Joue la comme Tony DiLéo

Le #JoueLaCommeDiLéo à l’épreuve des 29 autres GM.

Tony DiLeo

Après deux semaines de consultation de la fan base et à quelques heures de l’ouverture de la draft, la seconde édition de notre #JoueLaCommeDiLéo touche à sa fin. Pas moins de 14 projets nous ont été soumis et certains furent âprement débattus dans ces colonnes. Chaque apprenti GM a tenté de pendre en considération les desiderata de leurs homologues.

Dans le cadre de la Fantasy Draft de Débats Sports, nous avons soumis notre plan à l’épreuve de la confrontation des stratégies des 29 autres GM de la Ligue. En voici le résultat. Pour rappel, au cours de cette fantasy, chaque franchise était représentée par un GM idéalement fan de la franchise concernée, nous pouvions effectuer des échanges qui seront effectivement réalisables au cours de la cérémonie de la draft. Le roster proposé à l’issue de cette simulation correspond à celui présenté au lendemain de la draft et ne tient pas compte des éventuels mouvements qui adviendront lors de la free agency.

La stratégie des 76ers lors de la Fantasy Draft de Débats-Sports

Nommé GM des Philadelphia 76ers, j’aborde la Fantasy Draft en assumant pleinement l’orientation stratégique de la précédente direction et l’héritage de Sam Hinkie à savoir une collection de picks à faire pâlir le premier Ryan McDonough venu et un roster dépourvu de talents.

Avec les seuls Michael Carter-Williams, Tony Wroten, Thaddeus Young, Arnett Moultrie, Nerlens Noel et Jason Richardson sous contrat ma marge de manœuvre est somme toute limitée sur le marché à moins d’envisager de bouger ce qui apparaît comme les premières pierres de mon édifice.

A ce stade du processus, aucun de mes joueurs ou assets n’est inamovible. Trader MCW voire Nerlens Noel sont des options potentiellement mobilisables dans ma quête de talents. Pour autant, je laisse l’initiative à mes rivaux. Trader MCW avant l’ouverture de la draft n’a de sens que si je m’assure d’être en position de drafter un meneur de niveau supérieur. Or, je peine à identifier un partenaire susceptible de m’offrir la possibilité de drafter Marcus Smart ou Dante Exum en échange du rookie de l’année.

Dès lors, mon principal objectif consiste à trade-up le pick 10 pour le sortir d’une zone où je peine à établir une hiérarchie claire entre les prospects pour monter dans le top 7 ou 8, seuil à partir duquel j’identifie un deuxième saut qualitatif après celui en vigueur entre le pick 3 et 4. En m’assurant un top 7 à côté de mon choix 3, ma quête de talents devrait être accomplie, au surplus si je suis en mesure de conserver Nerlens Noel dans mon effectif.

Je prends contact avec les deux GM perçus comme les plus enclins à céder leur pick : les Los Angeles Lakers et les Sacramento Kings en leur soumettant plus ou moins le même package : pick 10 + Thaddeus Young + pick du second tour en échange de leur pick (7 ou 8) et la prise en charge d’un contrat encombrant. Naturellement, les Los Angeles Lakers sont mes interlocuteurs privilégiés et le hasard faisant bien les choses, ils sont les plus prompts à répondre et je finis par céder à leur tentative de bluff et leur cède mon pick 32, ce que j’étais disposé à faire mais la suite du processus me fera regretter d’avoir cherché à sécuriser ce deal le plus rapidement possible.

  • Premier mouvement : Thaddeus Young, picks 10 et 32 rejoignent la Californie quand je récupère le pick 7 et le contrat de Steve Nash qui viendra jouer les rôles de tuteur auprès de mon meneur de jeu, qui pourrait bien toujours être Michael Carter-Williams. 

La draft peut dès lors commencer.

Titulaire du pick 3 et avec comme cible privilégiée Andrew Wiggins, une préférence connue des deux franchises qui me précèdent, je ne tente rien pour monter dans la draft afin d’être en position de récupérer le canadien. Mon mutisme répond à une analyse de la situation : les Cleveland Cavaliers ont fait de Joel Embiid leur priorité et je ne dispose pas des assets nécessaires à les convaincre de trade-down leur premier choix et en dépit de ma préférence pour le Canadien, la hiérarchie entre les trois prospects n’est pas suffisamment claire pour me convaincre de céder mon pick 10 (et au surplus mon pick 7) afin de pouvoir être le premier à transmettre mon choix à Adam Silver. Je me résous donc à la contingence du choix de mes deux homologues, prêt à construire mon roster autour de Jabari Parker. Le GM des Bucks tentera bien un coup de bluff au dernier moment mais je reste impassible. Quand vient mon tour, Joel Embiid et Jabari Parker sont partis, Andrew Wiggins est toujours disponible.

