Joue la comme Tony DiLéo

#JoueLaCommeDiLéo – Le projet d’Anthony

Tony DiLeo

Aujourd’hui, Anthony nous présente son projet pour l’intersaison des Philadelphia 76ers, la septième contribution du #JoueLaCommeDiLéo.

Les objectifs de l’intersaison

Les mouvements mis en œuvre au cours de l’été 2014 doivent poursuivre deux buts distincts à mon sens.

Le premier réside dans la recherche de la superstar recherchée par Sam Hinkie.

La seconde, moins rutilante, consiste à doper un effectif qui m’a semblé faire grise mine lors de l’exercice écoulé tant sa densité s’est avérée limitée.

La situation de Thaddeus Young… et Michael Carter-Williams

La continuité me semble une vertu première à observer dans le processus de reconstruction au long cours puisqu’elle permet à l’ensemble de la franchise de grandir ensemble, des joueurs à l’organisation.

Toutefois, je crains que le joueur star de l’équipe actuelle, le Rookie Of The Year 2014 n’ait déjà fait la preuve de ses plus belles qualités.

Je n’exclus pas qu’il devienne un très grand mais la configuration favorable a pu le montrer plus beau que les fans les plus passionnés pourraient le penser.

On compte ainsi de nombreux novices à n’avoir pas continué à gravir les sommets après leur première campagne, malgré les attentes.

Emeka Okafor, OJ Mayo, Brandon Jennings et Tyreke Evans sont de ceux-là.

Le profil de Michael Carter-Williams demeure atypique et l’idée qu’il puisse suivre la même trajectoire ne me semble pas saugrenue.

Or, le présent été n’a de sens que dans la recherche de très bons joueurs.

Par ailleurs, si l’odyssée au long cours doit connaître une rupture, si la stabilité prônée doit être temporairement abolie, il apparaît préférable que les remous se produisent le plus tôt possible, afin de limiter les séquelles des départs et d’allouer le plus de temps possible aux heureux élus pour développer une alchimie sur et en dehors du terrain.

Après tout, le marathon initié par la nomination de Sam Hinkie ne remonte qu’à une année en arrière, alors que la majorité du roster de la saison écoulée ne fera pas partie du groupe final.

Cet été en marquerait donc le véritable départ avec l’arrivée conjointe de Nerlens Noël et d’autres prospects fraichement draftés sur le parquet.

Au risque donc de faire hurler – encore ! – la Sixer Nation, un transfert du meneur est envisagé.

Dans cette optique, le destin de Thaddeus Young serait intimement lié à celui de l’ancien de Syracuse.

L’ailier excellerait dans un rôle de sixième homme  et veut gagner alors que la franchise de Philadelphie ne recèle pas encore des joueurs calibrés pour commencer les rencontres.

Pourquoi l’obliger à sortir du banc derrière des débutants dont le temps de jeu sera préjudiciable à la victoire ?

Et s’il occupe un rôle non négligeable, ne deviendra-t-il pas un frein à la progression des jeunes pousses ?

En dépit du facteur affectif, le départ de l’ailier prometteur s’impose comme un impératif.

Chercher à conserver un sixième homme, si bon soit-il, lorsque l’on ne dispose pas encore de deux à trois joueurs majeurs revient à vouloir mettre la charrue avant les bœufs.

Mon regard se dirige vers les Lakers et leur choix 7 dans l’idée de sélectionner le meneur Marcus Smart.

Ceci étant dit, je me risquerais à demander plus, quitte à me faire renvoyer dans mes demis, en essayant de manœuvrer pour inclure un futur 1er tour des Lakers dans la balance. De préférence à un horizon éloigné pour jouir de la retraite du Black Mamba.

Peut-être suis-je trop ambitieux à la table des négociations cependant.

A propos du choix 7 d’ailleurs, en cas d’indisponibilité d’un prospect convenable – pas forcément Smart -, et même en sa présence, pourquoi ne pas sonder l’esprit du GM de Golden State ?

Et si Harrison Barnes était disponible ?

Avec une saison en demi-teinte, sa cote ne serait pas forcément plus haute qu’un pick 7.

