CR/Résultats

La foudre frappe deux fois.

Score 76ers @ Thunder 4:03:14

Arrivés dans l’Oklahoma avec une série de 14 défaites consécutives, les 76ers en repartent sans suspens avec une 15ème. 22 points d’écart, Kevin Durant à 42 points en 20 shoots, Russell Westbrook en triple-double, le bilan était corsé pour les 76ers. Et encore, ce n’était que la fin du troisième quart. Scott Brooks a profité du dernier acte pour donner des minutes au fond de sa rotation et l’écart a pris encore davantage d’ampleur (92-125).

Brett Brown ne changeait pas un 5 qui perd, en alignant Michael Carter-Williams, James Anderson, Hollis Thompson, Thaddeus Young et Henry Sims. Privé de Kendrick Perkins, Scott Brooks titularisait Steven Adams au poste de pivot et Perry Jones III dans le backcourt. D’entrée de partie, Serge Ibaka s’en allait dunker au milieu d’une forêt de jambes de joueurs des 76ers qui ne servaient qu’à commettre la faute. Les signaux annonciateurs d’une mauvaise soirée à venir s’enchaînaient avec plus de fluidité que les paniers (Thaddeus Youg qui faisait preuve de maladresse sous le cercle, Michael Carter-Williams dominé à la lutte pour le rebond face à Russell Westbrook qui lui imposera un défi physique auquel il ne saura pas répondre, etc…).

Sur une passe lumineuse de Westbrook, Perry Jones III naviguait ligne de fond avant de placer un dunk avec la faute pour donner le premier avantage significatif au Thunder (3-10) après 3 minutes de jeu. Seul James Anderson semblait en mesure de rentrer un panier (auteur des 9 premiers points des 76ers à 3/4 derrière l’arc) quand de l’autre côté tout semblait si facile pour Kevin Durant et Perry Jones servi idéalement par Westbrook pour le alley-oop, puis précis à longue distance quand il était servi dans le corner (9-19).

Brett Brown avait beau prendre un temps mort, le match n’en ressemblait pas moins à une partie de NBA 2K. Chaque gonfle qui quittait les mains de Westbrook offrait un bonus d’adresse au destinataire de la passe. En 6 petites minutes de jeu, il avait déjà 8 passes décisives à son compteur.

A son entrée en jeu, Caron Butler avait le droit à des applaudissements nourris. Etrangement, le retour d’Eric Maynor dans la Chesapeake Energy Arena ne déclenchait pas la même liesse populaire. Pourtant, il a livré une prestation remarquable d’efficacité pour…le Thunder.

Le passage de la second unit sur le parquet donnait un peu plus d’ampleur à l’écart qui se figeait à + 14 à l’issue du premier quart temps.

La défense en second rideau de Serge Ibaka, la longueur de Kevin Durant et la puissance physique de Russell Westbrook inhibaient les pénétrations des arrières de Philadelphie. Tant Michael Carter-Williams que Tony Wroten peinaient à conclure au cercle, chacun se faisant contrer à trois reprises au cours de la partie. Et comme Thaddeus Young n’était pas dans un grand soir et rapidement embêté par des problèmes de faute, la soirée tournait court.

La réussite extérieure de James Anderson et quelques opportunités de contre-attaque permettaient toutefois aux 76ers de maintenir l’écart dans des proportions acceptables tout au long du second quart temps. De telle sorte que les deux équipes rentraient aux vestiaires sur une marge légèrement supérieure à celle acquise 12 minutes plus tôt (45-61).

Le troisième quart temps, se résumait à une démonstration de Kevin Durant auteur de 21 points dans la période. L’avance acquise avait pour corollaire un relâchement de l’intensité défensive du Thunder ce qui avait le mérite de permettre aux 76ers de rentrer des paniers faciles. Byron Mullens inscrira 13 de ses 15 points dans la période. On n’osera pas parler de duel KD – unibrow imparfait pour autant, pas plus que nous le ferons à propos du dernier quart où le fond de la rotation de Scott Brooks a pris le dessus sur celui de Brett Brown.

On notera toutefois la prise de bec entre Michael Carter-Williams et Russell Westbrook, qui nous rejouaient une scène de The Wire où James McNulty et Bunk Moreland communiquent à l’aide de toutes les variantes possibles de « fuck ». Indiscutablement, Russell Westbrook sort victorieux de cette fuck scene avec un enchaînement du plus bel effet.

La supériorité du Thunder n’est pas une surprise, encaisser un blowout face à une telle équipe avec les armes à disposition de Brett Brown relève de la pure logique. En revanche, cette partie a certainement livré un nouvel enseignement à propos d’Arnett Moultrie.

