L'interview d'en face

L’interview d’en face (Pacers)

Ce soir les Pacers arrivent en ville. Les seconds de la conférence Est débarquent à Philly avec la ferme intention de faire oublier leur revers de la veille face aux Lakers. Lors du dernier passage des hommes de Frank Vogel, les 76ers avaient livré la pire prestation de la saison face à des Pacers…en back-to-back-to-back. Si l’ambiance du soir sera assurée avec la spéciale Bobblehead réservée à Julius Erving, nous lançons la partie avec une interview du camp d’en face.

Nous sommes allés interroger Quentin et Camille, les deux animateurs du compte Twitter @PacersFrance, certainement un des plus actifs du réseau social.

[colored_box color= »yellow »]Vous animez un remarquablement actif compte Twitter sur la franchise d’Indianapolis. Comment est née votre passion pour les Pacers? [/colored_box]

Quentin : Je ne suis la NBA que depuis 3-4 ans, et à l’époque, c’était cette catastrophe de Jim O’Brien qui était le coach des Pacers. C’était pas vraiment la joie. Auparavant, ma NBA ne se résumait qu’aux résumés quotidiens de l’Equipe TV le matin, en me levant. Si je me souviens bien, je suis arrivé vers la moitié de la saison 2007-2008, la première de O’Brien. C’était le début de l’après Reggie Miller et il y avait O’Neal, Tinsley, un jeune Granger et la légende Jeff Foster. Mais il y avait aussi Troy Murphy, Ike Diogu et d’autres joueurs dont on ne sait pas aujourd’hui s’ils sont morts ou pas puisqu’on a perdu leur trace.

Pourquoi les Pacers… et bien, le numéro 31 a dû avoir son mot à dire. On parlait pas mal des Pacers comme des battants (surtout après l’épisode du Palace), des guerriers et j’ai toujours aimé cette mentalité. Pas seulement dans le basket mais dans tous les sports. De plus, on dit souvent que l’Indiana est le berceau du basketball aux États-Unis, que les « Hoosiers » sont fiers et pensent avoir la plus pure façon de jouer au  basket. Mais le déclic fut vraiment les highlights de Reggie Miller sur Youtube. Quel joueur. Il n’y en aura jamais un autre comme lui. D’ailleurs, je conseille à tous le documentaire d’ESPN sur Reggie Miller face aux Knicks.

Aujourd’hui, ça fait vraiment plaisir de voir que le travail de Bird, Walsh et tout ceux qui ont oeuvré pour les Pacers a été récompensé par un retour au premier plan. Il ne faut pas oublier que Indiana est tout de même l’une des franchises historiques de la NBA. Elle mérite une équipe de ce calibre, qui joue les play-offs tous les ans.

@CeeSnipes :   Je m’intéressais plus ou moins à la NBA depuis 2003-2004 avec une petite préférence pour le Magic à l’époque. D’ailleurs, Jameer Nelson reste mon joueur préféré. Mais je n’étais pas ”fan” à proprement dire de cette équipe. Arrivé en 2008, je me dis alors que je dois me trouver une vraie équipe à supporter, une équipe avec un projet. Il se trouve que les Pacers étaient au fond du trou à l’époque, en pleine reconstruction. J’ai toujours aimé les tentatives de reconstruction. Je me suis donc tout de suite pris de passion pour cette équipe qui avait à l’époque Earl Watson, Troy Murphy, Mike Dunleavy…  Aujourd’hui, je me considère donc comme un vrai PacerFan depuis 4 ans. J’ai donc vécu l’époque Solomon Jones – A.J. Price. Je peux donc survivre à tout.

[colored_box color= »yellow »]Seconds de la conférence Est avec un bilan de 40 victoires pour 25 revers, les Pacers réalisent, sans Danny Granger, une saison au-delà des attentes. Jusqu’où voyez-vous Indiana aller cette saison ? Ou plus explicitement, les fans des Pacers croient-ils au titre ? Qui, on le rappelle serait le premier de la franchise qui s’est hissée une fois en finale en 2000.[/colored_box]

Quentin : L’important cette saison est de continuer à progresser. Il y a deux ans, on s’était fait éliminer par Chicago au 1er tour dans une série bien plus serrée que le score (4-1) peut le laisser penser et l’an passé, on s’est fait sortir par Miami au 2e tour (4-2). L’objectif serait logiquement d’arriver en finale de conférence où, si tout va bien, avec notre #2 seed, on affronterai le Heat. Tout le monde sait qu’il y a une petite rivalité naissante avec la franchise floridienne et que rien ne ferait plus plaisir aux fans des Pacers que de taper le Heat. Après, ça risque d’être très difficile mais on a probablement la seule équipe de l’Est capable de battre Miami en 7 rencontres grâce à notre raquette dominante, d’autant que le Big Roy revient bien offensivement. Le problème majeur étant de gagner un match à Miami ce qui semble hors de nos cordes actuellement. A voir si Danny Granger sera à 100%. Bref, tout ça pour dire que la finale de conf’ serait déjà une bonne perf’ et permettrait de continuer à ancrer les Pacers dans les top teams de la NBA.

 @CeeSnipes : John Hollinger nous donne 6.7% de chance de gagner le titre. Je pense qu’il est très optimiste. Plus sérieusement, on vise la finale de conférence. On progresse d’année en année en gardant la même ossature et c’est, pour moi, la seule manière de construire une équipe respectée par ses pairs. Regardez le Heat : reconstruction en un été, peu de gens respectent réellement cette équipe. Les joueurs pensent au titre, on le sait. Cependant, personnellement, je ne crois pas au titre. Je pense qu’on va se faire sortir par Miami 4-3 en finale de conférence. Mon collègue @Quentin_BZH semble être d’un naturel bien plus optimiste.

