CR/Résultats

Evan Turner n’a pas suffi

Score 76ers @ GSW 11:02:14

Au lendemain d’une déroute totale au Staples Center, les enjeux étaient clairs pour les 76ers.

Une partie de « basketball » plus tard, les réponses sont limpides. Les 76ers ont encaissé 123 points, « seulement » 12 tirs primés, et non, ils ne se sont pas respectés ou plutôt ont-ils tenté de le faire pendant un quart temps. Tout commençait de la pire des manières, Michael Carter-Williams naviguait ligne de fond avant de balancer une passe pour Andre Iguodala qui n’a pourtant jamais été son coéquipier. Sur la contre-attaque, Stephen Curry dégainait derrière l’arc. Les Dubs profitaient de l’incapacité, chaque jour plus criante des 76ers à défendre les 3 points pour creuser un premier écart (11-4).

Bien conscients qu’en dépit des absences de Bogut et de Jermaine O’Neil, les Warriors pouvaient infliger aux siens une nouvelle correction, Evan Turner cherchait à impliquer tout le monde, notamment les spectateurs assis au troisième rang à qui, il délivrait une sublime passe. Malheureusement les destinataires ne sauront pas la magnifier.

C’est alors que Brett Brown tentait de tromper l’ennemi en faisant entrer à la place d’un James Anderson qui va battre les records en matière de différentiel négatif par minute…un Elliot Williams, pourtant annoncé forfait quelques minutes avant le tip-off.

En leader naturel, Evan Turner captait la passivité pour l’éloigner de ses partenaires et les pénétrations de Michael Carter-Williams et Tony Wroten permettaient aux 76ers de maintenir l’illusion que la déculottée de la veille n’était qu’un accident de parcours. A l’issue du premier quart où les Dubs shootaient à 50% derrière l’arc, les Sixers n’accusaient que 8 points de débours (21-29). Sans Brandon Davies, c’est un petit exploit.

L’intenable Evan Turner avait beau naviguer des deux côtés du parquet, il ne parvenait pas à enrayer le schéma narratif d’une histoire où Mo Speights jouait bien plus que le rôle de l’élément perturbateur. En 9 minutes en sortie de banc, le joueur drafté par Philadelphie plantait 17 points en 6 petits shoots. Il terminera la période avec un échec derrière l’arc et un total de 22 points. Sans MCW mais à 8, les 76ers en avaient rentré 23. S’il devait jouer seul, Maureese Speights pourrait certainement rivaliser avec les 76ers.

Mais Mark Jackson étant une poule mouillée engoncée dans son costard, il préférait s’appuyer sur un collectif bien huilé (18 passes décisive à la m-temps) où Steph Curry faisait admirer son adresse extérieure (4/5 à trois points à la pause) et où les intérieurs se gavaient de rebonds qui n’intéressaient ni Thaddeus Young, ni Spencer Hawes. A l’instar de la veille, les 76ers rentraient aux vestiaires sur une table de marque indigne (33-66).

Evan Turner s'asseoit

Jamais à court d’initiative, Evan Turner tente de dérouter la défense adverse en posant ses fesses sur le sol après un extra-dribble. Iggy ne se fait pas duper.

Après avoir hurlé tout au long du second quart sur ses joueurs, Brett Brown manquait peut-être de puissance vocale pour insuffler un esprit de révolte à ses hommes à la pause. Rien ne changeait au retour sur le parquet. Evan Turner, impeccable de passivité, laissait ses partenaires sans solution. Ces derniers n’en profitaient étonnement pas. Le banc était à la hauteur de sa réputation et c’est presque naturellement que Michael Carter-Williams se devait de forcer avec une réussite croissante à mesure que l’écart s’envolait.

Dans un mimétisme presque parfait, la table de marque affichait 52-98 là où la veille, elle s’était figée à 51-100 à l’entame du dernier acte.

Les 12 dernières minutes étaient utilisées par Mark Jackson pour offrir son record en carrière à Mo Speights (32 points) et  du temps de jeu au fond de sa rotation (Bazemore, Brooks, Kuzmic). C’était sans compter le panache, d’Evan Turner, qui au meilleur moment, (60-109) sonnait la révolte en s’en allant planter 4 points consécutifs. Un effort pas récompensé, l’écart restait supérieur aux 40 unités.

Michael Carter-Williams profita également de ce garbage time pour donner un peu plus d’éclat à sa feuille de stats (24 points à 8/18). Il évite aux 76ers de se rapprocher de la plus lourde défaite de l’histoire de la franchise (-56) mais pas de vraies questions sur l’implication de certains joueurs qui ont clairement rendu les armes avant même d’entamer le combat. Tu viens 20 février? On t’attend.

Les Highlights 

La citation pas si improbable du soir : 

 

Les stats du soir : 

  • Les 76ers ont désormais perdu 17 de leurs 20 derniers matches.  Ils auront l’occasion de poursuivre leur série de 7 défaites consécutives à Salt Lake City ce mercredi avant de prendre du repos pendant le All-Star Break.
  • Les 88 points de débours cumulés sur les deux dernières sorties des 76ers ne constituent pas un record. Les Detroit Pistons étaient parvenus à en cumuler 95 en…1966. Plus récemment, les 76ers s’étaient déjà distingués avec deux défaites en deux jours d’abord face aux Knicks 82-130 puis aux Pacers 88-133. C’était en toute fin de saison 1993-1994 que Philadelphie avait terminé avec le bilan de 25 victoires pour 57 défaites.
  • Lors de la saison 1992-1993, les 76ers ont subi deux défaites de 56 points. Le 2 janvier 1993 face aux Sacramento Kings (154-98) puis le 6 mars 1993 face aux Seattle Sonics. Allez encore un effort pour entrer dans l’histoire.
  • Arnett Moultrie qui laissait sous-entendre que la franchise ne le faisait pas jouer pour ne pas mettre en danger ses chances à la prochaine loterie a fait son retour sur les parquets dimanche soir. Le bilan des 76ers depuis son retour devrait le rassurer.
  • -82. En 41 minutes de jeu sur les deux derniers matches, James Anderson présente un différentiel de -82.

La Box score 

Box score 76ers @ GSW 11:02:14

 

Et maintenant? 

Les Philadelphia 76ers terminent leur mini road trip ce mercredi à Salt Lake City face au Jazz. Nous avons consulté des spécialistes des statistiques avancées, et nous sommes en mesure de vous proposer un pronostic des plus fiables.

En maintenant un tel rythme de progression, d’ici 22 matches, la victoire est assurée. Mais le 20 février passant par là, on sera certainement privé d’un des joueurs les plus réguliers de la Ligue.

Post Scriptum : Merci pour ton match Evan, tu es le plus grand et le plus fort. Je t’aime d’amour.

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