors des compétitions de jeunes, Zhou Qi est en passe de convertir les belles promesses que son gabarit (7’2 ft) et sa mobilité laissaient entrevoir. Extrêmement longiligne, le chinois de 19 ans surprend par sa vitesse d’exécution (ou rapidité) sans être dépourvu d’un appréciable toucher de balle. S’il demeure bien trop frêle pour poster ou contenir les intérieurs les plus puissants, il démontre de belles dispositions dans les habits du roll man sur pick and roll. L’essentiel de sa production au scoring intervient sur catch and finish mais ses pourcentages de réussites probants sur la ligne des lancers francs laissent envisager une authentique marge de progression sur jump shot. En défense, sa longueur lui permet de dominer la ligue chinoise au pourcentage de tirs contrés et sa mobilité en font un défenseur efficace du pick and roll. Si le contexte d’un développement réalisé dans la CBA implique des difficultés spécifiques quant à son évaluation, Zhou Qi est un prospect intriguant a minima.

17ème : Justin Anderson, 21 ans, Virginia (14ème chez Gajs)

En ajoutant un tir à trois points fiable (48,4% de réussite pour près de 4 tentatives par match), Justin Anderson s’est signalé sur les radars des scouts. Après deux exercices universitaires où sa progression était loin d’être fulgurante, cet arrière-ailier aux attributs physiques conformes aux standards NBA (6’6, 225 lbs, 6’11 d’envergure) a éclos cette année. En effet, le départ de Joe Harris lui a offert de nouvelles responsabilités pour sa saison junior dont il s’acquitte parfaitement. Produisant 13,4 points par match (à 48%, 48,4% à trois points, 80,6% aux LF), Justin Anderson sait mobiliser ses attributs physiques et son explosivité des deux côtés du parquet.

Capable de défendre plusieurs positions, il est le prototype du role player. Il apparaît précocement dans ce big board en raison de ses progrès substantiels sur catch and shoot qui viennent compenser une qualité de dribbles qui l’empêche de se créer suffisamment d’espace pour dégainer dans sa zone de confort. L’évolution du prospect sera à suivre de près à mesure que la March Madness NCAA approche.

16ème : Malik Pope, 18 ans, San Diego State (13ème chez Anthony)

A l’instar de Zhou Qi, Malik Pope n’a offert aux observateurs amateurs qu’un faible échantillon de basketball de haut niveau, ce qui complexifie le travail d’évaluation. Et pour cause, à 18 ans, il a déjà connu deux campagnes écourtées en raison de blessures. Peu utilisé à San Diego State, Malik Pope est un talent brut, extrêmement athlétique et long pour le poste 3, il est efficient des deux côtés du parquet, capable de contrer tout comme de rentrer des paniers primés. Si les comparaisons avec Giannis Antetokoumnpo sont naturellement abusives, l’athlète n’en a pas moins démontré une faculté à conduire le ballon qui enthousiasme compte-tenu de son gabarit. Les minutes jouées demeurent faibles mais suffisantes pour lui valoir une présence sur nos petits papiers.

15ème : Willie Cauley-Stein, 21 ans, Kentucky (10ème chez Adrien)

Willie Cauley-Stein présente un profil on ne peut plus dispensable dans un effectif qui comporte déjà Nerlens Noel et Joel Embiid. Toutefois, à ce stade de la draft, il est impossible de le laisser filer. A l’image de son ancien coéquipier à Kentucky, Willie Cauley-Stein dispose d’appréciables qualités athlétiques et d’une mobilité qui lui permettent de couvrir le pick and roll et d’interférer dans les lignes de passes.

14ème : Caris LeVert, 20 ans, Michigan (15ème chez Gajs)

A ce stade du big board, il s’agit d’évoquer des prospects susceptibles d’être ciblés par le décisionnaire avec le choix de draft du Heat et d’envisager les besoins et les ressources disponibles pour assurer le développement du joueur sélectionné.