  • Avec le troisième choix de la draft, les Philadelphia 76ers sélectionnent : Andrew Wiggins de Kansas University.  

Alors que le Magic tarde à annoncer son choix en raison de négociations avec d’autres GM, je décide de me lancer dans des mouvements mineurs. Le premier d’entre eux consiste à me débarrasser d’Arnett Moultrie qui s’est appliqué à perdre tout le crédit qu’il avait à mes yeux au cours de l’exercice écoulé. Son éthique de travail des plus douteuses combinée à sa consommation excessive de Cannabis en font un boulet dans mon optique de constitution d’un roster entièrement dédié au développement des prospects. Intransigeant en la matière, je me passe de son profil de stretch 4 dont j’ai pourtant cruellement besoin. Averti de l’intérêt du GM des Nuggets pour ce type de profil, j’envoie celui pour qui Doug Collins n’a pas hésité à échanger un premier tour de draft dans le Colorado où il aura tout le loisir d’assouvir sa passion en toute légalité. A coté d’un swap des picks 54 et 56, je récupère un Quincy Miller qui servira de valeur étalon à l’efficience de mon programme de développement des joueurs après deux saisons passées dans les tréfonds de la rotation des Nuggets.

  • Second mouvement : Le pick 54 et Arnett Moultrie rejoignent les Denver Nuggets et le pick 56 et Quincy Miller font le chemin inverse.

Dante Exum sélectionné par le Magic, Marcus Smart par le Jazz et Julius Randle par les Celtics, ma seconde cible Aaron Gordon est bien disponible lorsque vient le moment de placer mon choix 7 dans l’enveloppe. Je perds toutefois tout espoir de remplacer Michael Carter-Williams par Marcus Smart ou Dante Exum. Peu emballé par les assets que je pourrais récupérer dans le cadre d’un deal de MCW pour un pick en fin de loterie, j’acte donc que la mène sera confiée à l’ancien étudiant de Syracuse l’année prochaine. Sans alternative, je place ma confiance (modérée) en la présence de Steve Nash et un été de labeur pour le voir progresser sur ses faiblesses identifiées dès sa sortie de l’Université et que sa probante saison rookie sur le plan statistique n’a pas suffit à lever.

Fidèle à ma volonté d’accumuler du talent, je sélectionne avec mon 7ème choix, le meilleur joueur disponible.

  • Avec le septième choix de la draft, les Philadelphia 76ers sélectionnent : Aaron Gordon d’Arizona. 

 

A l’issue de mes deux choix dans le premier tour, je dispose donc de trois joueurs à fort potentiel : Andrew Wiggins, Aaron Gordon et Nerlens Noel, d’un meneur titulaire avec Michael Carter-Williams, de deux vétérans destinés à encadrer mes jeunes prospects : Steve Nash et Jason Richardson, et de deux jeunes joueurs dans ma rotation : Tony Wroten et Quincy Miller. Comme j’escompte utiliser Aaron Gordon en première rotation intérieure pour son année rookie, le temps qu’il développe son jeu dos au panier et que ses belles promesses montrées sur jump shot se concrétisent, je cherche du spacing pour rendre mon roster un minimum fonctionnel, pas tant pour remporter des matches que pour permettre de maximiser ma stratégie de développement de mes jeunes talents.

Débarrassé d’Arnett Moultrie, je peux me mettre en quête d’un intérieur capable d’évoluer au large. J’ai alors le plaisir d’apprendre qu’une de mes cibles, Donatas Motiejunas est placé sur la liste des transferts par le GM des Houston Rockets qui sont à la recherche d’un pick placé entre la 20ème et 35ème position. Ayant cédé mon pick 32 aux Los Angeles Lakers dans le cadre du trade-up du pick 10, je suis contraint de chercher à monter de nouveau dans le second tour pour me positionner sur le lituanien. Je parviens à mettre la main sur le pick recherché (pick 35) grâce à un deal avec les Memphis Grizzlies.

  • Troisième mouvement : Les Philadelphia 76ers cèdent le pick 47 ainsi que le choix du second tour 2015 des Pelicans pour obtenir le choix 35.

Si ce trade portera ses fruits en me permettant de récupérer le joueur ciblé, a posteriori j’ai certainement cédé trop pour obtenir ce pick. Au GM des Pelicans de faire un travail remarquable cette intersaison pour m’ôter d’éventuels regrets.

  • Quatrième mouvement : Les Houston Rockets récupèrent le 35ème choix de la draft, quand les 76ers héritent de Donatas Motiejunas, du moins bon second tour de la draft 2015 entre Minnesota et Denver ainsi que le second tour 2015 des Clippers protégé sur les positions 31-50 et 56-60.

