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Réveillez-moi. Je rêve.

résultats bulls @ sixers 2:11

Après deux victoires arrachées face au Heat et aux Wizards après avoir été menés dans le dernier quart temps, les Philadelphia 76ers accueillaient au Wells Fargo Center des Chicago Bulls avertis du danger et bien décidés à repartir de Pennsylvanie avec un bilan positif. Il n’en fut rien, comme le double champion en titre avant eux, les Bulls repartent du Wells Fargo Center avec une unité de plus dans leur colonne des défaites.

Et pourtant, les 76ers étaient en back-to-back. Brett Brown a largement puisé dans sa rotation en octroyant 75 minutes de temps de jeu cumulé à son banc composé de : Tony Wroten, Darius Morris, Hollis Thompson, Brandon Davies, Lavoy Allen et Daniel Orton. Brandon Davies a d’ailleurs étrenné pour la première fois ses galons de joueur NBA. Thaddeus Young n’a joué que 28 minutes.

Les Bulls menaient de 12 points à l’issue du premier quart, puis de 15 à la mi-temps. Un écart qui était monté à -20. Un écart que la défense de Tom Thibodeau n’a pas su conserver face à une équipe à qui on prédit les bas-fonds de la ligue.

L’entame de la partie était clairement à l’avantage des visiteurs malgré une solide présence de Spencer Hawes qui inscrivit les 7 premiers points des 76ers. Les Bulls défendaient dur, faisaient circuler la balle avec une belle fluidité. La mire était réglée (61,5% à l’issue du premier quart) et quand les shoots ne rentraient pas, il y avait toujours un intérieur de Windy City pour capter le rebond offensif et donner une seconde (troisième) chance. Face à la second unit des 76ers rentrée rapidement sur le parquet pour cause de back-to-back, Taj Gibson se régalait avec des jumpers à mi-distance et assouvissait son désir de rebonds offensifs.

Dominés sous le cercle, les 76ers n’étaient pas en réussite avec leur shoot extérieur à l’image d’un James Anderson qui ne parvient pas à renouveler en saison régulière les prestations établies en pré-saison. S’ensuivaient alors, la multiplication des tentatives de pénétrations avortées et le retour des longs deux. L’écart continuait de se creuser et les Bulls entamaient le second quart avec une avance de 12 unités (34-22). S’ils ne profitaient pas des shoots ouverts qui se présentaient derrière l’arc, les Bulls s’appliquaient à insister à l’intérieur notamment sur un Carlos Boozer qui réalisait l’essentiel de ses stats dans la première mi-temps (22 points, 10 rebonds) et sur un Taj Gibson qui n’évolue pas dans la même cour que le secteur intérieur de la second unit de Brett Brown. C’est d’ailleurs sur un panier de Boozer que les Bulls portaient l’écart à son apogée (+20 – 63/43).

Dos au mur, les 76ers s’en remettent à…Michael Carter-Williams jusqu’alors maladroit au scoring. Le rookie s’en va scorer 4 points sur un lay-up puis un jump shoot à mi-distance pour terminer la première période avec 6 points et 6 passes. Les prémices de son show dans le troisième quart où il va inscrire 13 des 33 points de son équipe.

Michael Carter-Williams vs Derrick Rose

Certes, le Derrick Rose de ce début de saison n’est que l’ombre du MVP 2011. Après une saison blanche, le meneur des Bulls retrouve peu à peu ses sensations. Il reste ce joueur capable de sortir le shoot de la gagne dans une partie où il peinait à régler la mire, mais n’est pas encore redevenu le joueur dominant qui avait porté les Bulls au 1st seed. Pour autant, le test était de haute tenue pour Michael Carter-Williams tant, D-Rose et le rookie se sont retrouvés face à face lors de l’essentiel de la rencontre. La comparaison statistique est éloquente.

Carter-Williams: 26 points, 10 passes, 4 rebonds, 3 interceptions, 4 pertes de balle
Derrick Rose: 13 points, 6 passes, 4 rebonds, 0 interception, 8 pertes de balle

A ce stade, Michael Carter-Williams impose peu à peu l’idée qu’il a les épaules pour être le meneur d’une équipe qui pratique un basketball de transition. Le tout en gagnant des matchs. Comme la veille, le rookie a haussé son niveau de jeu quand les 76ers devaient revenir au score, bien aidé par ses partenaires qui ont retrouvé leur fiabilité au shoot à l’instar d’un Thaddeus Young qui a rentré des shoots longue distance et un Spencer Hawes, qui va finir par susciter l’intérêt des GM des contenders présumés.

