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La Magie se poursuit (Sixers 109 @ Wizards 102)

résultats sixers @ wizards

L’exploit face au champion en titre, à peine digéré, les Philadelphia 76ers ont remis le couvert face aux Wizards. Conciliants avec leurs fans partagés entre le Verizon Center et la draft de NBA D-League, les hommes de Brett Brown ont attendu que Brandon Williams, le GM des Delaware 87ers finissent son office, pour enfiler le bleu de chauffe.

Toujours prompt à signaler l’importance de l’acquisition d’une franchise de NBA D-League dans le processus d’institutionnalisation des ambitions de l’organisation, Sam Hinkie a du apprécier sa soirée. Les esprits taquins qui pensent que le GM des 76ers risque de ne pas apprécier l’enchaînement des succès, se fourvoient. Les 76ers appliquent le plan à la lettre. Michael Carter-Williams profite de son temps de jeu pour convaincre qu’il peut être le meneur de jeu d’une équipe ambitieuse pour peu qu’il soit entouré de joueurs de talents.

Les candidats à un changement de domiciliation avant la deadline, se mettent en valeur et magnifient leur valeur d’échange. Cette équipe est conçue pour lutter. Sur les 10 joueurs utilisés par Brett Brown dans la capitale, 7 joueurs jouent pour un contrat. Seuls Michael Carter-Williams, Thaddeus Young et Tony Wroten sont assurés de pouvoir nourrir leur famille à l’issue du présent exercice.

Nous l’escomptions, cette équipe ne lâchera rien sur le parquet. En revanche, leur capacité à dépasser leur manque de talents par une intensité et un engagement individuel et collectif de tous les instants, surprend. Leur faculté à renverser le cours d’un match dans le money time est quant à elle déconcertante. Presque jouissive tant cette équipe semblait amenée à être distancée à la mi-temps, puis à disparaître en fin de partie sous l’effet de la présence sur le parquet de la second unit.

Comme face au Heat, mercredi, les 76ers sont parvenus à imposer leur tempo. Michael Carter-Williams s’est comporté comme un meneur de jeu qui guide ses partenaires à la victoire et les met en confiance. Les « vétérans » ont évolué à leur meilleur niveau. Les Sixers ont gagné et occupent le 1st seed à l’Est avec les Indiana Pacers. Ils en feraient presque oublier, qu’Aquille Carr,  et Norvel Pelle sont désormais des 87ers.

Les Sixers imposent leur rythme. 

Les nouveaux outils statistiques de la NBA devraient corroborer la perception visuelle. Les 76ers courent sans cesse sur le parquet. Qu’il s’agisse de mener la contre attaque, ou du repli défensif, l’ensemble des 76ers s’impliquent. Un rythme que peine à suivre un Daniel Orton, prisonnier de son corps sur fastbreak, mais qui s’est montré utile en défense.

Courir est la voie du salut pour ces 76ers, trop limités sur demi-terrain. Le constat est connu mais les hommes de Brett Brown parviennent à imposer leur rythme. A la manière de la partie face au double champion en titre, les 76ers n’ont pas changé de plan en fonction de l’évolution du score. En imposant leur tempo, les 76ers se mettent dans les meilleures dispositions tout autant qu’ils s’exposent à plus forts qu’eux dans le run and gun. C’est ce qu’il se produisit dans le premier quart.

John Wall profitait des situations de fastbreak pour attaquer le cercle et chercher les and 1, tout en rentrant des jump shots lorsque son défenseur était en retard. Résultat, 10 points consécutifs de Mr 80 millions de dollars, et des shoots ouverts derrière l’arc pour Webster et Beal. Dès le second quart, la défense se réorganisait pour proscrire l’accès au cercle au meneur adverse tout en lui collant dans les pattes un Michael Carter-Williams, jusqu’alors maladroit en attaque.

Michael Carter-Williams

Année de reconstruction oblige, nous insisterons à chaque compte résumé, sur les prestations des jeunes prospects. Face aux Wizards, le meneur des 76ers nous facilite la tâche puisque quand bien même il n’a frôlé ni quadruple, ni triple, pas même le double-double, ses 32 minutes passées sur le parquet sont riches d’enseignement.

  • Une bonne sélection de shoot  

Face au double champion en titre, Michael Carter-Williams a rentré 4 tirs primés. Naturellement, eu égard à la déficience de son jump shoot à Syracuse, il ne réitérera pas la performance chaque soir.  Chaque ballon qui quitte les mains de MCW a autant de chances de trouver la ficelle que de se transformer en un air-ball dans lequel la mauvaise foi de l’observateur partisan chercherait à voir une passe lobée.

sélection de shoots MCW

Pour autant, sa sélection de shoots reste excellente. Elle ne sera pas toujours corroborée par de bons pourcentages, mais Michael Carter-Williams prend des bons shoots. Mieux, il ne force pas et semble avoir trouvé ses repères dans l’alternance entre le scoring et la distribution. Le propos n’est pas d’indiquer que MCW a réglé la mire et trouvé une régularité dans sa mécanique de shoot. Seulement, qu’à contrario de ce qu’il avait montré en Summer League où il était bien seul, il ne force pas et prend les shoots qui doivent l’être. Qu’il les rentre ou pas, peu importe. Si sa sélection de shoot est bonne, on s’en contentera.

