CR/Résultats

Jrue Holiday était bien chez lui

résultat pelicans @ sixers 29:11:13

Transféré à la surprise générale au soir de la draft, Jrue Holiday faisait son retour au Wells Fargo Center. Malheureusement pour les Philadelphia 76ers il n’a pas ramenait ses mauvaises habitudes au shoot et en terme de gestion de la gonfle. Impeccable tout au long de la rencontre où il a mis une sérieuse pression sur Michael Carter-Williams, Jrue Holiday était bien chez lui ce soir.

Sévèrement corrigés sur le parquet des Pelicans, 13 jours plus tôt, les 76ers retrouvaient toutes leurs armes avec les retours de blessure de Spencer Hawes et de Tony Wroten pour cette seconde opposition. Brett Brown pouvait donc aligner son cinq majeur avec Michael Carter-Williams, James Anderson, Evan Turner, Thaddeus Young et Spencer Hawes. En face, Ryan Anderson était aligné d’entrée aux côtés de Jrue Holiday, Eric Gordon, Anthony Morrow et Jason Smith.

Le match commençait sur de bonnes bases, sur une interception de Michael Carter-Williams sur Ryan Anderson, Thaddeus Young était idéalement servi sous le cercle. Eric Gordon, qui participe à notre concours de pronostics sous le pseudo de Botifoulek, commettait la faute dans le seul but de réduire le ration assists / TO de MCW.

Très présent au rebond, dans ces premiers instants, Spencer Hawes lançait un air ball derrière l’arc, quand sur la possession suivante Evan Turner rentrait lui sa tentative (4-6). Rien ne va plus, et Thaddeus Young imité son compère pour compléter un run de 8-0 (4-9). Les Pelicans se mêlaient au concours longue distance, Morrow trouvé par Jrue Holiday et abandonné par son vis-à-vis rentrait son shoot dans le corner qui plus est avec le and 1 consécutif à une faute de James Anderson. S’en suivait un échange d’amabilités entre MCW et Jrue qui coup sur coup scoraient en lay-ups.

MCW-la classe

Pour scorer, Michael Carter-Williams devait se mettre dans des positions improbables.

Face à une raquette bien protégée par la défense des Pelicans, MCW perdait une gonfle en tentant une passe exagérément ambitieuse, aussitôt sanctionné par Jrue Holiday parti en contre-attaque. NOLA prenait l’avantage à la table de marque (12-11) pour quelques secondes puisque Thad rentrait un nouveau trois points, suivi d’un moove au poste bas de Spencer Hawes (12-16).

Les choses se corsaient pour les 76ers avec l’entrée progressive de la second unit. Malgré un joli dunk de Lavoy Allen idéalement servi ligne de fond par MCW, l’écart s’inversait sous l’effet de trop nombreuses pertes de balles des coéquipiers d’un Tony Wroten qui tentait une passe avec le rebond à la Ginobili sans la réussite de l’argentin.

En défense, Anthony Davis renouait avec la block party débutée lors de la première rencontre entre les deux franchises. Il bashait MCW qui avait l’outrecuidance de chercher à scorer sous le panneau. Le rookie récupérait néanmoins la gonfle et Thaddeus Young parvenait, en deux temps, à ajouter deux points à son escarcelle. Malgré la présence cumulée d’Eric Gordon, Anthony Morrow et Ryan Anderson, les Pelicans s’offraient peu de spacing qui leur ne autorisaient que peu de pénétrations dans la raquette des 76ers. Ils s’en remettaient alors au shoot extérieur d’Eric Gordon (9 des 19 premiers points marqués par les Pelicans). L’entrée de Tyreke Evans offrait de nouvelles perspectives, tant le natif de Philly s’en allait attaquer le cercle à la commande.

A l’instar du match aller, les contres d’Anthony Davis créaient des situations de contre-attaque. La table de marque affichait un 26-26 après deux lancers-francs de Jrue Holiday. Tony Wroten répondait en claquant un dunk après que son défenseur se soit empêtré dans Lavoy Allen (28-28). Avec leur second unit, les Pelicans appliquaient les mêmes recettes que deux semaines plus tôt en alternant les shoots extérieurs de Ryan Anderson et les pénétrations de Tyreke Evans (33-28).

Puis BRANDON DAVIES rentrait un shoot à trois points au buzzer sur le nez de Lou Amundson qui ne sera malheureusement pas comptabilisé pour quelques centièmes de seconde. Le score restait donc de 35-30 à l’issue du premier quart.

Q’importe Elliot Williams se chargeait de ramener la marque à 35-33. Un shoot précoce pas suffisant à masquer les maladresses (turnovers, traveling violation, clock violation, fautes offensives) qui affectaient ce début de quart. Evan Turner sortait le public de ce marasme en rentrant son second tir primé consécutif. Hey, GMs, he can hit three pointers (40-38). Certainement vexé de ne pas être le meilleur shooteur à trois points des 76ers sur cette partie, Spencer Hawes, servi par MCW dans le corner, donnait un nouvel avantage au score à Philly (42-43)…pour la dernière fois de la rencontre.

La défense agressive de Jrue Holiday sur MCW poussait le rookie à une nouvelle perte de balle aussitôt sanctionnée en contre attaque. Frustré, Carter-Williams, se chamaillait avec Jason Smith à la suite d’un écran musclé du premier nommé. Les deux joueurs écopaient aussitôt d’une technique (53-45).

