CR/Résultats

Sur un air de ROY.

résultat 76ers @ Pacers 23:11:13

Privé de Nerlens Noel, Arnett Moultrie et Jason Richardson, blessés de longue date, l’effectif des Philadelphia 76ers manque cruellement de profondeur. Or pour le déplacement sur le parquet des patrons de la conférence Est, Brett Brown devait également se passer des services de Thaddeus Young, toujours absent pour « raisons personnelles » mais aussi de Tony Wroten et de Spencer Hawes.

Le sophomore a ressenti de vives douleurs au bas du dos lors de la confrontation face aux Bucks, tandis que le républicain est gêné par des douleurs au genou gauche. Spencer Hawes n’avait pas manqué la moindre rencontre la saison passée. A eux trois, Thaddeus Young, Spencer Hawes et Tony Wroten apportent 43 points en moyenne.

C’est donc avec 9 joueurs disponibles que Brett Brown a du composer sa rotation en alignant notamment face à la paire David West – Roy Hibbert, le tandem Lavoy Allen – Daniel Orton. Les hommes du banc? Deux joueurs non draftés, un 52ème choix de draft abandonné par les Wolves et un joueur qui ne manque pas de talent mais qui n’a joué que 26 matches dans la Grande Ligue depuis sa draft en juin…2010.

La second unit des Pacers aurait certainement corrigé cette équipe des 76ers. A tous les postes, Philly présente des match-up défavorables, excepté peut-être à la mène ?

A l’issue d’une nouvelle partie plus que solide de son meneur de jeu, les 76ers s’inclinent de 8 points sur le parquet du futur champion. Mieux, ils ont mené dans le dernier quart temps, avant que les hommes de Vogel ne serrent le « vice » en défense.

En back-to-back et avec un effectif décimé, les 76ers ont été bien plus compétitifs qu’escompté. A 17 reprises l’avantage changea de mains et le match fut des plus plaisants à regarder.

Malgré les absences, les 76ers ne changeaient pas de plans et cherchaient à donner du rythme à la rencontre. Ils marquaient le premier panier de la partie sur un trois points de James Anderson (3-0) et sur la possession suivante Daniel Orton s’en allait contrer Roy Hibbert. Sans solution offensive à l’intérieur, le scoring pesait on ne peut plus sur les lignes arrières et Evan Turner prenait des stepbacks et des pull-up jump shot plus qu’à son tour. Malgré un pourcentage de réussite douteux, les 76ers restaient devant grâce au premier 3 points d’Elliot Williams avec les 76ers (16-15).

En défense, Brett Brown appliquait les mêmes recettes en se focalisant sur la protection de la raquette quitte à laisser trois Pacers ouverts derrière la ligne des 7 mètres 23.

protéger la raquette

Tous sur Roy Hibbert

Quand bien même, Roy Hibbert (9 points, 5 rebonds dans le premier quart) dominait copieusement son vis-à-vis qu’il se prénomme Daniel ou Lavoy, le plan portait ses fruits tant que les Pacers ne recourraient pas au shoot extérieur (aucun shoot primé réussi et seulement trois tentatives lors des 12 premières minutes). L’entrée sur le parquet d’une second unit qui compense son manque de talents par une débauche d’énergie constante n’était (une fois n’est pas coutume) pas corrélée à l’envol de l’écart. Les deux équipes se quittaient sur la marque de (22-25)

Appliqué à faire jouer ses coéquipiers et à défendre dans le premier quart (2 points à 1/4, 3 rebonds, 2 passes et 1 interception), Michael Carter-Williams prenait ses responsabilités au scoring dans l’entame du second. Le rookie marquait les 7 premiers points des 76ers dans la période, claquant au passage un joli dunk pour ramener les siens à trois unités.

L’entrée en jeu de Scola et Copeland offrait des opportunités nouvelles aux intérieurs des 76ers. Daniel Orton était sollicité inside mais sa maladresse (3/11 sur l’ensemble de la partie) ne validait pas l’entreprise. Toutefois, les Pacers accumulaient les fautes de telle sorte qu’avec 7 min 41 à jouer, chaque faute obtenue par les 76ers se traduisait par des lancers ce qui permettait à Evan Turner de squattait la ligne de réparation et à Philadelphie de repasser devant (35-34).

Malgré un pourcentage de réussite catastrophique (36% à la mi-temps), les 76ers s’offraient suffisamment de secondes chances (13 rebonds offensifs) à l’image de la claquette-dunk de MCW pour rester dans le giron des Pacers (52-56).

A la mi-temps, la ligne de stats de Carter-Williams en imposait : 14 points (6/12), 5 rebonds, 2 passes, 3 interceptions.

Mais au retour des vestiaires, les Pacers augmentaient le rythme. La défense des cols bleus limitait l’apport des 76ers à la table de marque à 14 petites unités. Cette fois, la présence de la second unit sur le parquet se payait cash, avec un 9-0 pour les Pacers qui portaient leur avance à 11 points avant le dernier acte.

