Chroniques

Michael Carter-Williams, le nouveau Darryl McDonald?

Michael Carter-Williams

Lorsque l’on évoque les compétences de Brett Brown en matière de développement des joueurs, son expérience de directeur du secteur chez les San Antonio Spurs est mise en exergue. La progression de Kawhi Leonard est également soulevée sans que l’on puisse pour autant l’attribuer au nouveau head coach des Philadelphia Sixers. En revanche, la transformation de Darry McDonald, un meneur de jeu rookie de 29 ans sous les ordres de Brett Brown n’est pour ainsi jamais mentionnée. Donnons-lui l’écho qu’elle mérite.

Avant d’atterrir à San Antonio, Brett Brown a eu une première partie de carrière couronnée de succès en Australie. Coach des North Melbourne Giants, en NBL, la Ligue australienne entre 1993 et 1998, il conduit son équipe au titre dès 1994, année au cours de laquelle il remporte le titre honorifique d’entraîneur de l’année. Meneur de jeu de cette équipe championne, un rookie de 29 ans, mesurant 1,95m pour 89kg. Darryl McDonald est arrivé en NBL avec la réputation d’un meneur de jeu polyvalent, bon organisateur et excellent slasheur. En défense, McDonald était un solide rebondeur pour le poste et volait bon nombre de possessions par ses interceptions.

Un profil assez semblable à celui d’un néo-sixer Michael Carter-Williams qui mesure 1,97 m pour 84 kilos. Il marque également la majorité de ses points au cercle, demeure un solide rebondeur. Lors de la saison écoulée, il tournait à 3 interceptions par match avec Syracuse.

Les deux joueurs partagent également le fait d’entrer dans leur nouvelle ligue avec un pourcentage au shoot famélique si ce n’est infamant.

McDonald shootait à 25% derrière l’arc lors de ses trois premières années en NBL. Sous les ordres de Brett Brown il s’est amélioré et lors des huit dernières saisons de sa carrière australienne longue de 11 années, il a shooté à 28% à trois points et a tourné à 35% au cours de deux exercices. Un bilan qui reste excessivement faible, mais son amélioration de 10-15% ne peut être ignorée.

Malgré un pourcentage exécrable, les rapports de scouting de Michael Carter-Williams soulignent qu’il dispose de tous les éléments pour développer un jump shot correct (taille, positionnement des épaules, positionnement des mains sur le ballon) en dehors de la manière dont il relâche le ballon. Un problème qui peut-être résolu à son âge pour peu que l’on s’y attèle dès à présent. La saison passée, pour sa saison sophomore chez les Orangemen, il shootait à 29% à longue distance.

Redoutable passeur, McDonald était toutefois coutumier de pertes de balles trop nombreuses. Lors de sa saison rookie, en dépit du fait que son équipe ait remporté le championnat, il tournait à 5,6 turnovers par match. Son ratio passe/pertes de balles s’élevait à 1,8 en raison de ses 10 passes par match. Lorsque Brett Brown a quitté le banc de North Melbourne ses pertes de balles s’étaient sensiblement réduites à 3,9 par rencontre. Soit une diminution de 30%.

Lors de sa saison sophomore avec Syracuse, Michael Carter-Williams présentait un ratio passe / pertes de balle de 2,2. Ses pertes de balles se chiffraient à 3,4 par rencontre.

Bien que la NBL ne soit pas une compétition comparable à la NBA, Darryl McDonald en a marqué l’histoire. Après le départ de Brett Brown il a remporté deux titres supplémentaires en tant que meneur titulaire et a fait son entrée au Hall of Fame de la NBL.

N’en concluez pas que Michael Carter-Williams terminera au Hall of Fame, seulement qu’il est entre de bonnes mains pour poursuivre sa progression.

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