Arnett Moultrie perd encore des points dans la rotation intérieure des 76ers.

On ne le rappellera certainement jamais assez. Avant d’effectuer un passage mitigé chez les Delaware 87ers, Arnett Moultrie s’était publiquement plaint du sort qui lui était réservé par le coaching staff. S’estimant revenu à 100% de ses moyens, le sophomore laissait alors entendre que la franchise ne l’alignait pas sur le parquet de peur de remporter trop de matches. Si vous en doutiez, le ridicule ne tue pas puisque Arnett Moultrie est bien vivant malgré son DNP face au Magic. Hier, il a bénéficié de huit minutes de jeu qu’il a mis à contribution pour ne rien produire si ce n’est deux shoots manqués.

Eu égard à ce qu’il avait pu montrer la saison passée sur les bribes de temps de jeu que lui accordait Doug Collins : une vitesse de déplacement qui leur permet d’être une solution viable pour jouer le P&R, solides aptitudes sur catch and finish qui devraient faire mouche dans le basket pratiqué par les 76ers, un sens du rebond offensif remarquable, un shoot à mi-distance plus ou moins fiable, etc…Sa saison est certainement la plus grande déception de cette année. Pis encore, il semble être clairement passé derrière Henry Sims, Byron Mullens et Jarvis Varnado dans l’esprit de Brett Brown.

Henry Sims est le parfait étalon de la faiblesse de la rotation intérieure des 76ers. Déjà Dewayne Dedmon était apparu comme un joueur solide au sein de la raquette des 76ers. Henry Sims lui est devenu le titulaire au poste 5 et malgré un talent limité, il produit ce qu’on attend de lui. L’ancien back-up back-up pivot des Cavs apporte une présence physique dans la raquette, du catch and finish, un shoot à 4 mètres. Rien d’exceptionnel mais c’est tellement plus que ce que propose celui qui a coûté un premier tour de draft aux 76ers.

Signé pour un contrat de dix jours, Jarvis Varnado, champion NBA de son état, est certainement moins efficace qu’Henry Sims en défense au sol mais est d’une efficacité incontestée en second rideau. Volontaire, l’intérieur parvient à se sécuriser des minutes en apportant des contres et du catch and finish. C’est dire si elles ne sont pas dures à aller chercher.

Enfin Byron Mullens est venu en Pennsylvanie pour apporter un second tour de draft supplémentaire dans la collection de Sam Hinkie et pour remplacer Spencer Hawes par une version soldée. Béni des dieux de disposer d’une carcasse de 7 footer, Mullens profite de son envergure pour prendre des shoots derrière l’arc ou à mi-distance. Hier soir, il fut en réussite (5/9 dont 3/4 à trois points). Parfois le rebond lui atterrit dessus, en revanche, jamais il ne sait se placer correctement en défense.

Et c’est derrière cette troupe qui relève davantage de la cour des miracles que du panthéon de la balle orange, qu’Arnett Moultrie a perdu sa place.

Retour sur les parquets, samedi, avec la réception du Jazz. S’il y a une opportunité pour mettre un terme à cette série de revers, c’est bien celle-là.

Les Highlights 

Les stats du soir

  • Avec 22 points d’avance à l’issue du troisième quart temps, Scott Brooks s’est permis de laisser Kevin Durant sur le banc pendant tout le quatrième quart. Il termine avec 42 points en 32 minutes et 49 secondes.
  • Russell Westbrook s’illustre avec le triple double le plus rapide de l’histoire : 13 points, 10 rebonds, 14 passes en 20 minutes et 17 secondes. Celui attribuait à Jim Tucker, qui aurait réalisé cet exploit en 17 minutes avec les Syracuse Nationals face aux New York Knicks n’est pas référencé de la sorte par Basketball Reference. 
  • James Anderson termine meilleur scoreur des 76ers avec 20 points à 7/16.
  • Hormis James Anderson, seul Michael Carter-Williams a rentré plus de 3 shoots (4).
  • Les 76ers viennent d’enchaîner 15 défaites de rang. Plus que 5 avant d’égaler le record établi par l’équipe de 1972-1973.
  • Les 76ers ont pris près de 2 fois moins de rebonds défensifs que leurs adversaires. Forcément en les laissant shooter à 56,6%, cela laisse moins d’opportunité.
  • Les 76ers ont laissé Hasheem Thabeet scorer sur deux actions consécutives. Cela aurait fait un beau résumé de la partie, cela étant dit.

La box score 

Box score 76ers @ Thunder 4:03:14

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top