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Les 76ers relancent le Jazz

Score sixers @ Jazz

Après une large victoire face aux Kings, les Sixers s’attaquaient à un plus gros morceau avec leur back-to-back à Salt Lake City. En méforme, le Jazz qui restait sur 4 revers consécutifs n’a pas encore abandonné l’idée d’amener son incroyablement dense secteur intérieur en post-season. Les 76ers n’ont pas contrarié les plans de la franchise de l’UTAH.

Philly commençait la rencontre de la plus mauvaise des manières en encaissant un 10-0 en l’espace de 120 secondes. L’entame donnait un aperçu de ce à quoi on allait assister pendant 48 minutes. Alors qu’il avait excellé dans cet exercice face aux Kings, les hommes de Doug Collins étaient incapables de faire circuler la balle. Au lieu de créer des solutions, les passes mettaient en difficulté le destinataire. Dans ces circonstances, Doug Collins se décidait rapidement à procéder à une large rotation de son effectif. Entraient sur le parquet : Jeremy Pargo, Royal Ivey, Dorell Wright, Arnett Moultrie et Lavoy Allen. Ce qui donnait l’occasion de juger des joueurs en fin de contrat et le seul rookie de l’effectif. Alors que le développement d’Arnett Moultrie est certainement la chose la plus importante de cette fin de saison (sauf aux yeux de Doug) son entrée donne des motifs de satisfaction. Il a eu un impact immédiat en se battant pour les rebonds et en inscrivant quatre points au cercle dont un alley-oop sur une passe de Dorell Wright dont la conduite de balle se montrait efficace (20-14).

A son retour sur le parquet, Spencer Hawes profitait d’un match-up favorable pour ramener Philly à 4 unités (27-23) puis à 2 après deux lancers francs convertis à la reprise. Face au secteur intérieur du Jazz, Thaddeus Young souffrait au contraire d’un déficit de centimètres, ce qui ne manquait pas d’être relevé par Corbin et le Jazz insistait sur Derrick Favors. Mais les maux des Sixers ne se localisaient pas seulement dans la peinture, la défense extérieure pus que lâche laissait les arrières d’UTAH profitaient de shoots ouverts et comme la gestion des possessions des 76ers retrouvait les standards qui font de Philly une des plus mauvaises équipes on the road, l’écart se creusait (42-29).

Que Damien Wilkins soit celui qui sonnait la révolte n’est pas anodin et démontre le désarroi collectif des Sixers. Spencer Hawes luttait bien des deux côtés du parquet et ne refusait pas le combat sous le cercle (45-40). Ces efforts étaient toutefois gâchés par deux pertes de balles (Holiday, Wilkins) conclues en contre attaque par le Jazz. La prise d’un temps mort par Doug Collins ne changeait rien, les Sixers multipliaient les erreurs et dès le retour sur le parquet, Evan Turner commettait un marcher pour un troisième turnover en autant de possessions. Et le show se poursuivit. Lavoy Allen se faisait intercepter sa passe en direction de Hawes par Paul Millsap, avant que ce dernier ne réédite le même mouvement sur une passe de Jrue Holiday vers le même Hawes. Au tableau d’affichage ces 5 turnovers consécutifs se traduisaient par un 13-0 pour le Jazz qui rentrait aux vestiaires sur la marque de (58-42).

Le tableau des meilleurs scoreurs à la pause laissait songeur. Hawes (12), les deux DW (7 chacun), Allen et Young (4) menaient le scoring de Philly tandis que le Jazz marquait davantage grâce à ses extérieurs : Foye (13), Hayward (10) ce qui démontrait l’ampleur des lacunes des 76ers.

En une mi-temps, Philadelphie n’avait réalisé que 3 passes décisives. Jrue Holiday était mauvais, Evan Turner transparent.

L’entame du troisième quart ne changeait pas la donne et le Jazz conservait son avance aux alentours des 16 unités. Les mormons alternaient le jeu intérieur et extérieur sans que Doug Collins ne soit en mesure de trouver la parade. Seule l’activité de Moutrie dans la raquette adverse méritait de laisser tourner le league pass.

Le garbage time durait 24 minutes et ne changeait pas l’ampleur de la défaite de Philly.

Arnett Moultrie a disposé de 23 minutes de jeu, au cours desquelles il a pu se frotter au plus dense secteur intérieur de la Ligue. Il ressort avec 14 points, 8 rebonds (ses meilleures marques en carrières) et une interception. Son sens du placement au rebond offensif est surprenant tout comme l’efficacité de son jump shot. Jeremy Pargo et Charles Jenkins n’ont en revanche pas marqué de points au sens propre comme au figuré au cours de cette rencontre.

Les stats du jour.

Alors qu’ils avaient excellé dans la circulation de la gonfle face aux Kings, les Sixers ont multiplié les mauvais choix cette nuit face au Jazz. Ils terminent la rencontre avec plus de balles perdues (13) que de passes décisives (9).

La Box-Score

Box-score sixers @ jazz

Box-score sixers @ jazz 91-107

Et maintenant? 

Les Sixers terminent leur road trip avec 3 revers et une victoire et vont retrouver des Bucks qui les ont défait à trois reprises cette saison pour une dernière confrontation au Wells Fargo Center mercredi. Puis ils se rendront à Cleveland vendredi et recevront Charlotte le lendemain.

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