CR/Résultats

51 secondes de trop.

Score Sixers @ Rockets 14:11:14

Au lendemain de la terrible correction reçue à Dallas, les hommes de Brett Brown avaient rendez-vous au Toyota Center. Les jeunes Sixers n’avaient pas eu le temps de gamberger ni de ruminer cette lourde défaite. En back-to-back et sur le parquet d’une équipe qui affiche 7 victoires pour un seul revers, ils avaient l’opportunité de tester leurs ressources mentales.

En alignant le 5 : Tony Wroten, Hollis Thompson, Luc Richard Mbah a Moute, Brandon Davies et Henry Sims, Brett Brown se laissait quelques cartes appréciables à jouer en sortie de banc avec Michael Carter-Williams, Nerlens Noel et KJ McDaniels. Emmené par un Tony Wroten altruiste (6 passes lors de son premier passage sur le parquet) et un Hollis Thompson qui réglait d’entrée la mire, les Sixers profitaient de la moindre opportunité pour jouer en transition et s’autoriser des paniers faciles. Les échecs répétés des Rockets derrière l’arc (2/11) aidant, Philadelphie prenait les commandes à la table de marque, comptant jusqu’à une avance de 13 points (28-15).

Nerlens Noel livrait un travail appréciable en défense sur Dwight Howard notamment au poste bas mais rencontrait bien moins de réussite de l’autre côté du parquet où il multipliait les choix contestables à l’instar de Michael Carter-Williams. En fin de période, le jeune intérieur s’offrait le luxe de tenter une passe pour un alley-oop en faveur d’un coéquipier imaginaire.

Shaq appréciera l’offrande et pour peu que l’action de Nerlens n’occulte pas les prouesses de ses partenaires, le prochain Shaqtin’ a fool devrait également compter sur la présence d’un Tony Wroten qui, faute de main droite fonctionnelle, s’est offert un magnifique airball sur lay-up. L’observateur attentif interprètera cette passe comme un message envoyé à Alexey Shved, habitué à lancer des alley-oops à 4 mètres 50 de l’arceau pour Nerlens Noel.

En dépit de leurs erreurs grossières, les Sixers basculaient en tête à l’issue d’un premier quart au cours duquel ils avaient shooté à 60% de réussite.

  Les coéquipiers de James Harden revenaient avec de bien meilleures intentions en défense, forçant les Sixers à utiliser (gaspiller?) les 24 secondes. L’incapacité chronique des ouailles de Brett Brown à se créer leur propre tir, combinée à la présence dissuasive de Dwight Howard dans la raquette laissait les Sixers sans solution. Isaiah Canaan règlait la mire à longue distance, Kostas Papanikolaou en dépit de sa fiche vierge au scoring justifiait les éloges sur ses qualités à la création. L’avance chèrement acquise fondait plus vide que l’excédent de masse graisseuse d’un Arnett Moultrie. Les deux équipes rentraient aux vestiaires sur un score de parité (47-47).

Evolution du score - Sixers @ Rockets

Le retour sur le banc de James Harden permettait aux Sixers de consolider leur avantage à la table de marque. Chris Johnson sur un trois points ouvert et Michael Carter-Williams sur un lay-up en transition manquaient l’occasion de l’alourdir davantage. C’est finalement avec une avance de 5 unités qu’ils abordaient le quatrième quart-temps (68-63).

L’ultime période

Dès l’entame de l’ultime période, Tony Wroten gâchait une nouvelle opportunité sur un corner three qui ne trouvait pas sa cible. Les belles intentions des Sixers ne produisaient guère de résultats, la faute à de bien trop récurrentes maladresses. En défense, les intérieurs se rendaient coupables de nombreuses fautes dans la lutte pour la position préférentielle au rebond, quand le backcourt, Tony Wroten et KJ McDaniels, venait tour à tour butter sur la défense adverse où Dwight Howard se livrait à une block party.

Volontaires en défense sur l’homme, les protégés de Sam Hinkie ne réalisaient pas toujours les rotations nécessaires, à l’instar d’un KJ McDaniels qui laissait Jason Terry rentrer un corner three. Sur un stepback, James Harden ramenait les deux équipes à égalité.

Les changements de leader pouvaient alors se succéder. Tony Wroten qui venait de se faire enrhumer sur un enchaînement de dribbles du barbu, répondait avec un panier primé en sortie d’écran. Les Sixers renouaient avec les occasions manquées. Sur une contre attaque initiée par un contre de Sims, KJ McDaniels, pénalisé par ses lacunes balle en main, commettait une faute offensive. Celles à répétition de ses coéquipiers en défense offraient le bonus aux Rockets qui se rendaient trop aisément sur la ligne des lancers.

Auteur d’un dernier passage sur le parquet bien meilleur que les précédents, Nerlens Noel captait des rebonds et plaçait un contre qui initiaient autant de situations de contre attaque que ses partenaires gaspillaient en manquant de précision sur la ligne de réparation (Wroten 1/2, Davies 0/2). Michael Carter-Williams manquait de lucidité au moment de conclure une tentative au cercle balayée par le 7ème contre de la partie de D12 (record en carrière avec les Rockets).

