CR/Résultats

Un triple double, un carrier high et un record de franchise.

score Sixers vs Dallas 29:11:14

Si le business est une question de timing, Charley Rosen et son éditeur peuvent se frotter les mains. En publiant »Perfectly awful. The Philadlephia 76ers’ horrendous and hilarious 1972-1973 season« , ils escomptaient surfer sur la dynamique actuelle des jeunes sixers. Ces derniers leur offrent une belle publicité et préparent déjà le terrain à un tome 2. Avec 16 défaites pour débuter la saison, les hommes de Brett Brown écartent ceux de Lou Rubin des tablettes de l’histoire de la franchise.

Les Mavericks qui disputaient leur troisième match en 4 jours décidaient de laisser Dirk Nowitzki au repos. Après avoir passé 53 points aux ouailles de Brett Brown lors du match aller, Rick Carlisle affichait sa confiance au moment de se présenter au Wells Fargo Center où Tony Wroten déambulait en costume. L’histoire retiendra que le coach texan a eu le dernier mot. Les observateurs des Sixers se satisferont des prestations individuelles des principaux prospects qui composent le roster et des brides de jeu collectif aperçues tout au long de la semaine.

Premier quart-temps

La partie débutait sous les pires auspices : une perte de balle dans le trafic de Luc Richard Mbah a Moute qui tentait de driver vers le cercle suivi d’un jump-shot à mi-distance infructueux d’Henry Sims pourtant idéalement servi par Michael Carter-Williams. Ce dernier recourrait à des drives vers le cercle qui ne s’avéraient pas concluants. La présence de Tyson Chandler dans la raquette lui proscrivait l’accès au cercle et le meneur en était quitte des pour des tentatives de floaters on ne peut plus harsardeux. La suite devenait bien plus encourageante.

Titularisé en l’absence de Tony Wroten, Hollis Thompson qui apportait une once de spacing rentrait les deux premiers points de la partie. Bien qu’imprécises et souvent trop dangereuses, les passes de Nerlens Noel apportaient leur contribution à l’étirement de la défense adverse. Peu adroit au cercle, Michael Carter-Williams distribuait le jeu et tentait de mettre en confiance ses partenaires. Le rookie de l’année qui s’appliquait à mettre à mal les promoteurs des statistiques avancées depuis le début de saison, ne laissant jamais une aussi piètre impression visuelle que lorsqu’il noircissait la feuille de stats, se décidait à satisfaire Sam Hinkie, Ben Falk et Sachin Gupta en joignant l’utile et l’agréable.

En dépit de trop nombreuses pertes de balle (6 en moins de 6 minutes), les 76ers restaient sur les talons des Mavs (11-9). Tyson Chandler, incapable de conclure une tentative d’alley-oop, recevait un tutoriel signé Alexey Shved – Nerlens Noel. Ce dernier se montrait actif en attaque travaillant Chandler Parsons au poste, annhilant un run de 7-0 des Texans qui profitaient de l’adresse de Charlie Villanueva à trois points (20-15).

Entré rapidement sur le parquet avec Alexey Shved, KJ McDaniels offrait de nouvelles actions d’éclats pour garnir les top 10. Redoutable sur catch and finish grâce à ses qualités athlétiques exceptionnelles (claquette sur Brandan Wright), le rookie laissait apprécier une palette offensive appréciable (drives vers le cercle, réussite à trois points sur catch and shoot) tout en maintenant une belle intensité en défense. Le show du 32ème choix de la dernière draft occultait l’entrée sur le parquet du 39ème choix. Afin d’attirer l’attention sur ses débuts, Jerami Grant placé un contre sur JJ Barea après avoir été envoyé au sol par Richard Jefferson. Celui qui prenait, enfant, la pose avec un jersey des Sixers sur les épaules, est long. Très long. Davantage que son temps de jeu (157 secondes).