Au cours des négociations, je tiens à récupérer ce choix du second tour des Nuggets/Wolves afin de proposer un package composé des deux seconds choix à venir des Nuggets au GM de Denver en échange de son pick 41, si le besoin de remonter dans la draft se faisait sentir.

 

A ce stade d’avancement de la fantasy draft, je suis contraint de changer mes plans concernant mes cibles du second tour. Je projetais de drafter un poste 2 parmi Jordan Adams, Spencer Dinwiddie et Bogdan Bogdanovic. Avec les picks 39, 52 et 54 ces cibles me semblent malheureusement inaccessibles. A défaut de pouvoir ajouter de nouveaux talents, je m’oriente vers deux prospects à l’éthique de travail irréprochable et aux profils idoines pour faire pousser mes meilleurs joueurs dans leurs retranchements lors des entraînements. Je cible donc Thanasis Antetokounmpo (pour lequel, je me suis toujours assuré d’être placé devant les Bucks que j’avais justement identifiés comme un concurrent) et Patrick Young pour confronter Nerlens Noel à un pivot à la charpente plus large que la sienne.

Tenté par la perspective d’ajouter un poste 2 scoreur de nature à décharger Andrew Wiggins de ses responsabilités en la matière, je formule une offre pour OJ Mayo au GM des Bucks sur la base de la prise en charge du contrat à 8 millions de dollars sur 3 ans signé cet été, en échange du contrat expirant de J-Rich et du second choix 2015 des Bucks. Mon interlocuteur trouvera une meilleure offre ailleurs, j’abandonne alors l’idée de me séparer du contrat de J-Rich dès à présent, me réservant la possibilité de le mobiliser lorsque la free agency ouvrira ses portes.

Afin d’apporter du talent inexploité au poste 2, je jette mon dévolu sur Ricky Ledo qui ne semble pas rentrer dans les plans des Dallas Mavericks. Mon offre du pick 56 contre le jeune arrière de 21 ans est acceptée sans discussion.

  • Cinquième mouvement : Les Philadelphia 76ers envoient le pick 56 dans le Texas en échange de Ricky Ledo.

 

Afin de sécuriser mes cibles (Thanasis et Patick Young), je finalise le deal étudié au préalable avec les Denver Nuggets afin de récupérer le pick 41 en plus de mon pick 39.

  • Sixième mouvement : Les Philadelphia 76ers envoient le second tour 2015 des Nuggets et le moins bon des choix du second tour 2016 entre Minnesota et Denver aux Nuggets en échange des picks 41 et 54.

Le déroulement du second tour me conduit à une nouvelle adaptation de ma stratégie. D’une part des joueurs chutent de telle sorte que ma troisième option initiale pour le poste 2, Bogdan Bogdanovic risque finalement d’être disponible au delà du pick 35 puisque PJ Hairston n’a toujours pas été sélectionné. Pire, le Magic utilise son 33ème choix pour drafter le produit local Patric Young, scenario que je n’avais pas envisagé une seconde.

La défection du pivot est aisément substituable par l’activation de la Team Option que je possède sur Henry Sims. Je tente donc de remonter dans la draft pour avoir une chance d’obtenir PJ Hairston ou Bogdan Bogdanovic.

  • Septième mouvement : Les Philadelphia 76ers envoient les picks 41 et 54 aux Atlanta Hawks pour récupérer le pick 37 jusqu’alors propriété des Hawks.

Les Rockets choisissent CJ Wilcox, le Jazz, PJ Hairston. J’utilise donc mon pick 37 pour ramener en Pennsylvanie Bogdan Bogdanovic. Le Jazz revient en scène et sélectionne Damien Inglis me laissant l’opportunité de sécuriser Thanasis Antetokounmpo, juste avant que les Bucks soient on the clock.

Dès lors, l’essentiel de mes objectifs initiaux furent remplis. Me restaient à trouver le prospect à sélectionner avec le pick 52. Afin d’envoyer un message clair à BJ Mullens que sa présence au soir du season opener n’était nullement garantie, qu’il utilise ou non sa player option, je porte mon choix sur un senior qui a peiné à confirmer les espoirs générés par sa saison junior : Dwight Powell.

Mon effectif à l’issue de la draft

Meneurs de jeu

Michael Carter-Williams / Tony Wroten / Steve Nash

Second arrière

Jason Richardson / Bogdan Bogdanovic / Ricky Ledo

Ailier shooteur

Andrew Wiggins / Quincy Miller / Thanasis Antetokounmpo

Ailier Fort

Donatas Motiejunas /Aaron Gordon / Dwight Powell

Pivot

Nerlens Noel / Henry Sims

Un résultat à mettre en tension avec mon projet initial exposé dans le #JoueLaCommeDiLéo.

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