LeVert sera inéluctablement un patronyme qui résonnera lors des séances de name dropping de joueurs susceptibles de tomber bien en deçà de ce que préconiserait leur talent. L’arrière de Michigan présente l’ensemble des qualités à même de convaincre le décisionnaire par intérim que j’incarne de jeter mon dévolu sur son profil. Grand (6’7) et long pour le poste 2, LeVert s’est établi comme un des meilleurs shooteurs du pays. Excellent sur spot-up, à l’aise sur pick and roll et sur isolation, LeVert serait un scoreur complet s’il était plus efficace en sortie de dribbles.

Son premier pas très rapide et sa tenue de balle efficace pour sa taille lui permettent de driver vers le cercle où ses qualités de playmaker s’illustrent pleinement sur drive and kick et drive and dish.

De l’autre côté du parquet, ses attributs physiques et sa vitesse latérale lui offrent de belles perspectives en dépit d’un manque de puissance dans le haut et le bas du corps. Au sein de la grande ligue, le prospect devra prendre de la masse musculaire. Sa carrure, fluette pour les standards NBA, l’empêche de conclure au cercle avec le contact et de se rendre sur la ligne pour des points faciles.

Recruté pour être un role player, efficace sur catch and shoot tout en étant habilité à apporter de la création dans une second unit, les interrogations sur son leadership et sa relative passivité n’agissent pas comme un red flag. En revanche, ses deux fractures de fatigue en 10 mois sont de nature à dissiper l’intérêt qu’engendre le prospect.

13ème : Bobby Portis, 20 ans, Arkansas (10ème chez Amaru)

Beaucoup voient en lui un rôle player mais je pense qu’il en a plus dans la main que ça quand bien même je ne m’attends pas à ce qu’il s’établisse comme une superstar dans la ligue. Dans le meilleur des cas, il se hissera au niveau All-Star car il a du game mais peu de potentiel. Il me fait beaucoup penser à Dirk Nowitsky qui n’a jamais eu un énorme potentiel selon moi mais c’est un joueur intelligent, grand, qui sait shooter et qui est tombé dans la bonne franchise. Portis est du même acabit grand, intelligent et qui sait shooter maintenant s’il tombe sur une franchise qui croit en son potentiel, il se peut qu’il fasse une très bonne carrière. Ce sera assurément un joueur à surveiller.

13ème : Kevon Looney, 19 ans, UCLA (8ème chez Amaru)

Selon certains big board, Looney est placé relativement haut, dans le mien je le mets dans les fonds du top 10. Je ne suis pas fan du joueur mais il a un potentiel vraiment intéressant. D’ailleurs, son classement doit davantage à son potentiel qu’à son niveau de jeu actuel. Qu’on se comprenne bien ses stats sont bonnes mais son style de jeu ne me convient pas. Je tends à penser qu’il produira une ligne de statistiques similaire en NBA d’ici 3, 4 ans. Ceci dit, je le perçois avant tout comme un rôle player.

Grand, disposant de longs bras, une bonne détente, efficace aux rebonds, intéressant en défense, je le trouve en revanche vraiment faible offensivement mais avec du temps et de la confiance il pourra se développer en un joueur correct.

11ème : Myles Turner, 18 ans, Texas, (6ème chez Amaru)

S’il n’est loin d’être NBA ready selon moi, j’apprécie son jeu et ce qu’il apporte sur le terrain. Il doit et va progresser je l’espère. Sa taille est clairement un atout, il est très mobile et sait shooter ce qui est un vrai plus surtout au niveau NBA.

10ème : Devin Booker, 18 ans, Kentucky (9ème chez Gajs)

Si Nerlens Noel, K.J McDaniels et Jerami Grant fondent un référentiel Hinkien en matière de sélection de prospects, Devin Booker ne répond pas à la norme.

Défenseur correct en NCAA, son manque d’explosivité, des qualités athlétiques sans grand relief et une envergure limitée pourraient s’avérer pénalisantes chez les professionnels. De l’ensemble de l’effectif des Wildcats, aucun élément ne présente un defensive rating plus permissif.