Les 76ers ne parvenaient pas à se créer des opportunités sur fastbreak (1 point sur la première action du match contre 13 aux Pelicans). MCW forçait donc à la distribution et sur une nouvelle passe interceptée, les Pelicans prenaient 10 points d’avance. Un scenario qui se reproduisait sur la possession suivante (57-45). Par ailleurs, le meneur ne réglait pas la mire à longue distance. Pour autant, il ne perdait pas confiance et finissait par rentre un tir primé (59-50) et sur la possession suivante, il trouvait James Anderson. Un peu contre le cours du jeu, les 76ers revenaient à 6 longueurs à la mi-temps (61-55).

Evan Turner et Spencer Hawes assuraient le scoring pour les 76ers en début de seconde mi-temps. Ils ne trouvaient pas le relai de James Anderson qui, sur une séquence un peu folle, ratait 3 shoots à trois points (67-62). Ce manque de réussite crispait Hawes qui récoltait lui aussi une technique (70-62) et les Pelicans reprenaient leurs aises. Michael Carter-Williams se frustrait une nouvelle fois à la suite d’une mésentente avec Lavoy Allen (74-62).

Dans une saison où son développement est un des objectifs du coaching staff, MCW a l’opportunité de jouer de nombreuses minutes et le droit de jouer et de commettre des erreurs. Ce soir, il a pris ce droit plus qu’à son tour. Dommage que cela intervienne, un soir où le meneur adverse se prénomme Jrue.

Hollis Thompson, intenable au rebond à son entrée sur le parquet et un Thaddeus Young agressif en attaque permettaient aux 76ers de revenir à 10 longueurs (78-68). Brandon Davies apportait lui aussi de la lutte (78-70) mais Eric Gordon rentrait le premier panier primé des Pelicans depuis le retour des vestiaires pour tempérer l’embellie des locaux. Tony Wroten, Brandon Davies et Hollis Thompson amenaient de l’énergie en sortie de banc, les prises à deux se multipliaient et les Pelicans étaient contraints à commettre à des erreurs. Sur un panier d’Evan Turner, l’écart était réduit à 5 unités (81-76). La second unit des 76ers était responsable d’un run de 12-3.

Sur une énième pénétration, Tony Wroten obtenait la faute mais partait aussitôt dans les gradins se tenir le bas du dos et sortait de suite du parquet remplacé par Lorenzo Brown, l’homme qui a un jour affiché un PER de 218,35. Un mal passager pour le n°8 des 76ers qui rentrait dans l’entame du dernier acte (87-77).

Tony-Wroten-24points

Nouveau record en carrière pour Tony Wroten auteur de 24 points face aux Pelicans.

A l’entame du dernier acte, Tyreke Evans oubliait l’horloge et se voyait siffler une clock violation alors qu’il n’avait toujours pas amorcé son tir. Toutefois, les Pelicans ne rencontraient pas de difficultés à maintenir l’écart. La volonté de Wroten d’aller chercher le contact finissait de rassurer sur sa santé. Son pourcentage sur la ligne l’est moins (5/9). Les 76ers présentaient à ce moment-là le bilan de 6/15 aux LF. Un bilan porté à 8/19 après deux échecs de Michael Carter-Williams décidément dans une soirée syracusienne (101-85).

L’écart augmentait jusqu’à +18 et Brett Brown prenait ses temps morts qui se traduisait par un 7-2. Mais Jrue Holiday s’assurait d’annihiler toute perspective de comeback. Sur un trois points de Tony Wroten ramenait l’écart à -10 mais surtout fixé une nouvelle marque dans son record au scoring (24 points).

Les dernières minutes ne changeront rien si ce n’est de permettre à Michael Carter-Williams de compléter un double-double de la plus simple expression (10 points – 10 passes).

Malgré un Evan Turner précis, un Thaddeus Young agressif, un Spencer Hawes actif des deux côtés du parquet et un Tony Wroten en mode career night, les 76ers s’inclinent 121-105. Ils affichent désormais un bilan de 6-11 et restent sur une série de 3 petites victoires sur les 14 derniers matches.

Les stats du soir 

  • A l’issue d’un match médiocre où il a forcé au shoot et à la distribution, Michael Carter-Williams termine toutefois avec un double-double (10 points, 10 passes). OK rookie, tu as le droit d’être mauvais.
  • 9/21. Un jour, les 76ers regretteront leur pourcentage infâme sur la ligne de réparation. Avec un taux de réussite de 42,9% aux LF, les 76ers y ont été moins adroits que les Pelicans au FG%.
  • 60. S’ils ont peiné à s’y installer au début de la rencontre, les Pelicans ont fait de la raquette des 76ers leur jardin, scorant pas moins de 60 points dans la peinture.

Les Highlights

La box-score

Box score Pelicans @ Sixers 29:11:13

Les 76ers retrouvent le chemin des parquets dimanche avec un déplacement dans le Michigan pour défier des Pistons qui les devancent au classement à la faveur d’un plus petit nombre de défaites. Les hommes de Cheeks, reviennent d’un mini-road trip à l’Ouest. La tâche ne sera pas aisée, Philly reste sur 6 revers consécutifs on the road.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top