CR/Résultats

Justin revers de plus?

Score Sixers @ Bobcats (83-88)

Entre la réception des Bobcats pour la Bobblehead night en hommage à Allen Iverson et le déplacement en Caroline du Nord, les Sixers ont eu le temps de récupérer avec deux jours off et d’enregistrer la venue du frère aîné de la fratrie des Holiday. Toutefois, Doug Collins et ses joueurs n’ont cessé de rappeler à longueur d’interviews qu’ils n’étaient pas encore en vacances.  « Perdre n’était pas une option » selon les dires du coach. On regrettera que la défaite fut l’issue de bien trop nombreuses rencontres au coeur de la saison, là où il s’agissait précisément de les remporter pour atteindre la post-season. Mais qu’importe, les 76ers se devaient de remporter le plus grand nombre de matchs possibles sur les 9 dernières rencontres de la saison. Doug Collins rappelait alors la haine qu’il vouait à la notion même de défaite. Hors de question pour les 76ers de ne pas aligner sur le parquet sa « meilleure » équipe, puisque chaque victoire compte dans l’édification d’un mental de champion.

Forts de ses déclarations, les hommes de Doug Collins se déplaçaient sur le parquet de la plus mauvaise équipe de la Ligue. Une franchise qu’ils avaient l’occasion de sweaper sur la série de saison régulière.

Les propos de Doug Collins prenaient du sens dans le premier quart. Contrairement à leurs habitudes, les 76ers prenaient le meilleur départ profitant des approximations des Bobcats. Au fil des douze premières minutes l’écart se creusait. 12-8 après une démonstration de Damien Wilkins qui en l’espace de deux possessions, pris son propre rebond, convertit deux lancers francs, réalisa une interception puis conclu une contre attaque par un lay-up. En face, Gerald Henderson enchaînait les ficelles mais recevait peu de soutiens notamment de ses intérieurs. L’écart montait à 8 points (18-10) sur une passe laser de Jrue Holiday pour Thaddeus Young, après que de nombreuses briques aient été envoyées de part et d’autre du parquet. Alors qu’il manquera 22 shoots au cours de la partie, le meneur des Sixers en réussissait un avec la faute, pour un and 1 qui donnait 10 points d’avance aux siens (25-15).

Suffisant pour que Justin Holiday fasse ses premiers pas en tant que joueur NBA. Suivant le modèle de son cadet, il n’hésita pas à arroser. Dès son entrée en jeu, il prenait un jump shot qui rebondit sur la base de l’arceau. Le rebond offensif était capté par Moultrie qui marquait ses deux premiers points sur une claquette rageuse. Puis le nouveau n°14 remit le couvert avec une pénétration terminée par un lay-up qui ne trouva pas sa cible. Ce qui n’empêchait pas Philly de terminer le première acte avec une avance de 8 unités.

Les 76ers menaient au score, non pas en raison de l’efficacité de leur jeu mais de l’indigence de celui des protégés de Michael Jordan. Les stats parlaient d’elles mêmes, les Bobcats shootaient à 31%, avaient pris 6 rebonds de moins que les 76ers et concédé 20 points dans la peinture.

D’entrée de second quart, Justin Holiday réussissait un jump shot. Ce sera le seul de la rencontre. Qu’importe. L’écart montait à +13 sur un shoot à trois points de Dorell Wright. Puis plus +16 (35-19) sur le remake exact de l’action précédente avec un Lavoy Allen qui lutte sous le cercle et finit par passer la gonfle à un Wright esseulé sur la ligne des 7 mètres 23. C’est alors que la gabegie commença.

Aidés par deux pertes de balle des 76ers, les Bobcats se relançaient avec un 7-0 que seul un nouveau dunk de Moultrie après un rebond offensif stoppa….de manière temporaire puisque les Bobcats repartaient à l’assaut pour revenir à 37-30 à l’issue d’un 11-2. Sous l’influence d’un Kemba Walker incandescent, l’écart redescendait même à seulement 5 unités. Les Sixers venaient de laisser filer 11 points d’avance et rentraient aux vestiaires sur la marque de 45-40.

Au retour sur le parquet, les dynamiques ne s’étaient pas inversées. D’abord sur un reverse de Gerald Henderson puis sur un tir primé de Kemba Walker, les Bobcats revenaient à hauteur de leurs hôtes du soir (45-45). Les hommes de Mike Dunlap avaient effacé un rebours de 16 points en l’espace de douze minutes. Du côté de Philly, seul Damien Wilkins semblait être en mesure de maintenir le bateau à flot. A la faveur de 6 points consécutifs de leur arrière titulaire, les 76ers reprenaient les commandes (51-45). Mais ce répit fut de courte durée. Kemba Walker ramenait les Bobcats à égalité avant que MKG donne à Charlotte sa première avance de la rencontre (53-55).