  • La défense sur le porteur de balle

Evoluant en zone à Syracuse, l’évaluation de la défense de Michael Carter-Williams était essentiellement affaire de potentiel. En la matière, ses atouts sont nombreux. Sa vitesse de main, sa lecture du jeu et sa vitesse de déplacement pour un meneur culminant à 6’6 en font un redoutable défenseur des lignes de passes adverses. A l’instar de l’équipe, qui cherche à multiplier les situations de transition, il joue l’interception. Parfois avec un excès d’engagement qui le conduit à la faute ou à laisser un joueur adverse avec le champ libre.

Sa taille lui offre la possibilité de défendre sur les deux postes d’arrière. Après des hésitations en début de match, MCW s’est distingué dans sa défense du porteur de balle adverse. Si la vitesse du premier pas de John Wall l’a déstabilisé lors du premier quart, il a rapidement corrigé le tir pour devenir un pot de colle et contraindre son vis-à-vis à sortir de sa zone de confort.

  • MCW, acteur de la révolte

Après une partie sublime livrée face au Heat, la réaction de Michael Carter-Williams était attendue. Allait-il savoir (di)gérer sa prestation qui a conduit Magic Johnson à en faire son favori pour le titre de ROY? Le risque de le voir forcer son jeu, là où il a joué juste l’avant veille était réel. Son début de partie avec 2 pertes de balles en 2 minutes faisait office de test et de piqure de rappel. Il en concéda plus aucune tout le reste de la partie. Le retour des 76ers au score coïncidait avec le regain d’efficacité de leur meneur. Le premier titre primé du rookie donnait 3 points d’avance aux siens pour la première fois de la rencontre. Un avantage qu’ils ne lâcheraient plus.

Là où à Bilbao on avait vu un Michael Carter-Williams, frustré par ses échecs, ruminer seul dans son coin, on a aperçu des bribes de leadership chez le prospect au Verizon Center. Le rookie a pris ses responsabilités dans le money time et donné des instructions à ses partenaires.

Paradoxalement, cette rencontre est certainement plus rassurante sur les perspectives de développement du prospect que sa magnifique soirée du season opener.

Trade Value

Les trois « vétérans » de l’effectif ont tenu leur rang. Après une prestation brouillonne face au Heat, Thaddeus Young a été exemplaire. Combatif en défense et précis en attaque, le n°21 des 76ers a été remarquable face au secteur intérieur des Wizards. 29 points à 14/20, 8 rebonds. 

Evan Turner et Spencer Hawes n’ont pas été en reste. Celui à qui la franchise n’a pas proposé de prolongation de contrat, ne se laisse pas décontenancer. Turner joue pour un contrat et il le fait bien. Avec 23 points en 18 shoots, auxquels il convient d’ajouter 6 rebonds et 4 passes, l’ancien numéro 2 de la draft a tenu la comparaison avec celui qui l’a précédé à l’appel de David Stern.

Fort d’une relation efficace avec Michael Carter-Williams et d’une solide régularité longue distance, cette fois couplée à une lutte sous le cercle, Spencer Hawes signe un double-double généreux (16 points, 14 rebonds, 5 passes). Le tout dans une victoire des 76ers face à un adversaire ambitieux.

En ce début de saison, les 76ers accumulent les succès et Spencer Hawes et Evan Turner font leurs stats. Peu à peu, leurs contrats expirants prennent de la valeur marchande. Sam Hinkie se frotte les mains. Amis GM, vos offres sont attendues.

Les stats du soir. 

6/24. Derrière l’arc, les 76ers se sont montrés inconstants. Incapables de rentrer un tir primé au cours du premier quart (0/9), les hommes de Brett Brown ont peu à peu réglé la mire pour livrer un 6/14 sur le reste de la partie. Spencer Hawes en a rentré trois, Michael Carter-Williams 2.

James Anderson, très à l’aise en pré-saison peine à trouver le rythme et malgré de bonnes positions ne parvient pas à sanctionner la défense. Son absence de réussite dans le premier quart a fortement pénalisé des 76ers qui ne parvenaient pas à scorer sous le cercle. Hollis Thompson, qui retrouvait les terres de ses exploits avec les Hoyas, n’a pas été utilisé sur catch and shoot. Regrettable, tant le jeu offensif du prospect semble se circonscrire à l’exercice.

Les Highlights

 

Le saviez-vous?

La saison passée, les 76ers étaient parvenus à scorer 109 et + à seulement deux reprises dont une occurrence lors d’une OT. Record égalé après deux parties.

A cette époque, le coach s’appelait Mo Cheeks. Les 76ers avaient enchaîné trois succès. Tremblez Chicago Bulls.

La box score

Box score - Sixers @ Wizards 1:11

 

Cette nuit, les 76ers retrouvent le Wells Fargo Center pour la réception des Chicago Bulls. En back-to-back, les 76ers risquent de souffrir physiquement. Michael Carter-Williams va devoir se coltiner Derrick Rose. La raquette des 76ers va trouver en face d’elle un des secteurs intérieurs les plus denses de la Ligue.

Cette fois, l’adversaire est prévenu.

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