Joue la comme Tony DiLéo

#JoueLaCommeDiLéo – Le projet de Gajs

14ème et peut-être dernier projet soumis dans le cadre du #JoueLaCommeDiLéo avec le plan de Gajs.

Prise de fonction.

Fraîchement nommé GM de la franchise, mon premier rendez-vous est pris avec… Thaddeus Young. Plus ancien joueur des 76ers, l’ancien étudiant de Georgia Tech a livré une nouvelle saison en tout point irréprochable au sein d’une équipe moribonde. En dépit de ses velléités de transfert transmises au Front Office à la deadline, Thaddeus Young est le seul joueur de l’ère Doug Collins, avec Arnett Moultrie, a avoir pour l’heure survécu au changement de direction. A 25 ans, Thaddeus Young entre dans son prime et aspire à disputer le titre davantage qu’à jouer les mentors au sein d’une équipe composée de rookies et de sophomores.

Titulaire d’une Early Termination Option pour la saison 2015-2016, il est donc libre de se désengager de cette année et se retrouver Free Agent non restricted à l’issue du prochain exercice. Autrement dit, de quitter la Pennsylvanie sans contrepartie pour les locataires du Wells Fargo Center.

A quelques jours de la draft, pourquoi prendre (perdre ?) le temps de s’entretenir individuellement avec Thaddeus Young alors que la charge de travail à accomplir semble plaider pour un report de ses discussions ?

Tout simplement parce que ma ligne de conduite lors de la cérémonie sera en partie déterminée par sa volonté ou non de s’inscrire dans la durée en Pennsylvanie. S’il venait à réitérer ses velléités de changement, le trader ne serait pas seulement une option pour trade-up ou acquérir de nouveaux assets mais un impératif.

Thaddeus Young est, avec le contrat de Jason Richardson, le seul asset dont disposent les 76ers qui ne soient pas un tour de draft, un rookie ou un sophomore. La seule pièce susceptible d’intéresser une équipe qui ne s’inscrit pas dans la même temporalité que les 76ers.

Quand bien même, il m’indiquerait sa volonté de s’inscrire dans la durée à Philadelphie, je ne m’interdis naturellement pas de l’utiliser comme une pièce dans l’assemblage de mon puzzle de talents. Toutefois ma marge de négociation n’est plus la même ou du moins, la marge que je me fixe est plus étroite. Si je suis amené à le perdre sans contrepartie à l’issue du prochain exercice, la valeur que j’en demande sur le marché sera nécessairement amputée.

Son éthique de travail, reconnue de tous, sa capacité à s’adapter aux exigences de son coach (poste trois à son début de carrière, puis poste 4 avec interdiction de prendre des shoots à trois points lors de la dernière année avec Doug Collins, puis stretch 4 sous Brett Brown) et son expérience dans la Ligue en font le profil idoine pour assurer le rôle de première rotation intérieure dans mon projet destiné à faire des 76ers un contender crédible mais aussi un profil somme toute utile à n’importe quelle franchise.

En dépit de l’affection exceptionnelle que je lui porte, il sera clairement informé du fait que personne n’est intouchable dans ce roster et que ma stratégie pour cette intersaison est on ne peut plus claire : accumuler de la valeur et ajouter du talent, et que dans ce cadre il n’est une pièce parmi d’autres.

A cet égard, mon deuxième entretien est programmé avec le rookie de l’année, Michael Carter-Williams. Je viens m’enquérir de la progression de son programme de rééducation et de son échéancier de travail estival. Drafté au 11ème pick la saison passée, l’ancien meneur de Syracuse a largement excédé les attentes placées en lui au moment de sa draft.

Sa production statistique fut démentielle pour un prospect de son calibre, bien aidé par un style de jeu et des partenaires qui lui offraient des responsabilités inattendues au scoring. En une saison, il a parfaitement su transposer ses facultés aux rebonds, aux interceptions et à la passe entrevues lors de sa carrière universitaire. Ses qualités sont indéniables et loin d’être anodines. Si la tâche première d’un meneur de jeu n’est pas de capter les rebonds, ses prises offrent autant de situations de fastbreaks que sa qualité de passe permet de transformer en paniers faciles. Il en va de même pour ses multiples interceptions autorisées par une vitesse de main redoutable et une lecture des lignes de passe des plus efficaces.

Pour autant, ses principaux défauts pointés à sa sortie de l’université, n’ont pas été dissipés par une saison rookie exceptionnelle sur le plan comptable.

Quel rôle et quelle valeur assigner à Michael Carter-Williams ?

En dépit d’une production statistique pour son année rookie qui le place en bonne compagnie dans les tablettes de l’histoire, je ne perçois pas l’avenir de MCW dans la Grande Ligue comme étant celui d’une star, et a fortiori pas plus celui de Franchise Player. Si une franchise dans la Ligue le considère comme tel et qu’elle dépose sur mon bureau une offre en rapport avec cette appréhension du rôle à venir du meneur de jeu, le sophomore sera invité à accumuler les points miles et à boucler ses bagages.

