CR/Résultats

3 more to go. Sweep them.

Score 76ers @ Celtics 29:01:14

A l’aube d’une saison de reconstruction, je me serais volontiers contenté d’un bilan de 4-78 pour peu que ces succès soient acquis aux dépends des Celtics. Les hommes de Brett Brown ont décidé de remporter quelques victoires supplémentaires et Evan Turner, en dépit de tous ses défauts, sait décidément choisir ses matches. Le n°12 des 76ers déjà auteur d’un buzzer beater sur le nez de Paul Pierce face aux Nets, de son record en carrière au scoring face aux Knicks (34 points) a récidivé en offrant la victoire aux 76ers au TD Garden après un match somme toute médiocre.

Une capacité à se sublimer face à l’ennemi qui ne semblait être guère partagée au sein du roster des 76ers où Brett Brown à l’instar de Nerlens Noel et de Michael Carter-Williams sont originaires de la Nouvelle-Angleterre. Ce dernier a même jugé opportun de s’épancher sur son amour (passé?) pour la franchise aux 17 titres NBA.

 

Un comportement adéquat face aux celtes ressemblerait à ceci :

 

1er quart temps : 

Bien conscients que la partie pouvait dégénérer en pugilat les Celtics et la Ligue avaient tout prévu. Soirée spéciale, « seats for soldiers » au TD Garden qui ne pouvait échapper aux détenteurs du League Pass tant la réalisation n’a pas manqué de nous offrir des interviews des divers représentants des forces armées. Au sifflet, Joe Crawford n’était pas en reste (55 lancers) pour faire s’éterniser une partie, on ne peut plus médiocre.

Avec 6 défaites lors de leurs 7 dernières sorties dans leur antre, les Celtics se présentaient en back-to-back après la correction reçue la veille face aux Knicks et sans leur backcourt (Rajon Rondo – Avery Bradley). Crawford envoyé à Golden State, Brad Stevens alignait Phil Pressey en dépit de son déficit de taille face à Michael Carter-Williams. Ce dernier en profitait d’entrée pour aller conclure au cercle une première pénétration. En maintenant ce choix, les C’s devaient alors s’appuyer sur leur défense en second rideau pour inhiber le rookie. A moins qu’il ne soit capable de défendre sur lui même à l’image de cette perte de balle sur une passe déviée par sa propre main. Les C’s profitaient de ses maladresses et d’un Sullinger solide à mi-distance pour prendre les devants (4-8).

Les récentes difficultés des verts à scorer dans le premier quart se confirmer et après une contre attaque menée par MCW qio s’était emparé du rebond, les 76ers repassaient devant (10-8). Toutefois, les deux équipes justifiaient sur le parquet leurs positions respectives au classement, Thaddeus Young manquait ses deux lancers en guise de réponse aux deux pertes de balles consécutives des hommes de Brad Stevens. Seul Sullinger, sélectionné pour le rising star challenge réglait la mire (10-10).

Il était temps de faire entrer les second units sous peine qu’elles ne s’assoupissent définitivement sous l’effet du spectacle proposé.

Les pertes de balles (6 en 8 minutes) des Celtics offraient des situations de contre attaque et autant de paniers aisés pour les 76ers (19-14). Pas une mauvaise idée dans un quart où Sullinger n’était pas loin d’être le seul à avoir réussi un jump shot jusqu’alors avant d’être imité par Kelly Olynyk qui rentrait le premier trois points de la soirée (21-21). Ce dernier donnait même l’avantage aux locaux après que Lavoy Allen eut manqué le cercle à 3 reprises. L’entrée du rookie était salvatrice pour les C’s, il parvenait à proscrire l’accès au cercle au backcourt tout en contraignant Lavoy Allen à multiplier les échecs (23-26). Celui-ci terminera la partie à 1/8.