Parmi la pléiade de talents dont dispose Calipari, Devin Booker s’est toutefois rendu indispensable. En 24 sorties, il tourne à 10,8 points à 50,6%, 1,6 rebond et 1,3 passe. Lorsqu’il est sur le parquet, les Wildcats scorent 138,4 points / 100 possessions. Habile pour se démarquer et naviguer à travers les écrans, Booker excelle sur catch and shoot grâce à une belle élévation, un équilibre à toute épreuve. Il a rentré 43 de ses 91 tentatives (47,3%) derrière l’arc.

9ème : Kelly Oubre, 19 ans, Kansas, (8ème chez Gajs)

A ce stade du big board, on entre dans une zone où les prospects disponibles ne s’imposent pas comme des cibles pour le choix de draft des 76ers mais dont la cote est bien trop haute pour qu’ils s’avèrent être disponibles lorsque le choix du Heat sera convoqué par Adam Silver.

Considéré comme un des meilleurs prospects du pays à son arrivée chez les JayHawks, Kelly Oubre peine à s’établir comme un joueur dominant en NCAA, loin s’en faut. Dôté de précieux attributs physiques (6,7 ft, envergure de 7’2ft), Oubre est avant tout un athlète explosif au premier pas rapide pour un joueur de sa taille.

Disposant d’instincts naturels de scoreur, Kelly Oubre jouit d’une ample confiance en son shoot qui bénéficie de son haut point de relâchement. Alors qu’il peut se reposer sur sa longueur pour contester les shoots et interférer dans les lignes de passes en défense, il ne parvient pas encore à maximiser ses qualités athlétiques. Sa tenue de balle médiocre, de trop rares changements de direction et une main droite inefficiente, ainsi qu’un manque de puissance dans le haut du corps ne l’autorisent pas à pénétrer et à conclure au cercle aussi fréquemment que ne le laissait envisager son patrimoine génétique. Son arsenal offensif pâtit également de son incapacité à se créer suffisamment d’espace pour shooter en sortie de dribbles. L’inexpérience du prospect se déploit dans une multitude de situations de jeu où un QI basket plus acéré lui rendrait de précieux services. Le JayHawk n’use qu’avec trop de parcimonie d’un mouvement de ses épaules pour éloigner son vis-à-vis. En défense, le prospect demeure largement focalisé sur la gonfle, délaissant régulièrement son adversaire.

L’étendue du talent brut de Kelly Oubre ne souffre d’aucun débat mais sa capacité à réaliser son plein potential reste certainement la plus hasardeuse parmi les joueurs du top 10. A l’instar d’un Hassan Whiteside qui défraie la chronique au Heat sur le tard, la position de l’ailier à l’appel du commissioner dépend probablement davantage des entretiens qu’il accordera aux franchises qu’à ses prestations sur le parquet d’ici la fin de l’exercice universitaire. Bust or beast?

8ème : Justise Winslow, 18 ans, Duke (7ème chez Anthony)

La saison freshman du Dukie s’écrit en dents-de-scie jusqu’à présent.

Bombardé meilleur ailier shooteur de sa promotion par les agences de détection de jeunes talents à sa sortie du lycée, le patronyme original du coéquipier de Jahlil Okafor se retrouve irrémédiablement au centre des discussions des docteurs ès draft lorsqu’il s’agit de déterminer la hiérarchie entre les futurs wings de l’édition 2015.

Dans cette perspective, l’élève de coach K ne manque pas d’arguments.

De fait, Winslow a réalisé des actions qui ont fait le tour des réseaux sociaux tant ses facultés athlétiques et sa tenue de balle au-dessus du lot ont impressionné au point d’amener nombre de spécialistes à lui attribuer le plus grand potentiel.

Dans le même temps, son efficacité au shoot se révèle moins bonne que ses concurrents directs Mario Hezonja et Stanley Johnson.

De plus, le jeune homme manque de régularité, puisqu’outre ses actions d’éclat, il semble en règle générale moins à l’aise que ses comparses balle en main tant sur le plan de la maîtrise du ballon que de la prise de décision.