Lorsque Spencer Hawes égalisa sur un shoot à mi-distance avec 4 min 30 à jouer dans le troisième quart, il était le premier sixer qui ne se prénommait pas Damien à rentrer un panier dans ce quart. Les Sixers laissaient désormais les Bobcats arracher tous les rebonds (18-9 dans ce troisième quart). Et sur une excellente combinaison entre Kemba Walker et Gerald Henderson, les Bobcats prenaient 4 points d’avance puis 5 sur un trois points de Reggie Evans. C’est finalement avec trois points de retard que les hommes de Doug Collins entamaient le dernier quart temps.

Les premières actions de ce dernier acte symbolisaient à l’excès l’ensemble de la rencontre (voire la saison de Philly). Sans raison, Lavoy Allen lançait un alley-oop pour Thaddeus Young qui ne parvenait pas à convertir le cadeau empoisonné. Sur l’action suivante, Josh McRoberts s’imposait au rebond offensif et donnait 7 points d’avance aux Bobcats. Pire, sur une interception, Jrue Holiday partait en contre attaque et manquait un lay-up seul dans la raquette adverse. Si les 76ers restaient dans le match, ils le devaient à la réussite extérieure de Dorell Wright. L’ancien warrior plantait deux tirs primés consécutifs pour ramener Philly à un point. Ils prenaient même l’avantage sur un rebond offensif de Lavoy Allen (73-72). Malheureusement, et alors qu’il manquait toutes ses tentatives, Jrue Holiday continuait d’enchaîner les shoots, et face à ces échecs répétés, Charlotte se retrouvait devant (76-78).

Evan Turner tenta bien, brièvement, de prendre ses responsabilités avec deux lancers convertis puis un de ces traditionnels pull-up pour revenir à hauteur (80-80). Enfin Holiday réussissait son second tir de la rencontre pour répondre à un Josh McRoberts on fire (82-82). A une minute de la fin de la partie, les Sixers disposaient de la possession. Damien Wilkins subissait une faute et se présentait sur la ligne de réparation. Il manquait le second. Sur un bon mouvement de McRoberts, Gerald Henderson redonnait l’avantage aux Bobcats (83-84). Puis l’esprit de Denver fit son apparition en Caroline du Nord. Et sur la remise en jeu, Evan Turner se faisait voler la gonfle par Henderson qui partait donner 3 points d’avance aux siens. Les deux autres possessions des 76ers virent, Jrue Holiday qui était à 2/23 prendre un shoot, puis le système de Doug Collins désigner Spencer Hawes pour un tir à trois points. Les deux furent manqués. La partie perdue.

Alors que « perdre n’était pas une option« , les Sixers se sont inclinés pour la première fois de la saison face aux Bobcats. En soit cette défaite intervient à un moment où l’amélioration du bilan importe peu, mais elle fait tâche aux lendemains de discours autour de l’interdiction de la défaite. Ces assertions donnent une autre lecture des fins de rencontres de cette nuit et de celle du match de Denver. Les systèmes loufoques et qui plus est mal exécutés ne sont pas du tanking savamment dissimulé seulement le produit de l’incapacité des Sixers à supporter la pression.

L’histoire retiendra que Justin Holiday a débuté sa carrière NBA lors d’une défaite face aux Bobcats, le soir où son frère a manqué plus de tirs que jamais. Accessoirement, l’effet Pargo se poursuit. Reggie Williams signe sa meilleure marque cette saison au scoring avec 12 points. Josh McRoberts signe son record en carrière aux rebonds avec 16 prises.

Les stats du soir

2/24. Face aux Bobcats, Jrue Holiday a livré une prestation indigne au scoring. Peu en réussite, le meneur des 76ers n’a jamais cessé d’arroser. Il termine la rencontre à un plus que piteux 2/24 aux shoots.

7 min 30. Pendant 7 minutes et trente secondes, Damien Wilkins a été le seul sixer capable de marquer un panier aux Bobcats lors de l’entame du troisième quart temps.

20. Une nouvelle fois, Damien Wilkins termine meilleur marqueur pour Philly. Avec 20 unités à 7/14 auxquels il a ajouté 9 rebonds, le vétéran a réalisé une excellente prestation.

La Box-Score

Boxscore Sixers @ Bobcats 83-88

Les Highlights

Et maintenant?

Les 76ers poursuivent leur mini road trip avec des déplacements à Atlanta vendredi puis à Miami le lendemain.

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