Tout juste entré en jeu, Dewayne Dedmon se distinguait par un contre spectaculaire. Il s’en fallait de peu pour que Jeff Green ne rajoute trois points à la table de marque mais son shoot ave maria était lâché trop tardivement (23-26). Les 76ers n’accusaient que trois points de débours malgré un pourcentage au shoot ignoble (30%) et un nombre de rebonds gobé sensiblement inférieur à celui de leurs vis-à-vis.

Second quart temps :

Le pick and pop entre Michael Carter-Williams et Spencer Hawes fonctionnait pour la première fois de la partie (26-26), puis le républicain réédité depuis le même sport (29-26) avant que MCW ne subtilise la gonfle des mains de Kris Humphries pour partir au contre-attaque et se faire bâcher par sa victime qui se muait en agresseur.

Le retour de Dewayne Dedmon sur le parquet sécurisait le rebond pour Philly et il utilisait en attaque ses qualités athlétiques pour scorer coup sur coup 4 points (ses seuls de la partie) pour conclure un run de 10-0 en faveur des 76ers. Après 3 minutes 30 dans le second quart, les Celtics n’ont toujours pas marqué le moindre point (33-26).

On avait alors droit aux anecdotes du Sergent John Cooney et son hélicoptère qui parvenaient presque à éclipser l’envol de l’écart qui s’élevait à 10 points après que Thaddeus Young fut laissé seul à deux reprises sous le cercle (44-34), puis + 14. Les 76ers avaient alors converti 10 de leurs 15 shoots dans ce quart quand les C’s émargeaient à un 2/18. Ils s’en remettaient à un chauve à bandeau pour mettre fin à cette série. Ayant bien ciblé le danger, Dewayne Dedmon envoyait au tapis Bayless sur un écran. Ce n’était toutefois pas suffisant à empêcher les C’s de réduire l’écart sous l’effet de leur domination à l’intérieur.

Les deux équipes rentraient aux vestiaires sur la marque de 53-47.

Troisième quart temps : 

Au retour des vestiaires, Bayless pour les Celtics, Thaddeus Young et Spencer Hawes pour les 76ers y allaient de leur shoot primé (61-50). Les C’s toujours maladroits pouvaient toutefois se reposer sur leurs intérieurs qui s’imposaient physiquement face à Spencer Hawes qui se faisait par ailleurs contrer par Gerald Wallace (63-58).

En imposant un jeu sur demi-terrain aux 76ers, les hommes de Brad Stevens enrayaient l’attaque adverse qui reposait excessivement sur un Evan Turner à la réussite fluctuante. Pour peu qu’on leur oppose une défense qui les contraint à utiliser plus de la moitié de l’horloge, les 76ers sont inoffensifs et comme leur défense intérieure est des plus permissives, les Celtics revenaient une nouvelle fois dans le giron de leurs hôtes du soir (72-71) d’autant plus aisément que Michael Carter-Williams s’en allait forcer des lay-ups sans succès.

Les deux équipes attaquaient le dernier acte dos à dos (74-71) quand bien même les Celtes shootaient à 38%.

Quatrième quart temps :

Chris Johnson qui avait fait tant de mal aux 87ers en NBA D-League, ramenait d’entrée les deux équipes à égalité et Phil Pressey se sentait alors autorisé à donner l’avantage aux siens sur son premier shoot réussi de la soirée (74-76). Les hommes de Brad Stevens poursuivaient leur série avec un tir primé de Jeff Green resté muet dans le troisième quart sous l’effet d’une bonne défense d’Hollis Thompson (76-79). Le scoring des 76ers était assuré par Tony Wroten et Elliot Williams (78-81) !

Le moment choisi par Chris Johnson pour tester l’autre corner avec la même réussite (78-84). Apathiques, les hommes de Brett Brown allaient laisser filer une partie face aux Celtics avec un MCW qui ne parvenait toujours pas à conclure au cercle. Après un échec de James Anderson en contre-attaque, Sullinger offrait 8 points d’avance aux C’s qui venaient d’infliger un run de 15-4 (78-86).