L’incoordination de la défense extérieure et un manque de muscles et de taille à l’intérieur empêchaient les Sixers de prendre les devants et quittaient le premier quart avec deux points de débours sur leurs hôtes (28-26).

Deuxième quart-temps  

Avec davantage de mouvements off the ball, les Sixers offraient quelques solutions sur pick and roll. Henry Sims se distinguait par la pose de bons écrans mais qui ne s’ensuivaient pas de la même réussite en réception de passe. Le pivot peinait à capter les passes de MCW. Les deux équipes multipliaient les erreurs et les choix incongrus. Une première victoire symbolique pour les Sixers qui contraignaient les Mavs à s’aligner sur leur niveau de jeu collectif. Dans le marasme du début de ce second quart, Charlie Villanueva et Brandan Wright se mettaient en exergue (41-32).

Les Sixers corsaient l’addition en ajoutant des pertes de balle et une faute technique d’Henry Sims. Volontaire, la second unit manquait de coordination et le scoring reposer de manière quasi-exclusive sur les épaules de KJ McDaniels. A l’énergie, ils parvenaient toutefois à subtiliser quelques possessions et sur des paniers en sortie de dribbles de Shved et des drives fructueux de McDaniels et MCW, les Sixers revenaient à trois points (52-49).

De nouvelles défaillances en défense laissaient les Mavs reprendre davantage d’aises à la table de marque au retour aux vestiaires (58-51).

Troisième quart-temps 

D’entame de seconde mi-temps, Michael Carter-Williams poursuivait son oeuvre à la distribution et dans la gestion du tempo.

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Sur contre attaque et drive and dish, il servait idéalement Henry Sims (10ème passe de la rencontre). Malheureusement ce dernier enchaînait deux traveling violations et les Mavs reprenaient 10 points d’avance. Un avantage rapidement réduit, grâce à un trois points sur transition de Thompson et d’un long deux à la lisière de la zone à trois points de Luc Richard Mbah a Moute (66-61).

La belle activité des Sixers au rebond leur offrait de nombreuses situations de contre-attaque. Nerlens Noel tentait et rentrait des jumpers. Les positions idéales dans lesquelles se retrouvait Robert Covington auraient pu permettre aux Sixers de prendre les commandes à la table de marque si le ROY de NBDL avait connu la même réussite que lors de son match face aux Knicks. Ce n’était que partie remise en dépit des lancers francs dont s’abreuvaient les Mavs. Un nouveau jumper de Nerlens Noel qui prend peu à peu confiance dans ce secteur et un corner three de Shved ramenaient les Sixers à 4 points (74-70).

La réalisation faisait alors le choix de mettre en exergue la domination des Mavs aux rebonds offensifs et aux points marqués sur seconde chance. Un timing parfait pour KJ McDaniels qui en profitait pour s’emparer de 4 rebonds offensifs sur la même possession avant d’ajouter 2 points à son escarcelle déjà bien fournie.

Alexey Shved prenait le relais du rookie. Grâce à une belle lecture des lignes de passes, il subtilisait deux possessions pour scorer deux points supplémentaires en transition (78-76) avant de se présenter sur la ligne des LF avec la possibilité de placer les Sixers en tête à la table de marque. Meilleur tireur de lancers de l’équipe, le russe ne se faisait pas prier (80-81). Après avoir concédé, une défaite de 53 points aux Mavs, les Sixers menaient dans le troisième quart face à l’équipe texane.

Efficace sur pick and roll, Alexey Shved fluidifiait l’attaque des Sixers qui demeuraient nettement moins efficients en défense. Les deux Chandler profitaient des largesses de leurs vis-à-vis pour donner 4 points d’avance aux Mavs à l’issue du troisième quart (90-86).

Quatrième quart-temps

Forts d’un bilan de 10 victoires pour aucune défaite dans les matchs où ils étaient en tête à l’entame du dernier acte, les Mavs profitaient du manque de contrôle des jeunes sixers. Volontaires, se distinguant par des hustle plays, symboles de leur détermination, ils se précipitaient et commettaient un festival d’erreurs grossières.