C’est alors que la second unit et James Anderson renversaient la situation. Un run de 8-0 ramenait les 76ers à 74-77. Sur la sixième interception de Michael Carter-Williams, magistral dans la lecture des lignes de passes, les hommes de Brett Brown partaient en contre-attaque, MCW était servi dans le corner mais il manquait la cible. Qu’importe, deux rebonds offensifs plus tard, il héritait une nouvelle fois de la gonfle pour conclure au cercle qui plus est avec la faute (79-80).

Les 76ers étaient revenus dans la partie à la faveur de 4 minutes dingues où les Pacers shootaient à 1/5 et n’avaient pris qu’un seul rebond quand dans le même temps les coéquipiers d’Evan Turner rentraient 6 de leurs 11 tentatives tout en gobant 9 rebonds dont 5 offensifs. MCW, qui s’impose définitivement comme un candidat crédible au ROY, donnait même l’avantage aux siens sur un trois points (82-80).

La réponse de Vogel était limpide, passer la gonfle au poste à Roy Hibbert. Le pivot poussait ses défenseurs à la faute et ne tremblait pas sur la ligne de réparation. Si Hollis Thompson, utilisé en tant que 6ème homme donnait 4 points d’avance aux visiteurs sur un shoot primé, Roy Hibbert leur rappelait qui était le maître des lieux en ramenant les deux équipes à égalité sur un and 1. Focalisée sur le n°55 adverse, la défense des 76ers oubliait Paul George dans le corner et cédaient l’avantage chèrement acquis (86-89).

La fin de partie s’apparentait à un duel à distance entre Roy Hibbert et Michael Carter-Williams. Incapables de contenir le pivot des Pacers, les 76ers l’envoyaient une nouvelle fois sur la ligne (86-93). Les échecs successifs de Turner derrière l’arc permettaient aux Pacers de poursuivre leur run (7-0) et d’éviter le danger malgré un solide travail d’Hollis Thompson des deux côtés du parquet. Consécutivement à sa septième interception de la rencontre, MCW était envoyé sur la ligne. Le rookie marquera les 6 derniers points des 76ers pour ramener les siens à six longueurs avec 34.9 secondes à jouer.

Roy Hibbert se chargeait alors de proscrire l’accès au cercle, en contrant successivement Hollis Thompson et Evan Turner. Pas de miracle au Bankers Life Fieldhouse (98-106) mais mon dieu que cette équipe fait plaisir.

Les Highlights

Les stats du soir

  • Pour le concours de pronostics de la semaine 4, nous vous demandions d’estimer le nombre de joueurs des 76ers qui établiraient un record en carrière au cours des 4 matches hebdomadaires. Face aux Pacers, Michael Carter-Williams porte sa meilleure marque au scoring à 29 points. Avec 10 rebonds, Daniel Orton établit également son record en la matière.
  • 23. Face aux Pacers, les 76ers ont gobé pas moins de 23 rebonds offensifs. Le tout, sans Arnett Moultrie.
  • 29. Privés de solution offensive à l’intérieur, les 76ers s’en sont remis à leur ligne arrière. Si Turner sort une nouvelle prestation à plus de 20 points à 8/26, Michael Carter-Williams a été moins dispendieux et plus efficace avec 29 points à 11/21. Un pourcentage plus solide aux lancers-francs (6/11) lui aurait permis de franchir la barre des 30 unités. Néanmoins, il s’agit d’un record en carrière.
  • 7. Là où face à Miami, MCW avait utilisé sa vitesse de mains pour chiper 9 gonfles au double champion en titre, il a profité de son excellente lecture des lignes de passes et de ses longs segments pour voler 7 balles au leader de la conférence.
  • 1/10. Sur la première possession, James Anderson a donné l’avantage aux 76ers sur un shoot primé. Une anomalie au coeur d’une partie où il a vendangé plus salement que les employés agricoles mobilisés pour la cuvée de beaujolais nouveau.
  • 10-10. Titularisé pour la troisième fois consécutive, Daniel Orton a signé son premier double-double. Sans en rajouter.

La box score 

boxscore 76ers @ Pacers 23:11:13

Les 76ers terminent donc leur semaine sur une troisième défaite pour une victoire miraculée face aux Bucks. Ils présentent désormais un bilan de 6 succès pour 9 défaites, qui les place 7èmes à l’Est. Ils seraient avant derniers sur l’autre rive. Après avoir disputé 9 des 15 premières rencontres au Wells Fargo Center, les hommes de Brett Brown vont connaître leur première semaine de compétition avec plus de déplacements que de matches à la maison. Mercredi, ils s’en iront en Floride pour affronter le Magic avant d’accueillir Jrue Holiday au Wells Fargo Center le vendredi. Enfin, la semaine se terminera avec un déplacement dans le Michigan pour affronter des Pistons bien décevants jusqu’à présent.

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