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La victoire pour la première des Sixers nouvelle version

Résultat Sixers-Bilbao

Hasard du calendrier, le premier match des 76ers version Sam Hinkie se déroulait sur le sol européen. Un événement que nous ne pouvions manquer quitte à passer un weekend sur les routes de France et du pays basque. Nous vous livrons donc aujourd’hui, un compte rendu particulier à deux titres : premier match de la nouvelle ère des 76ers, cette rencontre fut l’occasion de voir les premiers pas de la pléiade de nouveaux joueurs arrivés en Pennsylvanie cette intersaison. Par ailleurs, pour la première fois depuis que nous animons ce site, nous étions présents dans les travées du majestueux Bilbao Exhibition Center.

L’échauffement :

Les blessés, Arnett Moultrie, Jason Richardson, Kwame Brown n’ont pas fait le voyage avec l’équipe, pas plus que Royce White resté aux Etats-Unis sur les recommandations du staff médical de la franchise. Recruté pour faire le nombre lors des entraînements, Koswal n’était pas non plus en Espagne au contraire de Gani Lawal.

Arrivé en compagnie du frangin et de Syb pour l’ouverture des portes de la salle aménagée dans l’immense Bilbao Exhibition Center, nous avons pu assister aux premières loges à l’échauffement des hommes de Brett Brown. Greg Foster s’est chargé des intérieurs avec un plaisir non dissimulé.

Lavoy Allen qui s’est longuement entraîné à l’écart de ses coéquipiers lors de l’échauffement n’a finalement pas mis les pieds sur le parquet, certainement trop juste physiquement. Plus étonnant, Khalif Wyatt n’a pas étrenné son joli maillot n°11 pourtant placardé aux alentours du BEC.

Conformément à la volonté de Brett Brown d’intégrer Nerlens Noel aux déplacements de l’équipe, le sixième choix de la draft était de la tournée européenne avec les 76ers. Une aubaine pour les fans qui ont pu profiter de la disponibilité du pivot, assis sur le banc aux côtés de Rodney Williams, pour échanger quelques mots avec l’ancien wildcat. Peu prolixe, Nerlens Noel, concentré à apposer sa signature sur un jersey floqué à son nom, s’est contenté de réponses expéditives aux questions qu’on lui a soufflé. Le numéro 4 des Sixers poursuit sa rééducation et semble pressé de rejoindre les parquets. « As soon as possible » fut sa réponse lorsqu’on le questionna sur son retour sur les parquets.

Il ne se considère pas encore comme le prochain Dikembe Mutombo, présent hier en qualité d’ambassadeur de la Grande Ligue à l’instar d’un Darryl Dawkins venu avec un costume d’un mauve de la plus grande discrétion. Les stars étaient ce dimanche dans les travées et non sur le parquet.

Dans son entreprise de promotion de la Grande Ligue, les instances de la NBA n’ont certainement pas misé sur le meilleur cheval avec les Sixers. Les afficionados vêtus de jerseys des Lakers, Celtics, ou des Bulls venus assister à la représentation d’une franchise nord-américaine sont certainement repartis déçus. Il faut dire que les Sixers sont allègrement passés en mode « Sevens » de longues minutes. A ce titre, le cinq aligné au cours du quatrième quart composé de Darius Morris, Tony Wroten, Vander Blue, Hollis Thompson et Tim Ohlbrecht (ou Gani Lawal) n’était pas forcément la meilleure publicité pour le League Pass. Malgré la présence de Dikembe Mutombo et de Darryl Dawkins ainsi que celle des cheerleaders et de la Flight Team des Sixers, la NBA a certainement surestimé ses tarifs ce qui nous a permis de profiter d’une salle encore clairsemée à l’approche de l’entame du match pour s’installer au sixième rang, plein centre du terrain.

Le match :

Les Sixers n’étaient pas venus pour les paillettes et Brett Brown, si on en croit son attitude sur le banc, n’avait pas pour intention d’amuser la galerie. Pour son premier match à la tête des 76ers, le head coach a appliqué les principes de jeu qu’il préconise depuis son intronisation. Les 76ers ont joué un basket de transition aussi souvent que possible afin de profiter d’un avantage athlétique évident sur leurs adversaires du soir.

Rapidement, les Sixers ont pris les commandes de la rencontre pour mener de 12 points au cours du second quart avant de laisser les locaux revenir dans la partie lorsque la second unit était sur le parquet. Dans un match où le basket déployé n’était pas d’une qualité extraordinaire, le score serré a rendu le spectacle plaisant. On regrettera seulement qu’après être revenus d’un écart de 9 points (104-95) dans le money time, les basques ont fait faute sur Spencer Hawes sur l’avant dernière possession. On aurait aimé voir le système proposé par Brett Brown dans une configuration que l’on ne devrait pas voir se rééditer de sitôt cette année.

