Non classé

Existe t-il un problème salarial chez les Sixers ?

Alors que Sam Hinkie poursuit le processus de recrutement du prochain head coach de la franchise en faisant passer des entretiens avec l’ensemble des assistants de la Ligue, les 76ers présentent également la singularité d’évoluer sensiblement en deça du minimum salarial. Comme Harold l’a décrit dans un précédent billet et évoqué lors de l’établissement de notre shopping list pour la Free Agency, en vertu des nouvelles dispositions du CBA, les franchises se voient « contraintes » de dépenser 90% du salary cap, soit 52,8 millions de dollars.

Or avec 10 joueurs disposant d’un contrat garanti pour la prochaine saison, le team payroll des Philadelphia Sixers n’émarge qu’à 45 millions de dollars. Dès lors, la franchise serait tenue de dépenser 8 millions de dollars supplémentaires…sous peine de devoir se conformer à cette obligation en fin de saison en redistribuant les sommes indûment économisées aux joueurs alors sous contrat avec la franchise.

En d’autres termes si la franchise ne se conforme pas avec la règle en fin de saison, alors elle sera contrainte de s’y conformer. La seule sanction prévue à la transgression du minimum salarial est donc une stricte application de la règle. Dès lors, il n’existe aucun problème salarial chez les Sixers et ces derniers ne risquent aucune sanction si ce n’est d’accorder davantage de deniers à leurs joueurs sous contrat qu’ils se prénomment Evan, Nerlens, Spencer ou Kwame.

L’urgence à agir est d’autant moins prégnante que le team payroll considéré sera celui en vigueur en fin de saison et non celui du soir du season opener. Il reste donc 8 mois à la franchise pour trouver des destinataires à ces millions de dollars.

Certains seront immanquablement mobilisés afin de recruter un back-up à Michael Carter-Williams, seul meneur de jeu sous contrat, d’autres le seront certainement pour ramener une menace extérieure qui fait défaut à un roster à qui on devrait demander de jouer up-tempo. Pour autant, évoluer en dessous du minimum salarial jusqu’à la deadline n’est pas dénué d’intérêt.

En conservant une telle flexibilité salariale, les 76ers seront des partenaires de trade privilégiés jusqu’à la deadline. Avec une free agency 2014 de gros calibre et les nouvelles dispositions plus sévères en matière de luxury tax, les franchises désireuses de libérer de la marge de manœuvre seront légions et les opportunités pour Sam Hinkie d’accroître sa collection d’assets qu’ils prennent la forme de jeunes prospects ou de nouveaux tours de draft ne manqueront pas.

Alors que nombreuses sont les franchises à avoir fait le vide pour l’intersaison 2014, les 76ers seront peu ou proue les seuls à disposer d’une telle marge de manœuvre financière au cours de l’exercice. Une position bien loin d’être problématique.

En évoluant à la marge d’une règle qui n’a pas prévu de sanction à sa transgression, les 76ers se créent de nouvelles opportunités pour accélérer un processus qui n’a pas grand chose à gagner d’une mise en conformité avec la norme.

Comments

Les plus populaires

Sixers-France se veut le lieu de rassemblement de la communauté des fans des Philadelphia 76ers. Site de référence sur la franchise, vous y retrouverez toute l'actualité concernant votre équipe favorite.

Fouillez dans les archives

Catégories

Facebook

Copyright - Sixers-France © 2012-2016

To Top