A 88-83 après une excellente passe de MCW pour Spencer Hawes inside, ET montait en intensité, MCW se montrait plus efficient à la distribution, James Anderson ne manquait plus de conclure au cercle et Thaddeus Young ramenait les deux équipes à 90 points.

Les défenses se montraient agressives et les lancers de réparation se multipliaient. Sullinger ne tremblait pas (90-92- quand MCW n’en rentrait qu’un (91-92). Green, MCW, Bayless échouaient tour à tour derrière l’arc et c’était une nouvelle fois sur la ligne de réparation que la table de marque avait l’occasion d’évoluer mais Bayless sortait un 0/2 avec 1 min 40 à jouer, aussitôt imité par Thaddeus Young.

A ce stade de la rencontre, les 76ers étaient tout juste à l’équilibre sur la ligne des 5 mètres (12/21) quand les Celtics avaient converti deux fois plus de lancers (23/30).

A 91-92, Jared Sullinger manquait sa tentative, MCW s’emparait du rebond et se présentait sur la ligne pour égaliser (92-92) pas plus. Jeff Green, bien défendu par Evan Turner, ne trouvait pas la mire sur son stepback jumper mais les Celtics gobaient deux rebonds offensifs consécutifs et Kris Humphries parvenait à leur donner deux points d’avance (92-94). Un avantage partiellement effacé par Evan Turner (93-94) qui ne convertissait qu’un seul de ses deux lancers. (4/10 pour les 76ers dans le dernier acte!!!)

Restaient 20 secondes à jouer et 9 secondes de possession pour les Celtics. La gonfle parvenait à Kris Humphries, laissé seul à 4 mètres mais ce dernier manquait l’occasion d’être le héros de la soirée. MCW encore lui captait le rebond et partait en contre-attaque, Brett Brown ne prenant pas de temps mort, il stoppe sa course en avant, file la gonfle à Evan Turner, qui face à Bayless laisse filer l’horloge avant de pénétrer pour prendre un lay-up similaire à celui rentré face aux Nets dans les mêmes circonstances. Sullinger lève les bras. Ficelle. Buzzer Beater. Sixers win.

Merci Evan Turner, tu peux partir en paix.

Plus que trois matches à gagner avant de tourner définitivement la page de cette saison.

Les Highlights : 

Les stats du soir :

  • 0. Hollis Thompson n’a pas pris le moindre shoot au cours de la partie. Thaddeus Young s’est aussi distingué avec un 0/4 depuis la ligne des lancers.
  • #AquilleCarrtouch. Spencer Hawes qui a rentré pas moins de 4 tirs primés en 6 tentatives présente un piteux 3/11 sous le cercle.
  • 59-40. Les Celtics ont copieusement dominé les 76ers au rebond.
  • Les 76ers sont à 6-2 dans les matches qui se décident à 3 points ou moins.

La Box score 

Box score 76ers @ Celtics 29:01:14

Un problème pour le tank? 

Sur le plan comptable, ce succès sur le parquet du TD Garden est on ne peut plus problématique pour la collection de billes. En s’imposant face aux Celtics, les 76ers viennent de leur passer devant au profit…d’un plus petit nombre de défaites. Si les deux équipes qui semblent ne plus vouloir se quitter au classement devaient terminer à égalité en fin de saison, le bilan des rencontres directes s’avérerait déterminant.

Pour autant, et quand bien même cette équipe de Boston fut hier soir absolument ignoble, il convient de ne pas oublier qu’ils étaient en back-to-back et qu’ils jouaient sans leur backcourt (Rajon Rondo – Avery Bradley) quand les 76ers se présentaient, eux, avec toutes leurs armes. Au complet, ils sont assurément une meilleure équipe que ne le sont ces 76ers pré-20 février.

Quand bien même, celle victoire comme les trois à venir face aux Celtics devait restreindre le nombre de billes pour la loterie, je suis presque prêt à l’assumer.

Les fans des Celtics se satisferont de détenir désormais le troisième plus mauvais bilan de la Ligue. (PS : le recap du match par la partie opposée).

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