Il reste cependant un défenseur de premier plan et son leadership, quoique sans doute sur courant alternatif, a été loué à l’occasion, en particulier en début de saison. Son charisme ne fait, pour sa part, l’objet d’aucune remise en question.

Fait révélateur : les Blue Devils ont une fâcheuse tendance à perdre lorsqu’il passe à côté de son match.

En conclusion, l’équipe qui sélectionnera le prospect pourrait décrocher une lente victoire tant ses lacunes imposent des corrections aisées à force de travail, par opposition à ses qualités d’élite qui relèvent du patrimoine génétique. De la capacité du joueur à développer ses aptitudes et à arriver à maturation sur le plan de la constance dépend son avenir, qui balance à ce jour, dans les prévisions, entre une carrière pérenne de role player défensif en NBA et la conquête d’une Justise’s League à sa botte.

7ème : Kristaps Porzingis, 19 ans, CDB Séville, (8ème chez Anthony)

Chad Ford annonce, sans cacher s’en être lui-même entiché, qu’une partie des scouts voit dans le Letton un joueur star en puissance digne de figurer dans le top 5 aux côtés des gros lots de la cuvée. Des comparaisons avec Dirk Nowitzky ont même commencé à fleurir.

S’il faut toujours essayer d’occulter la jurisprudence, sans en oublier les enseignements, pour juger chaque prospect à la lumière de sa seule individualité, l’observateur grisonnant ne manquera de ressentir un frisson parcourir son échine au souvenir du dernier Européen comparé au Wunderkind über alles, j’ai nommé le 1er choix de la draft 2006 : Andrea Bargnani.

Passée la frayeur, Porzingis se distingue par sa qualité de shoot et sa remarquable mobilité pour un basketteur de sa taille, y compris lorsqu’il attaque son opposant balle en main.

Bien qu’il ne paraisse pas maîtriser tout à fait son sujet sur le plan défensif et au rebond, il a tous les outils pour dominer cette facette du jeu de la tête et des épaules au regard de sa détente, de sa vitesse latérale et de ses longs segments. Il y montre d’ores-et-déjà des signes plus qu’encourageants.

Sa démonstration face à une grosse écurie de l’Euroligue comme Barcelone, devant Sam Hinkie, n’a, en tout cas, pas laissé indifférent.

Les ombres portées au tableau demeurent une allure bien frêle dont quelques voix s’interrogent sur sa capacité à s’adapter correctement aux normes de la NBA, ainsi qu’un manque de dureté, physique donc mais aussi et surtout psychologique, parfois également perceptible chez un Karl Towns pour ne pas jouer à se faire peur en réinvoquant Bargnani.

Quant au tempérament et à l’éthique de travail du garçon, peu de littérature a été diffusée à ce sujet, privant l’observateur extérieur de précieuses informations.

Ce dernier point achève de faire de Porzingis un mystère à même de rapporter aussi gros qu’il est susceptible de coûter selon le choix à partir duquel son nom sera prononcé par Adam Silver.

6ème : Mario Hezonja, 19 ans, Barcelone (6ème chez Gajs)

Si la saison se clôturait ce soir, les Sixers, détenteurs du 3ème plus mauvais bilan de la ligue, bénéficieraient de la garantie de choisir dans le top 6 de la draft à l’issue de la loterie. La 6ème place de notre big board est en ce sens unique. Dernière position dans le champ de portée du pick des 76ers, elle échoit à un prospect que l’auteur de ces lignes rêve d’acquérir avec le choix du Heat.

De l’ensemble des lottery picks, Mario Hezonja semble être le prospect le plus complémentaire des pièces déjà en place, qu’il s’agisse de Michael Carter-Williams, Nerlens Noel ou Joel Embiid.

Super Mario présente une combinaison de qualités athlétiques, sens du jeu et faculté à dégainer à longue distance qui justifie son rang dans ce big board. A 19 ans, son arsenal offensif jouit d’une diversité et d’un raffinement édifiants.

