Joue la comme Tony DiLéo

Le projet d’Anthony D.

Tony DiLeo

Quatrième projet de notre consultation, et Anthony Dubourg nous présente un plan différent

Je ne retiens pas Doug Collins. Je fais passer des entretiens à Brian Shaw (qui refusera), Alvin Gentry et Avery Johnson, voire Nate Mcmillan.

J’appelle Charles Oakley pour lui demander de devenir assistant coach, histoire d’apprendre la vie aux plus jeunes (et aux moins jeunes).

Je demande à la TV locale d’engager Dennis Rodman comme consultant pour les retransmissions en direct, histoire d’apporter un running gag aux téléspectateurs avec sa garde-robe (au sens propre de ce terme puisque The Worm porte le tutu à l’occasion), running gag qui remplacera celui des coupes de cheveux de Bynum qui partira.

Plus sérieusement, je décide de faire une croix sur cette saison déprimante en procédant d’abord à des ajustements d’effectif.

Je ne signe pas Andrew Bynum. Je lui propose quand même un contrat à 6 M/saison pendant 3 ans. Il ira au plus offrant, ou montera son club de bowling et fera donc ses valises.

Je fais donc une croix sur le plan du Big Three Bynum-Turner-Holiday.

Je conserve l’irréprochable meneur mais il n’en va pas de même pour l’ailier avec lequel subsistent des problèmes de compatibilité.

La raison est simple : le duo n’est pas assez attractif pour faire signer une star en agent libre.

Je m’oriente donc vers une refonte du Big Three par les transferts ou la Draft, alors que je sais que celle de 2014 comptera de vraies graines de champion. Ainsi que la suivante a priori.

Mon objectif est alors de présenter une équipe joueuse quoiqu’inaboutie que les fans prendront plaisir à voir jouer, malgré les échecs.

Le but est alors de viser un haut choix de Draft en 2014 (voire en 2015 si des imprévus de type Bynum cette année se produisent).

Je peux tenter d’échanger Turner contre Greg Monroe de Detroit ou Derrick Favors d’Utah, qui pourra ainsi resigner Millsap ou Jefferson.

Les probabilités qu’un accord soit trouvé sont faibles cependant.

J’ai alors la possibilité d’essayer d’acquérir un autre choix haut placé de la Draft 2014 en contactant une équipe qui a du savoir-faire dans l’échec mais tout le monde est au courant de l’arrivée de ces prodiges à cette échéance.

Impossible de duper qui que ce soit a priori.

Je m’oriente donc vers l’acquisition de potentiels inexploités, qui auront l’occasion de progresser, tout en laissant des promesses aux fans pendant mon année blanche 2013-2014.

Le transfert idéal serait de faire venir Jeremy Lamb et Perry Jones du Thunder, mais, même si cela reste de l’ordre du possible financièrement avec la renégociation du contrat de Kevin Martin, je ne suis pas certain que Presti accepte.

La solution de repli serait de contacter les Nets pour se renseigner sur la disponibilité de Marshon Brooks, et en profiter pour demander d’inclure Tornike Shengeila (si, si, il existe et il est même très bon) ou Mirza Teletovic dans le transfert.

J’échange d’Arnett Moultrie et Charles Jenkins, resigné pour l’occasion, pour récupérer Quincy Miller des Nuggets si ce dernier voit son contrat reconduit. Sinon je le signe en agent libre.

Toujours dans la perspective des talents inexploités, je demande aux Bucks la valeur de John Henson, considéré intouchable selon plusieurs rumeurs.

Si Nick Young intéresse Milwaukee, je monte un sign-and-trade, en y incluant Lavoy Allen au besoin, si cette destination le tente, sinon tant pis.

L’échec est très probable.

Enfin, je fais venir Terrence Jones, annoncé partant contre un premier tour à la dernière période de transfert en raison de l’embouteillage aux postes d’ailiers dans son équipe.

Je propose aux Rockets deux seconds tours + cash et/ou Nick Young après l’avoir resigné (avec, comme précédemment, Lavoy Allen ou Charles Jenkins en variables d’ajustement).

Je redonne le plaisir du jeu au malheureux et inutilisé Timofey Mozgof, devenu agent libre. Un contrat à 7 ou 8 millions me semble raisonnable. Il deviendra mon titulaire.

Chris Kaman est sinon une alternative mais il risque de faire peur aux enfants.

