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Les billes de la honte

score 76ers vs Celtics 5:02:14

Une semaine après la première confrontation entre les deux franchises, les 76ers recevaient des Celtics qu’ils avaient terrassé au TD Garden sur un buzzer beater d’Evan Turner. Cette fois, Brad Stevens pouvait compter sur son backcourt titulaire (Rajon Rondo – Avery Bradley). La présence du tandem à l’arrière offrait davantage de liberté à un Jeff Green remarquablement efficace dans un Wells Fargo Center, déserté par la plèbe pennsylvanienne.

Deux lectures peuvent être faites de cette partie. Celle des collectionneurs se veut extatique.

En s’inclinant à domicile, les 76ers auraient considérablement renforcé leur position à la prochaine loterie. Alors qu’une victoire les aurait porté au même bilan que leurs adversaires du soir, les hommes de Brett Brown sont désormais les seuls détenteurs du troisième pire bilan de la Ligue (15 victoires – 35 défaites) quand les Celtics doivent se contenter du 6ème.

Souhaiter voire exiger la défaite au cours d’une saison de reconstruction ne manque pas de faire sens, pour peu qu’au coeur d’une saison régulière de 82 matches on ne confère pas plus de valeur symbolique aux quatre oppositions face aux Celtics qu’aux 78 autres.

J’envie ces froids calculateurs, capables de relativiser une défaite à domicile face au rival historique de leur franchise autant que je les plains. Ils passeront un bien meilleur jeudi que le mien. Toutefois, leur capacité à appliquer un raisonnement cartésien à leur attachement aux 76ers, doit les priver d’émotions certes versatiles mais ô combien jouissives.

La seconde lecture, attachée au poids de la rivalité entre les deux institutions de l’Atlantic Divison est nettement moins réjouissante. S’ils sont parvenus à rester dans le giron de leurs hôtes jusqu’au terme de la rencontre, les hommes de Brett Brown furent bien inférieurs à ceux de Brad Stevens qui ont semblé, en dépit de trous d’airs abyssaux, être en mesure de creuser l’écart quand cela leur importait.

L’impact de Rajon Rondo sur cette équipe ne se lit pas pleinement dans sa ligne de stats pourtant bien noircie par les deux bouts. Le jeu des C’s gagne en fluidité et ses partenaires en liberté. Excessivement naïve sur les switchs, la défense des 76ers s’en trouve encore un peu plus désorganisée et les partenaires du meneur en profitent. Dans le premier quart c’est Avery Bradley qui bénéficiait des largesses défensives pour prendre et rentrer des jump shots à 5-6 mètres. Sa réussite effaçait le départ poussif des C’s, qui prenaient les commandes à la table de marque avec d’autant plus d’aisance que les 76ers maintenaient leur mauvaise habitude de perdre une gonfle tous les deux minutes.

Moins dominateurs au rebond que la semaine précédente, les intérieurs de Boston laissaient Spencer Hawes en gober 10 en une seule mi-temps et Thaddeus Young gonfler la table de marque. Sa troisième faute, annoncée par la box score et les commentateurs comme sa quatrième sur une faute offensive provoquée par Rajon Rondo, entraînait sa sortie et l’inversion des dynamiques. Les 76ers qui avaient pris l’avantage (41-42) encaissaient aussitôt, Thad sur le banc, un run qui figeait l’écart aux alentours de la dizaine de points (56-47 à la pause).

Une partie bien moins serrées que le score ne pourrait le laisser croire.

Une partie bien moins serrées que le score ne pourrait le laisser croire.

Puis vint le show, Jeff Green aux retours des vestiaires. Evan Turner qui n’avait pas marqué le moindre point jusqu’à présent, se décider à scorer (10 de ses 12 points ont été inscrits dans le troisième quart) tout en abandonnant l’idée de défendre. Déjà bien en place, l’éternel prospect de Boston, plantait pas moins de 17 points dans le troisième quart. Une démonstration en condensé de la palette offensive du joueur.

Tony Wroten apportait son énergie en sortie de banc mais se montrait moins prompt que l’avant veille à rentrer ses lay-ups quand Elliot Williams utilisait à bon escient ses rares opportunités.

Au cours du match, on apprenait que Michael Carter-Williams était désigné pour la deuxième fois de la saison, rookie du mois de la conférence Est. Un titre qui, malgré une concurrence indigente, ne devrait pas être simple à défendre tant le meneur est lessivé. S’il parvient encore à trouver des moyens d’être utiles à l’équipe, par sa capacité à trouver des positions ouvertes pour ses partenaires que d’autres meneurs n’auraient tout simplement pas vues, ou en profitant de sa taille au rebond, il manque cruellement de lucidité. Son shoot extérieur n’a jamais semblé aussi inoffensif pour les défenses adverses et son ratio pertes de balles / interceptions s’effondre plus drastiquement que la valeur commerciale d’un Evan Turner. Pire, à l’instar de la rencontre face aux Nets, c’est une de ses pertes de balles (sa quatrième personnelle, la seizième de l’équipe) qui sonnait le glas des espoirs de succès des siens. Avec un peu plus de 30 secondes à jouer et quatre point de débours à la table de marque, il se décidait pour un drive avorté par son propre pied qui envoyait la gonfle dans les tribunes et la possession aux Celtics.

Devant une assistance réduite et peu volubile, les 76ers s’inclinent dans l’indifférence générale face aux Celtics (114-108). A deux semaines de la trade deadline, ils ne sont qu’à une seule victoire du second plus mauvais bilan de la Ligue. Les Pelicans, dont les défaites inquiétaient sensiblement ceux qui s’enthousiasment pour notre revers du soir, ont remporté leur match face aux Hawks, tout en laissant Tyreke Evans sur le banc. Avec 21 victoires, ils sont à équidistance de de la post-season et du 5ème plus mauvais bilan.

Lorenzo Brown a une nouvelle fois fait le trajet entre le Bob Carpenter Center et le Wells Fargo Center. Et une nouvelle fois, il a du se contenter de son temps de jeu en NBA D-League pour montrer ses talents. Il écope de son second DNP consécutif après avoir eu le droit à 5 petites secondes. Son coéquipier chez les 87ers, Arnett Moultrie n’a pas été convié et devra prouver au coaching staff qu’il est bien en condition pour jouer dans la Grande Ligue lors du back-to-back des 87ers face aux 66ers de Tulsa.

Les Highlights 

Les stats du soir 

  • Evan Turner n’a pris que deux shoots lors de la première mi-temps. Les deux tentatives ayant échoué, il rentrait aux vestiaires avec 0 points à son compteur.
  • Les 76ers ont désormais perdu 14 de leurs 17 derniers matches.
  • Une nouvelle fois, les 76ers ont tenté moins de lancers (20) que leurs adversaires n’en ont converti (24).
  • Comment reprocher à des joueurs de passage de ne pas trouver un supplément d’âme face à Boston quand le public lui-même n’en a cure. Seulement 10 267 personnes étaient présentes dans les travées du Wells Fargo Center pour la réception des Celtics, 4 000 de moins que pour celle des Hawks, 9 000 de moins pour la venue de Kevin Durant.
  • Lavoy Allen poste un nouveau double double en sortie de banc. A l’image de l’intensité qu’il met sur le parquet, il se contente de l’expression minimale avec 10 points et 10 rebonds.

Affluence 76ers vs Celtics

La Box score

Box score 76ers vs Celtics 5:02:14

Retour au Wells Fargo Center ce vendredi pour défier des Los Angeles Lakers qui se présenteront avec un effectif décimé par les blessures.

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