Ses qualités athlétiques lui permettent d’être une cible privilégiée sur catch and finish et de conclure ses pénétrations au cercle avec autorité. Sa tenue de balle et ses changements de direction renforcent son potentiel sur pénétration bien qu’il ne soit pas aussi efficace du côté gauche du panier qu’il ne l’est sur la droite.

Sa mécanique de shoot qui est un modèle du genre, alliant vitesse d’exécution et haut point de relâchement le rend redoutable sur catch and shoot. S’il est sensiblement moins efficace en sortie de dribbles, sa science du jeu se ressent dans ses mouvements destinés à lui créer de l’espace pour dégainer (jab step, mouvements des épaules) et laisse augurer d’une large marge de progression.

Il n’est pas un créateur hors pair pour ses partenaires et sa prise de décision reste à parfaire. Toutefois, il dispose d’appréciables instincts de passeur qui agrémentent sa panoplie offensive. Il est ainsi à l’aise dans la fonction du porteur de balle sur pick and roll où sa bonne lecture des écrans et de la défense l’autorise à prendre la bonne décision. Ses habiletés sur drive and dish et dans une moindre mesure drive and kick sont de nature à abreuver d’offrandes Nerlens Noel, Joel Embiid et ses coéquipiers stationnés dans le corner.

Discret et utilisé avec parcimonie en début de saison, Mario Hezonja monte en régime comme en attestent son record en carrière au scoring (24 points à 8/8 derrière l’arc face à Manresa), puis son match à 22 points face au Real Madrid.

Par ailleurs, le Croate peut s’imposer comme un joueur de la trempe de ceux capables de changer le cours d’une partie des deux côtés du parquet. En défense, il peut compter sur ses attributs physiques pour contenir les pénétrations, couvrir le pick and roll, suivre ou revenir sur les shooteurs laissés libres. Au poste également, Super Mario a des arguments à faire valoir. Si son implication demeure aléatoire et qu’il a encore trop tendance à jouer l’interception ce qui le contraint à se retrouver hors de position ou à commettre la faute, le croate présente tous les attributs pour s’établir comme un défenseur solide sur plusieurs positions.

Extrêmement confiant en lui, Super Mario présente encore les défauts de son mental de compétiteur. Sa sélection de tirs demeure largement perfectible. Sa propension à prendre des longs tirs à deux n’est certainement pas à mettre en exergue au moment de déposer son CV sur le bureau de Sam Hinkie.

Si le compatriote de Dario Saric venait à prolonger son séjour en Espagne après avoir inscrit son patronyme à la draft, il pourrait connaître un destin analogue à celui du futur Sixer, à savoir chuter dans l’ordre de sélection jusqu’à croiser la route de Sam Hinkie.

5ème : Stanley Johnson, 18 ans, Arizona (3ème chez Anthony)

Une présence aussi haute du Wildcat d’Arizona est de nature à surprendre nombre d’observateurs.

Toutefois, le jeune groupe de la cité de l’amour fraternel manque cruellement d’un leader, composante essentielle de toute équipe gagnante.

Or, un charisme indiscutable émane de Johnson par tous les pores, que l’on considère son esprit d’équipe ou bien son agressivité de (presque) tous les instants jusqu’ici, à l’exception d’une ou deux rencontres ratées.

Alors que les sceptiques pourraient être tentés de lui annoncer une prophétie Gilchristique, le freshman présente bien plus d’atouts dits de meneur (vision du jeu, conduite de balle, qualité de passe) que le second choix de la draft 2012.

Ne parlons pas de son tir à trois points d’ores-et-déjà efficace, en dépit d’une mécanique imparfaite, là où l’ancien poulain de John Calipari arborait une gestuelle des plus immondes et sombrait dans les tréfonds des pourcentages d’adresse.

Quid de son physique ? De sa défense ? De ses talents de finisseur ?

