Summer League - Orlando 2014

Le scouting report : 76ers vs Magic

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Score Sixers vs Magic - Summer League - Orlando

L’entrée en lice des Philadelphia 76ers dans cette Summer League d’Orlando s’accompagnait des débuts en tant que basketballeur professionnel de Nerlens Noel. Après une saison vierge de toute compétition, passée à développer son jeu au coté du coaching staff, l’ancienne vedette de Kentucky était attendue et il n’a pas tardé à se mettre en action. Après avoir remporté l’entre deux, il hérite de sa première gonfle, feinte son vis-à-vis et claque un dunk pour son premier panier en tant que sixer.

Le premier panier de Nerlens Noel 

Lloyd Pierce avait décidé d’entourer Nerlens Noel avec Casper Ware et Travis Bader dans le backcourt, et Hollis Thompson et Ronald Roberts Jr sur les deux postes d’ailier.

Présenté le matin même comme un energizer aux qualités athlétiques exceptionnelles, l’ancien étudiant de St Joseph s’est montré fidèle à sa réputation déployant une hargne rare à ce niveau de compétition notamment dans la raquette adverse où son sens du rebond offensif lui a offert la possibilité de faire valoir sa détente sur deux claquettes dunk rageuses. Très inconstant dans l’exercice des LF à l’université, il a rentré ses 4 tentatives face au Magic et termine la rencontre avec 12 points à 4/6, 9 rebonds dont 6 offensifs et 1 contre. Le prospect de 23 ans s’est montré sous son meilleur visage, en témoignent son jump shot pris en début de partie et quelques séquences de jeu dos au panier que l’on avait peu vues en NCAA.

Au cours de la partie, Nerlens Noel a également testé ses progrès sur jump shot à deux reprises. Très tôt dans la partie, il reçoit la gonfle en périphérie et décide de profiter de l’espace laissé par son vis-à-vis pour prendre son impulsion, s’élever, relâcher la gonfle à une hauteur vertigineuse. Sans réussite. Il ne réglera pas la mire non plus sur sa seconde tentative en début de troisième quart temps. Pour autant, sa mécanique a effectivement été intégralement repensée depuis sa sortie de l’Université et et son élévation combinée à sa longueur de bras lui permet de relâcher le ballon tellement haut qu’il sera difficile de le contrer. Le faible échantillon observé laisse penser que son jump shot est encore en chantier tout en laissant de belles promesses. Sur ses deux tentatives, la comparaison avec la gestuelle de Kevin Garnett est frappante.

A quelques occasions, il a fait étalage d’un footwork en réels progrès. A deux reprises il a mystifié son défenseur avant d’aller conclure au cercle. On l’a même vu tenter un dream shake en début de partie mais la venue de deux défenseurs supplémentaires l’a contraint à perdre la gonfle. Dos au panier, il a souffert face aux intérieurs à la charpente plus large, peinant à se rapprocher suffisamment du cercle. La trajectoire trop plate de son hook shot le conduit à l’échec s’il ne parvient à pas à déclencher son mouvement plus près de l’anneau.

Face au panier, il a profité de son premier pas très rapide pour déborder son vis-à-vis et obtenir de nombreuses fautes (7 lancers obtenus en 26 minutes de temps de jeu) tout en faisant apprécier sa qualité de passe (précision, timing) depuis le poste haut.

7/7 aux lancers.

Piteux dans l’exercice lors de sa saison à Kentucky, Nerlens Noel a été parfait depuis la ligne de réparation en rentrant ses 7 tentatives. S’il a révélé à l’issue de la partie que Sam Hinkie lui avait assigné l’objectif de 60% de réussite aux LF, le prospect est convaincu qu’il excèdera ces standards.

Avec 19 points, il termine meilleur scoreur de la partie mais c’est bien en défense qu’il a montré un aperçu de son formidable potentiel. Auteur d’un seul contre, Nerlens Noel a altéré de très nombreux tirs et son second saut extrêmement rapide lui a permis de revenir contester le tir de son adversaire même quand il avait mordu à une première feinte.

C’est dans sa lecture des lignes de passes et sur sa capacité à apporter très rapidement une aide défensive sur le porteur de balle qu’il a le plus impressionné. Sa vitesse de déplacement, sa vitesse de mains combinée à sa longueur se sont traduites par 4 interceptions dont deux sur Elfrid Payton.

Une performance qui a visiblement convaincu Joel Embiid.

Après 18 mois sans compétition, Nerlens Noel a livré une prestation de choix. Naturellement, il a semblé se fatiguer assez rapidement comme en attestent ses nombreux aller-retours entre le parquet et le banc. Trop naïf sur les prises à deux, on notera qu’il a été très peu servi sur pick and roll. Une situation qui devrait rapidement évoluer quand le meneur des 76ers ne se prénommera plus Casper.