Les prestations individuelles

Michael Carter-Williams a laissé une impression ambivalente sur les 22 minutes de jeu que lui a attribué Brett Brown. Là où ses coéquipiers les ont multiplié, il n’a pas commis la moindre perte de balle. Il a par ailleurs démontré sa belle vision du court sur certaines passes où il trouva le coéquipier idéalement placé. En revanche, le joueur, déchargé du port de la gonfle lorsque Brett Brown alignait jusqu’à trois meneurs sur le parquet (Morris, Wroten et MCW) s’est montré absolument inutile dans les phases offensives.

Là où il força allègrement en Summer League, l’ancien de Syracuse n’a pris que des bons shoots. Malheureusement, il ne les converti pas. Plus inquiétant, face à des adversaires pourtant loin d’être des athlètes de premier ordre, il n’a pas été capable de finir au cercle ses pénétrations. Là où en NCAA il profitait de ses qualités athlétiques, il semble encore trop soft à l’échelon supérieur.

Darrius Morris a finalement obtenu un temps de jeu similaire à MCW pour un apport statistique plus reluisant que son réel apport sur le parquet. L’ancien Laker a converti deux shoots primés et distribué trois passes. Globalement, il a peu brillé à la création, peu aidé par les partenaires de jeu qui l’entouraient lors de ses entrées sur le parquet.

Tony Wroten a apporté sur le parquet tout ce que l’on pouvait attendre de lui : de la dureté en défense et de l’agressivité en attaque. Souvent placé au poste 2, l’ancien grizzlie n’a pas hésité à provoquer la faute en pénétration obtenant pas moins de 12 lancers. A l’instar de Darius Morris, Wroten n’a pu scorer que lorsqu’il avait la balle entre les mains. En défense, il a harcelé le porteur de balle adverse commettant rapidement quatre fautes. Bien qu’il ait peu créé pour les autres, la prestation de Wroten est un des motifs de satisfaction de cette partie. Un autre étant celle de James Anderson. L’ancien rocket a justifié sa présence dans le 5 par sa capacité à rentrer des jump shots et à étirer quelque peu les défenses. Avec Michael Carter-Williams à la mène, les 76ers ont besoin de créer des brèches dans les défenses adverses. En sus de ses deux tirs convertis derrière l’arc, Anderson s’est montré efficace en transition et actif au rebond, un secteur où les intérieurs des 76ers ont été défaillants.

Passif en défense, inefficace en attaque, Spencer Hawes n’a, comme un symbole, réussi qu’un seul shoot au cours de la partie. Un trois points dans le corner. Sa maladresse sous le cercle au cours de la partie a certainement convaincu le coach des basques de commettre la faute sur le pivot à 4 secondes de la fin de la partie. Mais le républicain convertit ses deux lancers et offrait la victoire aux 76ers.

Très impliqué dans son échauffement, Evan Turner a offert un match solide face à une opposition qui l’était peu. Avec 25 points au compteur, il est le meilleur scoreur de la rencontre. Brett Brown semble avoir réussi en quelques semaines à contraindre Turner d’aller plus souvent au cercle, là où Doug Collins a échoué au cours des trois dernières années. Souvent chargé de remonter la gonfle, le deuxième choix de la draft 2010 a perdu beaucoup de ballons, mais a clairement assumé un rôle de leader dans l’effectif.

En fond de rotation, Tim Ohlbrecht a démontré qu’il serait une recrue de choix pour les Delaware Sevens, là où Hollis Thompson et Vander Blue ont certainement marqué des points. L’ancien de Georgetown a profité d’une configuration small ball pour évoluer au poste 4 où il a pris des rebonds et pris de bons shoots. Vander Blue, cantonné dans le registre du stoppeur défensif a apporté de l’énergie.

La stat du jour

Le seul shoot de Spencer Hawes réussi dans la partie était une statistique alléchante pour être mise en exergue ici, toutefois, la présence récurrente des 76ers sur la ligne de réparation semble moins anecdotique.

Les hommes de Brett Brown se sont présentés à 46 reprises sur la ligne des 4,60 mètres en convertissant 34. Tony Wroten et Evan Turner ont obtenu chacun 12 lancers pour 10 convertis. Si la faculté de l’ancien Grizzlie à provoquer la faute était connue, les velléités de Turner d’aller au contact sont, à l’instar de sa prestation globale, encourageantes.

 La Box-score

Box score Sixers-Bilbao

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