Dans le cadre d’un transfert avec Minnesota pour Love, il pourrait y avoir équivalence.

Si, au contraire, la piste menant à Minneapolis n’est pas suivie, Barnes a montré que la sortie du banc ne lui permettait pas de donner la pleine mesure de ses qualités.

Un choix 7 apporterait alors un 6ème homme appréciable aux Warriors…

Côté Philadelphie, l’ailier jouerait soit 3 avec Wiggins en 2 sans, je crois, se marcher sur les pieds, ou, ne l’oublions pas, au poste 4.

Après tout, ses plus belles performances restent les matchs de playoffs 2013 lors de sa saison rookie au cours desquels il avait pris la place d’un David Lee blessé.

En cas de refus des Lakers, ou d’indisponibilité du prospect attendu, je prospecte la ligue à la recherche d’un transfert intéressant.

A ce titre, prendre le pouls du GM John Hammond constitue une étape incontournable.

La tête pensante des Bucks a vu son bail prolonger d’une année par les nouveaux propriétaires, sans garantie au-delà.

Il peut donc tout remodeler son effectif en se débarrassant des acquisitions malheureuses de l’intersaison passée, ou courir après la victoire immédiatement.

Si la seconde option est privilégiée, je cherche à le déposséder du potentiel inexploité de John Henson accompagné du 1er tour 2015 et des trois sélections au 2nd tour qu’il compte cette année.

Dans le cas où aucune offre valable ne serait trouvée, seul Thaddeus Young finit dans une autre franchise. Contre Ben Mclemore des Kings ?

Les team options

Les joueurs y étant soumis ne m’ont en général pas complètement convaincu d’exercer l’option, ce qui n’exclut pas de reprendre avec eux les discussions si le roster comporte une place libre à la fin du training camp, auquel Henry Sims et Jarvis Varnado seraient invités.

Deux joueurs font néanmoins exception et me forcent à étudier la possibilité d’activer la clause : James Anderson et Hollis Thompson.

Le premier, en tant que shooteur de formation pourrait être utile, et pas nécessairement en revêtant la tunique des Sixers, alors que le second a des chances de s’imposer comme un role player de type 3 n’D.

En marge, j’incite Byron Mullens à poursuivre l’aventure ailleurs.

Draft 2014

Le 1er tour

Le choix 3

Peu de choses à dire à propos de cette sélection.

Elle paraît satisfaisante en soi et l’élément restant du top 3 identifié par la plupart des observateurs rejoindra la franchise.

Chaque prospect a ses risques – mental de Wiggins, limites physiques de Parker, dos  d’Embiid – mais tous méritent leur chance au choix de Philadelphie.

Wiggins est-il bien adapté à la situation alors que son killer instinct n’est pas évident ?

Embiid est-il complémentaire avec un Noël n’ayant encore foulé le parquet ?

Jabari Parker sera-t-il un 4 in fine ?

Toutes les spéculations connaitront de toute façon de plus amples approfondissements plus tard et le GM des Sixers devra s’ingénier à résoudre les problèmes éventuels.

Un joueur majeur potentiel est trouvé.

Le choix 10

A ce stade de la Draft, sont encore certainement disponibles quelques joueurs qui émergeront au point de dépasser les attentes, comme c’est le cas chaque année.

Cependant, le facteur risque me paraît trop élevé, ou mes capacités de clairvoyance trop limitées pour le dire autrement, pour isoler les overachievers au sein de la palanquée proposée.

En d’autres termes, la crainte me pousse à croire que cette sélection pourrait ne se solder en dernière instance que par un role player amélioré semblable à un autre.

Entre un Garry Harris et un Nik Staukas, la possibilité de faire le mauvais choix ne se fait que trop sentir tandis que l’option d’un big susceptible de venir immédiatement, dans le cas où Embiid n’aurait pas été pris en 3, est écartée.

Outre l’horizon de la Draft 2015 à prendre en compte, les profils disponibles correspondent à un Kristaps Porzingis parti pour rester en Europe et à un Jusuf Nurkic dont les problèmes comportementaux ont été pointés du doigt.

Or, en forgeant des néologismes conceptuels, je suis favorable à une clean-locker policy visant à éviter le syndrome de Sacramento, et aussi celui de Stockholm d’ailleurs.

