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Les Pistons et Dawkins donnent la leçon aux 76ers et à Bartoli.

score 76ers vs Pistons 10:01:14

Si on en ignore encore les fondements, la venue de Marion Bartoli au Wells Fargo Center est une franche réussite. Au coeur d’une triste saison, on se souviendra de ce match entre les 76ers et les Pistons. La tenante du titre de Wimbledon a presque réussi à éclipser la présence d’Allen Iverson, de Moses Malone et d’un Darryl Dawkins qui a encore bien des choses à lui apprendre en matière d’esthétique vestimentaire, dans les travées.

Darryl Dawkins, Allen Iverson, Moses Malone

Loin de se contenter d’une simple présentation de ses indispensables wings que vous aurez bien entendu remarquées sur les chaussures des cheerleaders.

bartoli et les cheerleaders

Marion Bartoli est également au centre du tournant du match. Avant qu’elle ne se rende aux côtés de Molly Sullivan pour son interview, les 76ers menaient de 8 points. Une fois avait-elle était remerciée par notre sideline reporter, les hommes de Mo Cheeks avaient pris un avantage qu’ils ne cèderaient plus. Good job Marion, au soir de la loterie on pensera à toi.

Derrière la performance de Bartoli, se disputait un match de basket mais comme on a pris des engagements devant témoin, on était bien obligés d’assurer sa promotion.

Voilà.

Jusqu’à l’apparition de Marion, les 76ers avaient fait le job et les Pistons maladroits étaient copieusement tombés dans le piège tendu par Brett Brown qui face à la densité du secteur intérieur des Pistons, postait Spencer Hawes en périphérie.

Avec un James Anderson qui faisait son retour dans le cinq de départ à la place du rookie Hollis Thompson, les 76ers entamaient la partie par un 12-2, série au cours de laquelle ils ne manquaient pas le moindre shoot. Thaddeus Young qui était totalement passé à côté de son match la veille ne tergiversait pas.

Les Pistons multipliant les pertes de balles, l’écart se creuser pour se porter à 15 unités (19-4). S’ils captaient plus que de raison les rebonds offensifs, les Pistons se montraient excessivement maladroits en ratant tout type de shoots (lay-ups, hooks, shoot à mi et longue distance, et même des dunks). Dans le même temps, Mo Cheeks peinait à trouver la parade au positionnement de Spencer Hawes qui en profitait pour asseoir son statut de 7 footer le plus efficace derrière l’arc.

L’entrée de la second unit sur le parquet se traduisait par une baisse de réussite des 76ers et le mini-ball tenté par Brett Brown avec Thaddeus Young ne portait pas particulièrement ses fruits. A l’issue du premier quart, les Pistons étaient revenus à 8 longueurs (36-28).

S’ils faisaient jeu égal dans le second quart sur le plan comptable, les prémices de la déroute à venir se faisaient voir. Evan Turner, jamais avare d’un extra dribble allait s’emplâtrer à deux reprises sur Andre Drummond, Michael Carter-Williams parvenait à scorer au cercle grâce à un contrôle du corps étonnant, mais les Pistons entamaient leur entreprise de destruction aux rebonds et si Josh Smith monopolisait les tickets shoots et que Brandon Jennings ne s’était pas encore montré, Kentavious Caldwell-Pope règlait la mire. Avec un pourcentage effroyable, un Greg Monroe limité à trois shoots et un Brandon Jennings qui  n’avait pas marqué le moindre panier, les Pistons s’en sortaient à la pause avec un débours de seulement 8 points (63-55).

Puis Marion se présenta aux micros, et alors que le match avait repris son cours, elle livrait ses sentiments sur sa reconversion et se félicitait de ce qu’elle avait accompli. En arrière plan, les 76ers se faisaient démonter. KCP, Jennings, Bynum, chacun y allait de son tir primé et les Pistons recollaient au score.

Enfin dominants à l’intérieur, les extérieurs des Pistons profitaient à plein des prises à deux sur leurs intérieurs. Et c’est sur un trois points de Brandon Jennings qu’ils prenaient l’avantage (73-76) pour ne plus le lâcher. Si Elliot Williams profitait de ses qualités athlétiques pour rentrer des paniers acrobatiques, la second unit n’apportait pas le punch nécessaire pour palier la baisse de régime des titulaires. Les absences de Lavoy Allen blessé et d’un Daniel Orton coupé, n’aidaient pas les 76ers à lutter pour le rebond (62 prises contre 42).

Aussi doué soit-il, Brett Brown ne trouvait pas la solution pour empêcher l’inévitable, lâchant de suite après la rencontre un fataliste : « Quand vous savez comment vous allez mourir, vous souhaitez pouvoir trouver la solution. Mais vous ne pouvez pas prendre des vitamines et grandir de 6 inches à la mi-temps« .

Le dernier quart n’était que la suite logique des deux précédents, et malgré l’apparition d’Allen Iverson dans les travées, les 76ers ne trouvaient pas le supplément d’âme et de réussite pour inverser la tendance. Les Pistons s’imposent 114-104 et pour clore le ridicule de la soirée, Brandon Jennings s’en allait chipper la gonfle des mains d’un Michael Carter-Williams qui laissait filer le temps.

Drôle de soirée. Mais dans une saison où les 76ers sont promis aux bas-fonds, elle aura eu le mérite d’être franchement cocasse. Merci Marion.

Les Highlights

Les stats du soir : 

  • Face à un cercle particulièrement bien protégé par Josh Smith et Andre Drummond, Michael Carter-Williams n’a pas hésité à insister quitte à se faire contrer à de multiples reprises (6). Sa seconde période vient quelque peu entacher une nouvelle prestation de ROY (21 points, 7 rebonds, 4 passes, 4 interceptions).
  • Malgré un accès au cercle fréquemment refusé (14 contres), les 76ers ont scoré 64 points dans la raquette.
  • Après 36 rencontres, les 76ers ont perdu deux fois plus de matches qu’ils n’en ont remporté. Ce bilan de 12-24 leur offre pour l’heure le 4ème plus mauvais bilan de la Ligue. Seuls le Magic et les Bucks ont remporté moins de succès qu’eux.
  • Les 63 points inscrits dans la première période constituent la seconde meilleure marque des 76ers à la mi-temps depuis le début de saison.
  • A l’entame de la partie, les 76ers étaient la plus mauvaise équipe au nombre de paniers à trois points concédés par match (10,3). Dans le même temps, les Pistons étaient la 27ème plus mauvaise équipe au nombre de paniers à trois points réussis (6,1). Ce sont les hommes de Mo Cheeks qui sont sortis vainqueur de cette bataille de la médiocrité. Avec 11 paniers primés convertis en 30 tentatives, les Pistons ont fait mal à la défense des 76ers, notamment dans le troisième quart où leur adresse extérieure ne fut pas étrangère à leur prise de commandes à la table de marque.

La box score

Box score 76ers vs Pistons 10:01:14

La semaine des 76ers prend fin cette nuit avec la réception des New York Knicks qui viennent d’enchaîner trois succès consécutifs. Les performances de Michael Carter-Williams lors des seconds matches des back-to-back seront-elles suffisantes à mettre fin à une série de trois revers de rang?

Réponse ce soir à partir de 1h.

En attendant, on vous soumet un nouveau problème à résoudre.

 

MOLLY

On est sympa on vous laisse un indice.

 

PS : Vous retrouverez le recap de ce match avec la focale posée sur les Pistons, chez pistons.debats-sports.com

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