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Au royaume des Pistons, les Sixers sont rois.

score Sixers @ Pistons 6:12:14

Les deux plus mauvais bilans de la Ligue s’affrontaient hier soir au Palace d’Auburn Hills. Forts de leur succès acquis sur le parquet des Wolves, les Sixers avaient l’occasion de poursuivre leur série d’une victoire on the road. Avec 10 revers consécutifs, les Pistons de Stan Van Gundy, coach devaient commencer à embarrasser, Stan Van Gundy, consultant.

Les Sixers abordaient la rencontre sans back-up à la mène en raison des blessures de Tony Wroten et Alexey Shved. Si Michael Carter-Williams s’est plutôt bien accommodé de la situation, les solutions de remplacement, JaKarr Sampson en tête n’apportent que trop peu de satisfactions.

Premier quart temps :

La partie débutait sous les meilleurs auspices : un drive au cercle réussi par Michael Carter-Williams. Le ton de la soirée était définitivement donné quand Kyle Singler trouvait la mire derrière l’arc sur une belle ouverture de Brandon Jennings. Les deux équipes s’apprivoisaient en s’échangeant amabilités et largesses en défense.

Signe que les Sixers étaient en réussite, Hollis Thompson, défaillant cette semaine à longue distance, dégainait à trois points après une excellente circulation de balle agrémentée d’une belle succession d’écrans. Le sophomore (10-9) récidivait après un drive de MCW ligne de fond et une extra passe de Nerlens Noel qui faisait apprécier sa vitesse de mains en défense sur Andre Drummond.

A l’issue d’une action ridicule où Michael Carter-Williams demandait un écran de Sims qui ramenait deux défenseurs sur son meneur de jeu, le pivot héritait de la gonfle en toute fin de possession et rentrait sa tentative désespérée à trois points. Fort d’un taux de réussite effrayant eu égard aux standards des deux équipes (83% pour les Sixers, 86% pour les Pistons), Henry Sims s’emballait et retentait sa chance derrière l’arc, cette fois en début de possession et pour un résultat bien différent.

En multipliant les aides défensives à l’intérieur, les Sixers laissaient des positions ouvertes aux Pistons qui manquaient d’adresse (KCP).

Pour ses premiers changements, Brett Brown alignait le 5 : Michael Carter-Williams, KJ McDaniels, Robert Covington, Jerami Grant et Brandon Davies.

Redoutable dans le rôle du poste 4 fuyant, Covington n’est pas suffisamment vif pour défendre les postes 3 les plus véloces. Son association avec Jerami Grant dans la second unit lui permet d’évoluer au large en attaque tout en laissant la charge de défendre sur l’ailier adverse le plus mobile à Grant et ses qualités athlétiques.

La second unit des Pistons abreuvait Greg Monroe de ballons. Jouant pour son contrat, l’intérieur ne se faisait pas prier pour provoquer ses vis-à-vis ni pour glaner la faute. Un panier primé de Kyle Singler remarquablement adroit ramenait les Pistons à la table de marque (21-20). L’entrée sur le parquet de JaKarr Sampson, de nombreux rebonds offensifs concédés aux et quelques TO offraient même l’avantage aux Pistons (25-28) après un and one de Brandon Jennings. Robert Covington ne tardait pas à répondre à longue distance et Michael Carter-Williams terminait la période en obtenant 3 LF (30-28).

Second quart temps

Les Pistons sonnaient la révolte par l’entremise de Cartier Martin qui scorait 5 points consécutifs. Les changements de leader pouvaient alors se succéder. Michael Carter-Williams (8 points, 4 passes, 4 rebonds) lançait très tôt dans la rencontre une alerte au triple double.

En dépit d’un solide avantage de puissance et de taille, Andre Drummond peinait à sanctionner la défense quand il héritait de la gonfle sous le cercle. Nerlens Noel réalisait des efforts appréciables pour s’assurer la position préférentielle au rebond et forçait Drummond à commettre sa troisième faute.

Efficace mais discret, Nerlens Noel se mettait en lumière lors de deux séquences parfaitement gérées avec MCW. D’abord avec un excellent écran qui permettait au meneur de conclure son drive au cercle, avant de conclure avec autorité un drive and dish de son partenaire. Un jump shot à mi-distance de Sims donnait même 5 points d’avance aux Sixers (39-34).

Ils corsaient l’addition malgré quelques maladresses (passe de Nerlens Noel sur pick and roll, 3 points ouvert manqué par Mbah a Moute). Agressif des deux côtés du parquet, parfois maladroit, Luc Richard Mbah a Moute multipliait les hustle plays, glanait les fautes tout en réalisant un solide travail de sape au rebond (46-39).

