CR/Résultats

Les Sixers trop courts face aux Pacers (0-1)

Score Sixers @ Pacers 29:10:14

Joel Embiid, Jerami Grant et Jason Richardson placés sur la liste des joueurs blessés et non disponibles pour la partie, Michael Carter-Williams, toujours en attente de reprendre le basketball avec contacts à l’entraînement et Luc Richard Mbah a Moute, tout juste revenu du Cameroun où il était s’était rendu pour assister aux funérailles du jeune frère de Joel Embiid, les Sixers arrivaient dans l’Indiana avec la ferme intention de rivaliser avec les Pacers et pas seulement au jeu du name dropping des invalides du soir.

Avec 10 joueurs aptes à jouer, Brett Brown mettait en place un 5 somme toute logique avec Tony Wroten à la mène, Hollis Thompson et Chris Johnson aux postes 2 et 3 et une raquette Nerlens Noel / Henry Sims. Sans autre meneur de formation (How are you, Marquis?), Alexey Shved assurait le rôle de back-up à la mène et de principal porteur de gonfle dans une seconde unit où KJ McDaniels était le seul joueur à avoir été drafté.

Malgré la présence conjuguée des deux principales menaces à longue distance de l’effectif, le spacing n’était pas au rendez-vous, pas plus que l’adresse générale aux tirs. Inconsistants derrière la ligne à trois points (6/21), les hommes de Brett Brown se rendaient la tâche encore plus délicate pour conclure leurs pénétrations. Les changements de rythme et de direction d’un Tony Wroten ainsi qu’une défense agressive qui contraignait les Pacers à de nombreuses pertes de balles en début de partie permettaient toutefois aux Sixers de se constituer une avance qui s’élèvera jusqu’à 10 points.

L’accumulation précoce des fautes, notamment sous l’impact d’un Roy Hibbert, nostalgique de son début de saison dernière, et l’entrée des second units bouleversaient le rapport de forces. Seul Alexey Shved se montrait en mesure de scorer sur les lignes arrières (2 points à 1/9 pour le duo JaKarr Sampson / KJ McDaniels) et si Brandon Davies se démenait pour démontrer que sa présence dans l’effectif n’était pas usurpée et que ses prestations en pré-saison n’étaient pas une anomalie, l’apport du banc s’avérait bien trop famélique pour espérer rééditer le scénario du début de saison dernière. Au surplus quand en face, Rodney Stuckey profitaient des espaces créés par Chris Copeland et Damjan Rudez, pourtant peu en réussite.

Evolution de l'écart Sixers @ Pacers 29:10:14

Avec un Roy Hibbert, adroit à mi-distance, qui usait de son avantage de taille et de puissance sur les intérieurs de Philadelphie en attaque et attendait sagement les tentatives de pénétrations adverses pour enduire sa ligne de statistiques des apparats les plus reluisants, un CJ Miles qui réglait la mire au plus mauvais moment et un Lavoy Allen qui n’avait pas oublié d’allumer son réveil, les Pacers creusaient un écart décisif en fin de troisième quart temps. On regrettera les échecs récurrents sur la ligne des lancers-francs des jeunes sixers (17/30, dont un enchaînement de 3 0/2 signé Nerlens Noel et Tony Wroten), sans qui le suspens aurait pu durer plus longtemps.

Le scouting report. 

Pour son premier match officiel dans la Grande Ligue, Nerlens Noel a livré une prestation qui aura valeur d’étalon tout au long de l’exercice. Illustrant à merveille ses qualités et ses faiblesses, la partie du rookie n’est pas exempte d’enseignements, ni de motifs de satisfaction.

Particulièrement maladroit lorsqu’il s’agissait de scorer (hook shots pris aléatoirement et hors de position, lay-up manqués, inconsistant sur la ligne des lancers-francs, jump shots qui ne trouvent pas la cible, etc…), le prospect fut bien plus efficace lorsqu’il s’agissait de protéger le cercle et de gober les rebonds.