Bref, le sacro-saint potentiel de l’ailier de Wildcat apparaît relativement élevé même si son positionnement préférentiel (dans ce Big Board, pas sur le terrain) tient en grande partie à ses qualités humaines.

4ème : Karl Towns, 19 ans, Kentucky (4ème chez Anthony)

Loin d’être infamant pour le Dominicain, ce classement en quatrième position tient simplement compte des espaces d’expression dont chaque espoir dispose.

En l’occurrence, soldat du Platoon System, Towns n’a pas l’occasion de s’affirmer en leader incontesté sur le parquet… ni de réaliser des contre-performances trop préjudiciables.

Les arguments de vente s’étalent pourtant à foison : contreur prolifique, athlète supérieur à la moyenne, tir appréciable, passeur au poste intéressant, intensité dans le jeu relativement élevée, rebondeur compétent, polyvalence permettant de jouer pivot ou ailier fort et plus encore.

Tandis que son association avec Embiid et Noël suscite un enthousiasme inébranlable, son itinéraire présente en février 2015 moins de garanties que ses prédécesseurs dans la hiérarchie.

Alors qu’il peut se réclamer d’un potentiel équivalent, voire supérieur – le début de la draft se fondant strictement sur ce critère –, Towns n’a tout simplement pas autant prouvé sa valeur au moment où les Sixers ont besoin d’une armature définitive sur laquelle construire.

Conduite par un Embiid n’ayant jamais foulé un parquet NBA, donc imprévisible, Philadelphie espère sans doute aborder l’avenir avec plus de sérénité, ce qu’un projet apparemment de plus long terme comme le Dominicain ne permet pas autant qu’un Russell ou un Okafor, malgré son profil alléchant.

3ème : Emmanuel Mudiay, 18 ans, Guangdong Southern Tigers (5ème chez Anthony)

Inconnue majeure de la prochaine draft, Mudiay n’a pas tardé à être annoncé comme sa future déception la plus retentissante.

Sa décision de rejoindre la Chine, en particulier, a fait l’objet de critiques plus ou moins acerbes.

De l’extérieur – on ne sonde les reins ni les cœurs –, la tâche de déterminer les motivations profondes de son choix s’annonce ardue.

Cependant, au contraire d’un Jeremy Tyler, qui ne semblait pas en mesure de poser un tel acte en conscience quand il exporta ses talents en Israël et au Japon, le jeune francophone dégage une toute autre maturité au même âge.

De cette apparence, peut-être trompeuse, tire-t-on la conviction qu’il a pris la responsabilité de rejoindre l’empire du Milieu, et non que sa trajectoire lui fut dictée par un entourage asservissant.

Dès lors, indépendamment de l’affection ou non éprouvée pour le personnage, sa force de caractère, indispensable pour dévier du chemin tracé, malgré les risques, devient incontestable.

L’exemple Brandon Jennings, major (n°1 pour ESPN) de sa promotion au lycée, illustre le propos également sur le chapitre du tempérament requis et celui des risques encourus, puisque ce dernier a chuté à la draft après sa dolce vita.

Sur le plan du jeu, aucun observateur ne lui nie une vitesse couplée à des facultés athlétiques de premier plan, ni n’occulte l’avantage de taille qu’il présente au poste de meneur.

Le capacité de finition, la qualité de passe et la vision du jeu ont l’air d’être au rendez-vous, malgré une prise de décision aléatoire à partir des images qui nous proviennent de Chine.

L’aisance, perçue, du joueur sur le parquet gagnerait à être nuancée compte-tenu du niveau de la ligue chinoise quoique la confrontation à d’autres hommes formés, bien que moins talentueux et moins forts physiquement qu’aux Etats-Unis, puisse s’avérer plus révélatrice que de s’opposer à des post-adolescents.

2nd : D’Angelo Russell, 18 ans, Ohio State : (3ème chez Adrien)

Sans doute le meilleur joueur offensif avec Okafor de cette draft. Il peut devenir une excellente 2nde option derrière Embiid et un des tops scoreurs de la ligue. Shoot, dribble, jeu sur pick and roll, il possède tous les atouts d’un scoreur. Bon passeur, il peut jouer dans un système à deux meneurs avec MCW et les deux paraissent complémentaires.