Ce dernier a quant à lui tout compris à la Summer League. Mis en concurrence avec deux autres meneurs de petite taille, Casper Ware a saisi les opportunités pour se mettre en évidence. En réussite sur son jump shot, il a privilégié le tir à l’extra-passe. Auteur de 10 points à l’issue du premier quart, il a profité de la blessure de Pierre Jackson pour obtenir davantage de temps de jeu. Face à Victor Oladipo, il a souffert de la différence physique mais termine la partie avec une performance conforme à ce que l’on peut attendre d’un tel joueur.

En revanche, Hollis Thompson a évolué dans un registre radicalement différent de celui montré la saison passée. Excessivement maladroit au tir (2/11), le sophomore termine la partie avec seulement 5 petits points au compteur. Trop discret en NBA, Hollis Thompson était partout sur le parquet face au Magic. Lorsque les remontées de balles de Casper Ware ou Aaron Craft étaient soumises à la pression de Victor Oladipo, il a pris les commandes du jeu délivrant quelques 5 passes décisives, la meilleure marque pour un Sixer. Il a également dominé tous ses homologues dans la quête du rebond avec 14 prises dont 8 dans la raquette adverse.

Revenu à la salle de musculation, une semaine après la fin de la saison régulière, Hollis Thompson récolte les fruits de son travail. Il a pris quelques kilos de muscles supplémentaires et semble bien plus puissant dans le haut du corps qu’il ne l’était lors de la saison écoulée. Affecté en défense sur Aaron Gordon et/ou Romero Osby, il s’est montré plus que convaincant. Le 4ème choix de la draft n’étant pas parvenu à scorer le moindre point dans la première mi-temps.

Enfin KJ McDaniels fut particulièrement timide lors des trois premiers quart-temps. Sans ses deux contres placés sur Aaron Gordon et Elfrid Payton, sa présence serait passée inaperçue. Davantage sollicité en fin de match, il s’est distingué par deux dunks et un trois points sur catch and shoot. Sans que l’on puisse corréler la statistique à sa performance propre, il termine la partie avec un différentiel de + 15 quand les 76ers s’inclinent de 6 unités.

La blessure de Pierre Jackson

Entré en jeu pour former un backcourt de poche avec Casper Ware, Pierre Jackson s’est rapidement mis dans le rythme, artillant derrière l’arc dès que l’occasion se présentait, attaquant le cercle sans ménagement. Ses quelques minutes de Summer League offraient un condensé fidèle de sa saison passée en NBDL. En 7 minutes de temps de jeu, il avait inscrit 7 points (3/5) et réalisé une interception quand sur un déplacement anodin, sa cheville droite se déroba. Le match poursuivit son cours mais le meneur de poche s’allongeait sur le parquet.

Le contraste est alors terrible entre un Pierre Jackson se tordant de douleurs sur le sol, et un Nerlens Noel parti en contre-attaque claquer un nouveau un dunk. Porté par Ed Daniels et Ronald Roberts Jr, Pierre Jackson quitte définitivement le parquet. On apprendra quelques minutes plus tard qu’il s’est déchiré le tendon d’achille. Les 76ers assumeront les frais médicaux et lui proposeront de l’accompagner dans sa rééducation. Reste que le joueur, drafté au second tour l’an passé, n’a pas de contrat garanti pour la saison à venir.

Travis Bader est un incroyable shooteur à trois points avec une gestuelle extrêmement rapide. L’ancien étudiant d’Oakland n’était toutefois pas dans un grand jour et n’a rentré qu’un seul tir, ce qui est d’autant plus problématique qu’en dehors de ce don, il est un joueur on ne peut plus limité. Lorsqu’il a tenté de se créer son propre tir en dribblant, il a perdu la gonfle. En défense, il a été inefficace si ce n’est inexistant. Ce n’est certainement pas un hasard, s’il termine la partie avec le plus mauvais différentiel (-14).

Le temps de jeu limité dont ont bénéficié Aaron Craft et Talib Zanna nous dispense de tout commentaire sur leurs prestations. Jerami Grant a quant à lui obtenu plus d’un quart d’heure de temps de jeu sans pour autant attirer l’attention de l’observateur focalisé sur d’autres prospects.

Du côté du Magic, on a apprécié les prestations de Romero Osby, trop puissant pour les postes 3, trop mobile pour les postes 4 et de Devyn Marble.

La box score 

Box score Sixers-Orlando - Summer League Orlando

En remportant les premier et dernier quart-temps de la partie, les 76ers obtiennent deux points pour le classement de cette Summer League d’Orlando. Le Magic en obtient 6 (4 points pour la victoire, 1 point par quart-temps remporté). Les hommes de Lloyd Pierce retrouveront les parquets dès ce soir 23h face au Thunder. La participation de Nerlens Noel aux back-to-back est encore en suspens.

Les Highlights de la rencontre

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