Je me tourne éventuellement vers Eddy Curry pour deux raisons :

  • Me mettre dans la poche les fast-foods et les strip-clubs de la ville
  • Son physique gargantuesque tout indiqué pour chauffer efficacement un banc

En cas de besoin, et conformément à la politique de talents inexploités, je vais faire mon marché en D-League : Dajuan Summers (si les Clippers ne l’ont pas signé avant), Kris Joseph, Scott Machado, Morris Almond et Hassan Whitesside (ils n’ont pas de contrat NBA à ma connaissance) sont sur ma liste de course. Pour les non spécialistes, ils jouent chacun à un poste différent.

Mes lacunes sont plutôt aux postes 5 et 1 à ce stade.

Je n’attends qu’un remplaçant au poste de pivot qui ne va pas jouer beaucoup en raison de la densité de mon banc.

Son rôle d’energizer sera de défendre dur et de prendre des rebonds.

Si Whitesside n’est pas convaincant en pivot, l’alternative experimenté la plus sérieuse est Hilton Armstrong. Le profil de Jajuan Johnson est aussi bon, si ce n’est meilleur que Whitesside si la piste jeune est exploitée.

Au poste 1, j’ai laissé partir le prometteur Jenkins parce que j’ai besoin  d’un organisateur pour changer de rythme et faire plus de demi-terrain avec ma second unit.

Le rôle de mon back-up sera donc de mettre en valeur toutes mes armes, et elles sont nombreuses !, de faire tourner la machine plutôt que de rentrer des paniers.

Du côté de la D-League, je favorise donc Machado par rapport aux meneurs shooteurs que sont Shelvin Mack (signé pour 10 jours par les Hawks récemment), Ben Uzoh, Josh Selby, Andrew Goudelock. Je peux à la rigueur signer le meneur d’Idaho qui fait de gros cartons offensifs parce qu’il s’appelle Justin Holiday en plus de son talent.

Machado encore un peu vert, je décroche mon téléphone pour passer un appel en Espagne.

Je demande à Marcus Williams de revenir tenter sa chance en NBA après ses exploits avec Malaga.

J’essaye également de savoir si Donte Green est en vie. Si je retrouve une trace de son existence, je le teste sur une saison pour voir s’il peut être intéressant hors du milieu mortifère de Sacramento.

Lors de la Draft, je choisis Victor Oladipo, dont les lacunes de création seront compensées par Holiday, et je lui signifie tout de suite le rôle de Raja Bell ou Thabo Sefolosha que je veux le voir tenir.

Meilleur scénario

Jrue Holiday-Victor Oladipo-Quincy Miller-Thaddeus Young-Timofey Mozgov

Marcus Williams-Jeremy Lamb-Terrence Jones-Perry Jones-Kwame Brown

Scott Machado-Jason Richardson- Donte Green- Spencer Hawes – Jajuan Johnson (ou plutôt un vétéran en pré-retraite pour son influence)

Seconde option

Jrue Holiday-Victor Oladipo-Quincy Miller- Thaddeus Young- Hilton Armstrong

Scott Machado-Marshon Brooks-Tornike Shengeila-Terrence Jones- Hassan Whitesside

Morris Almond – Dajuan Summers – Kris Joseph –Jason Richardson – Spencer Hawes

Je n’ai resigné personne qui n’entre dans un trade ou presque mais j’ai fait l’effort de ne couper personne (sauf Kwame dans le 2ème scénario, plus décousu pour placer les différentes options).

Les points positifs :

L’effectif est bourré de talents qui ne demandent qu’à s’améliorer et à s’exprimer, à terme elle dispose d’un potentiel extrêmement important.

La constitution de l’effectif est résolument tourné vers l’attaque puisque le danger peut venir de partout (sauf de Kwame Brown, il ne faut pas exagérer tout de même…).

Le groupe fourmille de scoreurs-nés qui attendent leur chance de briller.

Avec l’avantage de jambes fraiches, l’équipe peut jouer à un tempo soutenu et proposer un basket agréable à regarder même les (nombreux) soirs de défaites.

Philadelphie sera toujours pour les nouveaux venus l’équipe qui les a mis dans la lumière et ils ont un attachement particulier à la franchise.

Les fans se réjouissent de ce lien venant de joueurs qui ne sont pas là que le temps d’une saison pour faire du bowling,

L’esprit revanchard de basketteurs qui ne sont pas reconnus à leur vraie valeur et qui n’ont pas véritablement eu leur chance jusqu’ici s’articule à l’envie de progresser.

Une envie que les Sixers 2012-2013 n’ont pas toujours montré.

Les points négatifs, et les moyens de les combler partiellement :

Attention à ce que personne ne tire la couverture et cherche à se mettre en évidence au détriment du collectif.

L’effectif présente un manque d’expérience criant, il en résultera des erreurs commises à répétition au cours de la raison.