La même motivation me pousse à mettre hors de la discussion James Young, meilleur candidat de ce premier tour à se faire surprendre en galante compagnie lors du Rookie Transition Program à mes yeux.

Sans aller aussi vite en besogne, son attitude sur et en dehors du terrain n’est pas sans rappeler à ma mémoire Shabazz Muhammad et OJ Mayo.

Pour compléter la revue des candidats potentiels, Zach Lavine présente bien trop d’incertitudes pour me voir appuyer sur la gâchette avec le choix 10.

La perspective de le voir se muter en Jared Cunningham n’est pas très heureuse, quoique l’environnement de Philadelphie soit bien plus indiqué au développement des espoirs que Dallas et son univers impitoyable, sempiternellement à la conquête du titre.

Enfin, Elfrid Payton a des atouts à faire valoir pour cette sélection mais je me trouve pas en situation de trancher en sa faveur au détriment de Garry Harris et Nik Stauskas.

Donc, même si plusieurs des noms cités réussiront sans doute, ne pas être un GM effectif me prive d’informations qui m’auraient permis de me forger une confiance suffisante sur l’un d’entre eux.

Or, à une place aussi haute, dans une Draft supposée dense et pour une franchise en reconstruction, seul l’ajout d’un pilier du projet serait acceptable avec un bleu issu de ce pick.

Si l’on s’y refuse alors, autant remplir le second objectif de l’intersaison, c’est-à-dire pallier la faiblesse de l’effectif.

C’est pourquoi j’opère, sous réserve d’accord des partenaires, des trade down successifs.

M’adressant d’abord à Phoenix (choix 14 ou 18) ou à Chicago (choix 16 et 19), je recherche ensuite à échanger les choix obtenus, aux Raptors (choix 20 et 36) au Jazz (choix 23 et 35) ou au Thunder (choix 21, 29, les droits sur Alex Abrines).

Arnett Moultrie ferait partie des arguments de vente, certes d’appoint dans son cas, en renfort de mes choix, il ne compose plus une partie du projet désormais à mes yeux.

Si Phoenix mord à l’hameçon, le choix 14 serait envoyé à Oklahoma City, avec l’inclusion de leur choix 2015 si Sam Presti refusait de céder un des trois éléments demandés, tandis que le choix 18 serait attribué en priorité aux Raptors du grand stratège Masai Ujiri (sic) puis au Jazz en cas de refus.

Si l’alternative Chicago devait se matérialiser, alors seul Utah serait contacté, et le Thunder ne se séparerait que d’Alex Abrines et du choix 29, ainsi que d’un choix 2015 protégé top 26.

L’arrière espagnol apporterait son shoot et son QI basket nécessaires à la bonne circulation du ballon que je souhaite voir à l’oeuvre.

Le second tour

Les noms des prospects visés en fin de premier tour n’apparaissent pas…

La frontière entre le choix 20 et le début du second tour reste en effet très ténue, comme à l’accoutumée.

La stratégie préconisée suscitera certainement quelques sarcasmes dans la mesure où les choix du second tour sont extrêmement sous-évaluées.

Il me semble nécessaire de distinguer sa première partie qui fourmille généralement de prospects très intéressants dont l’écart avec ceux de fin de premier tour ne m’apparaît pas abyssal.

Sans dénigrer sa fin, qui a donné à la NBA Marc Gasol, Manu Ginobili ou Isaiah Thomas, les dix premières sélections apparaissent très précieux tant les exclus du premier tour et les espoirs internationaux y sont valables.

C’est dans cette optique que j’ai soumis l’hypothèse de récupérer les choix d’Utah, de Milwaukee ou de Toronto dans cette zone.

Selon la même logique, et seulement si un prospect on the board en valait la chandelle, un Hollis Thompson ou James Anderson à l’option alors activée serait proposé aux Pistons contre le choix 38 dans la mesure où un, voire plusieurs rookies seraient chargés d’occuper des fonctions similaires.

Ceci étant dit, ces prospects ne viseraient pas à devenir des superstars mais de ‘simples’ role players. Leur importance déconsidérée explique à mon avis les sarcasmes dont leur recherche fait le plus souvent l’objet.