En face les rouages de l’attaque des Bulls se grippent. L’accès au cercle est moins aisé, les intérieurs moins libres de leurs mouvements. Et comme les hommes de Thibodeau ne sanctionnent pas la défense derrière l’arc (3/14), l’écart fond plus vite que la graisse autour de la taille de Kwame Brown. Les 76ers font les petites choses qui ne se voient pas nécessairement au premier coup d’oeil mais qui permettent de remporter des parties, comme un écran posé par Daniel Orton.

Les Sixers infligent un 17-4 pour revenir à 5 longueurs (74-79). Dans le sillage de Michael Carter-Williams qui dicte le tempo, Evan Turner et Tony Wroten se montrent plus percutants. L’ancien Grizzlie, récupéré gratuitement, plante un trois points pour ramener les siens à un point. Et si Darius Morris servait à quelque chose, les 76ers auraient pris les commandes avant même l’entame du dernier acte.

La prise des commandes de la partie par les 76ers intervient à l’issue d’une séquence qui illustre à merveille la volonté des 76ers de ne rien céder à leurs adversaires du soir. MCW manque un lay-up mais parvient à récupérer la gonfle sous le cercle pour donner un point d’avance aux 76ers (100-99). Le public du Wells Fargo Center se lève comme un seul homme et ce n’est pas marquer sa satisfaction de se voir offrir le péché mignon de Lavoy Allen.

Derrick Rose parvient à donner 2 points d’avance aux Bulls (104-102) à 2 min 12 de la fin de la partie, sur un tir primé. Ce seront les derniers points des Bulls. La défense n’autorisera plus aucun accès au cercle, ni shoots ouverts si ce n’est un open three pour Deng qui ne trouva pas la mire. Un and 1 de Turner donnait 1 point d’avance. Puis un long deux de Spencer Hawes portait l’écart à 3 unités avec 5.8 sec à l’horloge. Le système pensé par Tom Thibodeau pour une tentative longue distance de Deng ne porta pas ses fruits.

Les 76ers remportent leur troisième victoire en autant de matches. Ils occupent la tête de la conférence Est avec les Indiana Pacers.

Reste une question en suspens.

Comment, les 76ers parviennent, à inverser la tendance et à marcher sur la défense adverse quand l’écart est en leur défaveur. Est-ce seulement le produit de la suffisance des adversaires, certains que leur avance était assez large pour s’assurer une victoire face aux cancres de la conférence? Ou bien le mérite en revient-il à Brett Brown et ses joueurs?

Les stats du soir 

20-6. A l’issue du premier quart les Bulls s’est construit une solide avance. Et pour cause, quand ils manquaient un shoot, ils étaient présents au rebond pour s’offrir une seconde chance. Les Bulls se sont goinfrés de rebonds tout au long de la première période (29-16). Taj Gibson s’amusant notamment avec le secteur intérieur de la second unit des 76ers.

26-10. Michael Carter-Williams signe son deuxième double-double en trois rencontres dans la Grande Ligue. Il devient le troisième joueur à réaliser une telle prouesse après Damon Stoudemire et Jamal Tinsley.

+17. Incapable de rentrer le moindre shoot, James Anderson était sur le parquet lorsque les 76ers prenaient la mesure de leurs adversaires. En atteste un différentiel de +17 quand l’ancien spur et rocket était sur le parquet.

50%. Les 76ers ont shooté à 50% derrière l’arc cette nuit (11/22).

Le saviez-vous? 

  • Brett Brown succède à Mo Cheeks au rang des coachs des 76ers qui ont commencé une saison par 3 succès consécutifs.
  • Sur l’ensemble de la saison passée, les 76ers n’ont jamais enchaîné une telle série de victoires.
  • Thaddeus Young a rentré plus de shoots derrière l’arc dans cette partie que lors des deux saisons dernières.

 

Les highlights



La box score 

box score bulls @ sixers 2:11

Les défaites arrivent. Peut-être même que les 76ers auront un bilan négatif à l’issue de la prochaine semaine. Une chose est sure, ceux qui voudront ramener des succès du Wells Fargo Center devront venir les chercher. Et pas seulement sur une mi-temps.

Tout au long de la saison passée, Doug Collins n’a eu de cesse d’affirmer que la lutte et l’intensité défensive devaient être l’ADN de son équipe. Le message est reçu.

Gagnez, perdez. Qu’importe, quelque soit le résultat, nous trouverons un motif de satisfaction pour peu que vous luttiez et ne lâchiez rien. Vous ne corrigerez pas tous les soir Lebron James et ses amis, vous n’inverserez pas toutes les nuits un écart de 20 points face à Derrick Rose et Tom Thibodeau. Contrôlez ce que vous pouvez contrôler, votre engagement, votre intensité. A ce modeste prix, nous passerons une meilleure saison que la précédente.

Putain que c’est bon. Tout compte fait, ne me réveillez pas.

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