CR/Résultats

James Anderson assome les Rockets

résultat rockets @ sixers 13:11

Après, les retrouvailles de Brett Brown avec les San Antonio Spurs, le Wells Fargo Center accueillait l’ancienne franchise de Sam Hinkie.

Michael Carter-Williams, laissé au repos lors de l’entraînement collectif de la veille, ressentait toujours des douleurs au pied. Le rookie restait donc en costume pour ce septième match de la saison au Wells Fargo Center. Il été imitée en face par James Harden. Sans leur arrière, les Rockets présentaient toutefois les armes idoines pour infliger une sévère défaite à leurs hôtes du soir. Un Dwight Howard dans la raquette, une myriade de shooteurs longue distance et une certaine appétence pour le jeu en transition.

L’absence de Michael Carter-Williams affaiblissait un peu plus le banc des 76ers, la seule véritable menace au scoring, Tony Wroten héritant du statut de titulaire pour la première fois de sa carrière. Convaincant dans le role d’energizer en sortie de banc, Tony Wroten avait entre ses mains une partie du destin de la partie. Sa faculté à jouer juste et à créer pour ses partenaires laissait en suspens celle des 76ers à exister dans la rencontre.

Et si la marque finale est exceptionnelle : 18 points, 11 passes, 10 rebonds, les premières secondes du match ont pu inquiéter. En effet, sur le tip-off remporté par Spencer Hawes, le meneur de 20 ans passait la balle au public installé au premier rang, puis sur la possession suivante, il se distingué par une faute offensive sur Beverley. 2 pertes de balles en l’espace de 23 secondes de jeu. Pas le temps de tergiverser, qu’il attaquait déjà la ligne de fond pour un lay-up manqué dont il héritait du rebond pour rentrer les deux premiers points des 76ers.

Alors que les objectifs étaient focalisés sur Tony Wroten, un ancien de la maison texane, James Anderson se mettait en évidence. Après une pré-saison où il a gagné ses galons de titulaires notamment grâce à sa faculté à créer du spacing et à rentrer des shoots derrière l’arc, Anderson peinait en saison régulière à justifier son statut.

Les Rockets appliquaient les schémas de jeu idoines pour défaire ces 76ers, alterner entre des shoots longue distance souvent incontestés et le jeu intérieur sur D12. La défense en second rideau des intérieurs texans initiait une block party quitte à ce qu’un goal tending monstrueux ne soit pas sifflé. Pour autant, les hommes de Brett Brown restaient dans le giron de ceux de Kevin McHale à l’issue du premier quart (28-31).

L’encart entre la fin du premier quart et le début du second, fut l’occasion d’assister à la première interview de Rod Baker dans ses nouveaux habits de head coach des Delaware 87ers. Molly Sullivan n’avait pas encore eu le temps de remercier son convive que James Anderson rentrait déjà un tir primé et remettait les deux équipe à égalité. Les 76ers jouaient alors avec Darius Morris, James Anderson, Hollis Thompson, Brandon Davies et Lavoy Allen. Une séquence à proscrire pour ceux qui souffrent d’acrophobie (la peur du vide, pas celle de côtoyer Lamar Odom)? Même pas, ces cinq là tenaient l’écart en luttant avec leurs armes. Ils prenaient même 5 points d’avance (41-36) sur un nouveau shoot primé de James Anderson (6/6 à ce moment de la partie). L’écart montait à +6 sur un mouvement de Tony Wroten qui pourrait bien devenir sa spéciale. Le n°8 des 76ers se faisait contester l’accès au cercle par Beverley mais il récupérait une nouvelle fois son propre rebond avant de conclure.

Les Rockets revenaient à hauteur sur un nouveau shoot à trois points de Lin, avant que Terence Jones puis Spencer Hawes se répondent en manquant des dunks. La défense de Houston se resserrait et les Sixers n’avaient plus marqué le moindre panier depuis 3 minutes quand Spencer Hawes se faisait contrer par Dwight avant de récupérer la gonfle et de rentrer un long deux au buzzer. Les 76ers ne manquaient pas de réussite et rentraient au vestiaire avec 3 points d’avance (60-57).

Sixers costar team

La Team costard des 76ers peut apprécier le spectacle. James Harden peut s’arracher la barbe.

Au retour des vestiaires, c’est une nouvelle fois, Jeremy Lin qui ramenait les deux équipes à égalité (60-60) sur un tir primé (5/7 à ce moment de la partie). Linsanity était de retour au Wells Fargo Center, le rocket rentrait un nouveau tir primé qui plus est avec la faute (bien qu’il ne convertit pas le lancer franc afférent) pour donner 8 points (64-72) d’avance aux Rockets. Dwight Howard se chargeait quant à lui de gober les rebonds et de placer quelques contres sur les tentatives de Thad et de Spencer Hawes. Tony Wroten et James Anderson se montraient toujours agressifs. Sur une faute de Jeremy Lin, l’ancienne vedette d’Oklahoma State ramenait les siens à deux longueurs et établissait sa meilleure marque au scoring en carrière jusqu’alors fixée à 19 points. L’entrée sur le parquet de la second unit n’était pas aussi réussie que la précédente et les Rockets creusaient l’écart pour terminer le troisième quart avec une avance de 10 unités.