Face à tant de déchets, les Rockets pourtant peu reluisants dans le jeu, prenaient les commandes et s’offraient leur plus large avance de la partie (76-72) à l’issue d’une faute technique sifflée contre Brandon Davies. Trevor Ariza en rajoutait 3 supplémentaires sur un tir primé non contesté (79-72).

Inexistant lors de la première période, Michael Carter-Williams réagissait en rentrant un panier à trois points après une excellente circulation de la gonfle. Incapable de stopper Dwight Howard, Henry Sims rentrait un nouveau jump shot à mi-distance pour maintenir les Sixers dans le sillage de leurs hôtes.

Sur la possession suivante, Michael Carter-Williams provoquait une faute offensive de James Harden, avant de servir parfaitement Henry Sims sur drive and kick pour l’égalisation (81-81, 2 min 25). Malheureusement, le pivot issu de Georgetown se rendait coupable d’une énième faute sur Howard qui ne rentrait qu’un lancer avant d’en ajoutait deux sur un rebond offensif (84-81).  Mais les Sixers recollaient de nouveau au score suite à un lay-up d’Hollis Thompson et un lancer de Wroten. Après un rebond défensif d’un Henry Sims qui venait de contrer James Harden, Tony Wroten parvenait à se créer l’espace suffisant pour dégainer à trois points (84-87). 51 secondes à jouer.

Pourquoi maintenant Brett? Pourquoi? 

Moins d’une minute à jouer et les Sixers disposaient d’une possession d’avance, puis deux. Sur la remise en jeu, D-Mo se trouvait démarqué suite à une prise à deux sur Harden, il se décidait à driver au cercle mais était stoppé par un coup de sifflet contre…Dwight Howard. C’est alors que le coaching staff dont le travail était jusqu’alors à saluer compte tenu de l’ampleur de la déroute de la veille, venait offrir de la matière aux partisans des théories complotistes.

Passés prêt d’une interception sur une passe peu inspirée de MCW pour Wroten, les Sixers perdaient la gonfle au profit de James Harden venu couper la ligne de passe entre Brandon Davis et le même Wroten. Ce dernier provoquait la faute sur transition et se voyait octroyer non pas deux mais trois lancers-francs. Brett Brown venait de shooter dans la gonfle et écoper de la manière la plus stupide qui soit d’une faute technique. L’arrière all-star ne convertissait pas le lancer afférent au moment d’absence du coach mais rentrait les deux autres (86-87).

35.5 secondes à jouer. Une solution, l’isolation.  

Avec toujours un point d’avance et la possession, Brett Brown laissait sur le parquet la combinaison de joueurs qui offre le moins de spacing possible : Michael Carter-Williams, Tony Wroten, Luc Richard Mbah a Moute, Brandon Davies et Henry Sims. Le rookie de l’année héritait donc de la responsabilité de gérer la possession. Il lassait filer le chrono attendant un écran de Brandon Davies qui n’aura gêné que lui même. Davies plongeant vers le cercle, D-Mo avait tout le loisir de venir en aide sur le meneur de jeu des Sixers qui perdait la gonfle sur un coup de patte du Jet.

Passive et naïve, la défense, sans Noel resté sur le banc laissait James Harden traversait tout le parquet et conclure au cercle pour donner 1 petit point d’avance aux Rockets (88-87).

Un temps mort. 9 secondes à jouer.

Un panier suffirait aux 76ers pour remporter leur premier match de la saison. De nouveau, Brett Brown ne se préoccupe guère du spacing et confie la gonfle à Michael Carter-Williams, crédité d’un 4/11 au tir. Tony Wroten est cantonné au rôle de shooteur stationné derrière la ligne à 3 points, Luc Richard Mbah a Moute est sur le parquet. Henry Sims et Brandon Davies amènent tranquillement leur vis-à-vis respectifs vers le cercle. On se contente de laisser MCW profiter de son avantage de taille sur Canaan, ce qu’il fait. Décoche un shoot à mi-distance qui rebondit sur le cercle et termine dans les mains de Dwight Howard. Défaite 88-87.

Fautifs à Dallas, les joueurs se sont parfaitement repris. Le coaching staff a failli dans la dernière minute à l’instar d’un Michael Carter-Williams mais s’ils maintiennent cette implication et démontrent la même combativité ces Sixers ne devraient pas attendre 18 matches pour remporter une victoire.

Les statistiques du jour

  • 7/34 à trois points, les Rockets ont shooté à 20,6% derrière l’arc (13 paniers primés par match à 40,3% sur les 8 premiers matches). Et encore, Isaiah Canaan fut responsable de près de la moitié des tirs primés de son équipe. Remarquablement efficace lors de la confrontation entre les deux équipes au Wells Fargo Center, Trevor Ariza termine avec un piteux 1/7 que Chris Johnson ne renierait pas.
  • Altruistes, les Sixers se sont toujours montrés prompts à rendre la gonfle à leurs adversaires après avoir volé la possession. Si les deux équipes n’ont été guère avares en matière de pertes de balles (26 contre 21), les Rockets en ont profité pour scorer 36 points contre seulement 16 aux 76ers.

Box score

Box score Sixers @ Rockets 14:11:14

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