Avoir une pléiade de scoreurs implique deux inconvénients : la circulation de balle que le coach doit absolument encourager et l’effort défensif moins naturel aux éléments concernés.

Il en résulte la nécessité d’un travail de l’entraineur pédagogique, en phase avec la malléabilité d’un groupe jeune, qui ne doit pas hésiter à sanctionner ceux qui rechignent à faire l’extra-passe et monopolisent le ballon ou à faire l’effort pour stopper l’adversaire.

La direction prise se fonde sur la maximisation du potentiel des joueurs donc elle comporte un certain nombre de risques d’inachèvement ou d’inconnus bien que ces risques puissent être considérablement réduits par un encadrement de premier plan et un suivi dans le développement des joueurs.

Il faut donc engager des Monty Williams en assistants coaches pour assurer cette fonction.

En règle générale, instaurer une atmosphère de travailleuse camaraderie est primordial.

Enfin, l’observateur ironique fera remarquer que le meilleur scénario rejoindrait le pire cas de figure.

Commentaires sur la refonte du Big Three :

Pour reprendre la dernière phrase dans un langage intelligible, si tout se met en place rapidement pour cette nouvelle équipe de Philadelphie, les Sixers peuvent alors viser les dernières places de playoffs de la peu relevée Conférence Est l’an prochain.

Le corolaire d’une telle situation serait que les choix hauts placés de la Draft 2014 s’éloigneraient…et le franchise player ou lieutenant avec !

Dans le cas « positif » où l’année se solde par une qualification en playoffs :

Le risque serait alors de se retrouver à termes avec un effectif très fourni en bons joueurs mais sans véritable star capable de faire gagner le titre.

De quoi jouer les trouble-fêtes sur un tour mais pas aller chercher le Graal.

Devenir, en somme, les Nuggets de l’Est, ce qui serait certes déjà bien mieux que l’état actuel de la franchise.

S’il y a réussite, c’est que les joueurs auront prouvé leurs valeurs, et que les anonymes d’aujourd’hui seront devenus des hommes convoités par les autres franchises.

En conséquence, j’aurais suffisamment d’arguments dans ma main pour pouvoir réaliser un transfert de type James Harden.

Il ne me resterait alors qu’à trouver un troisième membre du Big Three, si tant est que ce dernier ne se soit déjà révélé dans mon effectif et que je ne m’en sois séparé dans le cadre du transfert.

Quincy Miller, Marshon Brooks, Perry Jones, Terrence Jones, Jeremy Lamb ou Thaddeus Young peuvent devenir ce joueur.

Mais aucun d’entre eux ne peut devenir LA star de l’équipe.

Je ne réaliserais donc le transfert suscité que pour acquérir celui qui sera la vedette de l’équipe, quitte à sacrifier un peu de ma profondeur de banc.

A ma charge alors de procéder aux ajustements nécessaires les années suivantes, en me séparant des joueurs qui ont déçus.

Dans le cas « négatif » où l’équipe connaît des difficultés lors de la première saison :

Avec Jrue Holiday en poche, et ma pléiade de joueurs aimant le jeu en périphérie ou en pénétration, le dernier membre de mon trident doit être une force intérieure qui ne fuit pas le combat de la raquette.

Snober Andrew Wiggins, dans le cas de l’obtention du premier choix, serait compliqué.

J’échangerai alors ceux qui devront l’être dans mon effectif parmi les potentiels membres de Big Three mentionnés plus haut pour acquérir un basketteur de premier plan jouant aux postes 4 ou 5 avec les pieds solidement ancrés au sol.

La logique serait la même pour Jabari Parker mais il n’est pas acquis que le mormon quitte l’université après seulement une saison comme les autres top prospects.

Dans l’hypothèse plus probable selon laquelle j’ai un choix un tout petit peu plus bas, je m’oriente vers Julius Randle, qui risque d’être haut également, ou Aaron Gordon et son physique Griffinesque de déménageur.

Si mon choix s’avère impuissant à les sélectionner, je jetterais un œil aux meilleurs pivots, Dakari Johnson en tête, plutôt que de me diriger vers le technique mais pas assez physique Noah Vonleh du poste 4.

Et si je n’ai vraiment pas de chance, je me rabats sur James Young, s’il est encore disponible, et je fais la même chose que pour Wiggins.

Enfin, si aucun des joueurs cités n’est présent, je me pends puisque je suis tombé pile sur le plus mauvais scénario possible avec une équipe à la fois pas assez bonne pour les playoffs et pas assez mauvaise pour avoir l’un des universitaires que je viens de citer.

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