Sa vitesse de déplacement lui permet de coller aux basques de n’importe quel vis-à-vis, de monter très vite sur un porteur de balle oublié par ses partenaires. La rapidité de son second saut l’autorise à venir contester une tentative alors qu’il a, dans un premier temps était mis en difficulté par une feinte. A cet égard, ses trois contres de la soirée ne saurait exprimer l’essentiel de son rôle de protecteur de cercle.

Testé au poste 4 aux côtés de Sims, Nerlens Noel a su user de sa mobilité pour rester au contact des vieilles cannes de Luis Scola. Sa défense sur pick and roll a été appréciable bien qu’affectée par quelques moments d’hésitations sur la décision à prendre. En fin de partie, lorsque les Pacers ont décidé de faire tourner la balle avec davantage de fluidité, on l’a vu se mettre en évidence dans la défense dans le périmètre. Sa longueur de bras conjuguée à sa mobilité lui permet de contenir les arrières adverses sur qui il a souvent du venir en aide lorsque ses partenaires étaient pris en défaut. Il a toutefois autorisé CJ Miles à lui shooter sur le nez en laissant trop d’espace à l’ancien Cavalier.

Face à des adversaires bien plus puissants (Roy Hibbert, Ian Mahimi), il a souffert physiquement des deux côtés du parquet et n’a pas profité de sa vitesse de mains pour chiper la gonfle des mains d’un intérieur qui tentait de le poster. Cette frilosité s’expliquant certainement par la volonté du joueur de limiter son nombre de fautes. S’il n’a jamais rechigné à lutter au rebond, il a manqué de force pour s’assurer la position préférentielle.

S’il est peu usuel de se féliciter d’un 2/11 de réussite aux tirs, Nerlens Noel a, en dépit de sa maladresse à la conclusion, su se mettre en position de scorer dans des registres fort différents. Dans une saison, sans ambition sur le plan comptable et où l’enjeu nodal est le développement des prospects, voir Nerlens Noel tenter et manquer des choses sur le plan offensif est appréciable. Le rookie s’est créé des shoots ouverts. S’ils n’ont pas trouvé le nylon, ses jump shots étaient de bons shoots. Malgré un rebond un peu haut, il a su prendre de vitesse ses vis-à-vis en drivant vers le cercle grâce à un premier pas très rapide pour sa taille, s’offrant ainsi des opportunités de lay-up…non conclues.

Ses échecs répétés sur la ligne des lancers-francs tempèrent encore davantage les belles promesses entrevues lors de la Summer League dans l’exercice.

Ses coéquipers l’ont recherché pour des alley-oops mais les passes n’étaient pas forcément bien ajustées, il fut par ailleurs, peu servi sur pick and roll. En revanche, il a su trouver de belles positions pour ses partenaires grâce à sa qualité de passe.

In fine, le rookie a livré une partie conforme à ce qu’on est en droit d’attendre de lui à ce stade de son développement mais cette dernière est loin de le satisfaire.

« Je ne pense pas qu’il s’agit d’une bonne performance de ma part. Je dois continuer à prendre des rebonds, j’ai été décent dans l’exercice. J’ai manqué de trop nombreux tirs, de bien trop nombreux shoots ouverts et bien trop de lancers-francs. Je dois continuer de travailler, rester concentré et surtout ne pas laisser ces échecs me décourager ».

Le coach s’est, lui, attaché à placer la prestation de son joueur dans le contexte spécifique de sa future association avec Joel Embiid.

« Je me sens l’obligation de prendre en considération l’environnement dans lequel on évolue et de mettre en place des choses afin de tester la manière dont Joel Embiid et Nerlens Noel peuvent coexister sur le parquet et jouer ensemble. Nous avons l’opportunité de le faire pendant que Joel récupère et avant qu’il ne soit de retour. Je vais continuer d’en profiter et de faire jouer Nerlens au poste 5 et au poste 4. J’ai vu de bonnes choses de sa part par séquences aux deux positions ce soir.

Les deux autres rookies de l’effectif qui ont fait leurs débuts cette nuit, ne se sont pas mis en évidence. JaKarr Sampson a, pour ainsi dire, manqué tout ce qu’il a entrepris, si ce n’est le rebond qu’il a capté.