De manière explicite, toute offre impliquant un pick dans le top 8 serait de nature à me conduire à congédier le joueur. Au delà de ce top 8, les offres seront étudiées mais la confiance placée dans mon programme de développement des prospects et sa capacité à faire progresser MCW sur son jump shot et sa finition sur pénétration devrait m’amener à éconduire les postulants. En l’espèce sa marge de progression est importante. Sa propension à perdre la gonfle identifiée en NCAA s’est rapidement confirmée sous le maillot des 76ers et ce dès sa première apparition en Summer League où la pression d’un Patrick Beverley l’a contraint à quelques 9 pertes de balles au cours de la partie dont certaines sur simple remontée de balle. Sur ce point précis, ses progrès ne furent pas négligeables entre le mois de juillet et sa fin de saison NBA. Il termine ainsi sa première saison NBA avec moins de perte de balles que le Jrue Holiday All-Star de la saison passée, qui jouait sur un tempo autrement plus lent.

Paradoxalement et en raison de la médiocrité de ses partenaires de jeu, autant que par le rythme soutenu sur lequel Brett Brown faisait jouer ses ouailles, je ne sais toujours pas où se situe sa marge de progression en ce qui concerne sa capacité à organiser le jeu, à dicter le tempo et à réaliser les choix justes sur demi-terrain.

Reste que si je suis attentif aux offres et aux possibles surinterprétations du niveau réel de mon meneur de jeu de 22 ans (4 ans de plus que Dante Exum, 1 an de plus que Kyrie Irving), je ne me positionne pas en tant qu’initiateur des discussions. Je laisse venir à moi les interlocuteurs et leur laisse allègrement la position de faiblesse dans les négociations, quitte à ne jamais recevoir l’offre adéquate.

Le poste de meneur de jeu est certainement le plus dense de la Ligue. Parvenir à échanger pour la deuxième année de suite son meneur à l’apogée de sa cote serait un back-to-back des plus reluisants dans mon CV de GM. Pour autant, je peine à identifier un homologue réellement enclin à céder un pick top 8 pour le ROY 2014, encore moins à valoriser davantage MCW que Marcus Smart ou Dante Exum.

Son profil pourrait correspondre à celui du meneur de jeu avec une pass first mentality que semblent rechercher les Sacramento Kings. S’il est une franchise qui peut préférer Michael Carter-Williams à un Marcus Smart c’est bien du côté de la Californie qu’il convient de regarder mais pas nécessairement du côté de la cité des anges.

En dépit des rumeurs, et de leur volonté supposée de se débarrasser du contrat de Steve Nash, les Los Angeles Lakers ne m’apparaissent comme un partenaire crédible que si Julius Randle et Marcus Smart sont déjà partis lors des 6 premiers choix.

Si, hypothèse on ne peut plus probable dans le cadre de mon projet, Michael Carter-Williams venait à rester dans mon effectif, lui assigner en tant que tuteur un meneur de jeu reconnu pour ses qualités de gestionnaire et ses habiletés sur pick and roll deviendrait un des enjeux de mon intersaison.

Nerlens Noel, intouchable ?

Ancien fan de la franchise, propulsé GM, le cas de Nerlens Noel est le plus délicat à mes yeux. Ma stratégie de maximisation de la valeur de mon roster devrait m’amener à considérer le jeune pivot comme un asset destiné à être échangé si je perçois la possibilité d’en obtenir davantage dans un trade qu’en l’alignant sur le parquet, mais mon estime du prospect est certainement plus haute que celle  de n’importe quel autre dirigeant de la Ligue.

Nerlens n’a pas pris part à la moindre seconde de basketball dans la Grande Ligue et les résultats de son travail avec le coaching staff durant toute la saison ne sont connus que de ce dernier. Difficile d’envisager l’hypothèse où une franchise aurait davantage confiance dans l’efficience du travail de mon coaching staff que moi. A moins que ce dernier n’ait montré aucun signe de progrès tout au long de l’exercice écoulé. Auquel cas, mon travail de reconstruction de la franchise devra s’attarder sur la destinée du personnel chargé du développement des prospects, que j’escompte étoffer.

Autrement dit, Nerlens comme tout autre membre du roster ne sera, à ce stade du processus, considéré comme un asset susceptible de quitter la Pennsylvanie si une franchise venait à me proposer un package perçu comme ayant plus de valeur.

De manière plus explicite, la présence de Nerlens Noel dans le roster ne me conduira pas à éconduire un Joel Embiid s’il venait à être disponible lorsque mon tour viendra de déposer mon choix dans une enveloppe. D’une part parce, je considère Joel Embiid comme un bien meilleur prospect que l’ancienne machine à contrer de Kentucky, et que d’autre part, je ne suis pas certain que leur association soit impossible.

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