Auteur d’un faible rendement défensif, si son jeu en attaque n’effectue pas aussi bien la transition en NBA, son influence deviendra alors tout de suite moins importante dans le jeu de son équipe.

Pour un scouting report approfondi, nous vous renvoyons le travail de l’excellent Guillaume Taxi.

1er : Jahlil Okafor, 19 ans, Duke : (1er chez Adrien)

Avant d’attaquer l’an 3 de la reconstruction sous Sam Hinkie, la priorité de cette nouvelle draft reste de trouver le joueur qui a le plus de potentiel pour devenir un top player dans la ligue.

En parlant de potentiel, il est assurément le plus talentueux actuellement de cette cuvée et le plus sûr de devenir dominateur dans la grande ligue. Il a un QI offensif qui lui permet de scorer ou de trouver la bonne passe lorsque la défense se focalise sur lui, avec une variété de moves au poste déjà très développée pour un joueur de son âge. Il sera probablement une des futures forces offensives intérieures de la NBA dans les années à venir.
Ses points faibles sont de l’autre côté du terrain, où il n’arrive pas à peser suffisamment défensivement pour son équipe, notamment à cause de son manque de qualités athlétiques qui limite son rendement.

Le Big Board de la communauté de Sixers-France

 ProspectsNombre de pointsMeilleure place
1Jahlil Okafor711er (Amaru, Adrien, Gajs, Anthony)
2D'Angelo Russell672nd (Anthony, Gajs)
3Emmanuel Mudiay631er (Loïc)
4Karl-Anthony Towns622nd (Adrien)
5Stanley Johnson573ème (Anthony)
6Mario Hezonja522nd (Loïc)
7Kristaps Porzingis376ème (Adrien, Loïc)
8Justise Winslow337ème (Amaru, Anthony)
9Kelly Oubre298ème (Adrien, Gajs)
10Devin Booker259ème (Anthony, Loïc)
11Myles Turner246ème (Amaru)
11Kevon Looney248ème (Amaru)
13Bobby Portis1210ème (Amaru)
14Caris LeVert1011ème (Loïc)
15Willie Cauley-Stein910ème (Adrien)
16Malik Pope313ème (Anthony)
17Justin Anderson214ème (Gajs
17Zhou Qi214ème (Anthony)
19Frank Kaminsky115ème (Loïc)
19Chris McCullough115ème (Anthony)

Les Big Boards individuels

 AdrienAmaruAnthonyGajsLoïc
1Jahlil OkaforJahlil OkaforJahlil OkaforJahlil OkaforEmmanuel Mudiay
2Karl-Anthony TownsEmmanuel MudiayD'Angelo RussellD'Angelo RussellMario Hezonja
3D'Angelo RussellD'Angelo RussellStanley JohnsonKarl-Anthony TownsD'Angelo Russell
4Emmanuel MudiayStanley JohnsonKarl-Anthony TownsStanley JohnsonKarl-Anthony Towns
5Stanley JohnsonKarl-Anthony TownsEmmanuel MudiayEmmanuel MudiayJahlil Okafor
6Kristaps PorzingisMyles TurnerMario HezonjaMario HezonjaKristaps Porzingis
7Mario HezonjaJustise WinslowJustise WinslowKristaps PorzingisStanley Johnson
8Kelly OubreKevon LooneyKristaps PorzingisKelly OubreJustise Winslow
9Kevon LooneyKelly OubreDevin BookerJustise WinslowDevin Booker
10Willie Cauley-SteinBobby PortisKevon LooneyDevin BookerKelly Oubre
11Devin BookerMyles TurnerMyles TurnerCaris LeVert
12Caris LeVertBobby PortisMyles Turner
13Malik PopeWillie Cauley-SteinKevon Looney
14Zhou QiJustin AndersonBobby Portis
15Chris McCulloughCaris LeVertFrank Kaminsky

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