Seul joueur drafté de la second unit, KJ McDaniels, n’a pas été en réussite en attaque où l’absence de spacing l’a contraint à tenter des pénétrations où la qualité médiocre de son dribble lui complique la tâche. Son ingéniosité ne nuance guère un bilan peu flatteur.

De l’autre côté du parquet, le prospect issu de Clemson a montré quelques flashs de ce qui constituera l’essentiel de son répertoire. Le manque d’automatismes avec ses partenaires réduit toutefois la possibilité de dresser un premier bilan de son apport défensif. 

Tony Wroten, auteur de la première « triple double alert » de la saison (22 points, 8 rebonds, 7 passes) s’est montré à la hauteur de la tâche. S’il a manqué des lancers-francs précieux et semble toujours incapable de rentrer un trois points ouvert, le meneur de jeu a su mettre profit sa qualité de dribble et sa vitesse pour scorer au cercle. Ses changements de direction et de vitesse lui ont permis de se frayer un chemin vers le cercle dans une raquette pourtant bien protégée. L’incapacité de ses partenaires à l’imiter l’a poussé à, parfois forcer, et à échouer sur le Mont Hibbert.  Excellent dans un rôle de soliste, Tony Wroten a plutôt bien assumé les fonctions de meneur de jeu, créant aussi pour ses partenaires.

D’ordinaire, peu avare en pertes de balle, il a su restreindre sa production du soir à une unité, sur une passe adressée à Lavoy Allen, un éphémère ex-coéquipier. En défense, il a souvent pris le risque de jouer l’interception avec une certaine réussite (3 gonfles chipées) afin de créer des opportunités sur contre-attaque.

Laissé avec la second unit pour assumer le rôle de back-up de Tony Wroten, Alexey Shved a réalisé de très bons débuts avec les 76ers. Entouré de partenaires qui effraient davantage les fans de la franchise que les adversaires, le russe a su alterner scoring et distribution. Son coup de chaud dans le troisième quart temps avec trois paniers primés dont un au buzzer a temporairement ramené les Sixers dans le giron des Pacers (-5 à la fin du QT3) et contraint Brett Brown a expérimenter un backcourt Wroten – Shved, prometteur en pré-saison. A l’instar de Tony Wroten, il a pris soin de la gonfle (0 perte de balle) mais a souvent manqué de précision à la conclusion de ses drives.    

De l’aveu du numéro 8 des Sixers, les deux hommes n’ont que très peu évolué ensemble à l’entraînement, faute de meneur de jeu de formation mais leur association fonctionne bien. S’il parvient à rentrer des shoots à longue distance, Alexey Shved, pourrait bien devenir un complément opportun aux deux meneurs de jeu de la franchise. En attendant, le retour du ROY 2014, il sera la principale option offensive de la second unit.   

Bien trop discret en attaque, Hollis Thompson (5 tirs, seulement deux tentatives derrière l’arc) s’est montré actif et concentré en défense. Toujours prompt à se livrer à des hustle plays, le sophomore a subtilisé 4 possessions mais s’est trop rapidement retrouvé en foul troubles. Titularisé à l’aile, Chris Johnson n’a rentré qu’une seule de ses quatre tentatives à trois points, réduisant encore davantage le spacing.  Il termine son premier match avec les Sixers avec 12 points et quelques actions défensives d’éclat. 

La statistique du jour : 

Face à une équipe des Pacers décimée par les blessures, les hommes de Brett Brown sont parvenus à rivaliser avec leurs adversaires jusqu’à ce que le banc rentre sur le parquet. Dans une défaite de 12 points, Tony Wroten, Hollis Thomspon, Chris Johnson, Nerlens Noel et Brandon Davies présentent tous un différentiel positif. Avant que l’écart ne s’alourdisse en toute fin de partie, ils présentaient des différentiels encore plus flatteur.  

Box score

Box score Sixers @ Pacers 29:10:14

Les highlights


Sixers vs. Pacers par NBA

A lire : le recap de la partie par nos homologues de Pacers France.

Les Sixers retrouveront le chemin des parquets vendredi pour un déplacement dans le Wisconsin avant de débuter au Wells Fargo Center avec la réception du Miami Heat, le lendemain.

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