Les Sixers profitaient du bonus pour obtenir des lancers dans la moitié de terrain des Pistons suite à une faute de Josh Smith au rebond. Jakarr se permettait même de combiner avec Nerlens Noel sur pick and roll.

Tout ne réussissait pas aux Sixers pour autant. Le bon travail au poste de Nerlens Noel sur Josh Smith se traduisait par un hook shot bien trop court et DJ Augustin se chargeait de réduire l’écart de 50-40 à 50-44.

Le retour de Michael Carter-Williams permettait à Robert Covington de se mettre en évidence. Ce dernier entrait dans un duel à distance avec Josh Smith (54-49). Servi parfaitement par son ancien coéquipier à Syracuse, Jerami Grant manquait la mire sous le cercle et l’intenable Kyle Singler ramenaient les Pistons à une possession (54-51). Les deux équipes manquaient tour à tour de faire évoluer la table de marque, de telle sorte que les Sixers rentraient aux vestiaires en menant.

Troisième quart temps

Si Luc Richard Mbah a Moute poursuivait son œuvre au rebond, en attaque, les Sixers ne trouvaient plus la même fluidité. Face à une raquette bouchée, Henry Sims avait beau tenter de s’exercer dans le corner three, ses expérimentations ne produisaient guère de succès. L’écart acquis en première période s’étiolait peu à peu jusqu’à ce que Brandon Jennings n’égalise grâce à trois lancers bêtement offerts par Michael Carter-Williams. Les erreurs s’enchaînaient : drive and dish de MCW pour Sims intercepté par Singler, panier rentré après le gong par Hollis Thompson…Les hommes de Brett Brown ne parvenant pas à rentrer le moindre panier, les Pistons prenaient les commandes par l’entremise de Jennings. Irréprochable jusqu’alors, Michael Carter-Williams rendait la gonfle à Singler sur…une remise en jeu.

A cheval sur deux quarts temps, les Pistons signaient un run de 18-4. Pas suffisant pour annihiler les bonnes intentions des Sixers. Particulièrement adroit, MCW rentrait un nouveau jump shot à mi-distance avant que Nerlens Noel ne prenne Andre Drummond de vitesse pour conclure au cercle.

Alternant parfaitement le scoring et la distribution, le meneur qui livrait certainement un de ses meilleurs matches en carrière, ramenait les deux équipes à un score de parité avant de créer de précieuses opportunités pour ses partenaires.

Dominés au rebond (10 prises pour les Pistons dans la période contre deux aux Sixers), les 76ers laissaient bien trop de secondes chances à leurs adversaires qui en profitaient pour prendre le large grâce à nouveau panier primé de Singler (68-73).

Le retour sur le parquet de Michael Carter-Williams redonne de la fluidité au jeu. Brandon Davies et Robert Covington concrétisent les offrandes du meneur. Bien parti pour établir son record en carrière au scoring pour le troisième match consécutif, le rookie de l’année de NBDL commettait un airball puis une perte de balle en posant le pied sur la ligne dans le corner. Des occasions gâchées aussitôt sanctionnées par un panier primé de…Josh Smith en fin de possession (75-82). Pressés d’entamer le dernier acte, les hommes de Van Gundy oubliaient de défendre sur Covington qui s’empressa d’ajouter deux points à son escarcelle (77-82).

Quatrième quart temps

Interrogé sur les prestations de Covington, Brett Brown s’était montré limpide quant à ses attentes. « Je veux qu’il prenne autant de shoots à trois points ouverts que possible. C’est ce que ce gamin apporte sur un parquet ». Discipliné, le joueur s’attachait à appliquer les consignes de son coach. Certainement avec un excès de zèle quand il tentait sa chance derrière l’arc en sortie de dribble.

Plus puissant que Nerlens Noel, plus mobile que Sims, Josh Smith noircissait sa feuille de stats (80-89) avant de forger sa légende en balançant deux airballs (depuis la ligne des LF puis à mi-distance)

Avec 9 points de débours, Brett Brown alignait un 5 qui maximisait le spacing tout en positionnant chacun des joueurs à son poste de prédilection sans altérer le potentiel défensif : Michael Carter-Williams, KJ McDaniels, Luc Richard Mbah a Moute, Robert Covington et Nerlens Noel.

Placé sous le cercle, Nerlens Noel glanait les fautes sur des services de Michael Carter-Williams avant de contrer DJ Augustin (85-89). Des actions qui initiaient un run de 7-0 en faveur des Sixers tout en plaçant les Pistons dans la pénalité, ce qui s’avérera déterminant à la fin de la rencontre.