Toutefois, la question reste posée :

Sans Mike Miller et Shane Battier à Miami, sans Leon Powe et PJ Brown aux Celtics, sans Derek Fisher et Sasha Vujacic aux Lakers, qu’en serait-il des titres de ces formations championnes ?

Tous ces role players ont connu des performances ponctuelles faisant basculer la dynamique de la série à l’avantage de leurs équipes respectives.

A ce stade, arrêter des choix définitifs s’avère compliqué puisque les choix en possession des Sixers dépendent des différents scénarios.

Rappelons donc que Philadelphie dispose de deux à trois picks en fin de premier tour et de trois à six picks parmi les dix premières sélections du second.

Pour récapituler, Nerlens Noël, Jason Richardson et Tony Wroten ne sont impliqués dans aucune discussion.

Pour autant, selon la situation :

  • Hollis Thompson et James Anderson ont été re-signés et échangés, ou non
  • Des joueurs en provenance de Los Angeles ou de Milwaukee ont pu être accueillis contre le départ de Young-Williams, ou d’une autre origine contre le seul Young
  • Les droits d’un Abrines immédiatement appelé ont été obtenus ou non

Il faut en outre garder à l’esprit que deux à trois spots doivent être laissés libres dans le roster pour le marché de la free agency, comme nous l’allons voir.

La tâche de définir des choix gravés dans le marbre se révèle donc impossible puisqu’elle demande de jongler avec une limite de quinze places.

Parmi les joueurs ici draftés, plusieurs ne feront donc pas le voyage tout de suite mais s’aguerriront sur le Vieux Continent avant de faire le grand saut comme leurs aînés Teletovic, Scola, M. Gasol ou Ginobili.

Citons parmi les prospects attendus dans ces eaux pêle-mêle : Elfrid Payton (très improbable), Glen Robinson III, Jordan Adams, Jarnell Stokes, Clint Cappella, Vasilije Micic, Spencer Dwinddie, Damien Inglis, Jordan Clarkson, Jerami Grant, Bogdan Bogdanovic, Walter Tavares, CJ Wilcox, Isaiah Austin ou encore Mitch McGarry.

Le réservoir me semble suffisamment rempli pour trouver de l’utilité aux choix détenus.

Restent les trois choix les plus bas. Là encore, le GM doit osciller selon la limite des quinze entre internationaux (Ioannis Papapetrou) et des anciens étudiants de la NCAA (Roy Devyn Marble, Khem Birch, Lamar Patterson).

Enfin, si un prospect jugé intéressant était passé entre les mailles du filet selon le département de scouting, il décrocherait évidemment une place en Summer League, voire au training camp.

En définitive, la Draft transfigurerait le visage de la formation en accroissant la compétition au sein de l’effectif par l’injection de talent.

J’ai en tout cas la faiblesse de penser que les noms précédemment mentionnés ont une chance supérieure de devenir de solides back-ups, si ce n’est plus pour certains d’entre eux, qu’une composante non négligeable de l’effectif actuel.

Les agents libres

Jason Richardson demeurant le seul vétéran, je me mettrais en quête d’un à deux vétérans supplémentaires pour encadrer le groupe.

Emeka Okafor compterait au premier rang de mes priorités.

Steve Blake appartiendrait aussi à ma short-list.

Jarvis Hayes, actuellement en Israël, également.

Par ailleurs, sous réserve des places disponibles, je contacterais des anciennes sélections du second tour n’ayant pas eu d’occasion de montrer leur talent pour voir s’ils peuvent se muer en des role players de qualité.

Shelvin Mack et Mike Scott, figures éminentes de la D-League  qui correspondent à la description, ont ainsi été les auteurs de playoffs remarqués.

Enfin, si la limite des 15 strapontins autorisés n’était toujours pas exploitée au maximum, un pas serait fait dans la direction d’Henry Sims, Jarvis Varnado et James Anderson, pour les inviter au training camp mais seulement, si nécessaire, à un/des contrat(s) non garanti(s) pour ne pas exclure de récupérer un candidat malheureux au training camp d’une autre franchise NBA ou un coupé du mois de février.

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