L’adresse de ses partenaires fléchissant, Michael Carter-Williams se décidait à attaquer le cercle et à glaner les fautes. Brett Brown jouait la carte du small ball en laissant aux côtés de son meneur, Alexey Shved, KJ McDaniels, Luc Richard Mbah a Moute et Nerlens Noel. Un panier primé de McDaniels lui offrait son record en carrière au scoring (21) et celui à la passe de Michael Carter-Williams (16).

A 98-94, et en dépit de précieux rebonds offensifs de Nerlens Noel, les Sixers gaspillaient de trop nombreuses opportunités (tentative à trois points de Mbah a Moute, échec de ce même Mbah a Moute face à Monta Ellis, claquette qui glisse des doigts de Nerlens Noel…). La défense de Dallas mettait davantage d’intensité, forçant les Sixers à jouer sur demi-terrain et par voie de conséquence à multiplier les pertes de balles (7 lors des 8 premières minutes de la période, contre aucune pour les Mavs). Capables d’action d’éclats en défense individuelle, les Sixers demeurent trop naïfs collectivement (aides défensives, rotations défensives). Chandler Parsons et Richard Jefferson en profitaient pour rentrer de léthaux paniers primés.

A 105-96 et 2 minutes à jouer, Brett Brown tentait une ode au spacing. Hollis Thompson prenant la place de Luc Richard Mbah a Moute au poste 4. Mais avant même que ce 5 ait eu la chance de toucher la gonfle, Richard Jefferson tuait définitivement le suspense sur un corner three (108-94 et 104 secondes à jouer).

Sur un rebond offensif suivi d’un goal tending, Michael Carter-Williams s’offrait son troisième triple double en carrière. Il assistait sur le banc, victime d’une légère douleur à la cheville, à l’entrée de ses partenaires dans l’histoire des pires équipes de Philadelphie.

Les statistiques du soir :

  • 18 points, 16 passes, 10 rebonds. Michael Carter-Williams a profité de l’absence de Tony Wroten pour réaliser son troisième triple-double en carrière. Ses 16 passes constituent son record en carrière en la matière. Il est le premier sixer à livrer 16 passes décisives dans un triple-double depuis 1985. Lors des 5 dernières saisons, seuls Rajon Rondo et Steph Curry avaient réalisé une telle performance.
  • Le sophomore devient le premier sixer à cumuler 15 points, 15 passes et 10 rebonds depuis Dana Barros en 1995.
  • Avec 21 points, 13 rebonds dont 9 offensifs, 2 contres et 2 paniers primés, KJ McDaniels devient le 8ème joueur à présenter une telle ligne de stats à moins de 22 ans. Il rejoint un cercle qui comprend : Lebron James, Kevin Durant, Joe Smith, Michael Beasley, Lamar Odom, Josh Smith et Rashard Lewis.
  • Depuis Dominique Wilkins en 1991, jamais un extérieur n’avait capter 9 rebonds offensifs et placés deux contres.
  • Avec 16 défaites consécutives pour débuter la saison, les Sixers de 2014-2015 établissent un record de franchise et pourraient bien égaler celui de la Ligue qui appartient aux Nets (18 revers de rang). Lundi, les hommes de Brett Brown reçoivent les San Antonio Spurs et mercredi, ils se déplacent chez les Wolves.

Box score

Box score - Sixers vs Mavs 29:11:14

Les Highlights

Et maintenant? 

La réception des Spurs lundi ne semble pas de nature à permettre aux Sixers de mettre un terme à leur série de revers, bien que les Texans se présenteront au Wells Fargo Center en back-to-back. S’ils venaient à subir la loi du champion en titre, les Sixers se présenteraient mercredi sur le parquet des Timberwolves, avant derniers à l’Ouest avec la possibilité de rejoindre les Nets au rang des plus mauvais débuts de saison de l’histoire de la Ligue.

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