Mais ces sixers-là, sont bien décidés à convaincre les habitants de Philadelphie à venir garnir un Wells Fargo Center qui a déjà vu chuter le Heat et les Bulls. Après avoir encaissé 30 points par quart temps jusqu’ici, la défense jouait plus dur. De l’autre côté du parquet, les 76ers réglaient la mire derrière l’arc. D’abord avec un James Anderson qui poursuivait son show en ramenant les 76ers à 6 unités, puis avec Spencer Hawes qui rentrait deux trois points consécutivement.

Or la réussite extérieure affolante des Rockets s’estompait et Parsons puis Lin manquaient l’occasion de porter l’écart à 9 unités avec moins de trois minutes à jouer. James Anderson ne manquait pas l’occasion de rentrer le shoot (99-102) qui laissait les 76ers rêver d’un hack-a-dwight salvateur. Spencer Hawes contrait Dwight Howard, et la contre-attaque menée par Wroten fut conclue par Thaddeus Young (101-102), 130 secondes à jouer. Les 76ers sont une nouvelle fois revenus dans une partie qui semblait perdue à l’entame du dernier acte. Puis Tony Wroten se défaisait du marquage de Beverley pour ramener les deux équipes à égalité (103-103) sur un lay-up.

Le Wells Fargo Center prenait vie. Les 76ers lui offraient une fin de match suffocante. Sur un énième drive vers le cercle, Tony Wroten manquait sa cible, héritait de son propre rebond sans plus de réussite. Sur la possession suivante, les Rockets obtenaient deux lancers pour une faute de Spencer Hawes et Chandler Parsons en convertissait un seul. Suffisant pour donner l’avantage aux Rockets à 45 secondes de la fin de la partie. Puis, ce même Parsons contrait un James Anderson qui ne ratera plus de shoots de la partie.

A 103-104 et la possession pour les Rockets, Thaddeus Young subtilisait la gonfle des mains de Parsons mais Turner la cédait immédiatement à Beverley que Wroten envoyait sur la ligne avec 18 secondes à jouer. Ce dernier ne manquait pas l’occasion de donner 3 points d’avance aux texans.

A l’issue d’un temps mort pris par Brett Brown, Wroten naviguait ligne de fonds, puis balançait la gonfle en direction de sa moitié de terrain. Une balle dont héritait James Anderson au prix d’une belle détente. Le temps de retomber sur ses appuis, il rentrait le shoot sur la tête d’un Jeremy Lin tout aussi décontenancé que James Harden (106-106). Les 76ers arrachaient un time-out qui aurait pu être évité si la gonfle catapultée depuis son camp par Tony Wroten n’avait pas tourné sur le cercle.

A ce stade, les 76ers ont déjà gagné. Ils ont offert à leur public un spectacle plaisant, des émotions livrées au kilo. Tony Wroten et James Anderson ont établi leur meilleure marque au scoring. Par séquence et lorsque l’enjeu l’imposait, Spencer Hawes s’est montré capable de défendre sur D12. Un bilan qui n’était visiblement pas suffisant.

La défense des 76ers n’a pas autorisé les Rockets à marquer le moindre point au cours des premières 2 min 49 de jeu dans l’over time. Avant que Dwight Howard puis Lin ne donnent l’avantage aux visiteurs (111-112). Le tout avec la possession à suivre. Si Young ne tremblait pas sur la ligne, Howard remettait les Rockets devant (113-114) avec 49 secondes à l’horloge. Un laps de temps au cours duquel les 76ers inscriront 10 points. D’abord sur une claquette de Hawes sur le nez de D12. Le même Howard se faisait chiper la balle des mains par Thaddeus Young sur la possession suivante. Francisco Garcia envoyait une brique à 117-114. Les dernières secondes se jouaient sur la ligne de réparation.

Sans hack-a-dwight, les 76ers s’imposent. Pour la cinquième fois de la saison.

Merci Sam, merci Brett. Vous avez déjà réussi votre saison.

Les stats du soir

  • 75. James Anderson a shooté à 75% tout au long de la partie y compris derrière l’arc (6/8). Ses 36 points sont naturellement sa meilleure marque en carrière.
  • 8/9. Evan Turner a terminé son 8ème match de la saison avec 20 points ou plus. Il tourne à 23 points de moyenne en ce début de saison. De quoi convaincre des GM d’envoyer l’offre qui ne se refuse pas sur le bureau de Sam Hinkie?
  • 1. De son propre aveu, Tony Wroten n’avait jamais réalisé de triple double à quelque niveau que ce soit. Il aura donc fallu attendre sa première titularisation pour le voir noircir la feuille dans tous les sens de lecture.
  • 9. Même dans les victoires des 76ers, le pargo effect ne se dissipe pas. Avec 9 tirs primés, Jeremy Lin établit un nouveau record en carrière.

Les highlights

La box score

box score rockets @ sixers 13:11

Les 76ers présentent désormais un bilan de 5-4 après 7 rencontres à domicile. Comme les précédentes, la victoire obtenue face aux Rockets fut arrachée au prix de prestations individuelles exceptionnelles. Mais cette fois, les stars de la soirée n’étaient pas MCW resté sur le banc, ni les « vétérans » mais deux joueurs arrivés gratuitement en Pennsylvanie. Si le développement des prospects est le véritable objectif de la saison au détriment du bilan comptable. Le dernier assure des émotions fortes aux fans des 76ers, le premier offre des perspectives réjouissantes pour le processus de reconstruction entrepris.

Les hommes de Brett Brown vont désormais devoir défendre leur bilan positif on the road avec deux matches en deux jours, vendredi face aux Hawks puis samedi face aux Pelicans de Jrue Holiday qui, pour le moment, présentent le bilan parfait de 3 victoires et 6 défaites.

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