Des paniers de Caron Butler et Cartier Martin remettaient les Sixers à -7 avec 6 minutes et 46 secondes à jouer. Très en verve en début de match, Hollis Thompson ne réglait plus la mire et s’en allait même manquer deux lancers.

Malgré tout, les Sixers recollaient au score grâce à de bien vilaines erreurs des Pistons et un drive conclu par un dunk de McDaniels. Impérial (16 points à 7/9, 13 passes, 8 rebonds, 4ème double-double sur les 5 dernières rencontres), MCW donnait l’avantage à ses partenaires sur une nouvelle pénétration (95-94).

Les échanges d’amabilité se poursuivaient et les Sixers se montraient les plus généreux. Les drives des extérieurs de Philadelphie butaient sur la défense intérieure des Pistons avant que MCW ne perdent la balle dans le trafic et que Nerlens Noel ne se rende coupable d’un goaltending (95-99, 59 secondes).

Brett Brown laissait alors le 5 : MCW, McDaniels, Mbah a Moute, Covington, Noel. Le camerounais passait près de sanctionner les choix de son coach en échappant de peu à une perte de balle qui se muait en deux lancers francs obtenus sur une faute de Josh Smith. Il n’en rentrait qu’un mais Robert Covington captait le rebond. KJ McDaniels héritait de la gonfle et ne convertissait pas sa tentative à trois points. De nouveau, le bonus acquis en début de quart sauvait les Sixers puisque Mbah a Moute se présentait de nouveau sur la ligne des lancers après une faute de Singler dans la lutte pour le rebond. Avec un seul lancer rentré, les Sixers restaient à deux points des Pistons. Ces derniers décidaient de profiter de l’avantage de puissance de Josh Smith qui glanait la faute de Nerlens Noel. Piteux dans l’exercice en ce début de saison (47,4% de réussite), il n’en convertissait qu’un seul, laissant les Sixers à une possession (97-100, 15 secondes à jouer).

En réussite avec son shoot extérieur, Robert Covington était étonnement préposé à la remise en jeu. Il en profitait pour filer la gonfle à Hollis Thompson, muet en seconde période, qui sur un turn around jump shot dans le corner ramenait les deux équipes à égalité.

Le scenario de la partie face au Magic où les Sixers étaient parvenus à égaliser dans les dernières secondes sans pour autant bouffer le chrono planait dans les esprits des fans aux nerfs les moins solides. Stan Van Gundy décidait de jouer l’isolation pour Brandon Jennings qui ne parvenait pas à s’extraite du marquage de Michael Carter-Williams. Sa tentative ne parvenait pas jusqu’au cercle et envoyait les deux équipes en prolongations.

Over Time

En back-to-back, sans solution de remplacement fiable à la mène derrière Michael Carter-Williams, les Sixers étaient parvenus à arracher une prolongation sur le parquet de la seconde plus mauvaise équipe de la Ligue.

Les deux équipes justifiaient leur statut en multipliant les approximations et se rendaient coup pour coup dans un concours de maladresse auquel participait Michael Carter-Williams jusqu’à présent remarquablement fiable. KJ McDaniels manquait la mire après avoir posté Singler, Monroe échouait dans sa tentative de dunk, Josh Smith se faisait contrer par MCW. Dans un tel marasme, Henry Sims trouvait le moyen de se distinguer en loupant le cercle, de telle sorte qu’il fallu un lancer franc de KCP pour dérider les préposés à la table de marque (100-101).

Revenu du diable vauvert dans le temps réglementaire, les Sixers haussaient le ton en fin de prolongation et prenaient les commandes sur un pick and pop de MCW et Sims (102-101). De retour sur le parquet, Nerlens Noel manquait l’occasion de faire le trou sur un drive. Ce n’était que parti remise puisqu’il rentrait sa tentative sur la possession suivante après que KJ McDenials (4 contres) eut annihilé la tentative de Singler dans le corner (104-101, 29,9 secondes à jouer).

KCP manquait ses deux tentatives à trois points et Luc Richard Mbah a Moute, Michael Carter-Williams et Robert Convington en étaient quittes pour quelques lancers. Ces derniers ne permettaient pas à Michael Carter-Williams de compléter son quatrième triple double en carrière, le sophomore devant se contenter d’une ligne de stats de 20 points, 15 passes, 8 rebonds, 3 interceptions, 2 contres et 7 pertes de balles, ils offraient en revanche l’opportunité à Robert Covington d’établir son record en carrière au scoring pour la troisième fois d’affilée.

Box score

Box score Sixers @ Pistons 6:12:14

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