[colored_box color= »yellow »]S’ils remportent autant de matchs, les Pacers le doivent avant tout à une défense extrêmement solide. Les intérieurs comme les extérieurs jouent dur. Dans une ligue aseptisée par David Stern, les Pacers sont-ils à vos yeux devenus les nouveaux bad boys de la Ligue ?[/colored_box]

Quentin : Regarder jouer les Pacers, ce n’est pas toujours une sinécure. Souvent, mais de moins en moins en ce moment, c’est laid offensivement, mais très intéressant défensivement. Les stats montrent que l’on a une des meilleures défenses de l’histoire de la NBA ! On parle souvent de nous en tant qu’équipe un peu arrogante voire violente parfois, mais il faut vraiment pas regarder nos matchs pour dire ça. Bien sûr qu’on joue dur, c’est la marque de fabrique de l’équipe sous Frank Vogel. On se bat sur toutes les « 50-50 ball », et on doit énerver certaines équipes parce qu’on joue des coudes, ce qui fait qu’on passe pour des malfrats. Mais bad boys, c’est beaucoup trop forts. Évidemment, on joue un peu plus dur que la moyenne et ça provoque quelques échauffourées parfois, mais il n’y a franchement pas de quoi casser trois pattes à un canard. 

Généralement, c’est la série face au Heat qui est mise en lumière, comme une illustration de la « bad boys attitude » des Pacers, mais il n’y a vraiment pas eu grand-chose. C’est sûr que si on touche à l’équipe ultra-protégée par la NBA, on passe pour des caïds, mais il n’y avait absolument rien de bien violent. La seule violence qu’on a vu, c’est le coup de coude assassin de Pittman sur Stephenson et la faute énorme de Wade sur Collison. Un peu de provocation à laquelle le Heat a répondu. Pas plus.

@CeeSnipes :   Mon cher, tu viens de poser la question qui fâche. Nous ne sommes absolument pas les nouveaux bad boys de la ligue. Nous avons effectivement des joueurs très physiques en la personne de David West et de Roy Hibbert. Et on n’a toujours pas pardonné le comportement de Danny Granger en play-offs face à Miami l’année dernière. Hormis ces petits incidents, l’équipe se comporte de manière disciplinée. Même Lance Stephenson a grandi dans sa tête. L’incident face aux Warriors est purement anecdotique.

[colored_box color= »yellow »]Outre la densité de son secteur intérieur, les Pacers possèdent en Paul George un nouvel All-Star. Pouvez-vous revenir sur l’éclosion au plus haut niveau de ce joueur all-around, capable de tout faire et d’apporter des deux côtés du parquet ? Son profil n’est pas sans rappeler celui d’un Evan Turner qui aurait confirmé tout son potentiel. Comment expliquez-vous sa réussite?[/colored_box]

Quentin : Si l’on regarde la draft 2010, de laquelle sortent Wall, Turner, Cousins, George, Hayward et autres, Paul George est, selon moi, le meilleur joueur aujourd’hui. On l’avait choisi avec notre 10e choix en pensant recruter un excellent défenseur. Effectivement, on l’a rapidement vu, surtout quand Vogel est arrivé, c’est un monstre physique avec de longs bras. Il manque un peu de régularité mais il progresse. Danny Granger doit y être pour quelque chose, Brian Shaw, l’assistant de Vogel, également. A ce point de vue là, la blessure de Danny Granger fut un mal pour un bien car Paul George représente l’avenir de la franchise et la troisième année est souvent capitale pour un joueur. Il doit encore progresser, il doit se rendre compte qu’avec son potentiel athlétique, il peut plus attaquer le cercle. C’est en train de venir, mais il a encore une marge intéressante. A seulement 22 ans, être à ce niveau-là est déjà très bon.

@CeeSnipes : Paul George a en effet explosé au grand jour cette année, mais on le savait dès l’année dernière qu’il ferait une grosse saison. Il n’est pas encore exempt de gros trous d’air comme face aux Warriors et son zéro pointé, tout comme il a une tendance à trop forcer ses shoots. La vraie éclosion cette saison, c’est Lance Stephenson, qui lui, profite réellement de l’absence de Danny Granger.

[colored_box color= »yellow »]Les deux franchises se retrouvent pour la troisième fois cette saison. Les Pacers ont remporté les deux premières rencontres dont le dernier déplacement à Philly dans des circonstances particulières. En effet, les Pacers étaient en back-to-back-to-back le 6 février dernier ce qui n’avait pas empêché Paul Georges et ses coéquipiers d’infliger une défaite de 19 points aux hommes de Doug Collins. Vexés après la défaite at home face aux Lakers, les Pacers vont-ils se venger ce soir sur les 76ers ? [/colored_box]

Quentin : C’était très laid hier soir. On a l’impression qu’on peut battre tout le monde, mais parfois, on ne joue pas à notre potentiel. Hier, Steve Blake et Jamison ont fait le match de leur saison au niveau de l’adresse et on n’a pas réussi à bloquer ça. Pour garder notre 2e place à l’Est, il est impératif de gagner à Philly ce soir.

@CeeSnipes : Je pense qu’on va battre les 76ers ce soir, 93-77. Je dois avouer que j’ai mis un score au pif

Retrouvez le remarquable travail de PacersFrance ici.

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